Débâcle au sommet

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Les orages ont fait quelques dégâts au Jardin des Plantes, photo Alina Reyes

Les orages ont fait quelques dégâts au Jardin des Plantes, photo Alina Reyes

 

Le préfet de police de Paris a menti sous serment devant l’Assemblée nationale.

Le président de l’Assemblée nationale veut faire interdire un roman.

Le secrétaire général de l’Élysée, « n° 2 de l’Élysée, bras droit du président de la République », fait l’objet de deux plaintes auprès du PNF (parquet national financier) pour « prise illégale d’intérêt », « trafic d’influence » et « corruption passive ».

Le président de la République, loin de son nervi jouant désormais les gros bras auprès d’une autre star de la téléréalité dans un autre royaume pourri, est retranché dans un fort (avec piscine ponctionnée aux contribuables).

Le vieux monde tourne à la farce, signe de son épuisement.

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Macron et en même temps Benalla. Macron vs la République, et toujours le mensonge

Screenshot_2018-07-27 Pour Benalla, C'est exactement le même geste que j’ai fait à Macron quand il a pris un œuf - YouTube

4-8-2018

Ajoutons le coffre-fort subtilisé, le passeport diplomatique et l’immunité qui va avec… Macron et Benalla étant en vacances, il fallait bien punir quelqu’un de tant de forfaitures accumulées. C’est fait : Booba et Kaaris sont en prison. Ils sont artistes, noirs de peau, des remplaçants idéaux pour l’institution judiciaire qui n’ose juger les représentants de la banque et de la violence d’État.

2-8-2018

En fait il apparaît de plus en plus que Benalla se conduisait et continue à se conduire en chef de tout un tas d’actions souterraines illégales. Et que Macron, entre autres, se laissait manipuler par lui. Ce n’est pas si étonnant. Tant de gens, y compris parmi ceux qui paraissent forts, se laissent manipuler crapuleusement.

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Aux dernières nouvelles : En Marche et l’Elysée version milices, ça se confirme. Macron se prend pour un Dalton. Note retrouvée prouvant que Benalla préparait bien une réorganisation de la sécurité. Armes non déclarées retrouvées au siège de LREM ; et après le coffre-fort et les armes subtilisées par Benalla à son domicile, sa clé USB cachée, pour faire chanter l’Élysée ?

Par ailleurs,  contredisant l’Elysée sur le rôle de Benalla, dans leurs procès-verbaux d’audition consultés par « Le Monde », les trois policiers mis en examen dans l’affaire évoquent des liens directs entre le chef de l’Etat et son ex-collaborateur.  

Pour voir ou revoir les auditions des commissions d’enquête de l’Assemblée et du Sénat : Taranis News

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31-7-2018 On apprend ce soir que Benalla a utilisé deux fois son badge pour entrer à l’Assemblée, les 16 et 17 mai, pendant sa période de suspension (du 4 au 19). Son avocat avait affirmé que ses tickets de carte bleue attestaient qu’il était en Bretagne pendant toute cette période. Le monde du mensonge sans fin.

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Manipulation des réseaux sociaux. Il y a eu l’affaire de la vidéo illégalement mise en ligne par des comptes LREM. Et ce matin, une suspicion du côté de Twitter, qui a bloqué cette nuit un grand nombre de comptes qui dénonçaient l’affaire Macron-Benalla.

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LIVE : COMMISSION D’ENQUÊTE PARLEMENTAIRE SUR L’AFFAIRE BENALLA (SÉNAT) : https://youtu.be/ldocX9c8GgE

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La commission d’enquête parlementaire du Sénat continue ce mardi. Pour mémoire : en vidéo, le best-of de la semaine passée 30-7-2018 Sur cette vidéo de Taranis News, on voit Benalla avec la police le 1er mai, au coin du jardin des Plantes et du McDo.

Voici aussi la nouvelle vidéo, publiée par France Info et Médiapart, qui après une première vidéo publiée par Libé l’autre jour, confirme que Benalla et Crase se sont livrés à d’autres violences le 1er mai, avant la Contrescarpe. Notamment contre un couple qui, du fait des violences, quittait la manif par le Jardin des Plantes. Ils ont alors croisé ceux qu’ils ont pris pour des flics et qui, parce que la jeune femme apeurée filmait, se sont mis à les molester, ont plaqué le jeune homme face contre terre, ont effacé le film sur le portable de la jeune femme. Le parquet de Paris a ouvert une enquête sur les chefs d’accusation de violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique, d’usurpation de signes réservés à l’autorité publique, d’immixtion dans l’exercice d’une fonction publique, d’atteinte arbitraire à la liberté individuelle, de dégradation volontaire d’un bien en l’espèce d’une vidéo et d’introduction frauduleuse dans un système de traitement de données personnelles. D’autres ont-ils été victimes du sadisme de Benalla lors de cette manif, ou d’autres manifestations où il s’est trouvé aussi (le 17 avril par exemple) ? Cette nouvelle vidéo montre au passage que Benalla a éhontément menti sur son rôle lors de ce 1er mai au JDD qui lui a complaisamment servi la soupe. Macron protège (et arme jusqu’aux dents, voir ci-dessous après les vidéos) un type qui se fait plaisir en violentant ses concitoyens.

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Le colonel Lionel Lavergne qui dirige le GSPR a comme les autres esquivé les questions, mais les sénateurs font un très bon travail en mettant en évidence patiemment les contradictions dans les déclarations qui lui sont faites. Je viens d’entendre le colonel dire que l’arme que Benalla possédait était d’après les déclarations de ce dernier un Glock 43, une arme différente de celles du GSPR. Or je lis maintenant dans Le Point que Benalla est allé remettre ses armes à la justice, comme il y était obligé : des Glock 17, 26 et 19 – les deux premiers étant utilisés par le GSPR, le dernier par les gendarmes, les trois par le GIGN. Benalla possédait aussi un fusil à pompe. Et, selon le Point, encore une autre arme qu’il n’a pas encore remise, une arme en dotation – alors que le colonel Lavergne vient d’affirmer qu’il n’avait pas d’arme en dotation. Résumons : Benalla était lourdement armé (d’après le colonel, personne d’autre que les gens du service de sécurité n’a d’arme à l’Élysée ; or Benalla, officiellement, n’appartient pas au service de sécurité) ; il avait accès au secret défense ; il avait accès à l’Assemblée ; il avait sa propre voiture de police sophistiquée ; il avait une autorisation pour diriger un service de sécurité privé ; il avait aussi une habilitation à transporter des fonds ; il était surprotégé par l’Élysée, au point que des membres des forces de l’ordre ont témoigné qu’ils n’osaient pas lui désobéir, quoiqu’il n’eût pas à leur donner d’ordres. Voilà de quoi s’acheminer avec Macron vers un joli putsch sur la République.

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Taranis News retransmet la Commission d’Enquête Parlementaire sur l’affaire Alexandre Benalla au Sénat, en direct, REPRISE : https://youtu.be/JvIG-8C7m8k

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29-7-2018 Benalla : « mon père a essayé de m’enlever trois fois ». Un peu comme font les méchants Français avec Macron (« qu’ils viennent me chercher »). Ces deux-là en ont, des malheurs en commun ! on comprend qu’ils aient envie de jouer les bons papas l’un de l’autre – tout en se victimisant éhontément, et même en se donnant des airs de martyrs, quand ils sont coupables.

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Excellent (ne pas oublier que Benalla a été jugé en 2016, après qu’une femme, « probablement membre de sa famille », l’avait accusé en 2015 de « violences volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail (ITT) supérieure à 8 jours – il a finalement été relaxé « sans que les motifs du jugement en explicitent les raisons ») :

  * « Les mille et une tâches d’Alexandre Benalla à l’Élysée », titre Le Point. Autant que les nuits de Shéérazade. Voici tous les médias courant après la brute orientale. Une fascination pour une inquiétante et familière étrangeté qui ne date pas d’hier et qui se perpétue  à l’encontre de personnages aussi bien à la Nabilla qu’au Benalla, donc, en passant par son aboutissement d’épouvante, le tueur terroriste. Qu’importe qu’il mente comme un arracheur de dents – et comme tous les autres politiques autour de lui. On finira peut-être par comprendre quel attrait il a pu exercer sur le petit blanc Macron, le « seul responsable » qu’on finit par oublier – il ne fait pas le poids de sex-appeal pour colons à côté de son jeune protégé grassouillet à la lèvre bien ourlée.

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28-7-2018

Haha. Benalla a eu un badge H pour pour pouvoir entrer à l’Assemblée nationale seulement parce qu’il voulait profiter de la salle de sport, raconte-t-il. Or il se trouve que les salles de sport de l’Élysée où il travaillait sont bien meilleures, celle de Matignon aussi, celle de l’Assemblée étant la pire de toutes, explique cet article. Qu’il ait eu besoin de mentir pour justifier ce badge dit assez que Macron, qu’il protège, le lui a fait avoir pour un tout autre usage, pas du tout démocratique.

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Benalla impliqué dans une autre arrestation violente de manifestants quittant paisiblement la manif nassée et gazée par le Jardin des Plantes, révèle Libé. Par ailleurs, plusieurs photos sur lesquelles un barbu de la même corpulence que Benalla apparaît derrière le couple Macron lors de son long week-end du 12 mai à Brégançon et à Porquerolles, jettent un sérieux doute : il serait bon de vérifier si Benalla était bel et bien avec eux en ces jours où il était censé être mis à pied et parti en Bretagne. La République de Macron est donc une France où n’importe quelle barbouze protégée et privilégiée par le président a le droit de violenter les Français. Quelle que soit la suite donnée à cette affaire, il restera que Macron, aux yeux des Français comme à ceux des étrangers, a définitivement salement sali, défiguré, ridiculisé sa présidence.

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27-7-2018 Sur Twitter

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* Screenshot_2018-07-27 Pour Benalla, C'est exactement le même geste que j’ai fait à Macron quand il a pris un œuf - YouTubeBenalla protégeant Macron après un jet d’œuf au Salon de l’Agriculture   Le fait d’évoquer ce moment hier dans Le Monde n’était-il pas pour Benalla une façon de transmettre un message comme : je te protège encore, je ne parlerai pas, ce que je dirai ne te fera pas de mal ?

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26-7-2018 « Notre commission est entravée par la volonté d’un homme : Emmanuel Macron et par ses relais à l’Assemblée nationale aux ordres de l’Élysée » Ce qui se passe est la continuation de ce qui était en train de se passer, ce dont l’affaire Benalla est le symptôme : une tentative de court-circuiter la République et ses instances démocratiques. « L’État est pris en otage par un clan, dirigé par Emmanuel Macron, (qui) donne des ordres pour essayer d’étouffer la vérité », dit aussi Guillaume Larrivé, qui ajoute : « Depuis plus d’un an, s’est installé progressivement un système, que j’appelle l’État-Macron, qui veut museler les libertés des Français et museler les institutions. Et ce qui se joue aujourd’hui à l’Assemblée est vraiment très grave. La tentative de verrouillage de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale est un scandale. »

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25-7-2018 J’ai deux questions à poser.
Premièrement : comment se fait-il que depuis quelques jours, chaque fois que j’actualise cette note, instantanément Google Analytics m’annonce que quelqu’un situé à Antony est en train de la lire, juste actualisée donc ?
Deuxièmement : comment se fait-il que Macron, qui se complaît à s’appeler « chef », soit pour commencer si peu maître de ses pulsions politico-sexuelles morbides qui lui ont fait former l’affaire Benalla ? * Dégoûtée par la réaction faux-cul et plaintive de Macron (« trahi », « qu’ils viennent me chercher »), je ne voulais même plus parler de cette affaire qui s’avère chaque jour plus grave, pourrie de mensonges et d’atteintes à la démocratie et à la République. Benalla après avoir « trahi » donc, a été prétendument mis à pied quinze jours… tout en continuant à percevoir son salaire complet, dont l’Élysée refuse de dire le montant. Je ne vais pas reprendre toutes les nouvelles de cette affaire digne d’un régime fasciste, tant dans les faits que dans l’esprit. Ce qui m’a décidée à reprendre cette note, c’est la lecture d’un article de L’Obs racontant les autres violences policières de ce jour-là : le comportement de voyous de la police s’avère ahurissant. Cela ne fait qu’empirer depuis ces dernières années, il faut savoir que n’importe qui (pas seulement les « casseurs », qui servent à justifier la violence en retour de la police) passant près d’une manifestation ou manifestant pacifiquement peut être l’objet de brutalités démesurées de la police. Quand les citoyens ont des raisons d’avoir peur de la police, ça va mal. Quand ils ont des raisons d’avoir peur d’une police parallèle, sans foi ni loi, irresponsable, protégée par le chef de l’État, comme l’illustre Benalla et ses sbires, le pire est là. LREM criminelle de freiner les auditions des responsables et du premier d’entre eux, comme il le dit avec grandiloquence, comme si c’était la gloire du « chef », comme il s’appelle lui-même  : Macron.

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24-7-2018

Ce soir je vois que BHL et Macron, chacun à leur façon guignolesque, sortent les violons. Pitoyable. Nous assistons en direct à la manifestation de bassesse de privilégiés, les uns prêts à tout accepter du pouvoir pourvu qu’ils restent privilégiés, les autres prêts à tricher encore et se déshonorer jusqu’au tréfonds pour garder le pouvoir. Observons, c’est une bonne façon de mieux comprendre l’Histoire. * « Dans le bus des Bleus, par exemple, c’est sorti dans la presse, il était très agité ». Très agité ? Drogué ? Benalla imposé par passe-droit de l’Élysée : « Il était plus une nuisance qu’autre chose », dit Rocco Contento, secrétaire départemental Paris du syndicat de police Unité SGP Police FO.  Interview. Par ailleurs Benalla avait fait entrer plusieurs barbouzes à l’Elysée, qui gênaient aussi le travail des professionnels (et comment faire confiance à ces gens ?)

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Pour mémoire ce matin : ce n’est pas un, mais deux appartements qui avaient été octroyés à Benalla quai Branly (avec 180 000 euros payés par les contribuables pour les relier en un vaste duplex de 200 m2) ; et le port d’armes qui lui a été délivré par le préfet sur demande de l’Élysée après plusieurs refus des ministères, l’a été de manière illégale – et des témoignages révèlent qu’au moins plusieurs mois avant d’obtenir par passe-droit ce permis, il portait déjà une arme. Chaque jour apporte son lot de révélations sur les privilèges invraisemblables accordés à ce personnage par le président de la République. Certains internautes suggèrent (comme me semble-t-il un dessin de Plantu) que la raison de cette folie est qu’il avait les moyens de faire chanter Macron ; d’autres, plus souvent, voient en lui un amant couvert de cadeaux par Macron. Il n’est pas impossible d’envisager les deux raisons « en même temps ». L’une ou l’autre, ou les deux à la fois, constituent une atteinte gravissime à la République. * Les deux personnes agressées par Benalla à la Contrescarpe étaient en fait un couple de presque trentenaires présents sur la place, et qui, dégoûtés de voir la police charger des gens pacifiques, ont lancé deux objets (une carafe et peut-être un verre pris sur une table du café) en direction des CRS. Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est ce que chacun sait s’il a participé à des manifestations, ou s’il y a assisté : la police a très souvent ce genre de comportement qui consiste à  charger un rassemblement pacifique. Comme si elle cherchait à provoquer les violences. Inévitablement, certaines personnes répliquent à l’agression, et c’est l’escalade. Les violences policières blessent gravement et tuent. Exciter la violence dans les manifestations est une façon d’affaiblir ou de réduire à néant la contestation. Une tactique politique indigne, qui s’est si bien installée dans notre pays que l’agression du couple à la Contrescarpe, bien que filmée et diffusée sur les réseaux sociaux, n’a provoqué nulle réaction des médias le 1er mai. Car oui, c’est vrai, on y est habitué, la police fait parfois bien pire. Et la police, en étant ainsi instrumentalisée, participe à réduire la démocratie. Qu’un Benalla qui n’en fait même pas partie puisse impunément se comporter comme elle et même prétende la gouverner, voilà ce qui nous menait tout droit à la fascisation du régime, avec un président et son brutal protégé s’octroyant des pouvoirs démesurés. Il était vraiment temps que les contre-pouvoirs réagissent, il est vraiment temps qu’ils aillent jusqu’au bout de leur action.

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23-7-2018 colonne macronAprès l’audition du ministre de l’Intérieur et du préfet de Paris, qui tous deux renvoient les responsabilités vers l’Élysée, les députés d’opposition demandent l’audition d’Emmanuel Macron. On avance. Puisque c’est bien du fait de l’Élysée, et plus précisément par Macron, qu’ont été non seulement autorisés mais ordonnés, au mépris des règles et des institutions, tous les dysfonctionnements qui ont donné à Benalla toutes ses prérogatives indues, y compris apprend-on maintenant, une habilitation « secret défense ». * On se moque de Gérard Collomb parce qu’il affirme que jusqu’ici il ne connaissait pas l’omniprésent Benalla. Mais le pauvre homme, qui vient d’une ville très pieuse, veut peut-être juste dire par là qu’il ne le connaît pas bibliquement, lui.   C’est drôle comme en France on ne cesse de se vanter d’être des gens libérés sexuellement, alors qu’on est tétanisé, comme dirait Libé, face à la dimension sexuelle de cette affaire : aucun média, aucun responsable n’ose poser ouvertement la question de la nature de la relation avec Macron qui a valu à Benalla tant de protection et de cadeaux. Des allusions dans les images, c’est tout ce qu’on ose.  En parler, c’est tabou. Tant que la vérité ne sera pas cherchée tout entière, personne ne sera satisfait. Outre la pensée politique pourrie de Macron, il y a une raison, une source à cette affaire. Il faut aller au bout. * Cette grosse colonne veinée en Une de Libération aujourd’hui évoque si subtilement une bite en érection, n’est-il pas ? Mais après le coït, l’hypocrite est plus que triste. * On n’entend pas les lécheurs qui parlaient d’un « roman français » à propos des amours de Macron, faisant allusion au goût de jeunes hommes pour des femmes plus âgées dans L’Éducation sentimentale de Flaubert ou dans Le Rouge et le Noir de Stendhal, rectifier leurs références. Pourquoi pas Éden Éden Éden de Guyotat, par exemple ? La conseillère « littéraire » de Macron, l’écrivante Leïla Slimani, formée à prix d’or dans les ateliers d’écriture de Gallimard, devenu industriel en casseroles, si elle avait un peu lu pourrait conseiller ce texte pour sa valeur politique, ou encore ceux d’Hervé Guibert pour leur valeur sociale – enfin, les références moins usées et moins fausses que celles du dix-neuvième siècle, quoique malheureusement toujours valables pour tout un monde bourgeois, ne manquent pas pour éclairer l’affaire Macron. Macron est cramé, la seule bonne nouvelle dans cette situation déplorable est que les contre-pouvoirs fonctionnent encore dans notre pays. Jusqu’à quel point ? C’est ce que nous verrons.

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22-7-2018

On apprend que Benalla pilotait un projet de services secrets pour l’Élysée. Macron lui avait donné les moyens d’écouter toutes les communications du GSPR, et il était question de lui donner, pour ces services spéciaux, la salle qui avant que Macron ne la ferme, ne voulant plus de journalistes au palais, avait été la salle de presse de l’Elysée. Difficile de faire symbole plus éclatant de la confiscation de l’information, du pouvoir, de la démocratie. * L’examen de la révision constitutionnelle suspendu jusqu’à nouvel ordre. Cette affaire devrait faire réfléchir d’autant plus avant de donner ses chances à une constitution qui renforcerait les pouvoirs du président de la République. Népotisme, abus en tous genres, la porte ouverte à un régime dictatorial où des barbouzes pourraient se voir propulsés aux plus hautes fonctions, court-circuitant les institutions. C’est exactement ce que Macron était en train de faire. Les aventuriers de son genre sont dangereux en politique. Il est salutaire que la presse se réveille, étonnant qu’elle ait accepté si longtemps tant de signaux de communication alarmants, tels Jupiter ou Versailles (y compris, Macron le dit, le Versailles de Thiers), symboles d’arriviste et de parvenu grisé par le pouvoir au point de perdre tout discernement et de se croire tout permis, comme si notre pays n’était pas une démocratie de longue date. * Actualisations du 21-7-2018 Je reposte ce tweet, sans commentaire :


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Nouvelle révélation qui a provoqué une suspension de séance à l’Assemblée : Benalla avait un badge d’accès du plus haut niveau à l’Assemblée nationale, où normalement il n’a rien à faire. Le droit et la démocratie sont constamment bafoués dans cette affaire de fous.

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Emmanuel Macron et Alexandre Benalla au salon de l'agriculture le 24 mars 2018. — WITT/SIPA Emmanuel Macron et Alexandre Benalla au salon de l’agriculture le 24 mars 2018. — WITT/SIPA

Ce que les médias ne disent pas en paroles, ils le disent en images. Alors qu’on ne pouvait quasiment pas voir une image d’Emmanuel Macron sans Brigitte Macron, maintenant, avec Emmanuel Macron, c’est Alexandre Benalla qu’on voit, partout, tout le temps, (jusqu’à ces tout derniers jours, lors du 14 juillet mais aussi lors d’une sortie à Giverny, quoique l’Élysée ait menti en prétendant que Benalla ne sortait plus du palais). En fait il était là mais on ne le voyait pas parce que Brigitte Macron faisait écran. Maintenant les médias montrent que l’affaire Benalla est en fait l’affaire Macron. Que le responsable direct et très impliqué est Macron. Puis, par certaines images de regards humides ou comme celle-ci, sur 20 minutes ce matin, où apparaît la deuxième alliance de Macron, son alliance de la main droite (son fameux « en même temps »), que le problème prend sa source dans la relation étroite, trop étroite, entre les deux hommes. Trop étroite au sens où elle confère au garde du corps des privilèges complètement exorbitants et antidémocratiques. Que François Mitterrand ait logé Anne et Mazarine Pingeot aux frais du contribuable là où Macron a maintenant logé Benalla suggère un parallèle en forme de vieux secret des familles bien moisi. Mais Mme Pingeot, autant qu’on sache, ne disposait pas en plus d’un salaire de 10 000 euros par mois, d’une voiture de police suréquipée, d’armes, d’avancements inouïs dans la hiérarchie, etc., et ne se permettait pas de tabasser les journalistes ou les jeunes dans la rue. Macron devrait partir.
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J’actualise cette note chaque fois que je trouve un témoignage qui vaut d’être connu.

Le jeune homme à terre reçoit des coups de pied dans le ventre, se fait écraser la main
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« il lui met un coup de poing dans la nuque »
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Comme si c’était d’hier, je me souviens du soir du 1er mai où S., rentrant de répétition, m’a montré, écœuré et en colère, la vidéo qu’il venait de découvrir sur fb du tabassage place de la Contrescarpe. Lui-même, pacifique, depuis le lycée a été plus d’une fois violenté sans mesure par des flics pour être intervenu alors qu’ils violentaient une jeune femme. Cela lui est arrivé avant-hier encore. Cela m’a beaucoup peinée.

Il faut juste ARRÊTER ça. Il est grave que la police tabasse les jeunes, les gens. Il est gravissime que des gens qui ne sont pas de la police, comme Benalla, le privilégié façon république bananière, puissent violenter impunément les citoyens, journalistes, manifestants ou autres. Macron affiche sa loi du fric, par laquelle on se permet tout, on violente la démocratie. Cette affaire est malheureusement aussi significative que celle du vieux prêtre qui gifla un bébé qu’il devait baptiser.

La République me rappelle l’église catholique, ses abus, ses violences sur les gens, sur les jeunes en particulier, et son incapacité à les admettre, à voir leur gravité et à en sortir. Mais à force d’abus, que reste-t-il de l’église catholique ? Peut-être Macron et Benalla abusent-ils parce qu’ils ont été eux aussi abusés, d’une façon ou d’une autre. Quoi qu’il en soit, ce n’est évidemment pas une raison. Il faut arrêter le cercle vicieux, mortel. Le Monde et les médias qui couvrent l’affaire font œuvre salutaire pour la République et pour la démocratie.

 

Emmanuel Macron le jour de sa profession de foi (il a été élève dans une institution jésuite)

 Emmanuel Macron le jour de sa profession de foi (il a été élève dans une institution jésuite)