Sans commentaire

Mes derniers commentaires « désactivés » sur le site de 20 minutes. Je n’ai pas pensé à en faire des captures d’écran avant, mais je dois dire que j’ai connu autant de bien-pensance et de ciseaux sur le site de France Info (où je ne sais quel bug m’empêche maintenant de commenter, et peu importe) et encore bien davantage sur celui de L’Obs, où du coup je ne vais plus du tout depuis longtemps, car ils me coupaient la parole souvent très abusivement, même quand je faisais l’effort d’y être publiable, « correcte » – mais il faut croire que je suis définitivement incorrecte à leurs yeux, haha ! En tout cas je trouve à ces caviardages un réel intérêt sociologique et politique : bien que la presse se donne l’air de comprendre les nouvelles prises de conscience, elle n’en parle que parce que ça fait vendre, mais reste figée dans la vision d’une « culture saine », comme dit plus bas, à savoir d’un ordre social dépassé, qui reste pour les vieux dominants, aux mains desquels se trouve la presse, sacré.

Sur Gainsbourg :
Screenshot_2021-03-02 Peut-on encore écouter certaines chansons de Gainsbourg sans culpabiliser (1)
Screenshot_2021-03-02 Peut-on encore écouter certaines chansons de Gainsbourg sans culpabiliser,

Sur Abd Al Malik et Baudelaire, les rappeurs et la culture classique, en réponse à un commentaire qui prônait la « culture saine », à savoir le « patrimoine » français représenté notamment par Baudelaire :
Screenshot_2021-02-26 « Nous sommes la France, on a un patrimoine fabuleux », estime Abd Al Malik

Sur les menus sans viande dans les écoles à Lyon :
Screenshot_2021-02-24 On a fact-checké Julien Denormandie sur les menus sans viande à Lyon

* précisons qu’au petit « Pourquoi ? » rouge, aucune réponse n’est jamais faite

Étudiants en détresse et gestes de solidarité

Pour eux-mêmes, les jeunes n’ont quasiment rien à craindre du Covid, mais ils paient un prix fort pour la santé de tous. Les étudiants sont privés de ressources et isolés, les jeunes diplômés dans l’impossibilité de trouver un emploi. Le gouvernement refuse de leur accorder une allocation mensuelle minimum, comme aux autres catégories de population. Beaucoup en sont réduits à retourner chez leurs parents, ou quand ils n’en ont pas la possibilité, à solliciter les aides alimentaires. Et bien sûr les enfants de familles pauvres, qui ne peuvent les aider, sont encore plus en danger, matériel et psychologique.
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En plus des grandes distributions d’aide alimentaire, qui voient de très longues files d’attente, ici et là des gens apportent leur soutien d’une manière ou d’une autre, comme le Pavillon des Canaux, une maison-restaurant très courue dans le 19e arrondissement de Paris, qui ne fait plus restaurant bien sûr pendant la pandémie, mais accueille gratuitement les étudiants pour travailler dans ses pièces très agréables à vivre, avec wifi et café gratuit.
(J’avais donné il y a deux ans à peu près un atelier d’écriture dans ce lieu, et je viens d’être recontactée par l’association qui l’avait organisé pour en animer un en ligne cette fois ; j’ai dû refuser, je ne peux pas faire ce genre de travail en ligne, la présence de tous est indispensable. Il en va de même dans l’enseignement, ne croyons pas qu’on peut remplacer l’école par une école virtuelle, à aucun niveau de l’enseignement).

Autre exemple de belle générosité envers les étudiants, celui de cette boulangerie située entre la Sorbonne nouvelle et Jussieu, qui, avec le soutien de la mosquée, distribue chaque jour des repas sandwich gratuits aux étudiants. (Et leurs sandwiches sont délicieux, j’y vais de temps en temps comme cliente depuis longtemps : délicieux, bon marché et servis avec beaucoup de gentillesse).

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