« Mon Oncle d’Amérique », d’Alain Resnais, ou le salut par la thèse et son dépassement

La thèse du film est fausse – qui est assez crédule pour admettre que Depardieu, ou qui que ce soit d’autre, ne soit « fait que des autres » ? – aussi fausse que la thèse « scientifique » de l’époque qui présidait aux romans de Zola, mais les romans de Zola sont bons malgré la thèse et il en est de même de ce film. Les thèses sont des outils nécessaires à la pensée, mais en elles-mêmes mortelles. L’art sauve la thèse, rien d’autre ne peut sauver une thèse, et les hommes sauvent leur vie en formant des thèses et en les dépassant par l’art.
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