Haïkus du peintre en hiver

Gesso étalé

sur le bois à la truelle

la neige d’avant

*

Gesso débordé

sur le doigt la crème fraîche

de printemps l’hiver

*

Geste de mon bras

distribuant dans le froid

la pure blancheur

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Haïkus du bel hiver

Dehors, vent qui tourne

Dans la maison, escalier

en colimaçon

*

Nuées enroulées

blanches sur le blanc des lacs

dormant sous la neige

*

Je trouve une plume

Je regarde sous mon aile

La montagne y est.

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Haïkus d’une aube d’hiver

Dès l’aube des jours

si courts de Noël, il chante

encore, le merle.

*

C’est l’aube, l’étoile

paraît entre les nuées

blanches et disparaît.

*

Bruit tranchant des stores

avant le jour remontés

sur le jour qui vient.

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Haïkus de Noël

Lumière cachée

au creux de la grotte, il est

l’heure de sortir

*

Dans le jour très court

la nuit chemine, invisible :

elle se fait belle.

*

L’arbre toujours vert

embaume les intérieurs

attendant la fête

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Haïkus du cosmos

La baleine blanche,

l’habitante de la terre,

souffle sur les eaux.

*

L’oiseau bleu, l’oiseau

poisson, fraie de longs chemins

dans les eaux du ciel.

*

Le corps, le cerveau

des mondes, trace et respire

au creux des portées.

*

*

*

J’ai arrangé un peu la mésange géante et je l’ai rephotographiée, ainsi que Regarde, à la lumière du jour.

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Haïkus de la vie d’automne

Entre les immeubles

un morceau de terre ovale

ses buissons flamboient.

*

Vélos dans les rues

feuillages épars sur le sol

ils courent au vent

*

Le soir tombé tôt

fait voir par une fenêtre

trois bougies brûlant.

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Haïkus des chants du ciel

Cloches de l’église

lointaine, j’ai cru entendre

une transhumance.

*

Derrière ses murs

le cimetière résonne

de paix rayonnante.

*

Des croyants répondent

à l’appel sans muezzin

je vais au jardin.

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Haïkus de l’espace-temps

Clarté matinale,

on ne voit pas les étoiles.

Des vivants y vivent.

*

Milliards de planètes

Des êtres y comptent peut-être

les années-lumière.

*

La nuit, pupille

de quel œil ? Qui là respire,

cela nous regarde.

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Haïkus du jardin en automne

Au creux du jardin

parsemé de feuilles mortes

une rose fraîche.

*

Le vent vient et vaque

où les seuls bras nus qu’il reste

sont ceux des statues.

*

Le cuivre verdit

La verdure devient rouge

autour des sculptures

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