L’espérance de vie

L’espérance de vie, ce n’est pas le nombre des années, c’est la grâce du présent.

Le sommet de ma vie, c’est la vie à la grange.

Pèlerine d’Amour, Pèlerin d’Amour, voici ma religion : la religion qui relie les hommes de toutes religions, même de celles qui s’ignorent.

Cette nuit j’ai prié avec la Fatiha. À l’instant je viens de prononcer dans mon cœur : Qui pourra me séparer de l’amour de Dieu ? Et aussitôt je suis allée voir la Lecture du jour, ce que je ne fais plus depuis des mois. Elle dit, reprenant les mots de Paul : « Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ?»

Voyage en bibliothèques

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Voyage sera très bientôt « mis en bonne place sur les rayonnages de la Médiathèque de la Communauté de Communes du Pays de Lourdes ». Ah çà,  je suis vraiment contente. J’y ai passé du temps, dans cette médiathèque ! J’y ai emprunté ou consulté des ouvrages sur Bernadette et sur Lourdes, spécialement l’énorme travail de René Laurentin, que j’eus plus tard le bonheur de rencontrer. Et quand j’étais toute seule, là haut dans ma montagne, à près d’une heure de Lourdes, il m’est arrivé aussi de rapporter des livres de la bibliothèque à la grange la nuit l’hiver, dans la luge avec les courses, la tirant et avançant dans la forêt à la lumière de la neige et des étoiles. Alors je suis vraiment heureuse que d’autres puissent lire maintenant ce Voyage, là-haut, là où ils vivent.

La bibliothèque de Fels (Institut Catholique, 21 rue d’Assas à Paris) m’informe aussi que Voyage enrichit son fonds, mais comme il n’apparaît pas dans leur catalogue j’ignore s’il y est disponible. En tout cas il est toujours à Paris, à la bibliothèque Mohammed Arkoun, rue Mouffetard, et à la Réserve centrale des bibliothèques de la Ville de Paris (et donc à disposition de toutes les bibliothèques du réseau, sur demande), ainsi qu’à la bibliothèque centrale de Lyon Part-Dieu. Et peut-être dans d’autres bibliothèques prochainement, je le dirai.

Implacable Bach

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ces trois derniers jours à Paris, photos Alina Reyes

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Il suffit de contempler la partition : Bach doit se jouer comme il s’écrit, implacable, sans jeux de pédale ou de rubato. Avec lui nous ne sommes pas dans le sentiment, nous sommes dans l’être. Dans l’essence, dans l’os, comme dit l’hébreu dans la Bible – « dans l’os du jour », comme je l’ai traduit dans Voyage. La radicalité est ce qui donne la joie très profonde, la béatitude, le salut.

Marie, Kristina, Yael

J’ai deux ou trois fois côtoyé Bertrand Cantat, dans notre jeunesse bordelaise. Solaire et charismatique. J’aimais bien les chansons de Noir Désir. Comme beaucoup, je ne peux plus les écouter. D’outre-tombe, je lui ai envoyé mon livre Forêt profonde quand il était en prison. Je ne sais s’il l’a reçu. Je ne pense pas que quiconque ait envie d’accabler Bertrand Cantat. Il ne s’agit pas de cela. Il s’agit de ne pas oublier les victimes. De respecter leur mémoire. De ne pas ignorer les messages désespérés de Kristina Rady. Fabrice Hadjadj a écrit un jour – sans que nul journal chrétien n’y trouve rien à redire -, à propos de l’épisode évangélique où Jésus sauve une femme de la lapidation, que lui ne la défendrait pas : « Je la lapiderais plutôt, en bon chrétien. Oh, pas avec des cailloux ! Des mots et des regards bien sentis peuvent cribler beaucoup mieux et sans laisser de trace. La fille pourrait se suicider, après ça : on dira qu’on l’avait prévu. » Ils sont nombreux, ceux qui ne veulent pas voir.