Un jour à Montmartre, et retour

J’ai commencé par une vue sur la Seine depuis le métro, en passant pont d’Austerlitz, j’ai fini par des vues de la ville depuis le bus, en rentrant. Entre les deux des conférences passionnantes sur le surréalisme à la Halle Saint-Pierre, et un tour assez rapide dans les rues de la butte, sous un ciel voilé par la pollution.metro-pont-dausterlitzrue-montmartretags-porte-montmartregregosjordane-saget-porte-halle-saint-pierreconference-sur-queneau halle-saint-pierre butte-montmartre soleil-pollution de-la-butte vendeur-a-la-sauvette street-art-rustique fox mur-montmartre maison-rose-montmartre rimbaud-montmartre vigne-montmartre au-lapin-agile tags-montmartre

vigne-montmartrerue-montmartrerimbaud-verlaine-chatpasse-muraillepeacechouettetags-portebonhommebieressnemrue-butte-montmartreninin diaz valadon le-mouvement balai space-invader-pigalle vu-du-bus pont-seine lumieres-de-la-villeaujourd’hui à Paris, photos Alina Reyes

voir aussi mes photos des toits de Paris aujourd’hui depuis la butte

et une autre de mes balades à Montmartre, en été

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Des hommes embourbés

À la recherche d’un manuscrit que je ne trouve plus sur mon ordinateur, je retrouve dans un autre .doc ces poèmes que j’ai écrits il y a deux ans semble-t-il.

nde ma série Masques

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Quand va mourir le porc
la terre puera-t-elle
un peu plus, un peu moins ?
L’odeur de son cadavre
pourrait-elle être pire
que celle de sa bauge ?
Une chose est certaine :
elle ne durera
pas beaucoup plus longtemps
et peut-être bien moins.

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Des hommes embourbés
jusqu’en haut des mollets
pataugent et s’enfoncent
dans leurs membres pourris.
Leurs aïeux, dans le temps,
firent de grandes guerres,
ignobles déjà.
Les leurs sont aujourd’hui
mesquines et honteuses,
dissimulées, lâches
surtout.
Ils n’ont pas de charpente,
leur toit est cache-sexe
Ils n’ont ni jambes ni
colonne vertébrale
Pas de main que l’on puisse
en confiance serrer
Des paroles tordues
Des yeux dans lesquels nichent
des serpents.
Des hommes habillés
de bêtise et de morgue
des hommes pleins de mort
rampent avec des mouches
aux ventres gras partout
où ils trouvent pitance.
Ils cherchent les vivants
pour manger sur leur dos
Ils s’empiffrent en tuant
et crèvent dans leur faim,
à jamais dévorés.

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Lucain, « Pharsale »

paris post 13 nov 3,photo Alina Reyes

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« Ainsi lorsque les fauves, enfermés dans leurs cages et désaccoutumés des forêts, se sont apprivoisés, qu’ils ont abandonné leur mine menaçante et ont appris à supporter les hommes, si un peu de sang tombe dans leur gueule brûlante, leur rage et leur fureur renaissent ; réveillée par le goût du sang, leur gorge se gonfle. »

Lucain, Pharsale IV, cité en latin par Montaigne dans le livre III des Essais, traduit en note dans l’édition Folio classique

Beauté d’un quartier sans beauté

Heureusement il y a le street art, même le plus humble, et les chantiers, qui participent à rendre vivant et beau l’est du treizième arrondissement, où j’aime marcher et qui me rappelle un peu les villes d’Amérique du Nord, par son urbanisme et sa population.

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homme-et-oiseau famille leiga malpegados jerry-batista kra-ken toile-toile-toile tete-ouverte bouquet tour vous-etes-ici grues chantier les-impressionoureshier à Paris, photos Alina Reyes

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voir aussi mes photos des nouvelles grandes et belles fresques de street art dans ce quartier

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Journal et parole du jour

pin minaret-depuis-le-jardin-des-plantes bibliotheque-jardin-des-plantesaujourd’hui au Jardin des Plantes, photos Alina Reyes

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« La vraie condamnation, et qui touche la commune façon de nos hommes, c’est que leur retraite même, est pleine de corruption, et d’ordure (…) Aucuns ou pour être collés au vice, d’une attache naturelle, ou par longue accoutumance, n’en trouvent plus la laideur. »
Michel de Montaigne, Essais III, II

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The Last Guardian : encore des nouvelles de la poésie

Un enfant emporté dans l’autre monde, un animal fabuleux, des prisons en ruine d’où sortir, toujours, par la poésie. Le dernier jeu de Fumito Ueda vient de sortir, acclamé.

Le début d’avant le début :

le début :

l’aventure en cours :

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via piranese,Via Piranese, technique mixte sur et autour d’une esquisse de Piranese, papier 24,5x26cm

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Lettres, arts, chroniques, quotidien… Réinventer la vie