Suite à un lapsus, je repense à ce film que j’avais beaucoup aimé.





ces trois derniers jours à Paris, photos Alina Reyes
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Il suffit de contempler la partition : Bach doit se jouer comme il s’écrit, implacable, sans jeux de pédale ou de rubato. Avec lui nous ne sommes pas dans le sentiment, nous sommes dans l’être. Dans l’essence, dans l’os, comme dit l’hébreu dans la Bible – « dans l’os du jour », comme je l’ai traduit dans Voyage. La radicalité est ce qui donne la joie très profonde, la béatitude, le salut.
http://youtu.be/XGtVmlyNNMs
Très tôt le soir tombe.
Passants enveloppés d’ombre
allant vers la nuit.
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Dans la nuit précoce
la lumière des bars sort
les gens de leur veste
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À l’heure d’hiver
des glaçons trinquent à la mort
dans l’or de l’alcool.
http://youtu.be/FgqnzNE4Jtw
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Le Clavier bien tempéré par Joachim, à l’instant à la maison
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Lou Reed a inspiré la révolution de velours à Prague. Sans argent, sans argent sale, sans combines, seulement par la vérité et la liberté de son art.
Des draps sur un fil
près de la forêt en feu
abandonnés claquent
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Au bois des chevreuils
aux couleurs de feuilles mortes
s’assemblent invisibles.
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Passage de l’ours
entre les arbres griffés
bientôt la tanière.
Les gens face au vent
leur parapluie en avant
pauvre bouclier.
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Flèches des antennes
twistant sur les toits avec
une feuille rousse
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Au loin la sirène
d’une voiture d’urgence
lutte avec le vent.