Une chanson douce


*

 
Hier retournée à mon livre en cours – l’un de mes livres en cours. Puis improvisé ce petit air en ouvrant Voyage sur l’une de ses chansons.
Cette nuit rêvé que nous étions quelques-uns, campant plus ou moins dans une maison de passage en Belgique, avec notamment Houellebecq. Arrivaient de loin mon fils aîné, sa femme, leurs enfants, des amis à eux. Je leur ouvrais la porte, avec Houellebecq qui leur faisait fête. Le rêve signifie que l’écrivain en moi bouge et fait fête aux nouvelles générations. La Belgique, c’est parce que j’y ai fait, il y a quelques années, une tournée dans les théâtres, à lire de mes textes en compagnie d’autres écrivains d’ailleurs et de musiciens.

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Haïkus d’un après-midi d’été

Vert mûr du seul arbre

Blondeur du foin sur le pré

Petits sauts d’oiseaux

*

Peu après midi

Cils baissés sur les pupilles

Filtrant l’invisible

*

Lourdeur des paupières

Un duvet tremble dans l’herbe

Heure la plus chaude

*

L’orage en coulisses

s’habille pour la soirée.

La terre l’attend.

*

Baies dans les buissons

Merles dans le cerisier

L’été s’accomplit.

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Espace-temps

Je ne sais plus quel auteur, québécois il me semble, a dit : « Ils n’avaient pas de pays, mais c’est tout ce qu’ils avaient ». Les peuples sans pays sont comme les gens sans vacances, ils sont nombreux. Le monde doit apprendre à être un pays pour tous, et le temps à donner vacances à tous.

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