un bon documentaire d’Arte sur sa vie et son travail (sous-titré en portugais mais dit en français)
https://youtu.be/pYPB5S0eHDw
un autre point de vue dans ce documentaire de la BBC (en anglais)
un bon documentaire d’Arte sur sa vie et son travail (sous-titré en portugais mais dit en français)
https://youtu.be/pYPB5S0eHDw
un autre point de vue dans ce documentaire de la BBC (en anglais)
Rappel : l’image de l’Israélien Amir Schiby en hommage aux enfants morts sur la plage à Gaza, l’été dernier

« YHVH reprit : Qu’as-tu fait, Caïn ? Écoute le sang de ton frère crier vers moi du sol ! » (Genèse 4, 10)
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En parole, en musique, sans paroles, la poésie incarnée
Je devais aller chercher un livre sur Marie Curie à la bibliothèque Marina Tsvetaïeva, dans l’ouest du 13e arrondissement. J’en ai profité pour faire en chemin de nouvelles images de graffs et peintures de rue, d’autant que je veux vraiment faire une thèse autour de ce sujet.
l’atelier d’un peintre
J’ai pris cette photo d’un peu loin, sans me rendre compte (mes lunettes sont à changer) qu’il y avait à l’arrière-plan une fresque de Seth. Je retournerai la voir !
J’ai photographié plusieurs fois cette fresque de Seth de près (cf tag street art), la voici depuis les arbres du square René Le Gall
… aujourd’hui à Paris 13e, photos Alina Reyes
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Rêve extraordinaire cette nuit : j’accouchais d’un garçon. Pour la cinquième fois, puisqu’en réalité j’en ai quatre. Là c’était particulier car je le sortais d’une sorte de récipient de terre et d’eau, ou de planète Terre qui était en moi, et je le contemplais, levé à bout de bras, magnifique, magnifiquement vivant.
Savoir que je vais pouvoir bientôt partir six jours au bord de l’eau me ressuscite. C’est-à-dire, me donne envie d’écrire. Je n’ai jamais passé autant d’années enfermée en ville sans en sortir, c’est pourquoi je n’écris plus. Je dessine ou je peins ou je fais des photos car je dois absolument créer, cela m’est aussi nécessaire que de respirer. Je ne chante plus dans un chœur, je ne fais plus de danse, je ne joue plus ou presque du piano, mais il est toujours possible de me remettre à tout cela que je fais parfois depuis l’adolescence par intermittence et de façon très très humble, en même temps que chaque jour, écrire. Puis ces derniers temps j’ai cessé de chaque jour, écrire. À cause du manque de nature et de mouvement. Mais voilà que cela va revenir.
Hier soir je suis allée voir un beau film, La isla minima. Je suis amoureuse de mon homme. Cette nuit j’ai encore accouché d’un fils. Et dans quelques jours, je vais revoir l’océan, mon vieux frère.
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Les boulangers, bas-relief d’Alexandre Charpentier au square Théodore-Monod – où il n’y a pratiquement plus, en cette mi-août, que quelques sans-abri qui dorment sur des bancs, sous les arbres
le camion fait sa star
Nombreux rideaux de fer baissés, vacances obligent, et graffés.

à Paris 5e, photos Alina Reyes
Arrivée au bout de la rue Poliveau, en tournant vers le nord sur le boulevard de l’Hôpital, je suis tombée sur un énorme déploiement de CRS qui bloquaient le passage vers le Jardin des Plantes et la rue Buffon. Interrogé, l’un d’eux a dit qu’il s’agissait d’une « alerte au produit chimique ». Les autres n’ont rien voulu dire, nous n’en saurions pas plus, mais finalement le passage a été dégagé.
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Ludo
Roa
Ro
Bault
Moyoshi
Les enfants créent à tout instant : en jouant, en inventant, en dessinant, en chantant… Telle est la nature de l’homme. Créer, c’est être en joie, jouir. Chacun est conçu pour développer sa propre création, originale, unique tout en étant universelle. L’homme, autant que nous sachions, est l’animal le plus créateur. Du moins tant qu’il ne perd pas l’esprit d’enfance, où réside son être. L’homme qui l’a perdu cherche des substituts, comme celui qui a perdu ses jambes porte des prothèses. L’homme qui a perdu la capacité de jouir innocemment cherche la transgression, l’homme qui a perdu la vraie puissance d’être, de vie, de création, cherche la voie artificielle de la frustration suivie de sublimation. C’est ainsi que cet homme a mis en place la société de consommation, qui est une société de frustration. Envahie d’art factice.
Les morts dans l’âme œuvrent chaque jour à entraîner l’humanité dans la mort de l’humanité. Sauvons-la, créons. À la cuisine, à l’atelier, au jardin, dans tous les domaines de notre vie nous avons la possibilité de créer, humblement. C’est justement cette humilité qui rend notre geste grand, qui fait de notre geste un acte de vérité. La grandeur n’est pas dans la notoriété du créateur ou du prétendu créateur, mais dans la vérité de son acte, si humble soit-il. C’est cela, vivre.
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en ce début de soirée à Paris 13e, photos Alina Reyes
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J’actualiserai cette note au fur et à mesure que d’autres Couple seront réalisés
ceux-ci sont sur papier 21×29,7 cm, à la gouache ou technique mixte




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70 ans après Hiroshima, l'humanité a toujours son arsenal nucléaire http://t.co/uLzkDMDywe pic.twitter.com/cF8sIIb3hq
— Courrier inter (@courrierinter) 5 Août 2015
« En fait, maintenant encore à Hiroshima, quelqu’un, quelque part, parlait constamment, encore et encore, de l’événement du 6 août. Un homme lui dit avoir constaté, alors qu’il soulevait des centaines de cadavres de femmes pour tenter d’identifier son épouse disparue, qu’aucune d’entre elles n’avait de montre au poignet ; un autre lui confia avoir vu une femme qui était morte, allongée devant la station de radiodiffusion, couchée sur le ventre dans une posture telle qu’elle empêchait le feu d’atteindre son bébé ; il entendit également ce récit où, dans une île de la mer Intérieure de Setouchi, l’ensemble des hommes d’un même village ayant été mobilisés pour le service de l’évacuation des bâtiments, toutes les villageoises s’étaient retrouvées veuves, et elles étaient allées protester violemment chez le chef du village. »
Tamiki Hara, Hiroshima, fleurs d’été (traduit du japonais par Karine Chesneau)