« douce, pesante et tendre ». Marcel Brion, « La Ville de sable » (extrait)

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J’ai passé mon enfance dans une ville « ressuscitée d’entre les sables » – c’est sa devise. C’est aussi à ce titre que le roman de Marcel Brion, dont j’ai donné un premier extrait il y a quelques jours, me parle – comme me parle Le livre de sable de Borges. J’ai fini de le lire à l’hôpital, ainsi que de relire Le Manuscrit trouvé à Saragosse, dont j’espère reparler. D’ici là, voici un extrait de La Ville de sable, que je donne dans la série « L’amour en livres ».

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Victor Brauner, "À la découverte de la conscience", 1956

Victor Brauner, « À la découverte de la conscience », 1956

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« Les tâtonnements de deux corps qui s’ajustent l’un à l’autre comme les deux moitiés d’un être divisé qui, depuis longtemps, aspiraient à se rejoindre, se mêlaient à la houle nocturne. Il fallait retrouver la respiration même de la terre, connaître le secret du grand serpent qui soulève les vagues de la mer en déroulant ses anneaux, nager avec le vent, se reposer sur les nuages, se balancer à la manière des arbres. S’oublier soi-même, et faire appel à toutes les puissances mystérieuses qui habitent entre le monde souterrain des métaux et le plan des étoiles. Consentir à n’être plus individu ni volonté, flotter vers les cimes des peupliers, tomber avec les cascades, glisser le long des canaux de la sève dans le tronc d’un jeune arbre, bondir hors du ciel comme une étoile filante. Se tenir nu, sur le rivage de la nuit, à la pointe d’un promontoire qui surplombe l’éternité ou le néant. Attendre, humble et vigilant, la montée des bras qui sortiront des ténèbres pour m’étreindre.

Elle s’est couchée près de moi, silencieuse, sans trouble. Lourde comme la terre, mouvante comme une fumée. J’attendais une parole, un chuchotement, pour renoncer aux songes ; on eût dit que son silence même respectait les plis de ce vêtement de rêves que la nuit avait jeté sur moi. Elle était venue non pour détruire la nuit, mais pour l’accomplir, pour la conduire à sa plus haute cime, pour m’aider à trouver la lumière qui va poindre au-delà des extrêmes ténèbres. Je me taisais, maîtrisant les bonds de mon cœur, et bientôt, conquis par cette quiétude d’ombre, je me calmai, je laissai s’élargir ce sombre bonheur qui montait de l’invisible, cette caresse qui était l’haleine de la terre et l’évidence de l’éternité.

Mes mains cherchèrent des formes dans la nuit. Elles allaient au-devant des signes qui devaient venir. Elles demandaient à l’espace les masses mouvantes d’un corps. J’avais eu, tout à coup, besoin d’une certitude charnelle. Il fallait enfermer dans un seul contour cette immense joie que la nuit – j’en avais eu la terrible angoisse – allait peut-être ramener vers elle, me laissant solitaire et désespéré, comme un naufragé que la dernière vague lance sur le sable. Mes bras se refermèrent autour d’un être invisible qui sentait l’herbe fraîche, la mousse, les fleurs naïves, la terre ouverte par la charrue. Une haleine étrangère se posa sur ma bouche, des cheveux coulaient leurs grappes fruitées le long de mes joues. Ce corps étroit et souple devint tout à coup très lourd, s’immobilisa, pareil à un jeune arbre que saisit l’appréhension de l’orage, ramena mon corps vers la terre et l’y enfonça. Ce fut comme si la nuit s’était aplanie sur moi, douce, pesante et tendre, comme si le ciel s’arquait au-dessus de mon corps, pour s’y enfoncer. J’écoutai encore le clapotement des peupliers dans le jardin, jusqu’au moment où le halètement d’une grande joie me fit trembler ; ce visage frais me brûlait, cette poitrine m’écrasait et m’attirait en même temps vers les espaces immenses. Il me sembla que notre vertige allait féconder des astres et lancer des nébuleuses nouvelles à travers un ciel non nommé.

Nous étions heureux comme si nous avions pris place parmi les constellations. Nos corps unis dérivaient, pareils à des nageurs qui s’enlacent ensemble pour descendre les grands rapides. Le même courant nous portait d’une rive à l’autre, nous roulait dans le même torrent. J’avais dans mes oreilles le bruit des cascades qui tombent des roches très hautes. L’embouchure du fleuve était proche, avec la mer plate et mouvante comme une prairie. Le vent soufflait, bousculant de larges vols d’oiseaux blancs.

L’aube vint. Alana dormait, la tête posée contre mon épaule. Son bras était étendu en travers de ma poitrine, l’étoile appuyée sur mon cœur. Son sommeil avait pris je ne sais quelle grâce enfantine. Quand l’aurore descendrait des arbres apaisés, pénétrerait dans notre chambre, il n’y aurait plus qu’une très jeune fille dont la lente respiration me faisait frissonner. Elle était entrée avec le jusant des astres, la chute des météores, la fuite des étoiles filantes. Les métaux ardents qui tombent du ciel se refroidissent lentement dans la bonne terre ; ainsi se tranquillisait-elle, maintenant, bercée par cette confiance puérile qui ignore les périls de la nuit et les trahisons du jour. Je n’éprouvais aucune surprise à retrouver cette étrangère blottie contre moi ; sans doute avait-elle été là, de toute éternité, sûre et fraîche comme un arbre en fleurs. »

Marcel Brion, La Ville de sable, Albin Michel 1959

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Joan Miro, "Femme, étoiles", 1944

Joan Miro, « Femme, étoiles », 1944

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Cavernes. Par Gilbert Lascault, Adalbert Stifter, Marcel Brion

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J’ai parlé, à propos des expositions de minéralogie visitées ces trois derniers jours, de caverne d’Ali Baba. Voici maintenant trois pépites du trésor littéraire disant la merveille des grottes et cavernes.

Le premier, « Grottes », est un texte de Gilbert Lascault paru en hommage à Jacques Ohayon, « dandy » et « artiste de sa propre vie », créateur de la S.P.A., Société des Promeneurs artistiques, dans un petit recueil éponyme, que j’ai trouvé d’occasion l’autre jour chez l’éditeur-libraire-bouquiniste Sillage. Leur programme de balades singulières dans Paris et sa région commença par une promenade à Ermenonville, où je fus récemment. À cause de son nom (plus sérieusement, de son intérêt pour l’art préhistorique), Gilbert Lascault avait été invité par ses facétieux camarades à parler de « ses aïeux », les hommes de Lascaux.

Il y a une progression dans mon choix des textes, je les présenterai donc sans interruption entre eux. Le deuxième est extrait de cette autre pépite, splendide, trouvée le même jour dans la même librairie : Cristal de roche, d’Adalbert Stifter, « figure majeure des lettres allemandes, admiré de Nietzsche, Hermann Hesse ou Thomas Mann ». Pour n’en pas déflorer la fin, je dirai simplement que ce conte se situe à Noël en haute montagne, où le lecteur, comme les deux enfants du texte, est entraîné sur un chemin d’égarement – dans un état qui me rappelle pour ma part celui où j’aime violemment me trouver dans la construction d’un texte, avant que tout ne vienne à sa place.

Le troisième extrait est issu des extraordinaires premières pages du roman de Marcel Brion La ville de sable, dont le protagoniste est un archéologue parti en Asie centrale à la recherche de grottes ornées. Marcel Brion m’accompagne depuis quasiment toujours avec son livre L’Art fantastique mais je ne connaissais pas son œuvre romanesque. Je suis allée chercher ce roman hier à la bibliothèque Buffon, où je l’avais fait venir de la réserve centrale, le texte étant devenu rare, et j’ai commencé à le lire cette nuit. En sortant de la bibliothèque, ce trésor dans mon sac, je suis passée par les bassins du Jardin des Plantes, où j’ai parlé à une religieuse en abaya, jeune mère au visage pur et doux, d’un gros poisson pour l’instant invisible qu’on y voit parfois. Un peu après, une autre mère a dit à son jeune enfant, en me désignant : « Regarde, la dame a un beau t-shirt Totoro ! » Puis je suis allée écrire à la bibliothèque de recherche du Muséum, d’où, sous l’œil soupçonneux d’un bibliothécaire que j’ai rassuré, j’ai fait une photo de la mosquée à la fenêtre, vue comme d’une caverne aux merveilles.

 

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« Les promeneurs escaladent, descendent, errent à la recherche des grottes. Ils grimpent. Ils regardent les parois perçues où jadis les ancêtres grattèrent, griffèrent, tracèrent les lignes, les contours.

Dans les grottes, les promeneurs cherchent les temps passés et mêlés. Ils trouvent leur origine répétée. Ils se perdent en leurs commencements. Ils rêvent dans leurs grottes, dans leurs antres. Ils y pénètrent et en sortent. Ils s’enfoncent provisoirement. Ils s’engouffrent. Ils s’engagent dans les cavités. Ils se glissent. Ils se faufilent entre des corridors.

Chaque grotte devient leur repaire, le terrier qu’ils visitent, leur tanière, le lieu où ils se réfugient.

Dans les grottes, les promeneurs psalmodient leurs mélopées, scandent leurs hexamètres, rythment les dactyles et les spondées.

Ils marchent et voient les scènes sur les parois. Ils regardent les sagaies et les blessures, les chevaux et les bisons, les humains masqués.

Ils font des escapades. Ils repartent vers les échappées.

Préhistorien, lecteur des parois des grottes, nomade de leurs traces, André Leroi-Gourhan découvre l’art paléolithique. Il attire, dans une grotte, l’attention sur les « étroitures », les passages ovales, les fentes, les alvéoles, parfois les signes, les zones peintes en rouge, les points topographiques particuliers.

Chaque grotte est un livre-labyrinthe. Dans une telle promenade, nous imaginons notre généalogie.

Un promeneur entre, une nuit, dans une grotte, et s’enfonce plus loin vers le centre de la Terre, vers l’inconnu obscur. »

Gilbert Lascault, « Grottes », in S.P.A., Société des Promeneurs artistiques, Éditions Yellow Now, 1997 (semble-t-il, car la date n’est pas clairement indiquée)

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« Sur la moraine, l’amoncellement de pierres et de roches était tel que les enfants n’en avaient jamais rencontré ; les unes plates, les autres rondes ou à bords tranchants, superposées, enchevêtrées, comme roulées là par un immense torrent. Près d’eux plusieurs s’appuyaient l’une contre l’autre, surmontées d’une large dalle formant toit. C’était comme une maison, ouverte en avant, bien protégée au fond et sur les côtés. L’intérieur était sec, la neige n’y avait pas pénétré et il était agréable de sentir le sol sous les pieds.

La nuit venait.

(…)

Tous deux, assis dans l’abri, regardaient le sinistre paysage qui s’assombrissait peu à peu. Aussi loin qu’ils pouvaient distinguer, la neige mettait sa pâleur uniforme. Les aspérités du glacier visibles sous ce manteau blanc se détachaient sur le ciel qui se dégageait peu à peu du voile gris qui l’avait caché toute la journée. Les flocons ne tombaient plus, et une petite étoile se mit à briller. À terre, des cristaux étincelaient tout à coup comme s’ils avaient absorbé la lumière pendant le jour et la renvoyaient pendant la nuit. Dans cette grotte, bien abritée, serrés l’un contre l’autre, les enfants éprouvaient une sorte de bien-être et ne songeaient pas à s’effrayer de l’obscurité qui tomba brusquement, comme toujours en montagne. D’autres étoiles apparaissaient.

(…)

Les nuages de neige avaient disparu derrière les hauteurs et une voûte bleu sombre toute parsemée d’étoiles s’étendait sur leur tête. Une bande laiteuse, vrai poudroiement d’astres scintillants, traversait la rue. Jamais ils ne l’avaient vue si nettement. Ils ne savaient pas que les étoiles vont vers l’est, sinon ils se seraient rendu compte de l’heure d’après leur position. Si claire que fût la nuit, ils ne pouvaient apercevoir leur vallée, leur village et leurs regards sur ces étendues blafardes sur lesquelles les blocs et les rochers dressaient qui une tête monstrueuse, qui une corne, qui un bras menaçant. Pas de lune, elle s’était sans doute couchée avec le soleil ou elle n’était pas encore levée.

(…)

Dans le silence impressionnant, dans cette immobilité totale où le moindre petit tas de neige ne paraissait pas bouger, retentit par trois fois le craquement du glacier, ce torrent monstrueux, figé en apparence mais, en réalité, toujours en mouvement. . Le bruit effroyable donnant l’impression que la terre éclatait se répercuta de proche en proche jusque dans le moindre glaçon. Les enfants, frissonnants, terrifiés, ne bougèrent pas, ne dirent pas un mot, laissant leurs regards errer dans le ciel.

Puis ce fut une vision d’une extraordinaire intensité qui, à son tour, leur tint les yeux ouverts. Sur la voûte sombre, un arc lumineux, d’abord faible, puis de plus en plus étincelant monta dans la poussière d’étoiles et les fit pâlir. Des reflets verdâtres, rutilants, surgirent de tous les coins du firmament, gagnant peu à peu l’étendue, ondulant comme une chose vivante. Des gerbes enflammées se posèrent sur le grand arc incandescent comme les fleurons d’une couronne embrasée. Était-ce l’élément tempête qui, tendu à l’excès pendant la violente chute de neige, se déployait maintenant en une débauche de rayonnements ? Était-ce un autre mystère de l’insondable nature ? Le feu d’artifice éclatait, chatoyant, éblouissant, puis peu à peu diminua d’intensité. Le ciel s’assombrit progressivement, les gerbes de flamme s’éteignirent, l’arc lumineux s’effaça et bientôt, sur la voûte obscure, il n’y eut plus que le scintillement de milliers d’étoiles. »

Adalbert Stifter, Cristal de roche, 1845, trad. Germaine Guillemot-Magitot, éd. Sillage, 2016

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« Dans le demi-jour de la caverne, le Bouddha m’instruit, dans un sourire, de l’impermanence de toutes choses. Notre vie est-elle plus, ou mieux, qu’une simple coulée de sable ? Les siècles ont-ils plus d’importance qu’un seul renversement du sablier ? Depuis que les pieux artistes ont peint son image dans cette grotte, combien de transformations le monde n’a-t-il pas subies ?

Cette sagesse me berce, cette indifférence à tout ce qui est précaire et fugitif calme mon impatience. Je sais qu’il est inutile de vouloir devancer ou fuir notre destin, car il nous attend à cet endroit même où, de tout temps, il a été décidé que nous devons le rencontrer. Ma présence, même, dans cette antique cellule de moine où ont logé, depuis, des pèlerins hindous et chinois, des marchands, des bandits, des vagabonds et des conquérants, cesse de m’étonner. Que le vent apporte du sable ou l’emporte, cela n’est-il pas la même chose, en définitive ? Le Bouddha lève la main, en un geste de prudent avertissement. Il a raison : rien de ce qui est passager n’importe. Je deviens seulement plus économe de mes vivres, je diminue ma ration quotidienne d’eau, en me disant que la tempête peut souffler longtemps encore. Elle peut souffler éternellement…

(…)

Au milieu de la nuit, je suis réveillé par je ne sais quel pressentiment, je me suis levé et me suis avancé jusqu’à l’entrée de la grotte. Le clair de lune balaie toute la vallée de son rayonnement glacé. Le vent souffle encore, mais il a perdu cette énergie agressive et destructrice qu’il avait les jours précédents. Il est moins rapide, aussi, et moins chaud. Il y a dans l’air cette tiédeur humide qui s’exhale d’un cours d’eau. La brume qui recouvre la plaine brille d’un éclat laiteux et gris. Une sorte de brise mouillée monte de l’abîme où les formes se condensent en masses indistinctes. En face de moi, les plateaux rocheux luisent comme du porphyre. La nuit, extraordinairement claire, paraît chargée de possibilités fantastiques et miraculeuses. Je me rappelle un étonnant proverbe musulman : « Les nuits sont enceintes des jours ». Celle-ci se gonfle, en effet, comme si des prodiges nombreux la peuplaient. La lune fait ruisseler son eau féérique sur un monde qui est devenu, pour moi, nouveau et surprenant. Toute cette épaisse laine de sable qui recouvrait les choses a disparu. Le vague, l’indistinct qui les enveloppaient, se dissipent et font place à des formes nouvelles. Un être secoue son linceul lourd, l’écarte, se lève et s’avance. Je ne pense plus que les vagues de sables qui ont été emportées de cette vallée doivent recouvrir maintenant d’autres villes, étouffer d’autres champs. Il y a dans le monde une quantité de vie constante et limitée, et il faut qu’un être meure pour permettre à un autre de ressusciter. Ne suis-je pas, moi-même, un homme nouveau, débarrassé de sa gangue de sable, ou un homme très ancien que le vent a fait sortir de son tombeau profond ? »

Marcel Brion, La ville de sable, Albin Michel, 1959

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Voir aussi mon article (intégré dans ma thèse soutenue l’année dernière) sur la grotte de Bruniquel. Arte diffuse en ce moment un documentaire sur cette grotte.

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La création vue par Marcel Brion, et nouveaux galets peints

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« On peut tenir tout l’univers dans sa main sous la forme d’une pierre scintillante »
Marcel Brion, La ville de sable

brionMarcel Brion écrit dans L’Art fantastique (p.51) :

« Victor Hugo dessinait, dans un élan comparable à l’automatisme des Surréalistes, « à des heures de rêverie presque inconsciente, avec ce qui restait d’encre dans ma plume », confessait-il. Plus romantique dans son œuvre peinte que dans ses poèmes, ses romans ou son théâtre, Hugo dessinait avec ce que ses doigts rencontraient, au hasard du moment : tout matériau, tout médium était bon pour transmettre la vision. Des plumes ébréchées qui font éclabousser l’encre, des bouts de cigare, le doigt qui écrase la pâte noire de l’encre de Chine, favorisent les hasards de la création, secondant l’apparition de l’insolite. (…) le dessin lui était nécessaire parce qu’il allait plus loin que la poésie, parce qu’il exprimait l’indicible devant lequel les mots avouent leur impuissance. Les dessins et les lavis d’Hugo ne sont pas des illustrations de ses poèmes, mais d’autres poèmes, qui ne pouvaient pas être écrits, qui devaient être peints. »

Et (p.102) :

« L’Ange du Bizarre dont parle Edgar Poe, est un des visages les plus significatifs et les plus révélateurs de l’âme et du comportement d’une époque donnée. Les artistes sont des appareils enregistreurs des courants souterrains qui remuent la sensibilité et l’intelligence du monde, d’une extrême sensibilité, et inaptes souvent à raconter avec les mots de tous les jours, leurs perceptions mystérieuses. La peinture est leur langage symbolique, les formes sont les hiéroglyphes de cette écriture dont ils sont les instruments ; leur faculté de voyance et d’émerveillement baigne dans un mystère dont ils laissent fuser les fulgurances (…) Ils révèlent. »

Finalement j’ai décidé de peindre, de façon différente, le verso des premiers galets dont j’avais peint une seule face. Les voici (ils mesurent entre 3,5 et 6,5 cm), sur leur face peinte cette nuit, suivie du rappel de leur première face :

 

galets peints 3-min

galets peints 4-minAlina Reyes

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