Haïkus du trot de la pluie

Odeurs du printemps

aux fenêtres du foyer

les gouttes tapotent

*

Trottine la pluie

Mes bottines mouillées brillent,

claquent dans la rue

*

Averse de mai

Les nuées voilent, dévoilent

une perle d’or

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Haïkus de la pluie de printemps

Toute chantonnante

la pluie se glisse au jardin

entre mes oreilles

*

Les tôles frémissent

sous la caresse de l’eau

tombant sur la ville

*

Les racines boivent

à la mouillure du ciel

au creux de la terre.

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Haïkus du printemps radieux

La verdure ondule

Les feuilles du rosier vibrent

Les martinets crient

*

La lumière bouge

sur les murs de brique rouge

Les nuées naviguent

*

Cris des martinets

Ciseaux dans le ciel de soie

Leur vol en virgules

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Haïkus de la mi-printemps

Pluie toute petite

On entend battre le ciel

Avion invisible

*

Rose à la fenêtre

Ses pétales éparpillés

Sur la terre noire

*

Des hommes, des femmes,

et le cri des hirondelles

en préparation.

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Haïkus d’une nuit de printemps

Sentiers dans le noir

Infime bruit des senteurs

qui seules y circulent.

*

Les feuilles frissonnent.

Dans la nuit fraîche d’avril

les arbres respirent.

*

Lune dans les branches.

Les nids sont pleins d’oisillons.

Une chouette ulule.

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Haïkus d’un matin de printemps

La lumière blonde

Les roucoulements du ciel

Le vert clair des feuilles

*

La douceur de l’air

monte à la fenêtre ouverte

le parfum des fleurs

*

En paix je respire

toutes les plantes frémissent

en bas dans la cour

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Haïkus des cerisiers en fleur

Jeunes Japonaises

sous le cerisier en fleur

Leur langue chantante

*

Fleurs blanches, fleurs roses,

tous les appareils photo

vont aux cerisiers

*

Plus blanche que neige

sa floraison jette au sol

un doux cercle d’ombre.

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Haïkus de l’hiver finissant

La femme se lève

Le vent bouge doucement

L’homme se réveille

*

La fenêtre ouverte

va et vient aux mouvements

du ciel bleu et blanc

*

L’amour dans le corps

La course de la lumière

Les cris d’un oiseau

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Haïkus du vent d’hiver

Souffle à la fenêtre

surexcités les nuages

filent, disparaissent

*

Il éponge le ciel

le vent d’hiver, allumant

la lumière aux murs

*

Son chant donne joie

au cœur qui l’entend partout

pénétrer, sauvage.

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