Un immense départ

J’ai établi un plan pour ma thèse. J’ai un DEA (équivalent Master 2) de Littérature moderne et comparée, je ne puis donc la faire qu’en littérature, quoiqu’elle soit largement transdisciplinaire. Évidemment j’aurai ensuite le désir de la transformer en livre, mais j’ai envie de l’écrire d’abord sous forme de thèse car je désire travailler scientifiquement. J’étais inscrite pour préparer une thèse quand j’ai publié mon premier livre – j’ai retrouvé le papier l’autre jour, mon sujet portait sur « l’identité » à travers les œuvres de Schwob et Borges (j’ai oublié l’intitulé exact) et le « succès » de la publication du roman a tout fichu par terre, mais après tout il n’est pas trop tard, même si le sujet a changé depuis – au fond, cela revient assez au même, si l’on considère que le principal était le mot « identité ». Par ailleurs j’ai en quelque sorte continué à travailler sur ce sujet, non universitairement mais littérairement, en explorant par l’écriture de mes différents livres des structures proches de celles explorées par Schwob et Borges. Mon nom d’auteur lui-même entre dans ce travail. Maintenant c’est comme si toute ma pensée depuis l’enfance, toute cette pensée comme un océan, la mienne et celle de toute l’humanité, se rassemblait pour remonter à la source – et cela doit se faire scientifiquement. J’aime la science. Certes il est possible de travailler scientifiquement en-dehors de l’université, et peut-être devrai-je le faire ainsi car il est possible aussi que l’université ne sache pas où me caser avec mon étrange sujet et surtout mon étrange projet, mais justement c’est un défi que j’ai envie de relever, à la fois pour la science, pour la littérature, pour l’université, pour mon pays, et bien sûr pour toute l’humanité, même s’il est ridiculement immodeste de le dire. Remonter à la source du Nil, et faire la carte. Car nous sommes tous sur le départ, un immense départ.

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Lumière

Conséquence du bain et de la station à l’océan, plus des heures de vélo : quelques coups de soleil qui me tiennent aujourd’hui, en ce dernier jour de mes brèves, simples et magnifiques vacances, au calme à l’intérieur. Je réfléchis et j’écris pour mon projet de thèse comme une reine. Les arguments se multiplient qui corroborent mon intuition initiale et révolutionnaire sur le fonctionnement de l’esprit. J’en suis tellement ébahie que je ne sais plus que dire, j’en reste sans voix. Je pense à Marie Curie, dont je viens de lire une biographie par Janine Trotereau, et qui comme tant d’autres découvreurs disait l’esprit d’enfance qui anime le chercheur, son émerveillement.

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À l’océan

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au Grand Crohot cet après-midi, photos Alina Reyes

un peu plus de 18 km à vélo cette fois, toujours à travers la forêt… et l’eau est très bonne !

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Bébé chardonneret

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Il s’est posé tout près de moi sur le balcon, en appelant. Puis il est entré dans la maison. Nous l’avons attrapé, libéré. Il a voleté jusqu’au chêne le plus proche, d’où, depuis, il ne cesse d’appeler.

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Choses vues à Andernos

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3une exposition d’oeuvres d’Arnaud Faugas 4

5des fouilles archéologiques sur le site d’une villa gallo-romaine

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7 De beaux numéros d’adresse
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8une partie de la fresque ancienne dans l’église romane

… et une villa au nom arabe

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deux petites heures de promenade ce matin

voir aussi les images de la plage d’Andernos hier matin

photos Alina Reyes

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Haïkus du retour

Retour au port

Balises jaunes à fleur d’eau

Les oiseaux blancs crient

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Pin dressé bien haut

Chant doux de la tourterelle

Chahut des geais bleus

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Herbe pleine d’ombre

Passages de la lumière

entre les arbres

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Le soleil monte.

Une autre lumière habite

mon corps, le monde.

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