Offre et appel, autour de la Maison des Écrivains et de la Littérature

melce matin dans le petit jardin de la Maison des Écrivains, où j’ai cueilli et mangé une fraise des bois dans l’herbe, sous l’arbre

*

Lecteurs de ce journal, vous qui connaissez les axes de mon travail, si vous êtes vous-mêmes, ou si vous connaissez un professeur en lycée ou à l’université, ou encore une structure ou association qui pourrait souhaiter m’inviter à parler et dialoguer (sur mes livres ou bien sur les questions auxquelles je réfléchis, en rapport avec le corps, la spiritualité, le politique, et bien sûr la littérature et la poésie), accomplir un projet, animer un atelier d’écriture… faites-moi signe, nous pourrons étudier la possibilité de réaliser l’idée avec la collaboration aimable et éclairée de la Maison des Écrivains.

Je suis déjà intervenue à l’université de Boulder (Colorado), à celle d’Istanbul (dans le grand amphi), à l’Université de Tous les Savoirs… et aussi dans une prison, dans une association d’accueil des personnes sans abri, dans une association féministe (à Rome) dans des colloques divers, dans des Instituts français (à Stockholm, Prague, Madrid, Istanbul, Londres), dans des monastères, dans des théâtres, etc. etc. Après quelques années d’ermitage, je désire retourner au contact des gens, j’ai des choses à dire et à échanger.

*

Planétaire, et au-delà !

Je suis allée travailler à la bibliothèque du Jardin des Plantes, devant laquelle a été installé un planétaire (encore inachevé), l’un des rares au monde, où l’on peut suivre en y marchant le mouvement des planètes.planétaire,Sous les yeux de la mosquée toute proche
mosquée j’ai arrêté de travailler pour aller voir la compagnie universitaire Démodocos interpréter un hymne greccompagnie demodocos puis la compagnie Derviche Caravane interpréter une chorégraphie du factice Gurdjieffhymne gurdjieff et un simulacre de danse des derviches qui a achevé de me convaincre de fuircompagnie derviche caravane

Heureusement il y avait des enfants, et puis l’évocation du ciel et de ses astres errants m’a rappelé ma joie d’avoir constaté aujourd’hui, après de pénibles recherches dans mes paperasses, qu’en fait j’ai depuis plusieurs années déjà tous les trimestres cotisés nécessaires, soit 41 ans de travail, pour ouvrir les droits à la retraite (que je pourrai prendre à l’âge de 62 ans). Heureuse de constater que j’ai tant travaillé jusqu’ici dans ma vie ! J’ai commencé à l’âge de 13 ans et même avant, et si je n’ai pas de bulletins de salaire avant 17 ou 18 ans, et si j’en ai perdu certains, et même pas mal, j’en totalise assez, avec le temps qui m’est compté pour mes quatre enfants : comme si j’avais été régulièrement salariée pendant tout ce temps – alors que j’ai vécu seulement de jobs précaires et divers et de droits d’auteur, mais toujours gagnant ma vie.

*

photos Alina Reyes

*

Hegel, « Phénoménologie de l’esprit »

observatoirel’Observatoire vu de la Société des Gens de Lettres, cet après-midi à Paris, photo Alina Reyes

*

« Le bourgeon disparaît dans l’éclosion de la floraison, et l’on pourrait dire qu’il est réfuté par celle-ci, de la même façon que le fruit dénonce la floraison comme fausse existence [Dasein] de la plante, et vient s’installer, au titre de la vérité de celle-ci, à la place de la fleur. »

Hegel, Phénoménologie de l’esprit, traduction Jean-Pierre Lefebvre

*

Sur le mur, sans l’armée

Après avoir photographié ces œuvres sur un mur, j’ai photographié deux soldats en treillis et armés jusqu’aux dents, avec mitraillette, qui se tenaient devant un bâtiment. Mais ils m’ont obligée à effacer ma photo. J’ai essayé de parlementer, en disant que je photographiais les policiers et que j’en avais le droit, mais ils m’ont affirmé que je n’avais pas le droit de photographier l’armée. Comme je n’en savais rien, j’ai accepté d’effacer, du moins j’ai fait comme si j’effaçais – je l’avais fait une autre fois quand des policiers avaient voulu me forcer à effacer des photos de la prison de la Santé, mais là ils ont été vigilants et j’ai dû vraiment effacer. Arrivée au bout de la rue je me suis retournée, ils continuaient à me garder à l’œil, haha. Peu importe, c’est juste pour dire que c’est bizarre tous ces derniers temps de voir des soldats en armes çà ou là dans Paris. Bon, voilà les œuvres :

artiste ouvrier jerome mesnager oiseau surfercet après-midi à Paris 13e, photos Alina Reyes

*