Au creux du jardin
parsemé de feuilles mortes
une rose fraîche.
*
Le vent vient et vaque
où les seuls bras nus qu’il reste
sont ceux des statues.
*
Le cuivre verdit
La verdure devient rouge
autour des sculptures
Au creux du jardin
parsemé de feuilles mortes
une rose fraîche.
*
Le vent vient et vaque
où les seuls bras nus qu’il reste
sont ceux des statues.
*
Le cuivre verdit
La verdure devient rouge
autour des sculptures







cet après-midi au Jardin des Plantes, photos Alina Reyes
Tempête d’automne
En plein milieu de la nuit
Les vieux os tremblent
*
Les morts qui reposent
au cimetière trempé
écoutent la pluie
*
Vivante je dors
dans les entrailles du vent
et je me réveille.
Le vent léger bruisse,
la pluie glisse sur les plumes,
boucle les cheveux
*
Les feuilles descendent,
les pages des livres tournent,
tout se déshabille
*
Dans l’ombre l’esprit
projeté par la fenêtre
fait lever le corps.
L’espérance de vie, ce n’est pas le nombre des années, c’est la grâce du présent.
Le sommet de ma vie, c’est la vie à la grange.
Pèlerine d’Amour, Pèlerin d’Amour, voici ma religion : la religion qui relie les hommes de toutes religions, même de celles qui s’ignorent.
Cette nuit j’ai prié avec la Fatiha. À l’instant je viens de prononcer dans mon cœur : Qui pourra me séparer de l’amour de Dieu ? Et aussitôt je suis allée voir la Lecture du jour, ce que je ne fais plus depuis des mois. Elle dit, reprenant les mots de Paul : « Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ?»
Femme nue au lit.
Jupe rose sur la chaise.
Le sommeil attend.
*
Bien après minuit,
la peau douce des bouleaux,
blanche sous la lune.
*
La chouette respire.
Son plumage sous la brise.
Ses petits poumons.