Le sens de la recherche. Physique quantique et tutti quanti

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Certains cherchent, d’autres se résignent. Tel est l’homme. Son attitude par rapport à la connaissance. Certains cherchent, d’autres se résignent à ne pas savoir, ou à ne « savoir » que ce que le savoir en dit (or savoir ce qui est su n’est qu’un début de connaissance et peut même conduire à la scléroser), d’autres encore exploitent ce que d’autres en cherchant ont découvert. Très souvent, ceux qui ne cherchent pas maltraitent ceux qui cherchent, bien qu’ils aient absolument besoin d’eux, sans qui l’humanité ne serait plus. Leur indifférence ou leur irrespect envers la connaissance se reporte aussi sur les chercheurs. S’ils l’emportent, si la gratuité de la recherche est empêchée, l’humanité s’effondre.

C’est le devoir de tout homme de chercher, quel que soit le domaine de recherche, si humble soit-il. Toute recherche est humble, puisqu’elle place l’homme en face de ce qui le dépasse. Ceux qui veulent dominer ne savent qu’exploiter les recherches et les découvertes des chercheurs. Pour empêcher qu’ils ne nuisent trop, il faut constamment continuer à chercher, avancer, donc révéler que l’inconnu nous dépasse et nous fait nous dépasser nous-mêmes, révéler aussi la vanité de l’homme qui ne cherche pas, et le danger que cette attitude fait courir à toute l’humanité : qui n’avance pas, pourrit sur place.

Aujourd’hui nous ne pouvons pas nous contenter de savoir que les lois de la physique quantique dépassent notre entendement. Même le profane peut chercher à comprendre ce qu’il en est. C’est après tout un écrivain, Edgar Poe, qui a compris le premier pourquoi la nuit est noire. À propos du « principe d’incertitude » (mais Heisenberg a plutôt parlé d’ « indétermination »), quelque chose m’est apparu qu’il est difficile d’exprimer, surtout sans outils mathématiques. J’essaierai de le dire quand même. Et tout ceci est lié à la thèse de littérature que je prépare. À bientôt peut-être sur ce sujet, donc.

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Une chanson pour Denis. In memoriam

Les stalactites que je casse
Trinquent et tintent à ma santé
Entre mes doigts qui les ramassent
Dedans la neige qui se tait.

C’est la musique de la glace,
Au bout de la journée la nuit.
Et voilà qu’un vieux copain passe,
Ayant éclusé un bon puits.

Toc-toc il frappe à mon palace.
C’est qui je dis, c’est moi dit-il.
J’ouvre c’est lui sur ma terrasse
Me saluant d’un ton civil.

Ça va mon gars ? j’lui fais, sagace.
J’voudrais du feu il me répond.
Je lui en donne, qu’il se fasse
Une cigarette au rebond.

Il reprend sa montée cocasse
Avec le pote qui l’attend
Dans la nuit froide, à la ramasse.
Le vent souffle, la paix s’entend,

Les stalactites ne se lassent
Le long du toit de revenir.
Demain je casserai la glace
Encor, pour fermer et ouvrir.

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Ivry sur Seine et Paris 13e

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23J’ai essayé aussi la slackline, j’adore mais ce n’est pas bon pour ma cheville qui fut cassée !24

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Puis en rentrant à pied à Paris par le 13e…33

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38J’ai photographié les fresques plusieurs fois, mais chaque fois est unique et la lumière et les couleurs changent39

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aujourd’hui, photos Alina Reyes

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Intérieur/extérieur

Il y a quelques années, O m’avait surnommée « poupée(s) russe(s) », parce qu’il y en a toujours encore une autre à l’intérieur. Hier il m’a appelée « couteau suisse » parce que je suis multifonction, écrivaine, peintre, lessiveuse, doctorante… et je me lance dans la création d’un site internet pour un musicien. À la montagne, en forêt, j’avais toujours un petit Opinel sur moi. J’aime beaucoup aussi les Laguiole, je vais peut-être en mettre un dans mon sac, après tout même en ville ça peut servir. Et les couteaux suisses, oui, quelle bonne invention. Tellement bonne que j’en ai offert un deux fois de suite à l’un de mes fils, à une année d’intervalle, oubliant que je l’avais déjà fait. Les couteaux pliants ont leur richesse à l’intérieur, et vont de l’intérieur vers l’extérieur. Je ne suis pas faite pour faire toujours la même chose, répéter sans cesse la même œuvre. Vive le mouvement, à la fois vertical et horizontal. L’homme est fait pour le mouvement, comprenant des temps d’enracinement. Pour l’attachement au pays et pour la migration.

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