
ce matin, mes mains
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ce matin, mes mains
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Pantonio, à l’angle de la rue Jenner et du boulevard Vincent Auriol (avant-hier)
et aujourd’hui entre deux pluies…
BTOY, 3 rue Esquirol
Pinel par Jorge Rodriguez-Gerada, place Pinel
C215, ci-dessus et ci-dessous boulevard Vincent Auriol
Fabio Rieti, 73 rue Clisson
Alapinta Crew (Maher et Aner), 50 rue Jeanne d’Arc
au coin de la place Nationale, sur ce plan de quartier en mosaïque, Etienne de la Hire, Robert de Baudricourt, Olivier de Clisson, Jeanne d’Arc, Jean Poton de Xaintrailles, Jean de Dunois
INTI, rue Lahire
Jacques Villeglé, 53 rue Baudricourt
… et quelques peintures en face, au coin de la rue Tolbiac
J’ai déjà photographié certaines de ces fresques, mais c’est dehors, donc cela change, la lumière change, le temps change, les rues changent, la peinture change… c’est vivant
aujourd’hui par beau temps entre deux averses (et deux bibliothèques où j’allais chercher des livres), à Paris 13e, photos Alina Reyes
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aujourd’hui à Paris 5e, en rentrant de chez Gibert avec une provision de livres d’occasion pour ma thèse – qui ont pris la pluie
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Maintenant que j’ai un abonnement Vélib, je fais moins de photos… mais le vélo, c’est super !
aujourd’hui à Paris 13e, photos Alina Reyes
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Deux de mes anciennes photos colorées hier soir à la main en écoutant les conférences de Georges Steiner à l’ENS (trois vidéos à la suite)
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Travaillée la nuit et réveillée le matin par la pensée de mon roman en train de s’achever, un livre potentiellement en or si j’en cisèle avec justesse les dernières touches, avant de me consacrer à ma thèse. Trouvé avant-hier dans la rue un fauteuil de bureau, envoyé du ciel ?, grâce auquel je travaille bien mieux qu’assise sur mon tabouret, comme jusqu’alors.
Je songe à ce rêve fait dans mes vingt ans, et raconté dans Ma vie douce, rêve où il m’était donné à choisir entre défricher l’Amazonie, décharger un train de matières précieuses, traduire L’Enfer de Dante. Le rêve revenait parfois avec des variantes comme celle-ci : écrire un mémoire sur l’alliance entre le café et le chocolat dans la duchesse au café (ce gâteau existe-t-il ? oui). J’ai accompli, j’accomplis le rêve, en choisissant tout.
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prises avant l’aube de ma fenêtre et ne rendant pas la beauté du phénomène, l’éclipse faisant la lune très brillante et exhaussant ses paysages
dessin-écriture de « Toby »
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« le fil du discours » Gilbert DURAND, Les Structures anthropologiques de l’imaginaire : introduction à l’archétypologie générale, Paris, PUF, 1963, p.54
Pour commencer une œuvre, et pour l’accomplir, je dois être d’une certaine façon en état d’enfance. Je n’aime pas partir de « là où on en était ». J’aime partir du début, et même d’avant le début connu. Aller à la source. La source qui est en moi, comme en chacun, comme en tout.
Héraclite le dit, phusis, la nature au sens de ce qui croît, la nature en sa sève, en sa source d’où proviennent fleuve et terres irriguées, en sa source comme océan promis et joie immédiate pour la soif, aime à se cacher. C’est dans le temps qu’elle se cache. Les épaisseurs du temps qui s’accumulent sur notre être, voiles qu’il faut déchirer par soi et de soi pour retrouver la pure paix, la pure lumière, la pure interrogation originelle.
Je suis extrêmement heureuse de commencer une thèse de doctorat, avec le soutien scientifique d’un éminent professeur, qui est poète et traducteur. Ainsi fidèle au projet que j’avais au moment de publier mon premier livre, et que j’abandonnai à ce moment, happée par une autre vie. Et engagée dans une autre aventure littéraire, différente de celle qui consisterait à écrire directement un essai en ce qu’elle m’oblige. Car retourner à la source ne signifie pas ignorer ceux qui vous ont précédé dans l’aventure. Par un travail universitaire, donc scientifique, je m’oblige au contraire à retourner vers eux avec une grande rigueur dans l’exigence de vérité. Je le crois, la poésie et la science peuvent se marier, doivent se marier, toujours de nouveau.
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ma voix, mes dessins, mes textes

les boîtes aux lettres des bateaux
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à Paris 5e et 13e, photos Alina Reyes
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Je joue avec les formes et les couleurs de photos que j’ai prises au Jardin des Plantes
… et je finis d’apprendre la Valse favorite de Mozart, et je commence à apprendre la Valse en la mineur de Chopin… et je marche dans l’or mouillé de l’automne qui vient… et j’écris dans ma grotte sous la couette… La vie est poésie !
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aujourd’hui au Jardin des Plantes, photos Alina Reyes
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