Odyssée, Chant II, v. 25-40 (ma traduction)

Homère, Odyssée, Chant 2 (texte grec)-min

"Spring coming from Automn", acrylique sur papier 31x41 cm

« Spring coming from Automn », acrylique sur papier 31×41 cm


L’insensée gestion du Covid met le pays à genoux, pas seulement économiquement ; encore une fois en employant notamment la police, chargée de verbaliser, et en poussant les gens à la dépression, on tâche d’obtenir ainsi « un pays qui se tient sage », comme dirait David Dufresne. Sale temps. Nous sommes les otages de politiques absurdes, de l’incompétence, de l’impréparation jointes à une volonté de détruire, dès avant la pandémie, la société que les Français ont élaborée à travers des siècles d’histoire et de combats. Sans aspirer ni au grand soir ni aux réformes qui ne changent rien, nous devrions pourtant être un peuple assez intelligent pour nous réinventer sans pour autant nous perdre. Vivons, restons vigilants, agissons et voyons.

Nous en sommes donc dans notre traduction au début du deuxième chant, dans lequel le jeune Télémaque passe à l’acte (cf deux notes précédentes). Aujourd’hui, c’est le vieillard Égyptos, dont l’un des fils a été mangé par le Cyclope (la vie n’était pas toujours facile en ce temps-là non plus), qui prend d’abord la parole, dans l’agora où le jeune homme a fait convoquer l’assemblée :
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« Écoutez maintenant, gens d’Ithaque, ce que je vais dire.
Jamais n’a eu lieu notre agora, ni une séance,
Depuis que le divin Ulysse est parti sur ses nefs creuses.
Qui nous a conduits là aujourd’hui ? Quelle nécessité
Pèse tant, soit sur les jeunes hommes, soit sur les anciens ?
Quelqu’un a-t-il entendu parler d’un retour de l’armée ?
Veut-il dire clairement qui l’a appris le premier ?
Ou déclarer autre chose qui concerne le peuple ?
Je l’estime alors honnête et utile. Que Zeus soit
Favorable aux fins auxquelles aspire son esprit. »

Ainsi parle-t-il, et sa parole réjouit
Le cher fils d’Ulysse qui, tout à son désir
De s’exprimer, ne reste pas assis. Il se lève
Dans l’agora, prend en main le sceptre tendu par le sage
Héraut Pisenor, et s’adressant d’abord au vieillard, dit :

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le texte grec est ici
ma traduction de tout le premier chant est
à suivre !

Odyssée, Chant I, v.365-366 (ma traduction)

Homère, Odyssée, Chant 1 (texte grec)

aujourd'hui à Paris 5e, photo Alina Reyes

aujourd’hui à Paris 5e, photo Alina Reyes

La grande hantise de Verlaine pendant la Commune, c’était qu’ils s’attaquent au Panthéon et que le bâtiment s’écroule sur celui où il habitait avec sa femme de seize ans – qu’il allait remplacer par Rimbaud, dix-sept ans. Ironie de l’Histoire, voilà que cent cinquante ans après des idéologues veulent l’y enterrer. Dans mon article évoqué hier (qui a été plagié sans style ni force ni audace, bref, sans rien – mais j’y suis habituée), j’ai omis de mentionner, en plus des violences de Verlaine sur sa très jeune femme, la fois où il a lancé son bébé contre le mur. Apparemment tout le monde, des deux côtés, pour et contre l’entrée au Panthéon, se fiche qu’il ait failli tuer sa femme et son enfant, avant de tirer sur Rimbaud. Les gens de ce milieu sont décidément ignobles. Les mêmes, et leurs copains, qui m’ont blacklistée partout depuis la publication de mon roman Forêt profonde, parce qu’il a froissé un parrain du milieu, et qui tantôt s’écrient qu’  « on-ne-peut-plus-rien-dire » tantôt dénoncent les atteintes à la liberté d’expression, les atteintes aux droits des femmes, la surveillance des citoyens par des pouvoirs abusifs… et se font les collaborateurs zélés d’autant d’abus. Allant jusqu’à débaucher des proches de leur cible pour accomplir leur sale besogne. Une certaine société française, celle qui s’est accaparé la parole, est dans un état de décomposition tellement avancé qu’il reste heureusement la consolation de savoir qu’elle sera prochainement finie.

Aujourd’hui, deux vers seulement de l’Odyssée. Assez forts pour tenir la note entière. Le lit de Pénélope, c’est aussi celui d’Ulysse, et il sera d’une importance décisive à la fin de l’histoire. Sans la déflorer, on peut dire que personne d’autre n’y aura couché, malgré dix ans d’errance et de harcèlement. Pénélope tisse comme Shéérazade raconte, pour vaincre la mort ou la privation de liberté dont elles sont menacées.
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Les prétendants s’assemblent à grand bruit dans les salles sombres.
Tous désirent se coucher dans le lit de Pénélope.

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le texte grec est ici
à suivre !

Odyssée, Chant I, v.230-251 (ma traduction)

Homère, Odyssée, Chant 1 (texte grec)-min

Maranta leuconora fascinator, la plante qui s'élève la nuit et s'étend le jour

Maranta leuconora fascinator, la plante qui s’élève la nuit et s’étend le jour


Mes journées sont si pleines, j’ai fini de traduire ce passage cette nuit. Je pourrais expédier la traduction plus rapidement en y apportant moins d’attention et moins de respect, mais dans ce cas pourquoi traduire, apporter une nouvelle traduction ? Il y faudra le temps qu’il y faudra, peu importe. Et quand j’arriverai au bout, si Dieu me prête vie jusque là, sûrement je l’arrangerai encore ; et j’en ferai un commentaire sans doute un peu long, car il y a tant à dire encore sur cette œuvre incroyable. Et si salutaire, en ces temps où les animaux du cirque médiatique tournent dangereusement fous, dévorant, ruinant, brisant la « maison » de la raison.
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Ainsi répond à haute voix le sage Télémaque :

« Étranger, puisque tu m’interroges et veux savoir,
Apprends que cette maison resta riche et irréprochable
Aussi longtemps que l’homme dont nous parlons y demeura.
Mais les dieux, machinant des maux, ont formé d’autres projets
Et fait disparaître Ulysse d’entre les humains.
Je serais moins affligé s’il était mort frappé
Au milieu du peuple de Troie avec ses compagnons
Ou entre les mains de ses amis, après la guerre.
Tous les Grecs lui auraient alors bâti un tombeau
Et c’eût été un grand honneur pour son fils dans l’avenir.
Mais à présent les Harpies l’ont enlevé sans gloire,
Il a péri obscur inconnu, me laissant douleurs
Et lamentations. Je ne gémis pas seulement sur lui,
Je déplore aussi d’autres maux que les dieux m’ont réservés.
Car tous les chefs aux commandes sur les petites îles,
Que ce soit Doulichios, Samè ou la verdoyante Zakynthe,
Et tous ceux qui gouvernent la rocailleuse Ithaque,
Tous veulent épouser ma mère et ruinent ma maison.
Elle, elle ne peut repousser cet odieux hymen,
Ni l’accomplir. Alors ils font se consumer ma maison.
Et ils auront tôt fait de me briser aussi. »

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le texte grec est ici
à suivre !

Le monde d’après

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Vénus masquée, une nouvelle œuvre de Street Art sur le mur d'une librairie à Paris 5e

Vénus masquée, une nouvelle œuvre de Street Art sur le mur d’une librairie à Paris 5e

J’ai vu dans un demi-sommeil, avant de m’endormir cette nuit, des groupes de grandes allumettes, dressées dans la lumière, à bout blanc (et non rouge). La signification de la vision venait en même temps que la vision : il s’agissait des peuples du monde, pacifiés. Je vois ce matin que certains déplorent que le monde d’après ne soit pas réalisé. Ont-ils si peu de temps à vivre, pour être si pressés ? À vin nouveau, il faut outres nouvelles, comme dit Jésus. Attendons un peu, les vieilles règnent encore. J’ai mille et trois ans devant moi. Avant de m’endormir j’ai ensuite évolué dans un univers de peinture vivant. Dans la nuit, j’ai rêvé que je faisais du yoga. Au réveil le matin, j’en ai fait, comme toujours.

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Et la nouvelle signalisation à la Grande Mosquée :
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Hier à Paris 5e, photos Alina Reyes
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« Aurore », prélude en do mineur, toute fraîche composition d’un jeune pianiste proche

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29 juin 2020 : voir aussi « Le monde d’après, suite« 

Nos dames de Paris et autres maires

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Notre-Dame de Paris brûlée, mais Notre-Dame de Paris bientôt rendue aux Parisiens sous la forme d’une maire nouvelle ou renouvelée ? Hidalgo, Dati, Buzyn ne sauraient faire office de femmes providentielles – tant mieux, ce n’est pas de Providence ni de symboles ni de consolation dont nous avons besoin, mais de bonne politique – domaine dans lequel les trois candidates se sont déjà révélées tout aussi médiocres, voire mauvaises et/ou peu honnêtes, que l’ensemble de la classe politique de ces temps.

la parisiennePlutôt que pour l’une de ces dames, je voterais bien pour une Parisienne très éloignée de toute cette pesante bourgeoisie : l’antique Crétoise nommée La Parisienne pour sa grâce et son allure de grande liberté, éternellement jeune et vivante, qui sourit, aussi lumineusement que la Joconde, des aléas du temps. Électrices, électeurs, nous avons en nous la possibilité d’une autre élection, celle de notre propre esprit.

Quand on voit certaines décisions ou certains projets de maires ou de candidats, certains endettements de municipalités pour des grands travaux inutiles ou même nuisibles, pour des entreprises sans avenir (pensons par exemple aux stations de ski entêtées à maintenir à n’importe quel prix cette seule activité alors que la neige disparaît) on peut se dire que des administrateurs se contentant de faire en sorte que ce qui est fonctionne et que la ville ou le village restent vivables pour tous, feraient moins de mal que des élus à lubies perdant pied avec la réalité, comme cela se produit aussi au plus haut sommet de l’État. Moins de compétitions d’égos et plus d’écoute de la réalité, plus de concertation et une entière honnêteté, voilà ce qui rend possible la vie en commun, jour après jour.

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street art 10-minCes jours-ci à Paris, photos Alina Reyes

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Seule la poésie sauve

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Une carrière, une rivière, des arbres, des bateaux, des lignes dans le sable… J’ai fait ces photos ce matin du RER. Il y a de la poésie partout. La France honteuse, la France collabo, qui perdure depuis le siècle dernier sous des formes très proches dans leur laideur – aujourd’hui haine et mépris des femmes et du peuple par les privilégié.e.s, chasse aux migrants, stigmatisation des chômeurs, etc. – c’est la France aveugle à la poésie, impuissante, incapable de concevoir un monde autre, repliée dans ses culs-de-sac, ses pingreries intellectuelles et matérielles, ses peurs de perdre ce qu’elle est en train de perdre : la vie.

Encore une bonne journée au lycée, malgré une heure d’expression excessive de leur vitalité par mes Seconde, toujours surexcités le vendredi après-midi. C’est ainsi, et on avance quand même, on apprend. La vie. Une autre vie.

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À propos du caca verbal des 100 soumises du Monde

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La tribune des cent bourges soumises dans Le Monde, réclamant pour les hommes « le droit d’importuner » les femmes (et pourquoi pas le droit pour les voyous d’agresser les hommes dans la rue ?), rappelle la manifestation des prostituées qui ne voulaient pas qu’on pénalise leurs clients. Elles, au moins, étaient franches : elles ne voulaient pas qu’on leur enlève leur gagne-pain, voilà tout. Et les bourges masculins équivalents des Catherine Deneuve et autres attachées à leurs dominants, les Beigbeder et autres germanopratins bon teint, les soutenaient de leur élégante déclaration : « Touche pas à ma pute ».

Tout cela, c’est le même petit monde. Le monde où l’on se vend et s’achète les uns et les unes aux autres, que ce soit de corps ou par d’autres « services » ou dans le cadre des affaires. Le monde dont le capital est le dieu. La bourgeoise comme la fille du peuple qui tombe dans la prostitution vit de la vente d’elle-même à un ou des hommes. L’institution du mariage est une prostitution policée. Et même pour qui, comme Deneuve, tient à se faire appeler mademoiselle, les hommes sont ceux par qui l’argent rentre, pourvu bien sûr qu’on accepte les inconvénients (les indignités) qui sont indissociables de cette situation.

Quant à prétendre, comme certaines de ces cent signataires toutes d’artifices, que de leur temps elles étaient plus libres que les femmes d’aujourd’hui, j’ai assez vécu et je vis encore assez pour témoigner qu’il n’en est absolument rien. La plupart des jeunes filles et des jeunes femmes d’aujourd’hui, en vérité, ridiculisent par leur émancipation toutes ces ex-jeunes qui, pas plus que maintenant, n’avaient compris à vingt ou à trente ans qu’une femme ne se définit ni ne se réalise nécessairement par rapport aux hommes, et notamment aux hommes de pouvoir. Beauvoir, sur l’autre versant de cette aliénation, rejetait et haïssait toute féminité physique, considérant notamment la grossesse ou l’allaitement avec épouvante. Et c’est entre ces deux grilles qu’étouffaient en vérité beaucoup de femmes prétendument libérées des décennies suivantes : la soumission au regard des hommes et la haine de leur propre corps (voir ce que rêvait d’en faire l’une de ces signataires, Catherine Millet : le faire souiller par des hommes, à la chaîne – capitalisme quand tu les tiens).

Pour paraphraser Brel : les bourgeoises c’est comme les cochonnes, plus ça devient vieille plus ça devient conne #Deneuve&les100soumises #TouchentPasàleursPorcs

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Retour d’Edimbourg

edimbourg

Retour en France, un pays que je n’ai jamais vraiment aimé, un pays qui est resté un pays de collabos depuis quatre-vingts ans, un pays aujourd’hui ravagé par le mensonge comme son maître les États-Unis, un pays lâche, veule, manipulateur, factice, vieux, incivique, antidémocratique, indigne, à l’image du président qu’il s’est laissé imposer, un pays aujourd’hui trop souvent à vomir. Heureusement, mon cœur habite ailleurs, très ailleurs.

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edimbourgLa pleine lune hier soir à Édimbourg

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edimbourghDans l’aéroport d’Édimbourg ce matin

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franceDe l’avion en descente vers Paris Charles de Gaulle, ce matin

photos Alina Reyes

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Cahier

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dessins et collages réalisés dans le cahier où s’écrit l’un de mes prochains livres en écoutant des conférences :

en cours d’écoute Gaëtan Picon (1915-1976) : Esthétique et Culture

et hier soir et cette nuit

sur le storytelling Christian Salmon « politique de la littérature »

François Hartog – « Temps de l’histoire, temps de la littérature »

« Arts, littérature et sciences sociales » – Théories et approches formelles en littérature

Tiphaine Samoyault, « Autour de Pascal Quignard », qui répète une pensée toute faite et fausse, selon laquelle la chute de cheval, comme celle de Paul, serait à l’origine d’une conversion ou d’une renaissance, et à qui j’ai laissé ce commentaire :

Ce qui est très intéressant aussi, c’est que la réalité de la chute de Paul est contraire à l’interprétation qui en est faite par certain story-telling trompeur. Pas question de cheval dans le récit que Paul fait de sa chute, et sa conversion ou sa renaissance n’est pas la conséquence de sa chute. C’est sa conversion-illumination qui est la cause de sa chute. Une bonne chute, et non une chute au sens de péché. Interpellé par la Vérité, il tombe. Il tombe parce qu’il a vu et entendu (alors que d’autres à côté de lui ne voient ni n’entendent rien). La vision de la vérité est première, précède le et la « tombe » dont il se relève. Je dirais : il tombe la chemise. Ce que peu savent faire, en fait.

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Saleté de storytelling, qui infecte la politique, la littérature, la pensée, l’histoire, la science, avec ses productions faussaires comme le roman de Haenel sur Karski ou hier soir sur Arte la diffusion d’un docu-fiction raciste visant à faire croire que l’homme de Néandertal, qui vivait en Europe quand l’homme moderne est arrivé d’Afrique, était en fait supérieur à ce dernier. Notamment en faussant les résultats de la science pour lui attribuer Lascaux et le présenter comme l’enfant de l’homme moderne africain, donc un progrès par rapport à lui. Une entreprise sournoise, aussi basse que le « newspeak » d’Orwell, que je traduis par « newdire » car il ne s’agit pas seulement de changer le vocabulaire (novlangue) mais de faire mentir un discours, en l’occurrence scientifique. Mensonge et racisme sournois, comme avec Goebbels le mal fait dans les esprits, en ces temps où le néofascisme reprend du poil de la bête, a beau se dédouaner en se justifiant faussement par la fiction, il est fait et refait.

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Disparition des humains ?

écoute,-minÉcoute, sculpture d’Henri de Miller que j’ai photographiée un jour où elle était taguée, puis colorée à la main

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Les singes disparaissent comme les primates humains autres que ceux de notre espèce ont disparu, mais ils s’accroissent dans les esprits des humains avides de ce monde qui ressemble de plus en plus à la planète des singes prophétisée par un auteur. Il n’y a aucun honneur à être riche, ou puissant, ou célèbre, ou ministre, ou président… Toutes situations enviées par tant d’entre nous et qui leur feraient faire n’importe quoi pour en jouir ne serait-ce qu’indirectement, toutes situations qui viennent de l’exercice du singe en nous. Le primate lutte et ruse pour la possession des femelles (et d’autres « choses ») et la domination sur les autres mâles, et s’il y met de plus en plus de ruse, de mensonge, de secret, de manœuvre et de complexité à mesure qu’il avance, n’oublions pas que cette stratégie n’est que celle du primate fruste et borné, du « vieil homme », alors que la femme et l’homme qui sont guidés par l’amour de la vérité, de la franchise, de la lumière, des valeurs pacifiques, désintéressées, altruistes, sont les êtres réellement supérieurs, même s’ils sont pauvres et inconnus (et ils ont toutes les chances de l’être, ne se soumettant pas aux singeries nécessaires pour être riche et en vue). Oui, le « vieil homme » est menacé de disparition, et personne ne songe à pleurer sa disparition, visible dans ses sursauts grotesques, en voyant se préparer la relève des jeunes humain-e-s.

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Opération de police à Paris

Je suis allée travailler dans une bibliothèque universitaire. Quelques heures après, en sortant, à quelques dizaines de mètres de là je suis tombée sur une vaste opération de police, une rue bloquée, des camions pleins de policiers partout dans les rues adjacentes. Ils ont refusé de me dire ce qui se passait, ils ont dit seulement : « ce n’est pas un attentat ». J’ai fait le tour comme ils me le demandaient, mais avant j’ai pris une photo, très vite pour qu’ils ne m’obligent pas à la supprimer comme ça m’est arrivé plusieurs fois. La presse n’en parlant pas à cette heure, je ne dis pas où cela se passait, pour ne pas risquer de nuire à leur travail.

tag sorbonne nouvelle-min dbu sorbonne nouvelle-min operation de police-minaujourd’hui à Paris, photos Alina Reyes

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De la démocratie (discours de Périclès)

discurso_funebre_periclesPhilipp Foltz, Oraison funèbre de Périclès

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Rappel salutaire et nécessaire, dans un monde où les abus de pouvoir sont quotidiens, impunis, et trouvent toujours des complices prêts à violer les droits élémentaires de l’humanité, de l’honneur et de la démocratie.

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« Notre constitution politique n’a rien à envier aux lois qui régissent nos voisins ; loin d’imiter les autres, nous donnons l’exemple à suivre. Du fait que l’État, chez nous, est administré dans l’intérêt de la masse et non d’une minorité, notre régime a pris le nom de démocratie. En ce qui concerne les différends particuliers, l’égalité est assurée à tous par les lois ; mais en ce qui concerne la participation à la vie publique, chacun obtient la considération en raison de son mérite, et la classe à laquelle il appartient importe moins que sa valeur personnelle ; enfin nul n’est gêné par la pauvreté et par l’obscurité de sa condition sociale, s’il peut rendre des services à la cité. La liberté est notre règle dans le gouvernement de la république et dans nos relations quotidiennes la suspicion n’a aucune place ; nous ne nous irritons pas contre le voisin, s’il agit à sa tête ; enfin nous n’usons pas de ces humiliations qui, pour n’entraîner aucune perte matérielle, n’en sont pas moins douloureuses par le spectacle qu’elles donnent. La contrainte n’intervient pas dans nos relations particulières ; une crainte salutaire nous retient de transgresser les lois de la république ; nous obéissons toujours aux magistrats et aux lois et, parmi celles-ci, surtout à celles qui assurent la défense des opprimés et qui, tout en n’étant pas codifiées, impriment à celui qui les viole un mépris universel. »

Thucydide, La Guerre du Péloponnèse, oraison funèbre des premiers morts de la guerre prononcée par Périclès à Athènes (extrait). Le texte entier, en grec et en français : ici

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E.T. & graffs & bâtisseurs de l’imaginaire

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ces jours-ci à Paris 13e et 5e, photos Alina Reyes

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J’avais l’intention d’aller cet après-midi à Montmartre, notamment à la Halle Saint Pierre voir les films sur les Bâtisseurs de l’imaginaire présentés par Claude et Clovis Prévost à l’occasion de la réédition de leur livre (pour le côté intérieur, peut-être faudrait-il y ajouter Nathalie Lopizzo ?). Mais hier soir, au retour de la Sorbonne, j’ai marché dans Paris et à cause de l’intense pollution je suis rentrée avec une migraine tenace, qui continuait ce matin. Je vais donc éviter de marcher aujourd’hui, d’autant que quand je suis à Montmartre il faut que je me balade, que je grimpe rues et escaliers… c’est le premier quartier où j’ai vécu à Paris, c’est aussi celui où, en rêve, je me suis baladée une fois morte, bienheureux fantôme ou esprit. Quand même, la pollution tue : si c’est bon d’avoir des fantômes en ville, il faudrait aussi y conserver des vivants, et qui ne soient pas empêchés d’y faire du sport sans sacrifier leurs poumons ! Vite, de plus en plus de transports en commun et non polluants, et de moins en moins de voitures !

« Quelque part entre les chênes à Beauregard, un homme a dés-
habillé le sol de sa terre. Dix-neuf années durant, Roger Rousseau
s’est laissé guider par les formes, la profondeur et le langage de la
roche. « 

La ville parle et Victor Hugo nous contemple (images et pensées du soir)

devant-lecole-de-limage-des-gobelinsdevant l’École de l’image des Gobelins

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affiches-en-face-de-la-sorbonnerue Victor Cousin, au coin de la place de la Sorbonne

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victor-hugo-dans-la-cour-de-la-sorbonne

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Victor Hugo dans la cour de la Sorbonne, où je suis allée écouter un séminaire sur littérature et démocratie au 19e siècle – trois sujets traités, sur Michelet, sur le roman de mœurs et sur le roman réaliste (et je me disais : n’en sommes-nous toujours pas là, ou n’y sommes-nous pas retournés, en partie sous l’influence américaine ? car on croit que les États-Unis sont en avance sur l’Europe qui les suit, alors qu’ils sont en grande partie en retard sur elle, et comme elle les suit en effet elle retourne en arrière) – et il y eut de la part des professeurs plusieurs allusions à aujourd’hui, avec l’idéologie libérale et le retour des populismes.

*

Nouvelles du front

Le peuple américain n’est pas tombé tout entier dans le panneau, et le peuple européen sait aussi repérer ses ennemis réels.


*
À Barcelone, la maire Ada Colau met le holà à la destruction du quartier par l’expansion de la Sagrada Familia et demande aux propriétaires de ce château en Espagne qu’est devenue la cathédrale de cesser de chasser les habitants et de payer des impôts comme tout le monde : l’article dans Libé.
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Aux riches

Misérables riches, avec vos bras longs aux doigts

Pleins de merde par grosses et petites coupures,

Quelle tristesse roule en vos longues voitures,

Quel abyssal ennui dans le sans foi ni loi

De la marchandise qu’est en vos cœurs le monde,

Quelle très secrète et vile déréliction

Vous pavane, fétus, en toute direction

Où brille, stupide comme une fausse blonde,

Votre non-être qui se la pète, mauvais

Vent, haleine chargée malgré ses maquillages

De ce fondamental mensonge dans les âges

Qui annonce la fin, dont vous vivez crevés.

Alors, où est la joie dedans les limousines

Lourdes comme des tombes où vous êtes assis,

Où donc, dans les avions où votre esprit rassis

Cherche à se divertir, s’élève un peu la fine

Flamme d’amour vive ? Quel présent dans vos mains

Autre que des pourboires, quelle miséricorde

Vous est donnée, à vous qui ne tendez que corde

Pour se pendre aux enfants du monde de demain ?

Où est la joie dans vos trafics d’êtres et d’âmes,

Vos chairs bistourisées, vos industries du faux,

Vos cervelles droguées, vos allures d’appeaux,

Dans tous vos simulacres, exploitations infâmes

Du vivant dont vous vous enivrez et narguez

Les pauvres, les jeunes, toutes les multitudes

Affamées, assoiffées, masses de solitudes

Trébuchant dans les pièges que vous leur larguez.

Voyez, tricheurs voleurs, comme monte l’angoisse

Autour de vos palais, comme la mort étend

Son ombre et sa menace au cœur de notre temps,

Riche de vos esprits vendus, portant la poisse

Sortie de vos usines sur terre comme au ciel.

Misérables pillards, qui transformez les hommes

En aveugles haineux ou en bêtes de somme,

Dépouillez-vous, que vienne vous sauver l’appel.

*

Les « 50 romans de notre temps » du Spiegel et vos livres à vous

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Ceux de cette liste que j’ai lus sont, dans l’ordre où ils y apparaissent : Les Versets sataniques de Salman Rushdie (seulement le début, car c’est trop mal écrit) ; Lust d’Elfriede Jelinek ; American Psycho de Bret Easton Ellis ; Les Particules élémentaires de Michel Houellebecq ; La tache de Philip Roth ; Neige d’Orhan Pamuk ; La route de Cormac Mc Carthy. C’est fort peu. Ces dernières années j’ai lu bien peu des livres qui sortaient, mais je m’étonne de l’absence dans cette liste de Haruki Murakami ou de Vladimir Sorokine, par exemple. Réalisme, réalisme. La liste en dit plus long sur l’esprit des médias de notre temps que sur notre temps.

Allez, c’est ma journée conseil. Après les conseils sur la santé physique, un conseil pour l’esprit : ne pas négliger bibliothèques et bouquinistes, ou rééditions électroniques gratuites de livres tombés dans le domaine public. Les livres de votre temps ne sont pas forcément ceux du temps des médias. Ils peuvent même être tout autres. Le bonheur, c’est de les trouver. Je me rappelle par exemple du jour où j’ai trouvé chez un bouquiniste l’édition originale de Moby Dick dans la traduction de Lucien Jacques, Joan Smith et Jean Giono (le bateau de sa couverture ne rappelle-t-il pas celui des migrants ? « notre temps »). Un de ces livres qui sont de tous les temps, et ne vous enferment pas dans « notre temps » mais vous transportent dans l’éternité.

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Administration de la misère

Quand vous vous retrouvez sur le carreau, dans cette société où vous pouvez avoir travaillé et gagné votre vie depuis l’adolescence, mis au monde et élevé quatre enfants, fait gagner pas mal d’argent à pas mal de gens qui finalement ne daignent plus seulement vous répondre, l’humain n’étant pour eux qu’un produit comme un autre, jetable et changeable, alors vous revenez au dénuement de votre jeunesse et vous y êtes en compagnie de migrants et de réfugiés, à l’hôpital et dans les services sociaux. Vous voyez comment les choses se passent à ce niveau de la société. L’extrême précarité est toujours l’extrême précarité, mais elle a changé de visage depuis trente ans. Le fait est que vous y êtes mis en concurrence avec des migrants et des réfugiés, sur des faits précis que je ne veux pas raconter pour ne pas alimenter le trouble. Je veux juste dire que je l’ai constaté, vécu, et que les autorités devraient y penser sérieusement si elles veulent voir perdurer la démocratie. Penser à alléger le règne de l’administration, qui paralyse les forces vives comme une immense toile d’araignée sur le pays. Penser à sortir de la volonté d’assistance, toujours couplée à l’humiliation, à la changer en volonté de solidarité active, de soutien dans les démarches de reconversion ou de formation, de prise en compte des difficultés réelles et des souffrances du peuple mais aussi de ses potentialités, de ses qualités, de son désir de participer à la marche commune, son désir d’aider à avancer. Nul ne sait mieux que les personnes qui connaissent ou ont connu la grande précarité comment survivre dans l’adversité, comment vivre sans se vendre, comment garder la joie et la foi en la vie. Être socialement bien intégré est une force, mais aussi un handicap en cas de moment difficile. Et quelle histoire ne compte pas ses moments difficiles ? Ceux qui sont habitués au confort ont bien plus de difficultés à admettre les changements de paradigme et à risquer leur existence. La solidarité n’est pas la charité. La charité, au sens chrétien du terme, n’est rien, n’est rien que de menteur et de détestable. La solidarité garde en vue l’égalité des partenaires : tous ont besoin les uns des autres, et ceux qui ont le plus besoin ne sont pas ceux qui en ont l’air. Beaucoup de créateurs ont fini dans la misère, et pourtant ce sont eux qui aidaient la société, et qui continuent à la secourir.

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Littérature et nourriture

Feuilletant le numéro de la revue Page consacré aux livres de la rentrée littéraire. Eh bien, pour du roman, y a du roman. Et beaucoup de bon, sans doute, voire du très bon ou très intéressant. Littérature française, littérature étrangère… des histoires, en veux-tu en voilà. Le monde vu sous toutes ses coutures sociales, psychologiques, politiques, historiques… Très bien très bien, il en faut. Mais le reste ? Je veux dire, la littérature qui ne se résume pas à des histoires, et à des histoires d’humains, trop humains ? Où sont les Nerval, les Kafka, les Borges, les Céline, les Kerouac d’aujourd’hui ? Où est le rêve profond, la spiritualité sidérante, déménageante, où ce qui sort l’homme de l’homme, de son monde si étroit, si peu lumineux, si peu étonnant, si prévisible ? Où la langue, le sens de la langue ? Où la poésie ? Le roman aujourd’hui a phagocyté la langue, et dans sa part la plus basse : celle qui sert à communiquer. Les supermarchés ne sont pas des lieux qui fournissent de la nourriture. La nature fournit la nourriture. Si on ne s’intéresse qu’aux supermarchés en oubliant la nature, il n’y aura plus rien à manger.

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Pour une souveraineté alimentaire et artistique

Retrouver le sens de l’agriculture familiale
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« Jardiner, c’est écrire sur la terre »
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… et même si vous n’avez qu’un tout petit jardin, voici quelques livres en pdf gratuits sur la permaculture
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Voir aussi :
Le sens de l’humus, son blé, son pain
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Bricoleurs de paradis
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Ma récolte de pommes de terre
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Madame Terre

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Cueillettes
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« Pas d’auteurs, pas de livres »

Une alerte de la SGDL (Société des Gens de Lettres) :

« Des revenus à la baisse, des réformes sociales préoccupantes, un droit d’auteur fragilisé par la politique européenne… Les auteurs de livres sont clairement en danger. Et à travers eux, c’est la création éditoriale qui est menacée, dans sa liberté et sa diversité.

La SGDL, au sein du Conseil Permanent des Ecrivains, appelle à une mobilisation générale de tous les auteurs, samedi 21 mars, lors du prochain Salon du Livre de Paris.

Nous vous donnons rendez-vous à 14h30, munis d’un badge, sur le parvis, devant l’entrée « professionnels » du Salon du Livre (Porte de Versailles), pour une marche à travers le Salon et une prise de parole sur la Scène des auteurs (C92) à 15h30. Attention, seuls les auteurs munis de badges pourront passer les contrôles de sécurité. »

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Ici, d’un autre côté, c’est une mairie socialiste qui poursuit et harcèle un auteur pour le censurer : liberté d’expression ?

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La banlieue c’est pas rose

À la polémique sur le clip des Enfoirés, voici comme en réponse la polémique sur le clip des petits rappeurs de Sarcelles. Et ouais, les riches, vous voyez à quoi rêvent les pauvres ? À votre fric, votre sexualité, votre impunité – Sarcelles est bien la ville dont DSK fut le maire ? Leur dire de se bouger alors qu’ils seront refusés partout, comme beaucoup d’autres pourtant pourvus de diplômes et moins défavorisés, quand ils voudront gagner leur vie dans ce vieux pays hyper hiérarchisé, cloisonné, coincé, c’est comme dire à ceux qui n’ont pas de pain de manger de la brioche : en fait, la brioche, c’est vous qui l’avez.

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