« maintenant encore à Hiroshima »

« En fait, maintenant encore à Hiroshima, quelqu’un, quelque part, parlait constamment, encore et encore, de l’événement du 6 août. Un homme lui dit avoir constaté, alors qu’il soulevait des centaines de cadavres de femmes pour tenter d’identifier son épouse disparue, qu’aucune d’entre elles n’avait de montre au poignet ; un autre lui confia avoir vu une femme qui était morte, allongée devant la station de radiodiffusion, couchée sur le ventre dans une posture telle qu’elle empêchait le feu d’atteindre son bébé ; il entendit également ce récit où, dans une île de la mer Intérieure de Setouchi, l’ensemble des hommes d’un même village ayant été mobilisés pour le service de l’évacuation des bâtiments, toutes les villageoises s’étaient retrouvées veuves, et elles étaient allées protester violemment chez le chef du village. »

Tamiki Hara, Hiroshima, fleurs d’été (traduit du japonais par Karine Chesneau)

« Peuple », par Iannis Ritsos, mis en musique par Théodorakis, chanté par Maria Farantouri (et ma traduction)


 

Petit peuple, qui combat sans épée ni balles

Pour du monde entier le pain, la lumière et le chant

Gardant en sa langue ses plaintes et ses vivats

S’il les chante, les pierres se fendent.

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Un poème écrit en prison

OXI : encore non à la dictature

 

Ce chant de Théodorakis, sur des paroles d’Odysseas Elytis, je l’écoute et le chante depuis mes quinze ans. Après la dictature des colonels, la Grèce continue de lutter pour la démocratie, et c’est beau. Comme cette autre stature géante, Maïakovski, Théodorakis accompagne l’histoire en marche. Le dieu de la musique et de la poésie est du côté de la lumière.

 

Justice intelligible ô soleil mental
Et toi fervent myrte de la gloire
non je vous en supplie non
ah n’oubliez pas ma patrie!

Aquilin son profil est fait de monts altiers
de volcans aux flancs de vignes striés
de maisons plus blanches d’être
au voisinage du ciel bleu !

(…)

Mes mains irritées des orties de la Foudre
je les replonge en arrière du Temps
j’appelle aux anciens amis
armés de terreurs et de sang !
Odysseus Elytis, Axion Esti, Gallimard, 1996,  trad. par Xavier Bordes et Robert Longuevil

Mad Pride

C’est la deuxième Mad Pride, avec et pour des personnes atteintes de maladies psychiatriques. Je l’ai rencontrée par hasard, j’ai fait quelques photos, raté mon reportage, fait des vidéos floues  – je ne vois plus avec mes vieilles lunettes… mais voici quand même quelques images

a b c d e f

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Encore une catastrophe aérienne : le Valls Gate. VALLS, TIRE-TOI !

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C’est le voyage à Berlin de trop. 15 ou 20 000 euros pour aller voir un match de foot avec ses enfants aux frais de l’État. Et un mensonge -une réunion qui était annulée- pour le justifier.

Valls qui chasse les SDF de sa rue, Valls qui insulte, harcèle les Roms et démolit leurs cabanes, Valls qui veut plus de « Blancos », Valls qui espionne les citoyens avec sa loi renseignement, Valls qui brusque la justice, Valls qui s’érige en donneur de bons et de mauvais points aux intellectuels, Valls qui laisse démolir la parité hommes-femmes et les droits des travailleurs, Valls qui joue du menton, Valls qui abuse maintenant des biens publics et ment…

Ça suffit ! Démission !

Rappel du contentieux – il est long : ici

Et vivement la 6e République !

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