De l’autre côté

a

chez nous, photo de moi par Sydney, revue par moi

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Les cimetières de Gaza débordent. Les pèlerins ne vont plus à Jérusalem. Tant que la Terre Sainte est soustraite au monde, le monde est dans la nuit, il ne trouve pas le tombeau vide, et la lumière de la résurrection, enfermée, lui manque.

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La soumission ou la mort : chantage à la force brute d’Israël.

Que la communauté internationale cesse de jouer les éplorées. La demande de levée du blocus et de libération des prisonniers palestiniens est légitime. Rien ne sert de jeter la pierre au Hamas, il faut faire pression sur Israël afin qu’il se rende à la raison et cesse son oppression. Sinon c’est le retour à la situation antérieure, invivable, jusqu’au prochain massacre. Quand se décidera-t-on à exiger l’application du droit, en condamnant Israël par tous moyens au lieu de continuer à être son allié ? Israël ne peut rien sans la complicité internationale. La seule solution est de mettre en œuvre l’application du droit, en accompagnant cette mise en œuvre d’un soutien diplomatique à toutes les parties concernées. Le monde qui a créé Israël de toutes pièces est responsable de ce que fait Israël et a le devoir absolu de mettre fin à ses abus et à ses crimes.

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La légende juive du Golem, être artificiel fait de glaise pour servir d’aide à celui qui le façonna, illustre bien le problème d’Israël.

Israël est le Golem que l’Occident a façonné à partir de la terre de Palestine.

Le front du Golem porte le mot meth, « mort », par effacement d’une lettre du mot emeth, « vérité ».

Toujours dans la légende, le destin du Golem, qui ne cesse de grandir, est de redevenir poussière. C’est la responsabilité de son créateur de stopper sa créature avant qu’elle ne soit complètement incontrôlable.

Le destin d’Israël est de redevenir terre commune et équitable pour tous ses habitants, musulmans, juifs, chrétiens ou autres. Que cesse la mort et que règne la vérité, condition de la paix.

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Palestine, tu es et nous sommes avec toi le jeune monde. Le vieux monde est tel un patriarche qui, désobéissant à Dieu, s’emploierait à sacrifier son enfant : il veut empêcher le jeune monde de se développer. Mais telle est la loi de Dieu : même si les hommes essaient de faire régner leur propre loi injuste et morbide, ce qui gagne toujours, c’est ce qui va dans le sens de la vie.

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« Combien de guerres faudra-t-il aux Palestiniens pour comprendre qu’on ne lutte pas indéfiniment contre plus fort que soi ? », dit un commentaire sur la page du journal Le Monde. Si nous n’avions eu que des collabos de cette sorte, la France serait toujours occupée par l’Allemagne nazie. Mais à la lâcheté immonde d’une telle réaction, emblématique de celle de beaucoup de conformistes, s’ajoute sa bêtise : car se ranger prudemment du côté du plus fort, c’est oublier que rien n’est plus renversable que le rapport des forces, surtout quand il est défavorable à ce qui est juste. Tout simplement parce que le mal, l’inique, ne sont pas viables, et font venir d’eux-mêmes leur propre mort. La vie n’avance que dans un équilibre de justice. La maladie tue. Le mauvais finit toujours par tomber dans le néant, à quoi il appartient. Et quand justice n’a pas été faite du vivant des hommes, elle vient d’autant plus éclatante plus tard, pour leur descendance et quant à leur mémoire.

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« Il en est des amours comme des empires ; que cesse l’idée sur laquelle ils reposent et ils s’effondrent avec elle » dit Milan Kundera dans L’insoutenable légèreté de l’être. L’idée du colonialisme est morte depuis quelques décennies, il n’en reste que ses fantômes, le néo-colonialisme et le sionisme. Ils sombreront fatalement aussi, et les empires qui reposent sur eux feraient bien de songer à se reconvertir dès maintenant à une autre idée sur laquelle se fonder.

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Palestine, quelque chose de grand, fort, plein de joie et plein de vie va venir de toi.

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Dans leur malheur les chrétiens d’Irak ont au moins la possibilité de fuir, ce qui n’est pas le cas des Gazaouis. Et l’ensemble des Palestiniens, s’ils voulaient échapper à l’oppression d’Israël qui dure depuis plus de soixante ans, devrait fuir aussi. Israël comme l’EI ne leur laisse pas d’autre choix. Ils ont choisi de supporter tout en se battant contre l’oppresseur, afin de ne pas le laisser s’emparer totalement de leur pays. La difficulté est d’autant plus grande pour les Palestiniens que tout l’Occident, à commencer par les États-Unis, soutient leurs oppresseurs. Les Arabes ne les aident pas non plus, ou seulement du bout des doigts, d’un peu de charité.

Car en fait les forces en jeu sont celles de l’argent et de la domination contre celles de la vérité, de la vie, de la dignité. Il s’agit d’un même combat ici et là, et il est mondial. Dans ce combat, au-delà des apparences, EIIL et Israël servent le même camp, celui de l’empire qui, en soutenant d’un côté, frappant de l’autre, ne cherche qu’à consolider sa mainmise sur les richesses dont il spolie les peuples – avec la nécessaire bénédiction de sa propagande, fondée sur l’affirmation implicite de sa supériorité judéo-chrétienne, par laquelle il s’octroie tous les droits.

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C’est un mouvement irrépressible qui pousse les Israéliens depuis 1947 à tout faire pour empêcher la création d’un État palestinien afin de pouvoir s’étendre toujours davantage, jusqu’à gagner l’ensemble de ces terres qu’il considère comme siennes de droit divin. Gandhi en personne se serait-il chargé de l’affaire, rien n’y aurait changé. Ce double mouvement d’extension de l’État juif et d’anéantissement de la Palestine est irrépressible parce que personne au monde ne le réprime, d’autant qu’il est emblématique de la suprématie de l’Occident sur le Moyen Orient, que les puissances de l’argent veillent à garder incontestable. Personne ne lutte contre cette énorme iniquité, sauf le petit peuple palestinien, armé de cailloux et de roquettes artisanales. Et armé de son bon droit, aux yeux de la Vérité et de la Justice, et aux yeux de tous les peuples du monde, de plus en plus conscients de l’enjeu en cours, d’autant qu’ils sont eux-mêmes les victimes de ces mêmes puissances de l’argent qui règnent en parasites sur l’humanité, la nature et l’esprit, et méprisent l’humain et sa dignité.

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Je lis cette question d’une internaute qui défend le pape François : « croyez-vous qu’il soit un mauvais pape ? »

Mais la bonne question à poser est : croyez-vous qu’il serve le bon, ou le mauvais ?

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L’Église et son éternelle leçon de moraline. L’Église est au moins aussi corrompue et gangrenée par le mal que le monde, mais elle fait la leçon au monde ! L’honnête Ettore Tedeschi, qui fut renvoyé de l’IOR pour avoir tenté de le nettoyer, et renvoyé de façon brutale et particulièrement ignoble, avec menaces et calomnies, n’a toujours pas reçu de réponse à ses demandes réitérées de rencontrer le pape. Ce n’est pas anecdotique, c’est symptomatique. D’un côté les puissances du mal, de l’autre celles du bien – et ce sont ces dernières qui sont maltraitées, voire persécutées et mises à l’écart.

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Comme baptisée, je me sens proche des chrétiens orthodoxes et catholiques. Mais beaucoup plus proche, toujours dans l’esprit du Christ, des musulmans, des bouddhistes ou des taoïstes que des chrétiens évangéliques. Ceux d’entre eux, très nombreux, qu’ils soient protestants ou catholiques, qui font du prosélytisme partout dans le monde avec des méthodes intellectuellement malhonnêtes, sont particulièrement néfastes pour tous, y compris les chrétiens. Une grande part de la persécution des chrétiens leur est imputable, comme une grande part de l’islamophobie est imputable aux islamistes. Malheureusement comme ces gens, avec leur spiritualité dévoyée, idolâtrique de la « réussite » et de l’argent, en suscitant le sentimentalisme et l’obscurantisme des foules, ont beaucoup de succès et ramassent beaucoup de gens, l’Église catholique les courtise – et plus que jamais depuis qu’elle est aux mains du pape argentin. Ce qui passe pour de l’habileté politique est souvent le signe d’une grande faiblesse d’esprit. Et la faiblesse d’esprit, en fin de compte, ne donne rien de bon.

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Nun. La lettre arabe dont l’EI se sert pour marquer les maisons des Nazaréens (chrétiens) est aussi la première lettre du mot qui donne son titre à la dernière sourate du Coran, et du dernier mot du chacun des versets de cette dernière sourate, et du dernier mot du Coran : Nas, les hommes. La lettre Nun est en vérité le signe de toute l’humanité. Face à Celui qui est « l’Alpha et l’Oméga » (Apocalypse 1, 8), « le Premier et le Dernier » (Isaïe 44,6 et Coran 57, 3).

Palestine, ange dans la nuit de Jacob Israël

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une pierre au jardin des Plantes, photo Alina Reyes

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Si tant d’hommes n’avaient pas cédé au mal, nous aurions pu fonder l’œuvre que j’avais inventée pour pacifier la Terre Sainte. Des années durant, je les ai adjurés de renoncer au mal, avertis que je n’accepterais jamais de compromettre cette œuvre avec le mal. Ils ont seulement accumulé mensonge sur mensonge, tromperie sur tromperie, dissimulation sur dissimulation, attendant d’user ma résistance par des manipulations mentales mais aussi concrètes sur ma vie, attendant que je me soumette à leur propre volonté sur ma propre œuvre. C’est ce qui se passe avec la Palestine et sa propre terre. Or je n’ai jamais cédé, ne céderai jamais. Sans justice faite, pas d’accord, pas de paix.

Je voudrais juste les inviter à songer que s’ils ne s’étaient tous aussi mal comportés, en réseaux, l’horreur qui vient d’avoir lieu,  a déchiqueté des centaines d’enfants et de gens, ne se serait peut-être pas produite. Je voudrais juste les inviter à réfléchir à l’effet boule de neige sale que produit ce qui semble un « petit » mal que l’on fait en se faisant croire qu’il n’est pas grave, et qu’il peut aboutir à un bien. Le mal produit le mal. Qu’ils y songent, car cela continue, et on ne sait pas jusqu’où cela peut aller.

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1900 Palestiniens tués depuis le 8 juillet, dont plus de 400 enfants. Plusieurs centaines de milliers de déplacés, 400 000 enfants en état de choc.

Il n’y a aucun doute que les coupables le paieront.

Espérons pour eux et pour nous tous qu’ils le paieront devant les hommes, à la régulière, devant un tribunal international. Sinon, la sanction sera absolument terrifiante.

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Les nazis ont vraiment perdu, eux qui dans leur idéologie nihiliste voulaient anéantir les juifs : ils sont devenus des rois du monde.

Mais si les sionistes persistent à leur tour dans leur idéologie nihiliste, alors elle se retournera aussi contre eux, ils perdront tout et leurs victimes deviendront des rois du monde.

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Les deux Allemagne se sont bien réunifiées, malgré leurs différences politiques et de niveau de vie. Pourquoi Israël et la Palestine ne pourraient-ils le faire ? Devenir un seul et même État palestinien pour tous, sans ségrégation raciale comme aujourd’hui. Ils y trouveraient paix, renouveau et prospérité, pourraient devenir un paradis terrestre, icône et exemple pacifiant pour le monde. Une vraie Terre Sainte.

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«Le nom Israël empêche de penser, même les meilleurs penseurs» déclare Gil Mihaely, croyant ainsi anéantir les critiques d’Israël. S’il disait vrai, cela signifierait quoi ? Ce qui empêche de penser est la chose la plus néfaste qui soit. Israël serait donc la chose la plus néfaste qui soit ? Bien sûr que non, car elle donne à penser, et beaucoup. D’abord elle n’est pas une chose mais le nom d’un homme, le nom que Jacob a reçu après son combat dans la nuit avec l’ange. Jacob, confronté à l’usurpation qu’il a commise à l’encontre de son frère, a appris à sortir de la nuit,  de l’auto-aveuglement qui empêche de penser, et c’est ainsi qu’il a reçu son nouveau nom. Et c’est parce qu’il a nom d’homme qu’Israël doit être critiqué et combattu, comme tout homme, quand il retourne à l’inhumanité. Tel l’ange, nous combattrons Israël dans son déni avec l’arme de la vérité, jusqu’à ce qu’il y vienne, pour son salut et celui de tous.

La dernière heure est cachée

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photo Alina Reyes

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Palestine invincible, refuge spirituel de tous les justes du monde.

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Ces chrétiens veules d’aujourd’hui, qui plutôt que d’œuvrer pour rendre Jérusalem à tous ses enfants, musulmans, chrétiens et juifs, préfèrent la posséder par procuration à travers Israël, comme un impuissant livrerait sa femme à un autre pour se faire leur voyeur.

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Les Palestiniens n’ont pas besoin de protection, ils ont besoin de justice. Qu’on cesse de s’allier de toutes parts avec leurs oppresseurs. Qu’on reconnaisse que leurs droits sont bafoués et qu’on juge et condamne ceux qui commettent le mal à leur encontre. Qu’on rétablisse leurs droits, et ensuite qu’on les laisse vivre. La suite ne regarde qu’eux-mêmes.

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De plus en plus de monde, dans le monde entier, se lève pour les droits de la Palestine et contre les crimes et l’occupation d’Israël. Seuls les dirigeants du monde, à l’exception de ceux d’Amérique Latine, restent muets. S’ils continuent ainsi, cette révolte va devenir celle des peuples contre celle de leurs dirigeants. Et toutes les vieilles institutions paralysées vont se révéler dépassées, toutes les voix médiatiques qui ne savent que bégayer hypocritement devant le massacre et le cautionner par omission, vont se révéler néant. Alors, du cœur souffrant de la Palestine, du cœur souffrant de l’éternel opprimé, du cœur souffrant de tous les justes du monde, naîtra le nouveau monde.

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Ces Français qui accusent le Hamas et refusent de condamner Israël : réaction pétainiste : plutôt Vichy que la Résistance.

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Quand les peuples palestinien et juif seront finalement réconciliés et alliés – ce qui arrivera, je l’ai toujours dit -, il se pourrait qu’ils tournent le dos à tous ces Arabes qui croient bon aujourd’hui de s’allier à la puissance dominante et de pratiquer les mêmes iniquités qu’elle. Qui se retrouvera isolé, alors ? Les imbéciles.

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Hier à la manifestation j’ai entendu une intervenante déplorer que nul écrivain français ne se soit manifesté pour la Palestine. Bon, ils ont moi, je sais écrire et puissamment, je sais aussi parler de vive voix aux assemblées humaines et les toucher au cœur, je l’ai fait maintes fois. Beaucoup d’entre eux le savent depuis longtemps, mais par compromission avec ceux qui m’empêchent de publier dans les médias mainstream, comme je le faisais avant que mon embarrassante habitude de dire la vérité ne les décide à me bannir, ils ont décidé de me tenir à l’écart aussi. Bien, j’ai fait de mon mieux pour apporter ma contribution, mais je ne souhaite en aucun cas m’imposer, je vais donc retourner cultiver mon jardin. 

Nun

NUN

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Les chrétiens de Gaza soutiennent leur gouvernement, la résistance et leur patrie, ils le répètent chaque jour sur les réseaux sociaux et y compris par leurs voix officielles. Mais les chrétiens d’ailleurs ont décidé de détourner le regard quand le Christ est en train d’être crucifié là où il nous avait bien dit qu’il nous attendait, en Palestine. Oui, c’est devant ce mur que nous étions attendus, et que le jugement dernier est en train de se faire. De distinguer entre ceux qui y sont, et ceux qui ont fui. Ceux qui ont gardé leur robe propre, et ceux qui l’ont sale. Ceux qui seront sauvés, et ceux qui se perdent.

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Le massacre des enfants. Le déplacement des familles. Le pillage des biens d’autrui et la colonisation. L’aide des « bons Samaritains ». La traîtrise de l’apôtre Judas, celui qui est du côté de l’argent. La nuit de terreur au jardin des Oliviers et le sommeil des autres. La souffrance de l’homme, Jésus, vacillant à travers les rues de la ville. Les clous dans son corps. La lâcheté des apôtres. La compassion des femmes et de Jean, l’ami. Le ciel se couvrant et le tremblement de terre faisant sortir les morts. Tout ce qui se passe en ce moment à Gaza se trouve dans l’Évangile.

Après cela, nous savons qu’Israël fut défait, son temple est tombé, pour ne plus jamais se relever.

Après encore, Dieu a envoyé le Coran, afin de nous faire pénétrer plus avant dans le mystère, de nous avertir puissamment sur le bien et sur le mal, de nous annoncer l’Heure du jugement dernier et la résurrection, de nous garantir que justice sera faite. Dans islam, il y a paix.

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Judas est du côté de l’argent, et il finit pendu dans un champ.

Dans le combat mondial qui se mène en ce moment sur le tout petit territoire de Gaza, s’affrontent en vérité le camp de l’argent et celui de la justice.

Celui du diable et celui de Dieu.

Dieu est le plus fort. Si petite soit Gaza, elle vaincra.

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Nun

C’est le nouveau signe pour désigner les chrétiens. Une lettre arabe. Une lettre du Coran.

La première lettre du mot Nazaréen. De Nazareth, comme Jésus : Palestinien.

Cette lettre est aussi l’impératif d’un verbe signifiant partir, s’éloigner.

L’exode politique qui leur est imposé est dramatique, mais il a un autre sens.

C’est d’un nouveau départ spirituel que les chrétiens ont besoin.

Ils sont devenus une vieille religion.

Il leur faut se remettre en marche.

Le Verbe avance.

Al-Aqsa, la Lointaine, est à Jérusalem. Les chemins pour la vie d’aujourd’hui ne mènent plus à Rome. L’humanité est attendue, ailleurs.

Corps et âme, Palestine

enfants plage gaza

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L’impérialisme occidental, donc chrétien, a détruit l’Irak comme il a détruit la Palestine. Il faut mesurer les conséquences de ces actes. Les islamistes sont en train de tomber dans le même piège de vouloir dominer, mais les peuples et les hommes ne sont pas aussi manipulables que le croient tous ces dominants, quels qu’ils soient, dans leur mépris d’autrui et leur aveuglement. 

Pourquoi les chrétiens souffrent-ils, alors qu’ils étaient devenus les maîtres du monde ? La réponse est dans la question.

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Certains prônent l’envoi d’une force internationale pour protéger les Palestiniens. L’idée peut paraître bonne, mais elle est traîtresse. Jusque là, la communauté internationale n’a profité qu’à Israël. Elle pourrait tout simplement, sous couvert de protéger les Palestiniens, paralyser leur résistance et la juste revendication de leurs droits. Ce n’est pas une protection internationale qu’il faut, c’est un refus délibéré de la part des peuples. Refus de l’État d’Israël tel qu’il est et agit. Et donc boycott et sanctions sont les bonnes solutions à promouvoir et développer, en même temps que soutien par divers moyens aux Palestiniens. La communauté internationale en tant qu’institution a fait maintes fois la preuve de sa malhonnêteté, ne lui accordons pas une si grande prérogative. Les Palestiniens n’ont pas besoin d’être occupés en plus par la communauté internationale, ils ont besoin que l’on cesse de soutenir leurs oppresseurs, et que l’on continue de se montrer à leurs côtés dans leur légitime combat.

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Ceux qui s’offrent le luxe de l’infamie aveugle feraient mieux d’offrir à leur âme le luxe de la vérité. La voir et demander pardon, afin que de l’eau clarifiée puisse renaître la vie. Nous ne céderons rien au prix de fermer les yeux sur le mal fait aux enfants.(Voyage)

Il y a trois ans, j’ai conçu un beau projet pour contribuer à l’avènement de la paix en Palestine-Israël et ailleurs dans le monde. Mais les personnes avec lesquelles j’ai cru pouvoir coopérer n’ont eu, elles, qu’une idée : m’exploiter et exploiter mon projet dans le sens qui leur convenait – et pour cela elles m’ont trompée un nombre incalculable de fois, sans scrupules, avec les méthodes les plus perverses et mauvaises, en n’hésitant pas à utiliser des innocents. Comme elles et leurs pareils l’ont fait à travers l’histoire et le monde avec tant de peuples. Je n’ai rien accepté de tout cela.

Il est impossible de se battre pour la paix avec des gens qui ont pour mode d’existence les abus, le mensonge, la fourberie, la volonté de domination, la manipulation, le mépris d’autrui, constamment répétés. Car se battre pour la paix, c’est se battre précisément contre tout cela. Ceux qui croient qu’ils vont pouvoir combattre pour la paix en pratiquant ou en acceptant de telles méthodes ne font que travailler encore et encore contre la paix, pour la mort. Voilà pourquoi les peuples souffrent, par la faute de tels irresponsables dominants, dont le vrai but n’est pas la paix, quoiqu’ils en disent, mais leur paix, leur confort, leur profit, leur intérêt, même s’il leur faut pour cela détruire des vies humaines, d’une façon ou d’une autre. Nous voyons ce mécanisme tous les jours à l’œuvre dans le monde, nous sommes nombreux à le voir et à le refuser, et nous vaincrons car ce qui est pourri va à la mort, tandis que ce qui est juste et vrai vainc, telle est la loi de la vie.

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Israël continue ses crimes de guerre à Gaza, Libération titre en une : « Les nouveaux antisémites ».

Collabos de merde.

La presse est sale, faux-cul et tordue, comme ceux qui la font, et leurs copains comme cochons.

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L’antisémitisme de certains est déplorable et se retourne contre tous les musulmans. Mais ce qui est étonnant c’est que les ministres et autres ne parlent jamais du très virulent racisme de certains juifs et de certaines personnes de culture chrétienne envers les Arabes et les Noirs. Il suffit d’écouter un peu autour de soi ou de lire ce qui se dit sur les réseaux sociaux. Le mépris s’exprime continuellement, quand ce n’est pas la haine ou l’ignominie.

La différence est sans doute que, à part les groupes ouvertement fascisants, ceux qui parmi les juifs ou les chrétiens sont racistes, ne le montrent pas de la même façon que les casseurs ou les dieudonnistes. Le racisme judéo-chrétien en quelque sorte ne se voit pas. En partie parce qu’il est plus hypocrite et mieux caché, et surtout parce qu’on y est tellement habitué qu’il devenu comme naturel, invisible – comme le sexisme. Mais il agit : c’est lui qui préside à ce que commet Israël, et au fait que beaucoup soutiennent inconditionnellement Israël. Les conséquences de ce racisme sont d’une gravité extrême.

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Sombre temps, les élites sombrent moralement, comme souvent, parce qu’elles sont privilégiées, veulent garder leurs privilèges et défendent donc le monde du pouvoir, du mensonge et de l’argent qui les maintient. Nous le voyons à l’ONU, les riches ne veulent pas que la lumière soit faite, ni la justice qui va avec. Mais les peuples se lèvent, demandent justice et lumière. Ils ont la raison avec eux.

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Deux femmes racontent leur garde à vue de 48 heures pour avoir participé à un rassemblement pour Gaza, et les vexations subies. Honte à la France. Il s’agit d’un système, il est constamment à l’oeuvre. Un système qui vise à détruire les personnes afin de les soumettre. Cela se passe dans les commissariats, dans les prisons, dans les cités avec le harcèlement policier. Cela se passe dans les médias qui assurent le relais en rabaissant constamment le peuple. Cela se passe dans l’esprit du président de la République et du Premier ministre qui soutiennent les forts et stigmatisent les faibles, avec la complicité de tous ceux qui ont un quelconque intérêt à ce que les choses restent ainsi.

Mais le fait est que ce sont eux, les misérables. Ce sont eux qui sont soumis au monde, à ceux qui sont au-dessus d’eux, à ceux qui sont au-dessous d’eux aussi car ils ont besoin de leur soutien pour se maintenir. Ce sont eux qui sont hors de la vérité, de la justice, de la raison, ce sont eux qui à cause de cela se sentent continuellement menacés. Ils ont peur, c’est pourquoi ils agissent ainsi. Comme des petits voyous en bandes se plaisent à terroriser parce qu’ils sont terrorisés par leur propre vide. Les pauvres ont des excuses à cela, mais les autres, les installés, ils n’en ont pas. Ils n’ont rien. Seulement leur peur de tomber dans leur propre néant. C’est cela qui les oblige à exister dans le mal, parce qu’ils ne peuvent pas exister dans le bien.

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Lies their missiles

but I, the liquid eye

seing the signs.

Look at my eyes,

you man, if you want find

the signs I see.

The only Sign,

Light in the very night

winning the lie.

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La feinte, la mauvaise foi, l’usurpation, tout ce qui est de l’ordre du mensonge est la vulgarité même – au sens de ce qui en l’homme est le plus bas, le plus commun, le plus dépourvu de noblesse.

Le colonialisme ignore la vérité. Il ne la voit pas, il ne la connaît pas. Il est bête et vulgaire.

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Soc, nous déchirons la terre

dans le combat spirituel.

Que de la terre jaillissent

des enfants de lumière !

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« Le Sionisme est un mouvement ordonné, légal, humanitaire ».

Theodor Herzl, « Discours d’ouverture au premier congrès sioniste », 1897

Méfions-nous toujours des idéologies.

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Léon Pinsker (1821-1891), juif polonais, fut l’un des premiers sionistes. Jugeant que, du fait du rejet dont ils étaient l’objet, les juifs ne sauraient s’intégrer nulle part, il songea à établir un foyer national juif en Palestine ou en Argentine.

Des Juifs, il écrit que « contrairement aux nègres, ils appartiennent à une race supérieure, et contrairement aux femmes, ils ont à leur actif non seulement des femmes, mais encore des hommes éminents, voire de grands hommes ». (« Autoémancipation »)

Il est certain que racisme et sexisme n’étaient pas propres aux seuls juifs de son époque, il est tout aussi certain que racisme et sexisme continuent leur œuvre de mort, même sans s’exprimer aussi directement, et cela parmi les hommes de toutes nations. Il n’en est pas moins certain que c’est sur ces bases racistes que s’est fondé Israël, que ces racines sont toujours vivantes aujourd’hui – si le mépris des femmes s’est atténué chez les juifs non religieux, le mépris des Arabes et des Noirs (y compris juifs) fait toujours des ravages dans l’État juif et surtout, fonde le sentiment du droit de coloniser, piller et tuer sans scrupules. Avec l’aval des nations « blanches », et notamment de la France, où l’on laisse sans broncher le droit de manifester à tous les mouvements, y compris les plus fascisants ou les plus violents (Front National, Bonnets Rouges…), à l’exception des Arabes et des Noirs.

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« On » se demande pourquoi le Hamas continue à se battre. « On » n’a aucune idée de ce qu’est l’exigence de dignité et de liberté. « On » préférerait se coucher devant le colon, car « on » est habitué à se coucher.

« On » parle du Hamas pour ne pas parler d’Israël. Pour ne pas dire la vérité, à savoir que cette colonisation, ces pillages, ces brutalités quotidiennes, ces crimes de guerre, n’ont que trop duré. Seule la résistance de Gaza et de la Palestine peut sortir Gaza, la Palestine et aussi Israël de la situation sans avenir où les enferre l’entêtement d’Israël.

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Le Mont-Saint-Michel a été bâti suite au rêve d’un croyant, à qui l’archange Michel l’avait demandé.

L’archange Michel, dont le nom signifie « Qui est comme Dieu ? » terrasse le Mal à la fin des temps.

La puissance de terrasser le mal vient par le rêve que Dieu donne à l’homme.

D’ailleurs en hébreu biblique, le mot pour dire rêve signifie aussi force.

Écoutez le rêve que Dieu vous envoie, il peut libérer le monde.

L’enjeu du combat

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Les photographies de la manifestation d’hier vue d’en haut, parsemée de parapluies clairs aux couleurs discrètes de la Palestine, m’évoquent instantanément les grandes messes en plein air où des parapluies clairs signalent à la foule les distributions d’hosties.

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Je suis fière de ce peuple qui a manifesté malgré l’interdiction. Qui a préféré la vérité au conformisme. La compassion à la prudence. La dignité au déshonneur.

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« Safari propalestinien dans les rues de Paris cet après-midi : reportage au cœur des trois cortèges sauvages » titre le NouvelObs, en illustrant son article d’un Noir et d’un Arabe torses nus. Si ce n’est pas du sale racisme de merde.

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Ces anciens soixante-huitards, ou compagnons d’esprit de mai 68, qui font aujourd’hui la grimace devant une manifestation pro-palestinienne non autorisée, et n’y voient que débordements de manifestants, plutôt que la répression policière dont ils ont été victimes ! Complètement encroûtés.

Vive la révolution pacifique d’été !

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Abbas s’est rallié aux demandes parfaitement légitimes du Hamas, voilà un bon point. Contre terreur et horreur, les Palestiniens donnent au monde un témoignage de courage et d’honneur. Que Dieu les bénisse, ceux qui ont été tués comme ceux qui sont toujours debout.

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La comparaison faite par certains entre Israël et Hitler peut sembler abusive. Elle l’est effectivement, dans la mesure où le nettoyage ethnique mis en œuvre par Hitler tua plusieurs centaines de milliers de Juifs, alors que les Palestiniens victimes d’Israël depuis soixante ans peuvent se compter par milliers.

Mais au fond, Israël n’est qu’un pion de l’Occident, notamment américain, dans la politique mondiale. Israël serait impuissant s’il n’était soutenu par les États-Unis et, au moins par omission, par l’ONU et l’Europe – une Europe de plus en plus atlantiste. Israël, État colonisateur inique et raciste, est l’emblème de la politique impérialiste et néo-colonialiste occidentale, qui, comme le firent les États-Unis en Amérique Latine, a entrepris de déstabiliser tout le Moyen Orient, d’y jeter le chaos et d’y encourager de nouvelles tyrannies pour continuer à asseoir son pouvoir sur le monde.

Et si l’on fait le calcul de ce nettoyage ethnique qui ne dit pas son nom, alors oui, nous sommes bien face à une entreprise génocidaire à grande échelle, comparable au mal que répandit le nazisme et qui se poursuit par cette voie détournée, dont tous les Sémites sont en fait victimes. Aujourd’hui comme hier les forces de la mort et du déni de l’humanité d’autrui ont leurs combattants et leurs collabos – dont les armes sont d’abord médiatiques, y compris pour les plus lâches et les plus mauvais l’infiltration sur Internet par des fakes chargés de pourrir les réseaux sociaux de commentaires insidieux, dont la fausseté et la dangerosité sont cachées et qui ont pour but d’occulter la parole authentique des gens. Il s’agit d’être vigilant et de ne pas perdre de vue ce qu’il en est. Et de rester ou d’entrer en résistance, avec détermination et intelligence.

Sans oublier que les forces géopolitiques dans le monde sont en train de changer, et que, de même que les nazis ont misérablement échoué, les impérialistes et colonialistes d’aujourd’hui se dirigent immanquablement vers leur fin. L’Occident n’est déjà plus le maître du monde, tout est en train de se recomposer. Vivront ceux qui sont du côté de la vie.

La paix sera la vérité

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Hier vendredi j’ai vu en rêve toute une foule qui fuyait, de l’eau jusqu’aux genoux et qui montait plus haut encore.

De jour bien éveillée j’annonce toujours des choses vraies, mais personne ne veut y croire, malgré les nombreux faits et signes réalisés.

Du fait d’avoir grandi dans une famille communiste, j’ai depuis l’enfance une conscience politique vive, mais je n’ai jamais soutenu aucun totalitarisme, ni de droite ni de gauche. Ceux qui l’ont fait, fût-ce passagèrement, ou ceux qui se sont tus devant les exactions de sales types comme Mao ou Videla devraient, comme le dit Shlomo Sand des intellectuels qui furent maoïstes, essayer de comprendre pourquoi ils se sont identifiés au totalitarisme – car, comme il le dit aussi, en vérité, au fond, ce sont toujours les mêmes. Les faibles, les lâches, ceux qui ont besoin pour survivre de faire partie des forts, d’être forts avec les faibles et faibles avec les forts.

La guerre d’occupation d’Israël réveille l’esprit collabo de beaucoup de Français. La manifestation pour Gaza de cet après-midi a été scandaleusement interdite. On manifesta bien lors de la guerre en Bosnie, pourquoi n’aurait-on le droit de manifester, comme les peuples le font un peu partout dans le monde, pour la Palestine ? Les pratiques coloniales françaises en Algérie ont servi de modèle à bien d’autres États, d’Israël à l’Argentine, pays par ailleurs hôte de nazis. Les esprits contaminés forment réseau sur le monde.

Israël tombera, la Palestine vivra, pour tous ses habitants actuels et futurs, ou ce qu’il en restera. Comment doit-on appeler ceux qui se disent résistants et collaborent avec les collabos ? Je ne m’appelle pas comme eux. La paix veut la vérité, pas le mensonge. Le mensonge tue. Ceux qui veulent la paix doivent d’abord reconnaître et recevoir la vérité.

Israël se fonde sur un fantasme issu d’une lecture littérale de la Bible. Il ferait mieux de se fonder sur une lecture par le cœur et l’esprit de ce même livre qui lui dit : « Tu ne tueras pas » et « Tu ne voleras pas », « Tu ne convoiteras rien de ce qui est à ton prochain » (Exode 20 : 13, 15 et 17). Le fond du problème est là : Israël vole ce qui ne lui appartient pas, et tue pour le garder et continuer à voler.

C’est au pied de la Croix qu’on voit les chrétiens. En Palestine aujourd’hui comme hier, ils n’y sont pas, sauf quelques femmes et Jean qui allait ensuite écrire l’Apocalypse. Les autres détournent le regard, se retranchent prudemment dans leur quant-à soi, formulent des incantations pour la paix tout en refusant de regarder la Vérité en face. N’ayant même pas la présence d’esprit de se lamenter devant le mur de leur honneur perdu.

Dans l’Évangile de Marc (16, 7), un ange dit aux femmes qui ne trouvent pas Jésus au tombeau : « il vous précède en Galilée, c’est là que vous le verrez ». Comme Jésus, la Palestine est martyr, mais comme lui elle reviendra, ressuscitée.