












































photos Alina Reyes
c’était beau, même le peuple Mapuche était là ! (avant-dernière photo)













































photos Alina Reyes
c’était beau, même le peuple Mapuche était là ! (avant-dernière photo)





aujourd’hui au Jardin des Plantes, photos Alina Reyes

*
Hier vendredi j’ai vu en rêve toute une foule qui fuyait, de l’eau jusqu’aux genoux et qui montait plus haut encore.
De jour bien éveillée j’annonce toujours des choses vraies, mais personne ne veut y croire, malgré les nombreux faits et signes réalisés.
Du fait d’avoir grandi dans une famille communiste, j’ai depuis l’enfance une conscience politique vive, mais je n’ai jamais soutenu aucun totalitarisme, ni de droite ni de gauche. Ceux qui l’ont fait, fût-ce passagèrement, ou ceux qui se sont tus devant les exactions de sales types comme Mao ou Videla devraient, comme le dit Shlomo Sand des intellectuels qui furent maoïstes, essayer de comprendre pourquoi ils se sont identifiés au totalitarisme – car, comme il le dit aussi, en vérité, au fond, ce sont toujours les mêmes. Les faibles, les lâches, ceux qui ont besoin pour survivre de faire partie des forts, d’être forts avec les faibles et faibles avec les forts.
La guerre d’occupation d’Israël réveille l’esprit collabo de beaucoup de Français. La manifestation pour Gaza de cet après-midi a été scandaleusement interdite. On manifesta bien lors de la guerre en Bosnie, pourquoi n’aurait-on le droit de manifester, comme les peuples le font un peu partout dans le monde, pour la Palestine ? Les pratiques coloniales françaises en Algérie ont servi de modèle à bien d’autres États, d’Israël à l’Argentine, pays par ailleurs hôte de nazis. Les esprits contaminés forment réseau sur le monde.
Israël tombera, la Palestine vivra, pour tous ses habitants actuels et futurs, ou ce qu’il en restera. Comment doit-on appeler ceux qui se disent résistants et collaborent avec les collabos ? Je ne m’appelle pas comme eux. La paix veut la vérité, pas le mensonge. Le mensonge tue. Ceux qui veulent la paix doivent d’abord reconnaître et recevoir la vérité.
Israël se fonde sur un fantasme issu d’une lecture littérale de la Bible. Il ferait mieux de se fonder sur une lecture par le cœur et l’esprit de ce même livre qui lui dit : « Tu ne tueras pas » et « Tu ne voleras pas », « Tu ne convoiteras rien de ce qui est à ton prochain » (Exode 20 : 13, 15 et 17). Le fond du problème est là : Israël vole ce qui ne lui appartient pas, et tue pour le garder et continuer à voler.
C’est au pied de la Croix qu’on voit les chrétiens. En Palestine aujourd’hui comme hier, ils n’y sont pas, sauf quelques femmes et Jean qui allait ensuite écrire l’Apocalypse. Les autres détournent le regard, se retranchent prudemment dans leur quant-à soi, formulent des incantations pour la paix tout en refusant de regarder la Vérité en face. N’ayant même pas la présence d’esprit de se lamenter devant le mur de leur honneur perdu.
Dans l’Évangile de Marc (16, 7), un ange dit aux femmes qui ne trouvent pas Jésus au tombeau : « il vous précède en Galilée, c’est là que vous le verrez ». Comme Jésus, la Palestine est martyr, mais comme lui elle reviendra, ressuscitée.
*
Hier retournée à mon livre en cours – l’un de mes livres en cours. Puis improvisé ce petit air en ouvrant Voyage sur l’une de ses chansons.
Cette nuit rêvé que nous étions quelques-uns, campant plus ou moins dans une maison de passage en Belgique, avec notamment Houellebecq. Arrivaient de loin mon fils aîné, sa femme, leurs enfants, des amis à eux. Je leur ouvrais la porte, avec Houellebecq qui leur faisait fête. Le rêve signifie que l’écrivain en moi bouge et fait fête aux nouvelles générations. La Belgique, c’est parce que j’y ai fait, il y a quelques années, une tournée dans les théâtres, à lire de mes textes en compagnie d’autres écrivains d’ailleurs et de musiciens.
*
*












tout à l’heure au Jardin des Plantes, photos Alina Reyes












par cette grise après-midi, au cimetière Montparnasse et rue Campagne Première, photos Alina Reyes
















cet après-midi à Paris 5e, photos Alina Reyes
Voilà, il est terminé ! (cliquer pour voir en grand)
Acrylique sur panneau de bois encadré de fer trouvé dans la rue, 135 x 87 cm
Les quatre comètes sont les quatre cavaliers de l’Apocalypse. L’oeil, l’heure de la révélation. Ses trois reflets-planètes peuvent être vus comme les trois Révélations successives. Le cosmos est tout en chemins, dont l’un forme l’arbre de vie, des chemins qui forment aussi des matrices, avec leurs fruits.
morceau d’oeuvre en cours
*
Comme je me transporte beaucoup dans mes montagnes, où je ne peux pas être, à la place d’y marcher je peins un peu comme les Aborigènes. N’est-ce pas ce qu’on appelle sublimer ? Pourtant être là-haut dans la montagne est bien plus sublime encore. Ceux qui pensent que l’art ou l’écriture subliment la vie ne savent pas la vie.