Rando

Après avoir dormi des dizaines d’heures ces trois derniers jours, et quasiment à jeun depuis plus de vingt-quatre heures (je suis un peu fatiguée), j’ai réussi à me lever et à faire quelque chose : un dessin dans mon cahier, au-dessous du manuscrit des haikus que j’ai écrits à Édimbourg. Le voici :

 

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visage du jour

visage-mindessiné à l’instant dans mon cahier d’écriture, entre des papiers collés et des textes, en écoutant les Variations Goldberg jouées par Alexandre Tharaud

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Cahier

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dessins et collages réalisés dans le cahier où s’écrit l’un de mes prochains livres en écoutant des conférences :

en cours d’écoute Gaëtan Picon (1915-1976) : Esthétique et Culture

et hier soir et cette nuit

sur le storytelling Christian Salmon « politique de la littérature »

François Hartog – « Temps de l’histoire, temps de la littérature »

« Arts, littérature et sciences sociales » – Théories et approches formelles en littérature

Tiphaine Samoyault, « Autour de Pascal Quignard », qui répète une pensée toute faite et fausse, selon laquelle la chute de cheval, comme celle de Paul, serait à l’origine d’une conversion ou d’une renaissance, et à qui j’ai laissé ce commentaire :

Ce qui est très intéressant aussi, c’est que la réalité de la chute de Paul est contraire à l’interprétation qui en est faite par certain story-telling trompeur. Pas question de cheval dans le récit que Paul fait de sa chute, et sa conversion ou sa renaissance n’est pas la conséquence de sa chute. C’est sa conversion-illumination qui est la cause de sa chute. Une bonne chute, et non une chute au sens de péché. Interpellé par la Vérité, il tombe. Il tombe parce qu’il a vu et entendu (alors que d’autres à côté de lui ne voient ni n’entendent rien). La vision de la vérité est première, précède le et la « tombe » dont il se relève. Je dirais : il tombe la chemise. Ce que peu savent faire, en fait.

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Saleté de storytelling, qui infecte la politique, la littérature, la pensée, l’histoire, la science, avec ses productions faussaires comme le roman de Haenel sur Karski ou hier soir sur Arte la diffusion d’un docu-fiction raciste visant à faire croire que l’homme de Néandertal, qui vivait en Europe quand l’homme moderne est arrivé d’Afrique, était en fait supérieur à ce dernier. Notamment en faussant les résultats de la science pour lui attribuer Lascaux et le présenter comme l’enfant de l’homme moderne africain, donc un progrès par rapport à lui. Une entreprise sournoise, aussi basse que le « newspeak » d’Orwell, que je traduis par « newdire » car il ne s’agit pas seulement de changer le vocabulaire (novlangue) mais de faire mentir un discours, en l’occurrence scientifique. Mensonge et racisme sournois, comme avec Goebbels le mal fait dans les esprits, en ces temps où le néofascisme reprend du poil de la bête, a beau se dédouaner en se justifiant faussement par la fiction, il est fait et refait.

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Trois collages

Dans le grand cahier où j’écris mon nouveau livre, je dessine aussi (par exemple un ange), et ce soir je me suis mise aux collages

collage 1-min

collage 2-min

collage 3-mincompositions Alina Reyes

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Puzzle

puzzle-minPuisque décidément, tout en écoutant toujours des cours, conférences etc., je continue à dessiner dans les pages de mon cahier d’écriture, je crée un nouveau mot clé pour les regrouper. Après un Ange et une Mère Noël, celui-ci, qui paraît-il évoque un lézard qui rit, et que je prenais pour un puzzle (à quatre yeux, ça fait trois z), est le troisième.

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