Rire, dire, et mouiller les drapeaux (White, Cendrars, Supervielle, Borges, Reyes & compagnie)

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« Rien ne me réjouit davantage que le rire de Tchouang-tseu, cet Héraclite heureux, ce Rabelais raffiné.

Et devant à peu près tout ce qui se présente aujourd’hui comme « culture », « littérature », « art » je suis pris, moi-même, d’un rire irrépressible.

Comme, pour retrouver des Euro-Celtes, Blaise Cendrars (sa mère était d’origine écossaise) :

« Ma situation est très spéciale et difficile à tenir jusqu’au bout. Je suis libre. Je suis indépendant. Je n’appartiens à aucun pays, à aucune nation, à aucun milieu. J’aime le monde entier et je méprise le monde. Je m’entends bien, je le méprise au nom de la poésie en action, car les hommes sont par trop prosaïques. Des tas de gens me le rendent. J’éclate de rire ». »

Kenneth White, Écosse, le Pays derrière les noms (voir l’Institut de Géopoétique)

J’ai enregistré les deux premiers textes, celui de Supervielle puis celui de Borges dans ma traduction, à Paris tandis que l’un de mes fils jouait du piano dans la pièce d’à côté. Le troisième dans mon ermitage des Pyrénées.

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Happy New Year from Edinburgh (and Nessie)

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J’entends Éden dans le nom de cette ville, et c’est tout ce qu’on peut souhaiter aux personnes et à l’humanité. L’extrême beauté de la nature et de l’architecture s’y conjugue avec l’extrême gentillesse des gens, pleins d’esprit de fête et de bonne vie, de respect envers les un.e.s et les autres, de sens civique, de générosité.

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Plusieurs feux d’artifice ont été tirés dans la soirée, mais bien sûr le plus magnifique fut celui de minuit. Après lequel des gens dans la foule vous tendent la main pour vous souhaiter chaleureusement la bonne année, et se remettent à circuler sans que même les plus éméchés ne manifestent le moindre début d’agressivité ni de mauvaise humeur.

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C’est dans une ambiance bon enfant et pleine de joie, en dansant au rythme des bons groupes qui passent plusieurs fois par semaine dans ce pub (une ancienne église reconvertie) que nous avons commencé 2018. Puisse cette nouvelle année éclairer le cœur du monde en lui faisant former beaucoup de bons rêves, et réaliser beaucoup de bonnes œuvres.

 

nessie*

Edimbourg, toujours

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Pubs, restaurants, cafés, plus accueillants les uns que les autres, et on ne se lasse pas d’arpenter la ville (voir notes précédentes)

edimbourgh 1Peu de street art, mais de temps en temps des choses originales.

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edimbourgh 3De belles alliances d’architectures modernes et anciennes.

edimbourgh 4Des rues médiévales.

edimbourgh 5,Le château vu à travers la meurtrière d’un mur de la rue The Vennel.

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edimbourgh 7La lune est là.

edimbourgh 8Flambeaux à la porte du château.

edimbourgh 9La lune est là aussi.

edimbourgh 10Musique un peu partout, la ville fête le passage à la nouvelle année.

edimbourgh 11Un premier feu d’artifice est tiré.

edimbourgh 12Au-dessus de la gare, un long escalier avec des marches de marbres tous différents.

Aujourd’hui à Edimbourgh, photos Alina Reyes

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Edimbourg : National Museum of Scotland ; Hogmanay aux flambeaux

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« Please touch ». Voilà une différence entre un pays comme l’Écosse (et d’autres) et la France. Ici il n’est pas sans cesse interdit. De marcher sur les pelouses. De toucher une météorite – au contraire, on vous prie de le faire. Voilà, on touche la terre et le ciel, en toute simplicité. C’est l’une des merveilles de ce merveilleux musée, tout à la fois de paléontologie, d’anthropologie, de zoologie, de sciences, d’histoire… Les collections y sont présentées de façon très attractive et accueillante, interactive, intelligente. L’entrée est gratuite et il contient assez de richesses pour y passer plusieurs journées entières.

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La famille de Stevenson, sur cinq générations, a construit des phares dans toute l’Écosse.

edinburgh 3Il n’y a plus qu’à glisser la tête dans le casque, vous voilà immortalisé, ou presque, en astronaute

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Dans la partie du musée consacrée à l’histoire de l’Écosse.

edinburgh 6On ignore le sens de ces gravures datant du 6e siècle

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Bond dans le temps : un morceau de l’accélérateur de particules du CERN

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Bonds dans l’espace et les civilisations aussi

En sortant, nous croisons un renard pas très en forme en pleine ville

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À la nuit tombée, le château est illuminé

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Puis c’est le défilé aux flambeaux traditionnel des festivités du jour de l’an (Hogmanay), comptant des dizaines de milliers de personnes. Les vikings ouvrent la marche :

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Puis viennent les cornemuses et les tambours, répartis à plusieurs endroits du défilé

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edimbourgh 2aujourd’hui à Edimbourgh, photos Alina Reyes

La soirée n’étant pas terminée…

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Edimbourg de nuit, de jour, et de nuit

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edinburgh by night 1Hier balade de nuit dans les cimetières anciens, dont celui-ci où est enterré Thomas de Quincey (cette ville est décidément tellement littéraire)

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edinburgh by night 4Du fond d’un autre, réputé le plus hanté, apparition d’un lycée qui a inspiré Poudlard

Puis le matin suivant, ascension d’Arthur’s Seat, par la pierre et la neige verglacées, après passage devant le château de la reine et la licorne nationale

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edimbourgh 3vues du sommet puis en redescendant par un autre versant

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Et le soir Casse-Noisette, deux heures d’enchantement et de grâce avec le Scottish Ballet

casse noisettela nuit dernière et aujourd’hui à Edimbourg, photos Alina Reyes

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Edimbourg : une journée de marche au royaume de l’imaginaire

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Un temps frais et radieux. Une lumière glorieuse, nette, colorée. Une architecture médiévale altière, aux allures de pont entre les mondes réel et surréel. Une nature totale, combinant paysages de montagne et d’eau, de verdure et de pierre. Splendeur omniprésente, témoin d’une haute civilisation et d’une géologie puissante. Edimbourgh est la ville qui me rend à la littérature, à tous les sens du verbe se rendre.

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  edinburgh 7une taverne au nom de la personne qui inspira le Dr Jekyll de Stevenson

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edinburgh 10il chante

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edinburgh 16Scottish vegetarian breakfast dans un magnifique restaurant avec livres et hommages aux auteurs de la ville

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edinburgh 19la compagnie de construction de phares de la famille de Stevenson

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edinburgh 25 edinburgh 26mes quatre compagnons de séjour

edinburgh 27au jardin botaniqueedinburgh 28

  edinburgh 29l’estuaire du Forth

edinburgh 30Arthur’s Seat

aujourd’hui à Edimbourgh, photos Alina Reyes

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Noël dans le ciel

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Là-haut, il fait toujours grand beau, et les nuages, au-dessous, sont un splendide troupeau.

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Un enchantement. Édimbourg est une ville tellement littéraire. La voir c’est déjà être projeté dans un univers romanesque. Présence de Walter Scott, Robert Louis Stevenson, Conan Doyle, J.K. Rowling… Grand.e.s créateurs et créatrice de mythes… Demain la visite continue… à suivre !

Ce matin, cet après-midi et ce soir du 25 décembre 2017, photos Alina Reyes

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Le bonheur au lycée

l'arche de la cène,

la manne,

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Le bonheur au lycée : être en cours avec mes élèves ; et me retrouver seule, paisible, dans la salle à part de la salle des profs, avec mes feuilles, mes cahiers, mes pensées.

Aujourd’hui, la gorge nouée au fond de la classe au moment de la mort de Molière dans le film d’Ariane Mnouchkine, me rappelant mon fou rire au fond de la classe, il y a près de trente ans, pendant le visionnage du Bourgeois gentilhomme avec d’autres de mes élèves. Pendant cet intervalle de presque trente ans je n’ai pas enseigné, ou disons que j’ai enseigné autrement, hors de l’école. Dans le film de Mnouchkine aussi il y a un effet de boucle, de boucle ouverte. La vie est grande et belle.

Ce n’est pas faire du théâtre, faire cours. Je ne suis pas en représentation, en classe. Nous sommes ensemble, avec le verbe être au sens de faire aussi, « faire » comme dans le mot poésie, en grec. Et quand cela se passe dans la vérité, il y a un effet de troupe théâtrale. C’est très exaltant. Très difficile. Très exaltant. Il y a un effet de maïeutique. Notre enfant invisible crie, il est vivant.

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Grâces de la Préhistoire et de l’Histoire naturelle. Le rêve et la raison

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Du tir à l’arc préhistorique comme sport d’avenir. Et deux millions de dessins zoologiques en accès libre sur la Biodiversity Heritage Library : une splendeur de grâce dont voici quelques images, glanées dans cette bibliothèque en ligne où le dessin se fait écriture du vivant, comme toute bonne écriture propre à saisir la beauté du vivant sans l’assassiner, en l’exaltant tout en glorifiant à la fois le rêve et la raison.

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