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Faisant de nouveau la queue à l’aéroport d’Édimbourg pour obtenir un nouveau vol, et songeant à mon retour à Paris, m’est venue l’idée, comme je n’avais rien à faire, d’écrire quelques mots sur « Que faire d’un.e imbécile ? » Chacun.e de nous est l’imbécile de quelqu’un.e d’autre, dira-t-on. Certes, et nous avons nos moments d’imbécilité plus souvent que nous ne le voudrions. Mais je veux parler là du cas plus lourd de l’imbécile chronique, incurable. L’imbécile en qui l’imbécilité se conjugue avec la sottise fut comme les autres, enfant, génial.e et intelligent.e, mais dramatiquement toutes sortes de pollutions ont fait mourir et pourrir sur pied le blé en herbe qu’il ou elle était. Que faire d’un.e tel.le imbécile ?
Toute personne sensée et responsable risque de tenter de l’empêcher de propager son imbécilité, d’en polluer les autres, notamment les jeunes pousses, et de les condamner ainsi au même triste sort que le sien. Or la mort est jalouse de ses prérogatives et n’entend pas qu’on essaie de lui retirer les proies qu’elle tient ou convoite. Et l’imbécile, son instrument, se retournant contre la personne sensée, commence à la harceler, puis la diffame publiquement, et enfin, quand la personne sensée finalement s’est éloignée, quand l’imbécile comprend qu’elle ne peut plus désormais attirer son attention (qui secrètement la flatte), l’imbécile s’en va à la police porter plainte contre qui elle a abusé de son pouvoir (comme la mort, les imbéciles se débrouillent toujours pour exercer quelque pouvoir en ce bas monde). Bref, Einstein avait raison.
Que faire d’un.e imbécile ? Rien. Pas même du fumier pour le jardin (de l’aliment pour un roman).
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aujourd’hui à Édimbourg, photos Alina Reyes
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Avant-hier soir déjà, à la sortie du pub, il y avait une fine couche de neige, balayée par un vent fort et glacial. Revigorant !
Hier matin, de la fenêtre de l’appartement, on pouvait admirer les chutes tourbillonnantes de neige
Arrivée à l’aéroport hier après-midi, j’ai appris que, après l’annulation de mon premier vol sur Air France, mon second vol sur Flybe pour Paris via Birmingham était annulé aussi. J’ai fait deux heures et demie de queue pour pouvoir avoir un autre billet pour aujourd’hui. Tous les vols pour la France étaient annulés, mais aucune information sur le site de l’aéroport de Roissy. British Airways vient de m’informer que le vol d’aujourd’hui pourrait être annulé aussi. Le soir, du bus qui me ramenait à Édimbourg, j’ai photographié la route derrière la vitre embuée. Heureuse comme tout d’être sortie de l’aéroport dans des tourbillons de neige.
Retour au bercail local sous une lune presque pleine, alors qu’elle était en fin croissant lors de mon arrivée
Le Royal Mile, grande artère, au réveil ce matin
Personne n’est encore descendu de l’immeuble
Mais la veille au soir quelqu’un a tracé sur la terrasse des spirales
Même les oiseaux ont froid. Mais plutôt que de se laisser saisir pour être mis à l’abri, il s’envole, donc ça va encore.
Le Royal Mile, plutôt désert




Il faut filmer ça, la neige est rare ici, la télé est là
à Édimbourg, photos Alina Reyes





à Édimbourg, photos Alina Reyes







hier à Édimbourg, photos Alina Reyes
Le château, la nuit. 
La mosquée, la nuit.
La ville, la nuit. Avec en haut à droite de l’image une boucle de lumière : l’unique piste de ski, sur les Pentlands.
Licornes enfantines à la Central Library, sur South Street, où je vais travailler l’après-midi.
Lion souriant à Saint Andrew Square.
Victoria Street. La ville change sans cesse de niveaux.
Black Friars Street.
Lors d’une soirée de conteuses d’histoires traditionnelles dans un café, j’ai dessiné dans mon carnet ; et aussi, aux endroits où je travaille, dans mon cahier, toujours avec mon stylo quatre couleurs.
Les cerfs, les licornes et autres animaux sont partout représentés.
Au National Portrait Gallery, l’histoire de l’Écosse sur les murs et le ciel constellé au plafond. L’entrée est gratuite mais un portier de grand style vous ouvre la porte et la referme derrière vous comme si vous étiez reines et rois.
Après une bonne heure de marche dans la nature, sous les arbres, dans le chant des oiseaux (mais c’est toujours Édimbourg), voici Leith, qui fait aussi partie de la ville, avec son port.
C’est jour de matchs de rugby, au pub l’ambiance est plus que chaleureuse et tant d’hommes sont en kilt, quel bonheur.
Toujours à Leith, passage par une brasserie, la Campervan Brewery, installée dans un endroit improbable où l’on rencontre des gens merveilleux au sens littéraire du terme. Sa devise est inspirée d’un vers de Tolkien disant que tous ceux qui errent ne sont pas perdus.
à Édimbourg, photos Alina Reyes
J’ai pris quelques photos avant que la nuit ne tombe, dans cet entre-deux où se rencontrent la lumière naturelle et la lumière électrique.





Ces graphismes m’inspirent.







Pendant tout le vol j’ai pu contempler ce croissant de lune à ma fenêtre
Avec un bougé de l’appareil, il s’est démultiplié
Et puis à la fin, il est devenu doré
Dès huit heures par ce matin radieux je suis partie, réaliser un rêve fait en décembre dernier : m’installer pour de longues heures dans ce café pour travailler, sous le regard de sir Walter Scott
et d’un affreux banquier me présentant une valise de billets pour m’inciter à en gagner
J’ai déjeuné sur un banc au parc, face à l’
dans l’avion depuis Paris et à Edimbourg, photos Alina Reyes























et en rentrant, un reflet dans une vitre de la fac
« J’en arrive à la question de l’expression, à la poétique même, aux formes et aux forces de ce que j’aimerais appeler la « grande prose ».

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Peu de street art, mais de temps en temps des choses originales.
De belles alliances d’architectures modernes et anciennes.
Des rues médiévales.
Le château vu à travers la meurtrière d’un mur de la rue The Vennel.
La lune est là.
Flambeaux à la porte du château.
La lune est là aussi.
Musique un peu partout, la ville fête le passage à la nouvelle année.
Un premier feu d’artifice est tiré.
Au-dessus de la gare, un long escalier avec des marches de marbres tous différents.