Mon REPORTAGE EN 41 PHOTOS, sur Citizenside. Tout le joyeux défilé, pour ceux qui n’y étaient pas. Et la vidéo de la danse du dragon :
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Mon REPORTAGE EN 41 PHOTOS, sur Citizenside. Tout le joyeux défilé, pour ceux qui n’y étaient pas. Et la vidéo de la danse du dragon :
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Nous sommes allés voir ce film, qu’il faut vraiment aller voir. C’est le premier film traitant de l’esclavage que je vois. D’autres films en ont parlé, ou l’ont pris pour sujet, mais ils restaient à distance. Ils ne le montraient pas depuis les esclaves. Certaines personnes paraît-il le trouvent trop violent. Le livre, dit le réalisateur, Steve McQueen, l’est bien davantage – il s’agit du témoignage du protagoniste, un homme libre du Nord enlevé et vendu comme esclave. Le film de Mel Gibson, La Passion du Christ, on le trouva trop violent aussi. Mais Solomon a pu témoigner de la violence et de l’iniquité absolue qui étaient faites à des hommes par d’autres hommes – qui lisaient l’Évangile à leurs victimes le dimanche et y trouvaient justification de leurs actes -, il n’y a pas à édulcorer. Ce film est grand parce qu’il traite vraiment son sujet, et ce faisant nous touche tous.
Et les arbres, les arbres sont si beaux, sur le ciel si beau, heureusement.
À lire, une longue et très intéressante interview de Steve McQueen dans Télémara.
En grec moderne pour dire s’il te plaît on dit paracalo (paraclet) et pour dire merci eucharisto (eucharistie).
gouache sur cartes collées sur medium et sous verre 70×100 cm
pour voir les masques un par un nettement, rendez-vous au bas de la page peintures








cet après-midi à Paris 13e, photos Alina Reyes
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Journée radieuse, le ciel et la terre lavés par le vent déroulant leurs sentiers où marcher. Cette fois j’ai rapporté une planche de pin, et en chemin j’ai eu aussi une idée pour faire des sculptures. Nous verrons. J’aime la vie de pauvre, la vie pleine d’invention, la vie libre, je n’en veux pas d’autre, ni en faire valoir d’autre.

Mineur silicosé âgé de 47 ans, peu avant sa mort, photographié par Willy Ronis en 1951
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Bernard-Henri Lévy, toujours aussi comique, et plus que Dieudonné mais sans le faire exprès, appelle cette semaine à « la fraternité ». B-H-L figure de la fraternité ! Il n’y en avait qu’un pour être capable d’imaginer ça : lui-même ! Vu d’ailleurs que de lui-même, la fraternité des possédants et des occupants de l’espace médiatico-politique, ça s’appelle la mafia.
Fabrice Hadjadj, « philosophe » « chrétien », qui se vanta dans un livre d’avoir une âme de lyncheur de femmes jusqu’à ce que mort s’ensuive, et qui a mis son talent en œuvre dernièrement en lynchant bassement dans la presse deux femmes anonymes qui ont écrit un livre sur le sexisme de l’Église, vient d’être nommé par le bon papa François à je ne sais plus quel bon poste dans l’Église. Que beaucoup de femmes le supplantent dans le génie, il n’y peut rien, mais voilà au moins une place qu’elles ne lui prendront pas ! C’est efficace pour entraver l’honnêteté dans le monde, la fraternité des hommes ligués contre le génie des hommes et des femmes.
L’hebdomadaire catholique La Vie nous informe aussi que le comité interreligieux de la famille franciscaine appelle aujourd’hui au jeûne contre le racisme : à savoir l’antisémitisme et le racisme qui s’est exprimé à l’égard de Mme Taubira. L’appel en question n’étant pas donné en lien, j’ignore si ce sont les franciscains qui se sont limités à ces deux cas, ou bien le magazine qui ne voit que ce qui l’intéresse, les personnes de pouvoir. Ce serait bien aussi de penser aux victimes du racisme pauvres et démunies de voix et de parole, les Roms, les migrants, les Arabes, les Noirs, les musulmans… Ceux dont B-H-L ni les autres carriéristes d’alentour ne parlent jamais, quoiqu’ils vantent « la fraternité ».
Souffle à la fenêtre
surexcités les nuages
filent, disparaissent
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Il éponge le ciel
le vent d’hiver, allumant
la lumière aux murs
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Son chant donne joie
au cœur qui l’entend partout
pénétrer, sauvage.

photo AP/Mohammed Ballas
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« Piétiner les droits des Palestiniens au nom de notre droit exclusif à la terre, avertit ce spécialiste du fascisme en Europe, risque d’aboutir à un ostracisme international d’Israël, et si cela se produit, ce ne sera pas de l’antisémitisme. » À lire dans L’Express : « Pourquoi le boycott commence à faire peur à Israël ».
« En 2013, les démolitions, dont plus de la moitié dans la vallée du Jourdain, ont atteint leur plus haut niveau en cinq ans, avec une nette aggravation depuis la reprise des négociations de paix fin juillet, caractérisée par « une augmentation de 43 % des démolitions et de 74 % des déplacés », selon les ONG. À lire dans Le Monde : « Le CICR arrête une aide d’urgence après confiscation de tentes par Israël ».
« Israël est invité à améliorer sa lutte antiblanchiment. » À lire sur 7 sur 7
« A l’origine, le but était de gérer des jardins d’enfants, des établissements scolaires et de renforcer la sécurité des agglomérations. Mais, il s’avère qu’environ 42 millions de dollars seraient parvenus au Conseil des colons, qui les aurait utilisés pour des activités politiques ». À lire sur RFI : « Israël : un nouveau scandale lié aux colonies israéliennes en Cisjordanie. »
Ferwana a dit qu’environ 11.034 Palestiniens, dont 2.500 enfants, ont été faits prisonniers par l’armée israélienne ces trois dernières années, au cours d’incursions et de violations militaires israéliennes dans les Territoires palestiniens occupés (TPO). Le fonctionnaire précise que les soldats ont enlevé et incarcéré plus de 10.000 enfants palestiniens depuis le début de l’Intifada al-Aqsa, fin septembre 2000. « Ces arrestations violent le droit humanitaire international » a souligné Ferwana.« La manière violente dont ces arrestations sont exécutées, les interrogatoires, la torture et les conditions de détention très dures … constituent des infractions graves ». À lire sur Info-Palestine : « Actuellement 4800 Palestiniens sont emprisonnés par Israël ».
acrylique sur bois (chêne massif) 76x35x86x2,5 cm
cliquer pour voir en grand
toutes les peintures : ici
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Le « Beethoven » japonais n’était en fait ni compositeur ni sourd. Mensonges sur mensonges. Ceux qui basent leur vie sur le mensonge ne savent pas vivre dans la vérité, mais savent entraîner beaucoup de monde dans leurs marais : ceux qui tout simplement ne peuvent savoir ce qu’il en est, et aussi ceux qui aiment ce qui brille et détestent que leur soit révélé leur goût du faux, qui les berce et les endort.
Le Saint-Siège critique « l’ingérence » de l’ONU dans ses affaires. Qu’ils ouvrent leurs archives, tant dans les dossiers d’abus sexuels que dans celui des bébés volés en Espagne (une affaire dont la presse ne parle pas, pourquoi?), et le monde commencera à moins avoir le sentiment que l’Église est pire que le monde.
Malala Yousafzaï, qui a déjà reçu le prix Sakharov, est maintenant nominée pour le prix des Enfants du monde. Difficile de ne pas se rappeler qu’elle est une enfant, et de ne pas avoir l’impression que des adultes l’instrumentalisent.
Jour après jour dans la presse, les frasques de Justin Bieber. Pauvre enfant. Qu’ont fait les adultes de lui ? Je pense aussi à Madonna postant sur les réseaux sociaux une photo de son fils de treize ans avec une bouteille d’alcool.
Les deux Pussy Riot libérées désavouées par leurs compagnes après être entrées dans le business en chantant avec Madonna. L’argent et le spectacle pourrissent tout. Je suis loin d’approuver les méthodes d’action de ces activistes, mais s’il est moralement légitime de lutter à l’intérieur de son pays pour plus de liberté, il est bien peu estimable d’attaquer son pays depuis les empires qui dominent le monde. Et quand, avec leur bonne mine et leurs joues rebondies, elles racontent au journal Le Monde « l’enfer » de la prison russe, elles donnent juste envie de les inviter à visiter les prisons françaises. Celles qui ont des murs de béton derrière lesquels la dignité humaine est chaque jour bafouée, et aussi les prisons invisibles, celles de la censure sophistiquée du monde moderne, moins visible que la censure à l’ancienne mais encore plus efficace.
J’ai marché avec joie sous la pluie aujourd’hui. Je suis allée chez le marchand de bois qui me fait le meilleur prix pour ses chutes, mais là il n’en avait pas. Comme je ne peux me permettre de dépenser davantage, je suis repartie en me demandant sur quoi j’allais peindre. J’ai pris un autre chemin pour rentrer, ainsi qu’il sied aussi au retour de la mosquée. Et Dieu a pourvu : j’ai trouvé dans la rue un lourd panneau de chêne massif, que j’ai chargé sur mon petit chariot. Le bois était bien mouillé par la pluie, j’attends qu’il finisse de sécher, et j’y vais. Cette nuit il va y avoir du vent, c’est bon.



tout à l’heure à Paris 5e, photos Alina Reyes
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Aujourd’hui j’ai marché dans la joie du vent et de la pluie intermittente. J’ai acheté un classeur pour mes partitions de chant – en ce moment le Kyrie de la Messe en si de Bach, le Sanctus du Requiem de Mozart, la chanson When I’m gone et le beau chant des nains dans Le Hobbit, avec les paroles de Tolkien. Hier après-midi devant la fenêtre ouverte comme au printemps, le bon air frais passant sous ma blouse et ma chemise et caressant ma peau, j’ai vernis tous mes Masques, dont je veux maintenant faire une iconostase. J’irai acheter du bois demain, incha’Allah.
Hier soir J m’a montré un texte en anglais, extrait de The Fugitives, un roman de John Broderick. Je l’ai traduit (et le miracle, c’est à chaque instant, par tous les temps) :
Les pavés luisaient sous la lune givrée. Le visage de Lily, tourné vers le ciel, était blanc et sans relief, tel du buvard sous la lumière filtrée d’en haut. Les rues étroites, sinueuses, au fond desquelles les rayons de la lune froide se jetaient, avaient pour elle la beauté d’une nuit d’été sur la rivière. Il y avait un frisson de joie dans l’air et elle avait envie, incroyablement, de ramasser une toupie qui reposait dans le caniveau brillant, et de la faire tourner. Elle s’arrêta, regarda autour d’elle avec un sentiment de culpabilité. Quelques vieilles femmes se hâtaient au retour de l’église, un couple était assis côte à côte dans une voiture garée. Personne d’autre alentour. Elle resta quelques instants à regarder la toupie, retournant doucement le jouet cassé du bout de sa chaussure aux scintillements blancs dans la lumière froide. Puis, se décidant soudain, avec un imperceptible regret qui ne fit qu’ajouter à son sentiment aigu de joie présente, elle partit d’un pas rapide.
Derrière elle, les pubs avec leurs rangs de bouteilles vertes fantomatiques aux fenêtres. Derrière elle, l’immense église d’ivoire. Passant le pont vert-de-gris au-dessus de la rivière d’argent, avançant à travers la ville presque vide dont les portes poussiéreuses et les toits désordonnés avaient soudain été touchés pour elle d’un rayonnement éclatant, miraculeux.