Réjouissances de l’apocalypse

barbarin

 

« Le cardinal et ses proches ont organisé un harcèlement constant contre Benoît, on l’a humilié et sanctionné minutieusement. » Les ordures ont toutes les mêmes vieilles méthodes pourries. Barbarin a deux musées Tintin. L’un public, l’autre privé. Ce dernier avec lit et peluche géante pour recevoir l’invité. Barbarin fricote avec une organisation intégriste, sectaire et national-catholique ; pour se faire bien voir de ses pairs et devenir pape il organise en sous-main la Manif pour tous, compare homosexualité et zoophilie. Barbarin est soutenu par le pape François, qui parle constamment dans le sens contraire de ce qu’il fait, comme Macron. Frédéric Martel décrivant Barbarin dans L’Obs : « ego vertigineux », « attrait incontestable pour le pouvoir et l’argent » ; « solitude abyssale doublée d’une immaturité affective » ; « certaine inclination pour la manipulation ». Toute ressemblance avec le président…

Catherine Millet prétend dans Le Monde que les femmes confondent geste déplacé et viol, et les accuse de banaliser ainsi le viol. Catherine Millet n’a pas seulement un geste déplacé envers la parole, elle continue à la violer comme elle l’a fait avec son premier livre. Millet, Deneuve… ces vieilles bourgeoises françaises qui soutiennent le patriarcat qui les a faites parce qu’elles s’y sont soumises… Est-ce une question de génération ? Huppert ne se prononce pas contre les abus de metteurs en scène, se contentant de dire que pour les éviter il faut payer davantage les actrices – ce qui sous-entend un rapport de prostitution fatal pour les actrices (et pas pour les acteurs, cherchez l’erreur). On peut pourtant vieillir mieux : Adjani, honneur à elle, défend Adèle Haenel et la lutte contre les violences faites aux femmes. Auxquelles il faut ajouter celles qui sont faites aux enfants des deux sexes et aux jeunes hommes, dans le show-biz ou dans l’église.

Ségolène Royal dénonce le journalisme « investigateur délateur ». Non seulement, comme disent les vieux cons qui avaient l’habitude de monopoliser la parole, on ne peut plus rien dire, mais en plus on ne peut plus abuser du corps des autres, de l’esprit des autres, de l’argent des autres, confortablement caché sous sa respectable façade. Un bien réjouissant tomber de masques.

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Guignolades de la macronie. Des pantins et des vivants

maison de guignol

guignol*

Festival de tentatives d’intimidation des citoyens ces derniers jours. Macron bichonne l’armée, la police, le fisc et l’église, habituels remparts des pouvoirs aux abois, alliés historiques dans les entreprises de répression des peuples.

Marlène Schiappa appelle à fermer la cagnotte en soutien à la famille de Christophe Dettinger et à identifier ses donateurs : la cagnotte est arbitrairement clôturée, l’argent des donateurs confisqué par Leetchi, plateforme gérée par une macroniste, qui annonce qu’elle le redistribuera uniquement selon son bon vouloir (mais ça ne se passera peut-être pas si facilement).

Christophe Dettinger emprisonné en attendant son procès, le 13 février prochain. Une détention préventive arbitraire, que rien ne justifie sinon un motif politique : père de famille, travailleur responsable et calme, sans casier judiciaire, ayant publiquement réitéré son regret de s’être emporté (alors que les policiers violentaient les manifestants au secours desquels il s’est porté – notamment une femme tabassée à terre).

Luc Ferry, ancien ministre de l’Éducation nationale, appelle la police à tirer sur les manifestants « une bonne fois » et à envoyer contre eux l’armée.

Aurore Bergé signale au Procureur de la République deux intellectuels, Juan Branco et Thomas Guénolé, accusés d’appeler à la violence alors qu’ils appellent à la justice sociale.

Le parquet de Lyon ne requiert aucune condamnation contre le cardinal Barbarin, dont le procès a pourtant montré qu’il a effectivement couvert des pédocriminels, à commencer par le père Preynat, qu’il a promu, quoique connaissant les accusations portées contre lui.

Après avoir gratifié les policiers d’une prime et d’une hausse de salaire, le gouvernement donne une prime de 200 euros aux agents du fisc. Les autres fonctionnaires, personnels soignants, profs etc., qui lui sont moins utiles, n’ont plus qu’à soutenir les Gilets jaunes, comme les Gitans ont annoncé le faire après l’emprisonnement de l’un des leurs, Christophe Dettinger. Acte 9 après-demain, ça risque de chauffer.

Dieu vomit les tièdes, enterre les froids – rien de plus froid que les cœurs de Barbarin, de Macron, de Philippe, de Blanquer et de toute la clique, de tous les valets qui servent la finance. L’Histoire appartient à ceux qui se lèvent chauds.

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