Du ciel vient ce qui sauve

J’ai plusieurs livres en cours, dont un roman presque fini, mais à cause de la surveillance organisée depuis quelques années pour me forcer à livrer Voyage et l’ordre des Pèlerins d’Amour à qui je ne veux pas les livrer, je ne peux écrire tranquillement ni publier librement. Or voici qu’un nouveau livre m’est venu, par la grâce d’un rêve que le ciel m’a envoyé hier. Hier j’ai commencé à l’écrire et ce matin, au réveil, je suis restée longuement sans bouger, à mettre en place la suite dans ma tête. Je crois que celui-ci dénouera la situation. Du ciel vient ce qui sauve. Il sauvera non seulement ma famille et moi, mais aussi beaucoup de monde.

Apocalypse

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Voilà, il est terminé ! (cliquer pour voir en grand)

Acrylique sur panneau de bois encadré de fer trouvé dans la rue, 135 x 87 cm

Les quatre comètes sont les quatre cavaliers de l’Apocalypse. L’oeil, l’heure de la révélation. Ses trois reflets-planètes peuvent être vus comme les trois Révélations successives. Le cosmos est tout en chemins, dont l’un forme l’arbre de vie, des chemins qui forment aussi des matrices, avec leurs fruits.

Écriture, process

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rue Buffon aujourd’hui, photo Alina Reyes

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J’ai regardé le match de foot, consciente que la vision des évolutions sur le terrain était en train de m’aider pour le travail sur mon roman, auquel j’ai déjà bien œuvré aujourd’hui. C’est une question mentale, de mécanisme dans la tête, genre rubik’s cube, un processus qui fonctionne de lui-même du moment qu’il est alimenté. Yes.

Notre vie douce

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une nouvelle oeuvre dans mon quartier (photo Alina Reyes)

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J’ai jeûné de littérature, j’ai faim de littérature. À lire, à écrire. Je papillonne dans les livres, je suis papillon. J’ai un grand livre en cours d’écriture, à chaque étape je dois passer des jours sans écrire, en attendant que le reste avance dans ma tête, l’ordonnancement et le but. Écrire, c’est savoir fulgurer, et c’est savoir attendre.

J’attends Ramadan, grand temps blanc, comme on attend un amant. J’ai un projet de peinture pour ce temps. Je voudrais tout d’abord, si Dieu veut bien, reprendre mon plus grand tableau, celui de l’œil, celui qui s’appelle Apocalypse. Et peut-être me remettre un peu au piano, apprendre par exemple la petite valse douce en la mineur de Chopin.

Mahmoud Darwich écrit : « C’est mort qu’ils m’aiment, afin de pouvoir dire : il était des nôtres, il était nôtre. » Je ne suis pas des leurs, des morts qui m’aiment mort. Ne suis-je pas, moi, des autres ? Des miens et puis des autres, vivants qui me cherchent parmi eux, vivant.