« Mutatoque ordine, mutant naturam » (et ma vidéo d’amphibiens hier au Jardin des Plantes)

amphibien
hier au Jardin des Plantes, photo Alina Reyes

hier au Jardin des Plantes, photo Alina Reyes

 

« mutatoque ordine, mutant naturam » : Lucrèce dans son De rerum natura parlait ici des atomes (reformulant quelques vers plus loin : « mutatoque ordine, mutant naturam res ») mais on pourrait en dire autant de la pensée, pensai-je hier en lisant cette phrase dans la bibliothèque du Museum d’histoire naturelle où je travaillais, après avoir écouté et contemplé les grenouilles au Jardin des Plantes. En changeant l’ordre, elle peut changer la nature, les choses, la nature des choses et même leur histoire.

J’ai consulté des articles de chimie, j’ai réfléchi aux nombres premiers, j’ai dessiné un plan des lieux pour le roman que j’ai commencé à concevoir il y a quelques semaines à Édimbourg. J’ai aussi noté cette phrase de  Gassendi, citée par François Bernier dans son Abrégé de la philosophie de M. Gassendi (1675) :

« Là où nostre industrie et nostre subtilité finit, c’est là que commence l’industrie et la subtilité de la nature. »

La pensée est de l’ordre de la nature.

 

Ne dirait-on pas la pochette de l’album de Nirvana, Smells like teen spirit ?