La Religieuse, de Diderot, mise en scène par Anne Théron (intégrale)

Diderot fut persécuté par les autorités religieuses et par les autorités politiques, comme tant d’autres hommes libres.  Socrate, Jésus, furent condamnés à mort par ces autorités alliées depuis le fond des temps contre la liberté des hommes. Quant à la liberté des femmes, elle n’est même pas autorisée à advenir. Aujourd’hui toujours, hommes et femmes vraiment libres doivent faire face aux adversités conjuguées des serviteurs, des esclaves de l’ordre établi.

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Madame Terre chez Orson Welles à Orvilliers

« La poésie ? Elle n’est pas où on la croit. Elle existe en dehors des mots, du style, etc. »
André Breton, entretien avec Roger Vitrac dans Le Journal du peuple, 7 avril 1923, « André Breton n’écrira plus »

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O a parcouru encore beaucoup  de chemin à vélo avec Madame Terre dans le dos, allant cette fois à 60 km à l’ouest de Paris, à Orvilliers où Orson Welles a vécu longtemps. Aujourd’hui sa maison est en ruine et le parc magnifique a été cédé à un promoteur immobilier qui y a construit un moche lotissement. Ne faudrait-il pas plutôt rendre publics les lieux de beauté ou d’histoire, en faire des maisons (d’activités) et des parcs publics, au service de tous ?mme-terre-abribus-welles Pour cette 27ème action poélitique de Madame Terre, après l’avoir photographiée en train d’habiter une sorte d’abribus au milieu de nulle part -puisque c’est sa mission de rendre vie à ce qui l’a perdue – il lui a fait faire le tour de la belle maison du génie. en-allant-a-orvilliers

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orvilliers Après une halte au village d’Orvilliers,  avec son plan d’eau qui joue des reflets presque comme dans un film d’Orson Welles, Madame Terre a tenu à se faire photographier, sur le chemin du retour, devant le musée d’Art naïf de Vicq -fermé, et qui espère réouvrir . Elle ne dépare pas, non ?mme-terre-musee-art-naif*

Un petit film montrant la maison d’Orson Welles, sur sa voix disant le début de la parabole de la Loi dans Le Procès de Kafka :

et un rappel : « c’était quoi Orson Welles ? »

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Être vivant

Arriver à l’automne de ma vie toujours vivante, voilà pour moi une grande victoire, et qui augure un bel hiver, plein comme une femme enceinte d’un printemps – que je meure dans quarante ans ou dans quarante minutes. Ce n’était pas gagné d’avance, ça ne l’est pour personne, j’en avais pleinement conscience adolescente, voyant ce qu’acceptaient tant d’adultes et que je refuserais : ce refus pouvait me faire mourir physiquement. Or je n’ai pas trahi – quelle plus profonde joie peut-on connaître, après la traversée périlleuse de l’âge adulte ? Je suis arrivée indemne et à bon port, rien ne pourra plus m’enlever cela. Bien sûr j’ai fait des erreurs, j’ai commis des fautes. Mais je ne m’y suis pas résignée. Nous faisons tous des erreurs et des fautes, mais il y a d’une part une distinction fondamentale entre les fautes commises en connaissance de cause, délibérément (le plus souvent au prétexte de quelque « bonne cause », dans la philosophie fausse qui justifie les moyens par la fin), et celles que nous commettons par ignorance, par imprudence, par légèreté, sans volonté de blesser, dominer ou détruire autrui. Mais même les erreurs et les fautes involontaires peuvent faire beaucoup de mal, et je ne suis pas de ceux qui disent à propos de tout ce qu’ils ont fait : si c’était à refaire, je le referais. Non, surtout pas ! Ce que j’aurais dû ne pas faire, je ne le referais surtout pas ! C’est justement la conscience que ce n’était pas nécessaire, le refus d’une fatalité du mal, qui permet d’être toujours vivant, très vivant.

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Action epsilon : ma thèse en couleurs (suite) (actualisée)

Note du 28 octobre actualisée avec de nouvelles pages en 2e partie.

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J’intègre à ma thèse version papier les copies de l’agrégation tentée en mars dernier – ou du moins leur impression d’après leur numérisation, car l’académie ne renvoie plus les copies elles-mêmes, malheureusement. Je les ai colorées plus simplement que les autres pages. Ici il s’agit de la dissertation sur Ronsard, que j’ai recopiée et qu’on peut lire ici. La version imprimée de ma thèse sera différente de la version papier, où j’intègre des documents bruts comme ces dissertations et des collages comme ici au dos de la dernière page une page du catalogue de présentation du colloque sur les migrants au Collège de France. Ayant arrêté de dessiner et de peindre pour préparer ma thèse (et pas mal d’autres choses), j’ai toujours le désir de faire quelque chose de mes mains et de mon corps et je le fais, d’une façon ou d’une autre. Dessiner et peindre comporte le bonheur du contact, de l’échange avec le matériau, matériau avec lequel j’aime vivre, comme lorsque je vivais en colocation avec un vrai artiste peintre, matériau des supports, des instruments et des couleurs, crayons, encres, peintures etc. qui sont les compagnons de l’artiste dans la réalisation. J’aime les avoir près de moi, pressés, marqués par le travail, vieillis, pleins d’âme.

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Et voici les pages de la dissertation sur les « romans de la fin d’un monde », qu’on peut lire ici.

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Les précédentes pages de ma thèse en couleur se trouvent au mot-clé Action poélitique à lettre grecque.

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