








ces jours-ci à Paris, photos Alina Reyes
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Les secrets qui scellent les pouvoirs sont de misérables secrets – c’est parce qu’ils sont misérables qu’ils sont secrets, et c’est parce qu’ils servent à sceller qu’ils sont de si mauvais secrets, aussi infectés que des kleenex partagés par des bandes de pestiférés. Dans leur livre Mimi, sur Mimi Marchand, « papesse des paparazzis, gardienne des rumeurs », qui se fit photographier faisant le V de la victoire derrière le bureau présidentiel au lendemain de l’élection de Macron, les auteurs évoquent ces « rouages obscurs où se terrent les secrets et où se négocient les alliances qui les préservent. Dans le ventre cliquetant de la machine ».
C’est dans ce ventre cliquetant que se trament les récupérations de certain·e·s Gilets jaunes. Et personne n’est dupe. Qu’importe, ce ne sont là qu’épiphénomènes, capables tout au plus de retarder de quelques instants le flux de l’Histoire, qui va et ira toujours son cours, infiniment plus puissant que les petites affaires des petits humains occupés à tenter de détourner, à l’aide d’instruments aussi malins et dérisoires que toutes les Mimi du monde, ce qui les emporte et les emportera, inexorablement.
Les mouvements populaires ont leurs traits au grand air et leurs airs aux paroles publiquement chantées. Un autre rap (après celui-ci) de la « canaille » (« eh bien j’en suis ») a fleuri :
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ce matin à la Pitié-Salpêtrière, en allant à la danse, photos Alina Reyes
































Aujourd’hui à Paris, photos Alina Reyes
Devant la prison de la Santé qui rouvre ses portes, si l’on peut dire, la dernière pissotière à l’ancienne de Paris
Rien ne vous paraît bizarre, dans cette image ?

hier à Paris 14e, photos Alina Reyes
Deux amoureux enlacés devant un grand livre ouvert
Plein de cailloux bleus sur une tombe juive
Ce qui reste : le livre de la vie
Encore une belle tombe juive. Détail :
Tiens, la comtesse de Ségur est là !
Ici c’est Star Wars. Avec ces figurines et autres objets de la saga, la personne morte a de quoi s’amuser
Une tombe musulmane, toute simple avec de la verdure
Une tombe asiatique, ses idéogrammes et son papillon dorés
Quoi de plus romanesque que ces vieilles tombes de pierre couvertes de mousse ?
Le plein et le vide
N’ayant pas rapporté de la montagne tous les livres que j’aimerais relire, dont les Contes d’Hoffmann, j’ai emprunté l’un d’eux à la bibliothèque, le plus fameux peut-être, L’Homme au sable, paru aux éditions Sillage dans la traduction d’Henry Egmont. Voici donc le passage, au milieu du conte, où il explique comment commencer à écrire une histoire – ou non. S’adressant au « lecteur bénévole » :