Virgile, Les Bucoliques (ma traduction des premiers vers)

henri-rousseau-reve-dreamLe Douanier Rousseau, Le rêve

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J’ai ouvert les yeux ce matin en me répétant mentalement, ravie, le premier vers des Bucoliques de Virgile, remonté de mon adolescence pendant la nuit : Tityre, tu patulae recubans sub tegmine fagi… Nous sommes soucieux des affaires du monde, mais cela n’empêche pas la poésie de continuer à œuvrer en nous, voilà comment j’interprète ce rêve débordé dans le réveil. Du coup, j’ai traduit ainsi ces premiers vers du poème :

 

Tityre, étendu au couvert déployé

d’un hêtre, tu prépares un poème sauvage

sur ta fine flûte. Nous, nous devons quitter

le pays, ses frontières et ses doux paysages.

Toi, Tityre, à l’ombre, lentement tu conduis

les forêts à chanter la belle Amaryllis.

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Le texte en latin :

Tityre, tu patulae recubans sub tegmine fagi,
Silvestrem tenui musam meditaris avena ;
Nos patriae fines et dulcia linquimus arva ;
Nos patriam fugimus ; tu, Tityre, lentus in umbra,
Formosam resonare dotes Amaryllida silvas.

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alinareyes