Le 13e est une fête

J’ai maintes fois photographié le 13e arrondissement de Paris et son street art, mais il y a toujours des rues qu’on n’a pas explorées depuis longtemps, et puis les artistes sont comme la nature, ils fournissent sans cesse, et de nouvelles œuvres apparaissent, remplaçant les précédentes. Aujourd’hui j’étais à l’ouest de l’arrondissement, du côté de la Butte aux Cailles, quartier portant vivant le souvenir de la Commune. Toujours avec mon vieux petit appareil photo qui était mort et qui remarche.

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Jour tranquille à Paris

Par ce beau temps je suis allée me promener à la Butte aux Cailles et autour de la place de la Commune. Un village parisien paisible et plein d’esprit aux marges géographiques de la ville, où les œuvres de street art refleurissent sans cesse. Puis en passant place d’Italie je suis tombée sur la pause des rollers, qui sont ensuite repartis par le boulevard de l’Hôpital, où j’ai croisé une belle jeune femme tout en couleurs avec son bébé dans le dos.

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cet après-midi à Paris 13e, photos Alina Reyes

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Street poésie du jour

Je devais aller chercher un livre sur Marie Curie à la bibliothèque Marina Tsvetaïeva, dans l’ouest du 13e arrondissement. J’en ai profité pour faire en chemin de nouvelles images de graffs et peintures de rue, d’autant que je veux vraiment faire une thèse autour de ce sujet.

1 2 3l’atelier d’un peintre

4 5 6 7 8 9J’ai pris cette photo d’un peu loin, sans me rendre compte (mes lunettes sont à changer) qu’il y avait à l’arrière-plan une fresque de Seth. Je retournerai la voir !

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… aujourd’hui à Paris 13e, photos Alina Reyes

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Miracles

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tout à l’heure à Paris 5e, photos Alina Reyes

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Aujourd’hui j’ai marché dans la joie du vent et de la pluie intermittente. J’ai acheté un classeur pour mes partitions de chant – en ce moment le Kyrie de la Messe en si de Bach, le Sanctus du Requiem de Mozart, la chanson When I’m gone et le beau chant des nains dans Le Hobbit, avec les paroles de Tolkien. Hier après-midi devant la fenêtre ouverte comme au printemps, le bon air frais passant sous ma blouse et ma chemise et caressant ma peau, j’ai vernis tous mes Masques, dont je veux maintenant faire une iconostase. J’irai acheter du bois demain, incha’Allah.

Hier soir J m’a montré un texte en anglais, extrait de The Fugitives, un roman de John Broderick. Je l’ai traduit (et le miracle, c’est à chaque instant, par tous les temps) :

Les pavés luisaient sous la lune givrée. Le visage de Lily, tourné vers le ciel, était blanc et sans relief, tel du buvard sous la lumière filtrée d’en haut. Les rues étroites, sinueuses, au fond desquelles les rayons de la lune froide se jetaient, avaient pour elle la beauté d’une nuit d’été sur la rivière. Il y avait un frisson de joie dans l’air et elle avait envie, incroyablement, de ramasser une toupie qui reposait dans le caniveau brillant, et de la faire tourner. Elle s’arrêta, regarda autour d’elle avec un sentiment de culpabilité. Quelques vieilles femmes se hâtaient au retour de l’église, un couple était assis côte à côte dans une voiture garée. Personne d’autre alentour. Elle resta quelques instants à regarder la toupie, retournant doucement le jouet cassé du bout de sa chaussure aux scintillements blancs dans la lumière froide. Puis, se décidant soudain, avec un imperceptible regret qui ne fit qu’ajouter à son sentiment aigu de joie présente, elle partit d’un pas rapide.

Derrière elle, les pubs avec leurs rangs de bouteilles vertes fantomatiques aux fenêtres. Derrière elle, l’immense église d’ivoire. Passant le pont vert-de-gris au-dessus de la rivière d’argent, avançant à travers la ville presque vide dont les portes poussiéreuses et les toits désordonnés avaient soudain été touchés pour elle d’un rayonnement éclatant, miraculeux.