Beauté d’un quartier sans beauté

Heureusement il y a le street art, même le plus humble, et les chantiers, qui participent à rendre vivant et beau l’est du treizième arrondissement, où j’aime marcher et qui me rappelle un peu les villes d’Amérique du Nord, par son urbanisme et sa population.

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homme-et-oiseau famille leiga malpegados jerry-batista kra-ken toile-toile-toile tete-ouverte bouquet tour vous-etes-ici grues chantier les-impressionoureshier à Paris, photos Alina Reyes

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voir aussi mes photos des nouvelles grandes et belles fresques de street art dans ce quartier

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Journal et parole du jour

pin minaret-depuis-le-jardin-des-plantes bibliotheque-jardin-des-plantesaujourd’hui au Jardin des Plantes, photos Alina Reyes

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« La vraie condamnation, et qui touche la commune façon de nos hommes, c’est que leur retraite même, est pleine de corruption, et d’ordure (…) Aucuns ou pour être collés au vice, d’une attache naturelle, ou par longue accoutumance, n’en trouvent plus la laideur. »
Michel de Montaigne, Essais III, II

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The Last Guardian : encore des nouvelles de la poésie

Un enfant emporté dans l’autre monde, un animal fabuleux, des prisons en ruine d’où sortir, toujours, par la poésie. Le dernier jeu de Fumito Ueda vient de sortir, acclamé.

Le début d’avant le début :

le début :

l’aventure en cours :

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via piranese,Via Piranese, technique mixte sur et autour d’une esquisse de Piranese, papier 24,5x26cm

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(actualisé) Les nouvelles fresques de street art dans le 13e

J’actualise cette note d’hier en y ajoutant cette fresque d’Invader que, toute à ma contemplation de la fresque d’INTI, j’avais oublié d’y ajouter, à la fin de mon parcours. Elle se trouve sur un bâtiment de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, côté boulevard Vincent Auriol. Je l’actualiserai de nouveau dès que je serai allée photographier aussi celle des deux nouvelles fresques de Shepard Fairey que j’ai manquée au début de mon parcours… en passant par ailleurs.

space-invaderInvader. C’est sa plus grande réalisation, toujours en mosaïque, à ce jour.  Et à côté du stéthoscope du Dr House, un petit Space Invader, bien sûr.

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Je suis allée malgré l’air pollué les admirer et les photographier. Il en manque une de Shepard Fairey, j’y retournerai et je l’ajouterai à la note. Et puis au cours du temps il y en aura d’autres, grâce aux artistes et à la politique du maire du 13e, Jérôme Coumet. J’ai beaucoup photographié depuis quelques années le street art dans le 13e, tags, graffs, fresques et autres, voir les mots-clés. Ces œuvres sont aussi visibles depuis la partie aérienne de la ligne 6 du métro, notamment le toit de l’école peinte avec les enfants.

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Seth

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Faile

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c215-et-obey C215, déjà ancien (le chat) et  à l’arrière-plan Shepard Fairey, alias Obey, qui en a fait une autre nouvelle, que je n’ai pas vue aujourd’hui mais que je retournerai photographiershepard-fairey *seth-et-faile-jpg
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ecole maternelle ecole-13e*

inti-et-metro INTIinti
inti-detail inti-refletphotos Alina Reyes

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Pointillisme, sirène, chants et danses aborigènes

 

 

Prendre le temps de visionner, c’est puissant. Jusqu’à 30′,  musique et danse, puis dialogue avec la salle.

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Corbeaux cannibales

J’ai assisté à (et je suis intervenue dans) une scène sinistre cet après-midi. On pourrait croire à une parabole, mais non, c’était la réalité. En revenant de mon grand tour dans le 13e où je voulais aller voir les nouvelles fresques (ensuite je suis allée jusqu’à la Bnf, je donnerai d’autres photos dans quelques heures), j’ai traversé le Jardin des Plantes. Dans une allée déserte, j’ai entendu des croassements et vu dans la lumière déclinante un corbeau couché sur le dos, en train d’essayer de faire reculer un autre corbeau qui commençait à le becqueter. D’abord j’ai espéré que l’autre était en train d’essayer de l’aider à se relever. Mais non, décidément. Et déjà un autre corbeau s’approchait aussi, et rapidement, d’autres encore, qui commençaient à entourer le corbeau couché dans l’herbe, semblant incapable de bouger mais croassant et lançant son cou, sa tête et son bec en avant pour les faire reculer. Alors, du geste et de la voix, je les ai effarouchés. Ils sont tous partis comme un seul homme, et même le corbeau immobilisé s’est envolé de son côté.

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