En marchant autour des Halles et en lisant les carnets de Léonard de Vinci

vélo

J’avais déjà lu ces carnets, du moins en partie, il y a quelques années. Le génie de Léonard, touchant à tout, arts, sciences, philosophie, s’y exprime comme un merveilleux poème kaléidoscopique. En voici quelques extraits, cueillis ici et là dans les deux tomes de ses carnets. Puis mes images du jour vers Châtelet.

« Comme les bas couvrant les jambes révèlent ce qu’ils cachent, ainsi la surface de l’eau indique la qualité de son fond. En effet, la partie de l’eau qui baigne le fond y rencontre certaines protubérances formées par les pierres ; elle les heurte, saute, et fait monter toute l’autre eau qui coule au-dessus d’elle. »

« Bien remplie, la vie est longue.
Dans les fleuves, l’eau que tu touches est la dernière des ondes écoulées et la première des ondes qui arrivent : ainsi du temps présent. »

« Comme une journée bien remplie apporte un paisible sommeil, ainsi une vie bien employée apporte une mort paisible. »

« Plus grande est la sensibilité, plus grand le martyre. »

« Toute notre connaissance découle de notre sensibilité. »

« Connaissance scientifique des choses possibles, soit présentes, soit passées. Prescience de ce qui pourrait être. »

« Jouissance – aimer l’objet pour lui-même et pour nul autre motif. »

« L’air, dès que point le jour, est rempli d’innombrables images auxquelles l’œil sert d’aimant. »

« L’œil, dès qu’il s’ouvre, contemple tous les astres de notre hémisphère. »

« Par conséquent, ô vous, étudiants, étudiez les mathématiques et n’édifiez point sans fondations. »

« De la musique de l’eau tombant dans son vase. »

« Mainte petite luisance est visible, qui se prolonge au loin. »

« Dès que l’air est illuminé, il s’emplit d’une infinité d’images, causées par les diverses substances et couleurs qu’il contient ; et pour ces images, l’œil est cible et aimant. »

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une fresque de Rieti, 1989, restaurée

une fresque de Rieti, 1989, restaurée

oeil

bonhomme

boulangerie

une œuvre de Keith Haring dans l'église Saint-Eustache

une œuvre de Keith Haring dans l’église Saint-Eustache

l'ancien marché aux légumes des Halles dans l'église Saint-Eustache

l’ancien marché aux légumes des Halles dans l’église Saint-Eustache

à vélo

seinece midi à Paris 1er, photos Alina Reyes

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Santé du poète : René Char, Héraclite (actualisé)

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Nicolas de Stael, "Agrigente"

Nicolas de Stael, « Agrigente »

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Je republie cette note d’hier avec quelques ajouts, notamment une citation de René Char « oiseau » et « fruit »,  et une citation de Marc Seguin sur « la Connaissance », principe héraclitéen, chez René Char.

« La connaissance eut tôt fait de grandir entre nous. Ceci n’est plus, avais-je coutume de dire. Ceci n’est pas, corrigeait-il. Pas et plus étaient disjoints. Il m’offrait, à la gueule d’un serpent qui souriait, mon impossible que je pénétrais sans souffrir. »

René Char, « Suzerain », « Le poème pulvérisé » in Fureur et mystère

Ces phrases de René Char, qui se trouvent juste avant le texte « À la santé du serpent » et que j’ai citées lors d’un oral de l’agrégation pour conforter la lecture que je venais d’en faire, n’ont pas suffi à convaincre le président du jury que les mots « connaissance », « fruit » et « serpent » qu’il avait vus dans le texte n’étaient surtout pas nécessairement bibliques. C’est avoir une vision bien erronée du poète héraclitéen et quoique ce ne soit pas au candidat de noter les jurés et de les sanctionner pour contresens, ayant été sanctionnée à tort (de même que pour ma lecture de Montaigne et Socrate, où là aussi un président du jury a voulu ramener le texte à la Bible) il me reste du moins la possibilité de rétablir le vrai par écrit.

Pour Héraclite, tout est en devenir et en redevenir – ce qui ne signifie pas en éternelle répétition mais en perpétuelle mutation : d’où le serpent, comme je l’avais expliqué. Rien là de biblique, rien là de mauvais – au contraire. Le fruit n’est pas cause de chute de l’homme, mais image de la saine puissance de transformation de la vie, comme il est image du mouvement et de la mutation de la vie de l’esprit chez Hegel (« Le bourgeon disparaît dans l’éclosion de la floraison, et l’on pourrait dire qu’il est réfuté par celle-ci, de la même façon que le fruit dénonce la floraison comme fausse existence de la plante, et vient s’installer, au titre de la vérité de celle-ci, à la place de la fleur », dit-il dans Phénoménologie de l’esprit). Il est très regrettable que même parmi les élites l’esprit grec soit à ce point méconnu, et que prévale l’accablante moraline judéochrétienne, prétexte à trop d’erreurs, voire de « bassesse », pour reprendre le mot de Char dans L’âge cassant.

« Pouvoir marcher, sans tromper l’oiseau, du cœur
de l’arbre à l’extase du fruit »
René Char, Fureur et mystère, « Le Poème pulvérisé » XVIII

« Ma toute terre, comme un oiseau changé en fruit dans un arbre éternel, je suis à toi »
René Char, La parole en archipel

Monsieur le président du jury, remballez votre catéchisme, ne trompez pas l’oiseau-fruit en faisant mentir sa parole.

« Entre innocence et connaissance, amour et néant, le poète étend sa santé chaque jour. »
René Char, Fureur et mystère, « Seuls demeurent », « Partage formel »

L’harmonie selon Héraclite est harmonie des contraires. Et l’harmonie est la santé du poète, à la fois foudroyant et serpent, peintre et harmonie des couleurs, mesure et musique.

« Son vocabulaire porte la marque indélébile de la Parole héraclitéenne (…) et couvrant le tout…, ce principe de la Connaissance » Marc Seguin

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« Le Message ». Avec l’archange Gabriel, Anthony Quinn et Irène Papas. En ce moment sur Arte (et ici sur Youtube)

le message film

Mythique et très beau film épique sur les débuts de l’islam, avec de grands acteurs et la musique de Maurice Jarre. « Trois messagers filent à bride abattue à travers le désert… Quelques années plus tôt en l’an 610, Mohammed, 40 ans, se retire dans une grotte sur le mont Hira… » , visible encore 29 jours sur Arte. Profitez-en avant qu’il ne disparaisse de Youtube aussi !

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La vie en rose. Henri Michaux, lecture d’une lithographie de Zao Wou-Ki

zao wou ki,
reproduction de la  lithographie n°8 de Zao Wou-ki dans "Lecture de huit lithographies de Zao Wou-ki" par Henri Michaux

reproduction de la lithographie n°8 de Zao Wou-ki dans « Lecture de huit lithographies de Zao Wou-ki » par Henri Michaux

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sur la toile blanche du monde

il va faire quelque chose

il est décidé
pour le moment
il marche
quoique indubitablement oiseau et fait pour voler

mais le vol n’est pas à l’horizon
pas pour lui

sur sa droite
en l’air
un insecte à deux paires d’ailes
l’asticote d’idées d’ascension

vraiment ?
est-ce qu’une petite sauterelle
ses leçons de vol pourraient profiter à une outarde ?

non

aussi ne tourne-t-on pas la tête

on va plutôt prendre conseil d’un arbre
(plus réaliste un arbre
plus à l’essentiel
à tenir d’abord
à s’enraciner)
d’un arbre
pour qui
sucer la terre et le dur gravier
c’est déjà la vie en rose

Bilal Berreni, Nicolas Bouvier et autres êtres aux semelles de vent : de la grande jeunesse

zoo project

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Je l’ai déjà dit ici, pour moi Bilal Berreni, alias Zoo Project, est un Rimbaud du street art. Et je soutiens de tout cœur l’initiative de ses amis pour mieux le faire connaître et lui rendre hommage.

Qu’est-ce que la jeunesse, sinon la mémoire vivante du haut et grand âge dans lequel nous sommes nés ?

À Prilep en Macédoine (voir note précédente), Nicolas Bouvier décrit des « vieux plaisantins » pleins de légèreté et de joie enfantine, tels que j’en ai vu aussi dans le Sud marocain un demi-siècle plus tard : « semblables à ces bonshommes que les enfants dessinent sur les murs ».

« Seuls les vieux ont de la fraîcheur, une fraîcheur au second degré, conquise sur la vie.

Dans les jardinets qui ceinturent la ville, on tombe ainsi au point du jour sur des musulmans aux barbes soignées, assis sur une couverture entre les haricots, qui hument en silence l’odeur de la terre et savourent la lumière naissante avec ce talent pour les moments bien clos de recueillement et de bonheur que l’Islam et la campagne développent si sûrement.

(…)

Un autre matin que j’étais accroupi dans le jardin municipal en train de photographier la mosquée, un œil fermé, l’autre sur le viseur, quelque chose de chaud, de rugueux, sentant l’étable, se pousse contre ma tête. J’ai pensé à un âne – il y en a beaucoup ici, et familiers, qui vous fourrent le museau sous l’aisselle – et j’ai tranquillement pris ma photo. Mais c’était un vieux paysan venu sur la pointe des pieds coller sa joue contre la mienne pour faire rire quelques copains de soixante-dix-quatre-vingts ans. Il est reparti, plié en deux par sa farce ; il en avait pour la journée.

Le même jour j’ai aperçu par la fenêtre du café Jadran un autre de ces ancêtres en bonnet fourré, quelques pépins de passa-tempo dans la barbe, qui soufflait, l’air charmé, sur une petite hélice en bois. Au Ciel pour fraîcheur de cœur !

Ces vieux plaisantins sont ce qu’il y a de plus léger dans la ville. À mesure qu’ils blanchissent et se cassent, ils se chargent de pertinence, de détachement et deviennent semblables à ces bonshommes que les enfants dessinent sur les murs. Des bonshommes, ça manque dans nos climats où le mental s’est tellement développé au détriment du sensible ; mais ici, pas un jour ne passe sans qu’on rencontre un de ces êtres pleins de malice, d’inconscience et de suc, porteurs de foin ou rapetasseurs de babouches, qui me donnent toujours envie d’ouvrir les bras et d’éclater en sanglots. »

Nicolas Bouvier, L’Usage du monde

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Danser contre la mort. L’exemple de Nadia Vadori Gauthier

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à Pierrefitte-sur-Seine dans une salle de lecture des Archives Nationales, parmi les chercheurs

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Certains courent contre la montre, elle danse contre la mort. Nadia Vadori Gauthier a commencé sa performance quotidienne, une minute de danse quelque part, en janvier 2015 en réaction aux attentats. Elle installe sa caméra, elle y va. Seule, ou bien accompagnée de gens qui sont là et s’y mettent aussi, ou d’autres danseurs, ou de ses élèves. Comme le street art, c’est une façon de rappeler la présence de la vie, de l’humain, quand et là où menace la mort de l’esprit. Elle parle de « poésie en acte », d’ « acte de résistance poétique », comme j’appelle « poélitiques » les actes que O et moi réalisons avec Madame Terre. Ce sont des témoignages. Des inscriptions physiques dans le réel. Et n’oublions pas que les actes gratuits sont les plus importants, les plus salvateurs pour toute l’humanité.

Pour la suivre, c’est par ici.

Je l’ai découverte récemment et j’ai regardé beaucoup de ses vidéos, mais pas toutes. En voici quelques-unes parmi celles que j’ai vues.

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ses élèves sur la Danse macabre, rue de l’Université à Paris 7e

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Place de la Bastille, devant la police qui attend la manif contre la Loi Travail

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« Bois de Vincennes, Paris 12e. Une équipe de chercheurs et d’anciens de l’Université de Vincennes (Centre universitaire expérimental de Vincennes ) s’arrête à l’endroit où, d’après Philippe Tancelin, devait être l’entrée de la fac. Il ne reste aucune trace matérielle des bâtiments, totalement rasés en 10 jours, pendant l’été 1980, contre la volonté des usagers. Le site, bâti en deux mois après les évènements de 1968, a été le lieu d’une effervescence, d’une puissance de vie et de liberté de pensée exceptionnelles.
Parmi les enseignants-chercheurs, on trouve François Châtelet, Gilles Deleuze, Félix Guattari, Jean-François Lyotard, Michel Foucault, Alain Badiou, Jacques Derrida, Giorgio Agamben… Pour la première fois en France, une fac dispensait des enseignements artistiques.
Une danse en compagnie de Philippe Tancelin, Laurence Valette, Bernard Müller, Milena Kartowski Aïach, Muriel Roland, Anna Lopez Luna, Carolina Espirito Santo et Aurélien Fernandez.
Que reste t-il de Vincennes ?
« 

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« rue du cloître Saint-Merri, Paris 4e. Will Menter, artiste sonore, est de passage à Paris pour promener ses « Chiens »… c’est le 200e jour d’Etat d’urgence. »

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« Cité Universitaire Internationale, Paris 14e. Mes élèves répètent depuis 4heures sans faire de pause pour le spectacle au Monfort. Pour aujourd’hui, nous finissons avec un projet de Simon Roth.
Avec Paul, Raphael, Louise, Arnaud, Liora, Jinxuan, Nicolas, Marie, Simon, Jules, Joseph, Nicolas, Pauline, Simon, Clémence. »

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« rue de la Butte-aux-Cailles, Paris 13e. Il y a des jours où la minute de danse vient à moi et me fait des cadeaux. Il fait frais et gris, la rue est déserte. Je pose mon pied d’appareil photo et m’apprête à danser seule. Je cadre le mur. Lorsque je relève la tête, il est là. Je lui dis : « C’est exactement ce que je m’apprête à faire ». Et je le rejoins.
Il s’appelle Hamir, il habite là et travaille la nuit. Il est descendu pour faire une course.
En dansant, il dit : « Attends, attends une seconde… c’est comme si je t’avais connue. //// Oh mon dieu //// Ah mais carrément./// Je reste là./// Je vais aller me faire un couscous maintenant. »
Ensuite, lorsque je lui parle du projet; il dit « 
Moi je ne danse pas souvent,  je ne danse pas une minute tous les
jours, mais quand je danse je danse des heures ».
Street art : 
Bebarbarie / Urbansolid  (Out of Eden »

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Nadia Vadori Gauthier est artiste, docteure en esthétique de l’Université Paris 8. Des centaines d’autres de ses performances, dans beaucoup d’autres lieux et d’autres circonstances, sont à voir sur son site.

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« Corps de bataille » de Valérie Lang et présence de Josiane Balasko : brève réflexion sur le théâtre

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plafond odeon massonAvant la représentation, j’ai photographié le plafond de l’Odéon, peint par André Masson

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Ce mercredi soir je suis allée écouter à l’Odéon, sur invitation, une lecture des écrits de la comédienne trop tôt disparue Valérie Lang. Réflexions sur le théâtre, sur l’engagement politique, sur son expérience de vie, qui ont notamment beaucoup intéressé le jeune comédien qui m’accompagnait. Trois lecteurs se relayaient : Josiane Balasko, Stanislas Nordey, Pascal Rambert. La présence extraordinaire de Josiane Balasko rendait le texte qu’elle lisait littéralement vivant. Elle lisait sobrement, se tenait sobrement assise, était vêtue sobrement, ne cherchait pas d’effets, mais elle habitait tout le théâtre. Valérie Lang dans ses écrits parlait à plusieurs reprises de la question de l’être. Voilà, Balasko était, est.

En rentrant, j’ai songé à ce que m’avait dit le kiné qui me faisait faire ma rééducation après que je m’étais cassé la cheville, à la montagne. Il avait eu l’occasion de soigner des sportifs de haut niveau, et de constater que leurs qualités physiques naturelles, leurs capacités de récupération etc., étaient exceptionnelles. Ils n’étaient pas faits comme tout le monde, et mon kiné en était resté aussi stupéfait et admiratif que je l’ai été ce soir en constatant la présence exceptionnelle de Josiane Balasko. L’être est un don. Et comme dans tout art, il ne suffit pas d’avoir la technique, d’avoir fréquenté les bonnes écoles ou les bons ateliers d’écriture : si tu n’as pas l’être, si tu en as trop peu, ton art ne vaudra rien. Tout art est théâtre, lieu où l’on vient voir l’invisible, et il ne peut se manifester et se voir que s’il est plein d’être.

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Exposition Sylvia Plath/Edgar Poe à l’école des Gobelins, et « Une apparition »

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Le sourire des glacières m’annihile.
Si bleus courants dans les veines de mon aimée !
J’entends son grand cœur ronronner.

De ses lèvres, esperluettes et signes de pour cent
Sortent comme baisers.
C’est lundi dans son esprit : morale

Passe à la laverie et se présente.
Que dois-je faire de ces contradictions ?
Je porte blanches manchettes, je salue.

Est-ce l’amour alors, ce tissu rouge
Émis de l’aiguille d’acier qui file, si aveuglément ?
Il fera petites robes et manteaux,

Il couvrira une dynastie.
Comme son corps ouvre et ferme -
Une montre suisse, empierrée aux charnières !

O cœur, quelle désorganisation !
Les étoiles clignotent telles des chiffres terribles.
ABC, disent ses paupières.

Sylvia Plath, Une apparition (dans ma traduction)

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Khoo Jade, "Le Corbeau"

Khoo Jade, « Le Corbeau »

Holmes Louis, "Le Colosse"

Holmes Louis, « Le Colosse »

Almaida Emilie, "Edge"

Almaida Emilie, « Edge »

Barocca Sophie, "Opium"

Barocca Sophie, « Opium »

Leroux Agathe, "Coquelicots en juillet"

Leroux Agathe, « Coquelicots en juillet »

Prioul Ornélie, "Cornus"

Prioul Ornélie, « Cornus »

De Bernouis Grégoire, "Le scarabée d'or"

De Bernouis Grégoire, « Le scarabée d’or »

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Cazals Magaux, "La lettre volée"

Cazals Magaux, « La lettre volée »

Rey Mauzaize Léa, "Le chat noir"

Rey Mauzaize Léa, « Le chat noir »

Colombié Maïlis, "Les années"

Colombié Maïlis, « Les années »

Rey Mauzaize Léa, "Le chat noir"

Rey Mauzaize Léa, « Le chat noir »

Manesse Catherine, "Alone"

Manesse Catherine, « Alone »

Jouniot Maxime, "Le corbeau"

Jouniot Maxime, « Le corbeau »

Brocal Juliette, "The night dances"

Brocal Juliette, « The night dances »

Ce sont les œuvres des étudiants de l’école, je ne les ai pas toutes photographiées, pour en voir davantage aller sur place

Et mes traductions de Poe

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Histoire d’œuf, avec Piero della Francesca, Julio Cortazar et la poule d’eau

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Piero della Francesca, Retable Montefeltro, détail. Source

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« Devant les seaux qui adouciraient cette aube,
Masaccio entendit prononcer son nom.

Il partit, et déjà le jour
de Piero della Francesca se levait. »

Julio Cortazar, derniers vers de son poème Masaccio, trad Silvia Baron Supervielle

 

vignetteHier après-midi j’ai trouvé le nid de la poule d’eau, dont j’avais photographié la construction, puis où je l’avais photographiée en train de couver (cf notes des jours précédents), vide. C’est une question à la Petit Prince : les œufs ont-ils été mangés par un animal, ou bien ont-ils éclos, provoquant le déménagement de la petite famille ?

sorbonne nouvelleAu retour, j’ai vu cette nouvelle œuvre de street art, signée Arsène, sur un mur de la Sorbonne Nouvelle.