« Il y allait, pour nous aussi, de la nécessité d’en finir avec l’idéalisme proprement dit, la création du mot « surréalisme » seule nous en serait garante, et, pour reprendre l’exemple d’Engels, de la nécessité de ne pas nous en tenir au développement enfantin : « La rose est une rose. La rose n’est pas une rose. Et pourtant la rose est une rose », mais,

qu’on me passe cette parenthèse, d’entraîner « la rose » dans un mouvement profitable de contradictions moins bénignes où elle soit successivement celle qui vient du jardin,

celle qui tient une place singulière dans un rêve, celle impossible à distraire du « bouquet optique », celle qui peut changer totalement de propriétés en passant dans l’écriture automatique, celle qui n’a plus que ce que le peintre a bien voulu qu’elle garde de la rose dans un tableau surréaliste, et enfin celle, toute différente d’elle-même, qui retourne au jardin. »
André Breton, Second manifeste du surréalisme
et photos Alina Reyes, à la roseraie du jardin des Plantes où les roses commencent à reparaître
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« L’œil perçoit mais l’esprit peut comparer, analyser, saisir des relations de cause à effet, des symétries etc. (…)
« Le « livre de la nature » est donc « lisible seulement pour un œil abstrait », selon Cudworth, tout comme un homme qui lit un livre (…)
« est capable d’apprendre quelque chose à partir de « traces noires sur une page. »
ce matin et cet après-midi, au square René Le Gall et à la bibliothèque des chercheurs du Museum, photos Alina Reyes
Au bout d’un moment, j’ai trouvé qu’il faisait trop chaud à la bibliothèque, et j’avais trop envie d’être dehors. Je suis partie lire assise sur une pierre au jardin alpin
Beaucoup d’enfants allaient et venaient, derrière moi toute une classe de petits de toutes les couleurs qui chantaient, en même temps qu’une micro-cascade et des oiseaux, dont un minuscule troglodyte mignon dans les feuillages au-dessus de ma tête… le paradis. Plusieurs m’ont adressé des paroles et des gestes de la main, j’ai répondu, ri et souri de bon cœur. Puis je suis allée m’asseoir dans une autre partie du jardin des Plantes, en face du penseur, qu’une enfant regardait en songeant
Son œuf de pierre, d’habitude gris, a été doré ! Pour Pâques ?
Sur le chemin du retour, les ouvriers qui, lorsque j’étais passée à l’aller, travaillaient dans un trou sur le trottoir, l’avaient recouvert de goudron… et de traces d’un bel effet
aujourd’hui à Paris 5e, photos Alina Reyes
à vélo puis en RER, nous voici à la station Nanterre, bien taguée, puis c’est l’arrivée au château
le musée archéologique est à l’intérieur


la fameuse et très émouvante toute petite 
une vulve gravée dans la pierre, toujours au paléolithique

dans la partie gallo-romaine, j’ai admiré cette peinture délicate (et aimé les reflets des fenêtres d’en face qui l’encadraient)



et puis on rejoint la forêt
aujourd’hui à Saint-Germain-en-Laye, photos Alina Reyes



aujourd’hui au Jardin des Plantes, photos Alina Reyes



























































aujourd’hui à Paris, photos Alina Reyes
ces jours-ci au Jardin des Plantes, photos Alina Reyes
place de la Sorbonne, Auguste Comte lunetté à l’épaule
« Le chant des muses éveille l’âme humaine », en face de la grande belle salle Jacqueline de Romilly de la bibliothèque, visiblement pas assez grande cependant pour contenir tous les étudiants qui veulent y travailler… il n’y avait plus une place ! Alors je me suis un peu promenée dans les couloirs, avant de rejoindre un séminaire en amphi autour d’un nouvel ouvrage qui paraît du plus haut intérêt : 






cela c’était hier, jour de pluie, et aujourd’hui, jour ensoleillé, je suis retournée à la Sorbonne pour une journée d’étude sur 






photos Alina Reyes