Van Gogh, par Alain Resnais (court-métrage)

C’est une oeuvre de commande qui date de 1948, mais faire un film sur Van Gogh en noir et blanc, il fallait oser ! Eh bien ça marche. Pour ce qui est de la biographie, on sait que des chercheurs ont mis en doute récemment le fait que Van Gogh se soit coupé l’oreille (Gauguin, maître d’escrime, la lui aurait peut-être sabrée dans une bagarre) et aussi qu’il se soit suicidé (des garnements lui auraient peut-être tiré dessus par accident). En tout cas l’oeuvre et l’homme sont inépuisable et lumineux questionnement. (Pour en voir davantage, films et autres à propos du peintre : mot clé Van Gogh) (Et autres films de Resnais sur le mot clé à son nom, au bas de la note aussi).

Van Gogh (Alain Resnais, 1948) par Moonflux
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« Mon Oncle d’Amérique », d’Alain Resnais, ou le salut par la thèse et son dépassement

La thèse du film est fausse – qui est assez crédule pour admettre que Depardieu, ou qui que ce soit d’autre, ne soit « fait que des autres » ? – aussi fausse que la thèse « scientifique » de l’époque qui présidait aux romans de Zola, mais les romans de Zola sont bons malgré la thèse et il en est de même de ce film. Les thèses sont des outils nécessaires à la pensée, mais en elles-mêmes mortelles. L’art sauve la thèse, rien d’autre ne peut sauver une thèse, et les hommes sauvent leur vie en formant des thèses et en les dépassant par l’art.
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