
aujourd’hui à Paris 5e, photos Alina Reyes
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aujourd’hui à Paris 5e, photos Alina Reyes
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Cette nuit, un rêve récurrent dans mes vingt ans, puis disparu, est revenu : je gravis une très haute et très raide dune de sable. Cette fois elle était plus que raide, carrément verticale, et je l’escaladais comme on escalade, à mains nues, une falaise de pierre. Un rêve qui pourrait paraître pénible mais est en fait exaltant. Comme chaque fois, il s’agit de sauver un peuple, vu aussi dans le rêve, errant ou jouissant inconscient sur la plage. Et toujours je suis sûre de mon escalade, ardue mais sans peur ni angoisse.
Peut-être parce qu’avant de me coucher, il m’est revenu en mémoire, en voyant une photo du sol caillouteux de la comète Tchouri, que j’ai publié mon tout premier texte littéraire, une courte nouvelle métaphysique intitulée Cailloux*, entre 1983 et 1985 (je ne sais plus très bien, ni sous quel pseudonyme) dans la revue Les cahiers du Schibboleth. Du coup je suis allée voir les acceptions du mot schibboleth dans la Bible, en français et en hébreu.
Je me suis levée une deuxième fois ce matin en pensant : la perfection est bancale. Dans un autre rêve, je revendiquais le caractère bancal de mes livres, et je prenais exemple sur la Bible et le Coran, livres au plus haut point bancals et parfaits. Je me suis rappelée avoir assisté, enfant, à l’élection d’une miss Soulac, et que de mon point de vue l’élue était sans conteste une jolie brune boiteuse (elle avait eu la polio). Mon personnage Lilith, dans mon roman éponyme, est une boiteuse. Leopold Sedar Senghor parle de symétrie asymétrique dans l’art africain. Ainsi est l’être.
* et quand nous étions de toutes-petites enfants, il y avait une petite fille très pauvre, nommée Caillou et portant le même prénom que moi, qui m’apparaissait comme mon autre, dans une relation avec elle sans paroles et que je percevais comme surnaturelle.

aujourd’hui à Paris 13e et 5e, photos Alina Reyes
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un bus abri pour les sans-abri

aujourd’hui à Paris 13e, 14e et 5e, photos Alina Reyes
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aujourd’hui à Paris 13e, photo Alina Reyes
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de plus en plus de camions tagués (cf par exemple ici), cela me plaît beaucoup
artiste : M-city
toujours Pimax, avec des variations

cette fresque a été réalisée par des enfants du quartier (puis plus ou moins retaguée) au pied de leurs immeubles

« Black lives matter », et un homme sur le toit…
photos Alina Reyes, aujourd’hui à Paris 13e où je suis allée repérer le prix des cadres et sous-verres, ayant trouvé une galerie où exposer et vendre mes dessins abstraits au feutre et quelques autres petites oeuvres
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Aujourd’hui à Paris 13e, photos Alina Reyes
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Une oeuvre de Seth que j’ai déjà plusieurs fois photographiée, alors je varie les angles…






















aujourd’hui à Paris 13e et 5e, photos Alina Reyes
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en fleur aujourd’hui au Jardin des Plantes

Brahma, Vishnou et Shiva assis sur des lotus

Bouddha méditant sur et en lotus

Jésus cosmique priant en lotus

Lotus islamique

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aujourd’hui à Paris 19e, photos Alina Reyes
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L’été, le temps, la vie… Je suis en ville, mais quand je m’étends sur mon lit je m’imagine au bord de l’eau, dans la nature…
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Nous sommes au bord de l’eau,
le platane et moi.
Notre image apparaît dans l’eau,
le platane et moi.
Le reflet de l’eau nous effleure,
le platane et moi.
Nous sommes au bord de l’eau,
le platane, moi et puis le chat.
Notre image apparaît dans l’eau :
le platane, moi et puis le chat.
Le reflet de l’eau nous effleure,
le platane, moi, et puis le chat.
Nous sommes au bord de l’eau,
le platane, moi, le chat et puis le soleil.
Notre image apparaît dans l’eau,
le platane, moi, le chat et puis le soleil.
Le reflet de l’eau nous effleure,
le platane, moi, le chat et puis le soleil.
Nous sommes au bord de l’eau,
le platane, moi, le chat, le soleil, et puis notre vie.
Notre image apparaît dans l’eau :
le platane, moi, le chat, le soleil et puis notre vie.
Le reflet de l’eau nous effleure,
le platane, moi, le chat, le soleil et puis notre vie.
Nous sommes au bord de l’eau,
Le chat s’en ira le premier,
dans l’eau se perdra son image.
Et puis je m’en irai, moi,
dans l’eau se perdra mon image.
Et puis s’en ira le platane ;
dans l’eau se perdra son image.
Et puis l’eau s’en ira,
le soleil restera,
puis à son tour il s’en ira.
Nous sommes au bord de l’eau
le platane, moi, le chat, le soleil et puis notre vie.
L’eau est fraîche,
le platane est immense,
moi j’écris des vers,
le chat somnole,
nous vivons Dieu merci,
le reflet de l’eau nous effleure,
le platane, moi, le chat, le soleil et puis notre vie.
Nâzim Hikmet, Légende des légendes (traduit du turc par Munevver Andac et Guzine Dino)

Pimax
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BTOY
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Philippe Pinel par Jorge Rodriguez-Gerada
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C215
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C215
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Vilhs (dessin par écorchage du mur)
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INTI : « Our utopia is their future »
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Pimax
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aujourd’hui à Paris 13e, photos Alina Reyes
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