


Après une bonne journée de travail, un bonne promenade, par ce temps splendide aujourd’hui à Paris 13e, photos Alina Reyes
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Après une bonne journée de travail, un bonne promenade, par ce temps splendide aujourd’hui à Paris 13e, photos Alina Reyes
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par cette belle journée à Paris, au Jardin des Plantes, photos Alina Reyes
http://dai.ly/x2ljisc

Le spectacle affiche complet, je suis heureuse d’avoir écrit ses bases pour une toute jeune compagnie et j’ai hâte de découvrir comment le metteur en scène et les comédiens ont transformé la pièce.
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Vient ce qu’on n’avait pas prévu, tandis que ce qu’on avait projeté ne cesse de changer. Je rends grâce à la vie.
Les musulmans appellent les nouveaux musulmans des « reconvertis ». Le sens en est celui d’une réintégration dans la religion originelle de l’homme. D’un retour à l’origine spirituelle. René Guénon disait avoir « adhéré » à l’islam mystique, le soufisme, et récusait le terme de conversion, comme Maurice Béjart. Éva de Vitray-Meyerovitch, la merveilleuse traductrice de l’œuvre immense de Rûmî – le poète le plus lu aux États-Unis, c’est lui, un poète musulman du treizième siècle ! – disait que le fait d’embrasser l’islam n’impliquait pas une apostasie, un reniement de ce qu’elle avait été avant. J’aime profondément l’islam, son prophète, ses fidèles, et ses pratiques cultuelles aussi, même si, pour des raisons de contingence surtout, je le vis de façon essentiellement intériorisée. J’ai vécu la prononciation de la shahada non comme une conversion mais comme un passage, un passage dans une lumière qui n’occultait en rien la lumière précédente en moi, aussi bien celle des Grecs que celle du christianisme et d’autres spiritualités que je connais, celle de la littérature, celle de l’art et celle de la vie profane vécue dans l’amour de la vie, de la liberté, de l’amour, de la vérité, des enfants, de la nature, de l’aventure et de tout ce qui est bon. Tout cela continue à vivre en moi, comme l’enfant, l’adolescent, l’adulte continuent à vivre durant toute sa vie en l’homme qui ne se fossilise pas mais toujours, avance.
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Poursuivi par Pharaon, le peuple guidé par Moïse a franchi la mer Rouge, mer du Roseau – que j’ai appelée aussi mer du Parler, parce que les roseaux parlent. Pharaon et ses armées sont engloutis, un chant de joie s’élève.
1. Alors auront, eurent à chanter Moïse et les fils d’Israël ce chant via le Seigneur. Ils dirent via dire :
« Que je chante via le Seigneur !
il est monté, il est monté,
cheval et cavalier dans la mer il a jetés !
2. Ma force, un chant, Yah ! Via lui il fut, mon salut !
Lui, mon Dieu, je le louange, Dieu de mon père, je l’exalte !
3. Le Seigneur est un guerrier, Seigneur est son nom !
4. Chars de Pharaon et son armée, dans la mer il les a jetés !
L’élite de ses officiers s’est enfoncée dans la mer du Roseau,
5. les abîmes les couvrent,
ils ont coulé aux profondeurs comme une pierre.
6. Ta droite, Seigneur, magnifique en puissance,
ta droite, Seigneur, brise l’ennemi.
7. Dans la profusion de ta majesté, tu détruis ceux qui se dressent contre toi,
tu envoies le feu de ta colère, il les mange comme du chaume !
8. Au souffle de tes narines, s’avisèrent les eaux,
s’enflèrent comme une digue les ondes,
se figèrent les abîmes dans le cœur de la mer !
9. L’ennemi disait :
Je poursuivrai, j’atteindrai,
je partagerai le butin,
je m’en remplirai l’âme,
je viderai mon épée,
ma main les ruinera !
10. Tu fis souffler dans ton esprit,
la mer les couvrit,
ils sombrèrent comme du plomb
dans les eaux formidables.
11. Qui est comme toi parmi les dieux, Seigneur ?
Qui est comme toi magnifique en sainteté,
terrifiant de gloire,
faisant merveille ?
12. Tu as étendu ta main,
le pays va les engloutir.
13. Tu as dirigé dans ton amour
ce peuple que tu as racheté,
tu l’as conduit par ta puissance
vers ta demeure sainte.
14. Ils ont entendu, les peuples,
ils frémissent !
Une douleur saisit
les habitants de Philistie.
15. Alors sont troublés
les maîtres d’Édom,
les puissants de Moab,
un tremblement les saisit,
ils fondent tous, les habitants de Canaan.
16. Tombent sur eux
épouvante et terreur,
dans la grandeur de ton bras
ils sont muets comme la pierre,
tant que passe ton peuple, Seigneur,
tant que passe ce peuple que tu as acquis.
17. Tu les emmèneras, les planteras
dans la montagne, ta possession,
lieu que tu as créé, Seigneur,
via ta demeure,
sanctuaire, mon Seigneur,
fondé de tes mains !
18. Le Seigneur règne via l’éternité, à jamais. »
19. Car est entré le cheval de Pharaon, son char et son armée, dans la mer, et il a fait retourner sur eux, le Seigneur, les eaux de la mer, et les fils d’Israël ont marché à pied sec au milieu de la mer.
20. Alors Marie, la prophétesse, sœur d’Aaron, prit en sa main un tambourin, et sortirent toutes les femmes à sa suite, dans les tambourins et les danses du pardon.
21. Et Marie leur entonna :
« Chantez via le Seigneur, il est monté, il est monté,
cheval et cavalier à la mer il a jetés ! »
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aujourd’hui à Paris 13e, photos Alina Reyes
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Malgré une éclipse qui nous rappelle les heures les plus sombres de notre histoire.
À Paris où je suis, pollution et ciel bas, la lumière baisse mais pas de croissant de soleil avec le café ce matin.
La dernière fois, en 1999, nous avions quitté Paris en voiture vers le nord avec nos bébés, pour aller l’observer. Avec beaucoup d’autres. Des voitures sur les routes, puis garées partout sur les bas-côtés… On aurait dit un exode, mais heureux. En 2003, j’ai observé une éclipse partielle dans les Pyrénées au pied du pic du Midi, avec télescope sur la place du village, c’était le printemps, les enfants étaient là, tout le monde était là, c’était convivial et il faisait très beau, les montagnes rayonnaient.
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Visitation du jeune homme de Caillebotte, image Alina Reyes
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« Nous entendons par là [Art Brut] des ouvrages exécutés par des personnes indemnes de culture artistiques, dans lesquels donc le mimétisme, contrairement à ce qui se passe chez les intellectuels, ait peu ou pas de part, de sorte que leurs auteurs y tirent tout (sujets, choix des matériaux mis en œuvre, moyens de transposition, rythmes, façons d’écritures, etc.) de leur propre fond et non pas des poncifs de l’art classique ou de l’art à la mode. Nous y assistons à l’opération artistique toute pure, brute, réinventée dans l’entier de toutes ses phases par son auteur, à partir seulement de ses propres impulsions. De l’art donc où se manifeste la seule fonction de l’invention, et non celles, constantes dans l’art culturel, du caméléon et du singe. » Jean Dubuffet, tiré de L’Art Brut préféré aux arts culturels, Paris, Galerie René Drouin, 1949.
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« L’Art Brut doit être envisagé comme un pôle, ainsi que l’a précisé Jean Dubuffet. Certaines expressions – comme l’art naïf, l’art enfantin, l’art primitif, mais aussi l’art populaire ou les graffiti –, tout en étant foncièrement distinctes de la radicalité de l’Art Brut, en sont plus ou moins proches : il y souffle le même vent. » Lucienne Peiry
Ce texte et d’autres sur le site de la Collection de l’art brut de Lausanne
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« Tels sont ces artistes, l’expression d’aucune école, et pourtant sortis des disciplines les plus endurcies de la résistance au monde. » Erri De Luca, in L’Art Brut dans le monde (ouvrage collectif)
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« Qu’aiment aujourd’hui artistes et amateurs dans l’art « brut » ? Son entière liberté. »
Philippe Dagen
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Voir aussi mes autres notes avec des images d’oeuvres d’artistes singuliers


ce soir à Paris 13e, photos Alina Reyes
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