La condition humaine, 1 (silex peints)

J’ai décidé d’en faire une série intitulée La condition humaine. Quand O m’a rapporté du Nord ces silex dans leur craie, j’ai aussitôt pensé à nos ancêtres préhistoriques, et mesuré le degré de technicité qu’il leur a fallu développer pour dégager de là des bifaces, et parfois magnifiquement travaillés, un peu comme Michel Ange disait avoir vu un ange dans le marbre, et ciselé jusqu’à l’en libérer.

Voici le premier de la série. Dans sa plus grande longueur, il mesure 9 centimètres. Il compte de multiples faces et reliefs, et je les ai peints de différents motifs, toujours en utilisant les accidents de la pierre. J’ai commencé par la vache et l’oie au-dessus d’une barrière de signes :

 

silex peint 1-min

Puis j’ai ajouté, sur la facette qui part au niveau de la tête du bovin, une tête de monstre dinosauresque, en peignant seulement un œil, une gueule et des dents sur le silex brut, détouré en noir :

silex peint 3-min

Ensuite j’ai fait le félin, ou canidé, qui peut se regarder de face ou sur ses deux profils :silex peint 2-min

À l’arrière de la fresque animale, j’ai peint une tête d’hominine,

silex peint 4-min

et sur son crâne des lignes, des points, des signes évoquant des écritures et des opérations :

silex peint 5-min

La plus petite face est laissée à l’état naturel, comme témoin, avec juste mes initiales en signature (juste au-dessus, ne dirait-on pas une écriture orientale inscrite naturellement dans la roche ?) :

silex peint 6-min Alina Reyes

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