Trek en Lozère. Bonus : l’art urbain à Quézac

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Que faire en ville par temps de canicule ? Tranquillement je lis, j’écris, je peins, je joue du piano. Et je prépare, comme prévu depuis longtemps, une rentrée littéraire à ma façon, haha. Tandis que mes muscles se reposent de ces deux semaines de trek, voici un bonus à mes notes précédentes avec les ornements charmants du village de Quézac, celui où l’on produit l’eau pétillante du même nom.
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Photos Alina Reyes. La première œuvre se trouve à Molines, autre beau village proche de Quézac, la dernière entre Quézac et Ispagnac

Voir aussi :
les ciels du causse Méjean
le bestiaire du causse Méjean
l’architecture traditionnelle de Lozère
notre trek pas à pas

Trek en Lozère. 2) Loups, patous, papillons, chevaux préhistoriques, dolmens et autres créatures animales, végétales ou minérales du causse Méjean

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C’est le pays de la bête du Gévaudan. Le vivant s’y présente fantasmatique aussi bien que réel, surnaturel comme naturel. Aujourd’hui c’est un pays de loups, raison pour laquelle, sur nos chemins souvent buissonniers, nous avons dû passer par-dessus je ne sais combien de barrières, clôturant d’immenses pâturages.

Mais les barrières ne suffisent pas à protéger les brebis contre les attaques de loups : des patous accompagnent les troupeaux dans leurs déplacements. Un jour que nous bivouaquions dans ce désert, nous avons eu l’occasion de les voir à l’œuvre. Avant l’arrivée du troupeau, ils inspectent le territoire minutieusement, le flairent à des centaines de mètres à la ronde, pour chasser tout intrus du large périmètre de sécurité qu’ils instaurent autour des ovins. Sentinelles remarquables, qui bien sûr nous ont remarqués aussi. Et nous ont infligé un quart d’heure d’intimidation féroce. Le réflexe d’O fut de m’entourer de ses bras pour me protéger et me rassurer. Le mien, bravade en réalité révélatrice de l’intensité de ma peur, fut de saisir l’opinel à portée de main et de l’ouvrir pour nous défendre, au cas où ils passeraient à l’attaque. Finalement nous nous sommes réfugiés dans la tente, que nous avions plantée avant d’avoir entendu ni vu venir les bêtes. Ils ont fini par partir, le troupeau est passé et s’est éloigné. Mais le lendemain matin, tôt, alors que nous nous apprêtions à replier la tente, le troupeau est réapparu loin à l’horizon et les chiens ont déboulé vers nous, réitérant leurs menaces. De nouveau nous avons attendu dans la tente qu’ils soient assurés que nous resterions inoffensifs et que le troupeau repasse et s’éloigne en faisant sonner ses clochettes.

Je n’ai photographié ni loups ni patous, et j’ai eu du mal à saisir avec mon téléphone quelques-uns des milliers de papillons qui virevoltent partout, y compris sur vous, et des vautours fauves qui évoluent dans les ciels fantastiques du causse (cf note précédente). Mais voici les images que j’ai pu faire des présences vivantes, réelles ou imaginaires, d’un bestiaire comprenant aussi bien des animaux comme les chevaux préhistoriques (chevaux de Przewalski, espèce éteinte dans la nature qui fut, à partir des 14 spécimens ayant survécu dans des zoos, réhabituée à la vie sauvage dans les steppes du causse avant d’être réintroduite dans celles de la Mongolie) que des créatures minérales dressées par l’homme (dolmens, menhirs) ou naturelles (dolomies du chaos de Nîmes-le-Vieux), des vivants végétaux ou une représentation légendaire dans une église de Sainte-Énimie.
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photos Alina Reyes

voir aussi :

les ciels du causse Méjean

l’architecture traditionnelle en Lozère

notre trek, pas à pas

l’art urbain à Quézac

Trek en Lozère. 1) Les ciels somptueux du Causse Méjean

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En deux semaines, O et moi avons marché cent kilomètres en Lozère, sacs au dos par monts et par vaux, souvent hors du GR et autres sentiers battus. En voici, en plusieurs étapes, le récit en images.

Aujourd’hui les ciels du causse Méjean, vaste plateau (33000 ha à une altitude variant de 800 à 1247 mètres) entouré de gorges profondes, constituant une « île en plein ciel » presque déserte. L’horizon y est couramment dégagé loin sur 360 degrés et les nuages y évoluent rapidement, sous l’effet de vents puissants et bienfaisants. Divers oiseaux, rapaces et vautours, y sont aussi à leur bonheur. Un festival de lumière.

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photos Alina Reyes

la suite :
le bestiaire du causse Méjean

l’architecture traditionnelle de Lozère

notre trek, pas à pas

l’art urbain à Quézac

Autoportrait verso d’une yogini en pied(s)

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Après l’autoportrait de face l’autre jour, voici l’autoportrait de dos, toujours en pied, toujours photographié rapidement dans le miroir avant ma séance de yoga. En témoignage des bienfaits du yoga, qui même commencé tard (à la soixantaine pour moi, ainsi que je l’ai un peu mieux expliqué avec mon autoportrait de face), peut vous sculpter, vous assouplir, vous fortifier à merveille (dans le ressenti) le corps comme l’esprit.
Je n’ai pas fini de muscler mes jambes et mes fessiers : O et moi partons dans quelques jours pour notre trek en France, nous prévoyons de faire, sac au dos, une boucle de plus de cent kilomètres, et après ça, s’il nous reste du temps, une randonnée supplémentaire. Avec pas mal de dénivelés et beaucoup de beautés à contempler, les jours et les nuits quand nous bivouaquerons sous un ciel très pur.

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Ce matin à Paris, photos Alina Reyes

La grande vie

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Hier soir nous sommes montés sur des toits pour regarder le feu d’artifice. Et aujourd’hui nous nous sommes occupés de consulter les cartes et de nous procurer le matériel nécessaire pour notre prochain départ en randonnées. Acheté des billets de train très bon marché, et, à petit prix aussi, de quoi bivouaquer. Je me sens extrêmement joyeuse et revigorée à la pensée de cette aventure, toute humble et dépouillée : là est justement le luxe, le vrai grand luxe selon mon goût : liberté, légèreté, comme aux jours de nos adolescences. Pas besoin d’argent pour de telles vacances, où se rendre vacant des contraintes et des pesanteurs ordinaires, des habitudes et du confort. Il y faut juste l’amour de la vie. Nous sommes nombreux à l’avoir, et c’est nous qui sauvons et sauverons le monde, rien qu’en vivant dans l’amour de la vie, l’amour d’autrui, l’amour de la beauté et de la liberté.

Des rêves, des oiseaux et des ouvriers

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au Jardin des plantes ces jours-ci, photo Alina Reyes

au Jardin des plantes ces jours-ci, photo Alina Reyes

Beaucoup de rêves d’eaux et de traversées en ce moment. Avec des ciels couchants et levants. De l’amour et de l’esprit. D’excellents rêves, de ceux qui vous habitent ensuite au long des heures et des jours, dans la veille.

De ma fenêtre, je vois ce qui se passe avec les oiseaux dans la cour. Des palombes, des pies, des merles, des corneilles, des martinets, des mouettes. Pas tous là en même temps, mais parfois deux espèces en même temps, qui parfois se chamaillent. Comme chez les humains, il y a du bon temps et des drames dans leur vie. Je vois leurs histoires.

Dans la cour, il y a aussi des ouvriers qui font des travaux. J’en vois aussi dans bien d’autres endroits dans Paris. C’est le moment où les propriétaires ravalent les façades, entre autres. Les travaux sont durs et bruyants. On entend peu les travailleurs parler français, et ils ont tous la peau foncée ou très foncée. Les jours où je ne me réveille pas avant leur arrivée, ce sont eux qui me sortent de mes rêves. À moins qu’ils ne me les fassent faire, à arpenter ainsi leurs échafaudages, entre terre et ciel.

Autoportrait d’une yogini au sein nu

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ce matin à 7 heures chez moi, photo Alina Reyes

ce matin à 7 heures chez moi, photo Alina Reyes

Je célèbre avec gratitude mes un an de yoga quotidien. Ce matin au lever, avant d’enfiler ma tenue pour ma séance, j’ai photographié rapidement mon corps dans le miroir. Mon corps de 64 ans, qui a enfanté quatre fois, qui a lutté contre deux cancers, supporté plusieurs opérations dont une mastectomie, mon corps toujours bienheureux en train d’être redessiné par le yoga. Avec mon sein tout nu, celui qui a été reconstruit joliment, dont la cicatrice est devenue presque invisible, et pour lequel j’ai choisi, plutôt que d’y faire maintenant ajouter un faux téton, d’y faire faire, dans quelques mois, un grand tatouage floral qui remontera jusqu’à l’épaule.

J’ai commencé le yoga par du kundalini en salle, fin septembre 2018. Une heure et demie par semaine, mais je n’y allais pas toujours. Deux semaines après ma dernière opération, début juillet 2019, je me suis mise au hatha yoga à la maison, en m’aidant de livres, revues, vidéos et cours en ligne. Je me suis essayée – et je continue à le faire – à différentes sortes de yoga, et sauf rares exceptions je n’ai jamais dérogé à ma pratique quotidienne, d’une bonne quarantaine de minutes en moyenne. Je m’en porte magnifiquement bien, de corps et d’esprit.

mes notes sur le kundalini yoga : ici
mes notes sur le yoga dans tous ses états :

18-7-2020 : j’ai fait aussi mon autoportrait de dos, il est

à la belle étoile

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Work in progress (avec les restes de peinture, sur un calendrier de l'année dernière, d'une autre peinture en cours)

Work in progress (avec les restes de peinture, sur un calendrier de l’année dernière, d’une autre peinture en cours)

Il y a longtemps que je n’ai dormi à la belle étoile. J’y pense de temps en temps, avec nostalgie. Si bien que j’ai eu l’idée de le refaire, très bientôt. Nous projetons de partir avec petite tente et sac à dos, en camping sauvage chaque fois que possible, et dans les petits campings aux endroits où le camping sauvage est interdit. Quelles sensations plus fortes, quel plus grand luxe peut-on connaître que de vivre l’harmonie avec la nature, contempler la Voie Lactée, les constellations, les météores, écouter les bruits de la nuit, des animaux et oiseaux nocturnes, respirer l’air pur, se réveiller au matin dans la splendeur éclatante des paysages, dans leur senteur, leur lumière, aller se laver au torrent, reprendre le chemin… Éternelle jeunesse de la vie.

Voyage au centre de la terre. La rêverie d’Axel, et la mienne

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Je continue à songer à la Préhistoire, comme je l’ai interrogée dans ma thèse et bien avant aussi. J’écoute des scientifiques, ils ont des faits intéressants à signaler mais leur compréhension est grossière. Après tout ce n’est pas leur métier, c’est le mien. Mon métier de poète. La dite Préhistoire est vivante dans le présent comme dans la dite nuit des temps. Dans une lumière si chaude, si profonde, si belle.

J’avance lentement dans le roman de Jules Verne, dont j’ai déjà donné un passage l’autre jour. En voici un autre, le rêve du jeune Axel, pour accompagner notre rêverie, comme dirait Bachelard, de la lumière profonde, telle que des humains la firent vivre en peinture dans des grottes souvent labyrinthiques.
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Cette nuit à ma fenêtre, photo Alina Reyes

Cette nuit à ma fenêtre, photo Alina Reyes

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« Cependant mon imagination m’emporte dans les merveilleuses hypothèses de la paléontologie. Je rêve tout éveillé. Je crois voir à la surface des eaux ces énormes Chersites, ces tortues antédiluviennes, semblables à des îlots flottants. Sur les grèves assombries passent les grands mammifères des premiers jours, le Leptotherium, trouvé dans les cavernes du Brésil, le Mericotherium, venu des régions glacées de la Sibérie. Plus loin, le pachyderme Lophiodon, ce tapir gigantesque, se cache derrière les rocs, prêt à disputer sa proie à l’Anoplotherium, animal étrange, qui tient du rhinocéros, du cheval, de l’hippopotame et du chameau, comme si le Créateur, pressé aux premières heures du monde, eût réuni plusieurs animaux en un seul. Le Mastodonte géant fait tournoyer sa trompe et broie sous ses défenses les rochers du rivage, tandis que le Megatherium, arc-bouté sur ses énormes pattes, fouille la terre en éveillant par ses rugissements l’écho des granits sonores. Plus haut, le Protopithèque, le premier singe apparu à la surface du globe, gravit les cimes ardues. Plus haut encore, le Ptérodactyle, à la main ailée, glisse comme une large chauve-souris sur l’air comprimé. Enfin, dans les dernières couches, des oiseaux immenses, plus puissants que le casoar, plus grands que l’autruche, déploient leurs vastes ailes et vont donner de la tête contre la paroi de la voûte granitique.

Tout ce monde fossile renaît dans mon imagination. Je me reporte aux époques bibliques de la création, bien avant la naissance de l’homme, lorsque la terre incomplète ne pouvait lui suffire encore. Mon rêve alors devance l’apparition des êtres animés. Les mammifères disparaissent, puis les oiseaux, puis les reptiles de l’époque secondaire, et enfin les poissons, les crustacés, les mollusques, les articulés. Les zoophytes de la période de transition retournent au néant à leur tour. Toute la vie de la terre se résume en moi, et mon cœur est seul à battre dans ce monde dépeuplé. Il n’y a plus de saisons ; il n’y a plus de climats ; la chaleur propre du globe s’accroît sans cesse et neutralise celle de l’astre radieux. La végétation s’exagère. Je passe comme une ombre au milieu des fougères arborescentes, foulant de mon pas incertain les marnes irisées et les grès bigarrés du sol ; je m’appuie au tronc des conifères immenses ; je me couche à l’ombre des Sphenophylles, des Asterophylles et des Lycopodes hauts de cent pieds.

Les siècles s’écoulent comme des jours ! Je remonte la série des transformations terrestres. Les plantes disparaissent ; les roches granitiques perdent leur dureté ; l’état liquide va remplacer l’état solide sous l’action d’une chaleur plus intense ; les eaux courent à la surface du globe ; elles bouillonnent, elles se volatilisent ; les vapeurs enveloppent la terre, qui peu à peu ne forme plus qu’une masse gazeuse, portée au rouge blanc, grosse comme le soleil et brillante comme lui !

Au centre de cette nébuleuse, quatorze cent mille fois plus considérable que ce globe qu’elle va former un jour, je suis entraîné dans les espaces planétaires ! mon corps se subtilise, se sublime à son tour et se mélange comme un atome impondérable à ces immenses vapeurs qui tracent dans l’infini leur orbite enflammée !

Quel rêve ! Où m’emporte-t-il ? Ma main fiévreuse en jette sur le papier les étranges détails ! »

Jules Verne, Voyage au centre de la Terre

tous les extraits de ce roman : ici

mes notes sur la paléontologie :

Essai et transformation, rugby et haïku

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ciel rose-minEn d’autres temps lumineux, le rose fut avec le rouge sang couleur d’homme et le bleu ciel, comme à la Vierge Marie, couleur de femme. Hier soir j’ai contemplé le fin croissant de la lune, autour duquel virevoltaient des martinets criants. Dans d’autres langues, la lune est masculine. La nuit, j’ai vu de ma fenêtre la Grande Ourse, qui pourtant n’existe pas. Ce soir les martinets sont revenus mais pas la lune, et les nuées un instant roses sont maintenant blanches. Si les nuages en train de devenir épais et gris persistent, je ne verrai pas de constellation cette nuit, ou seulement par intermittences. Ma fenêtre est comme le fleuve d’Héraclite, cadre du changement perpétuel.

Voilà, je viens d’inventer l’essai-haïku, ou le haïku-essai : l’esprit de cette forme, le haïku, transposé à cette autre forme, l’essai.

Mes haïkus sont ici

O déplace Madame Terre, Alina peint

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Dans la chaleur, O est aujourd’hui parti en vélo avec Madame Terre à une trentaine de kilomètres de Paris, pour un endroit tout simple et tout noble, la croix qui fait souvenir du lieu où le sénéchal Pierre de Brézé est mort en 1465, lors de la bataille de Montlhéry. (Si vous n’êtes pas familier de Madame Terre, suivre le mot-clé). Voici ses images, suivies d’une photo qu’il a faite de moi il y a deux ou trois jours alors que je commençais à repeindre mon grand panneau autrefois intitulé « Apocalypse » et qui a déjà changé de nom – et je continue, tout en continuant à m’intéresser à la peinture préhistorique en écoutant cette conférence de Carole Fritz. Préhistoire et histoire continuent à cohabiter la Terre.
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Le métier de vivre, la science de vivre, l’art de vivre, avec B.K.S. Iyengar

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Les réfractaires aux mots Dieu, Divin, Seigneur… peuvent comprendre le texte en remplaçant ces mots par l’un des noms de Dieu dans toutes les religions, comme Vérité.
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« Svadhyaya. Sva signifie soi et adhyaya signifie étude et éducation. Éduquer, c’est tirer d’une personne le meilleur d’elle-même. Svadhyaya est donc l’éducation du soi.
(…)
Pour avoir une vie saine, heureuse, et paisible, il est essentiel d’étudier régulièrement et en un lieu pur la littérature sacrée. Cette étude des livres sacrés de l’humanité permet au sadhaka de se concentrer et de résoudre les problèmes difficiles quand ils apparaissent dans la vie. Elle met fin à l’ignorance et apporte la connaissance. L’ignorance n’a pas de commencement, mais elle a une fin. Il y a un commencement mais pas de fin à la connaissance. Par la pratique de svadhyaya, le sadhaka comprend la nature de son âme et obtient la communion avec le Divin. Les livres sacrés de l’humanité sont à lire par tous. Ils ne sont pas destinés aux seuls membres d’une confession particulière. Comme les abeilles se délectent du nectar de différentes fleurs, ainsi le sadhaka prend dans les autres religions ce qui lui permettra de mieux comprendre la sienne.

La philologie n’est pas un langage mais la science du langage, dont l’étude permet de mieux connaître sa propre langue. Pareillement, le yoga n’est pas en lui-même une religion. C’est la science des religions, dont l’étude permet au sadhaka d’approfondir sa propre foi.

Isvara Pranidhana. Consacrer au Seigneur ses actions et sa volonté est isvara pranidhana. Celui qui a foi en Dieu ne connaît pas le désespoir. Il a l’illumination (tejas). Celui qui sait que toute création appartient au Seigneur ne sera pas gonflé d’orgueil ni ivre de pouvoir. Il ne se laissera pas aller à des desseins égoïstes. Il ne courbera la tête que pour rendre le culte divin. Quand les eaux de la bhakti (adoration) sont dirigées sur les turbines de l’esprit, elles produisent la puissance mentale et la lumière spirituelle. Alors que la force physique seule, sans bhakti, est mortelle, l’adoration seule, sans force de caractère, a l’effet d’un stupéfiant.

(…) Mieux que ses paroles, les actions d’un homme sont le miroir de sa personnalité. Le yogi a appris l’art de consacrer toutes ses actions au Seigneur, si bien qu’elles réfléchissent la divinité qui est en lui. »

B.K.S. Iyengar, Bible du Yoga, trad. de l’anglais par Georgia Berlanda et Philippe Leconte

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D’autres citations d’Iyengar dans différentes notes au mot-clé B.K.S. Iyengar. J’en profite pour rappeler que l’hindouisme n’est pas un polythéisme, contrairement à ce que croient, se fiant aux apparences, ceux qui étudient mal, c’est-à-dire sans pratiquer. Or mal étudier conduit à répandre le mal. L’ignorance conduit à faire le mal de façon involontaire, la fausse connaissance le fait faire volontairement. Là est le crime réel – illustré par l’histoire biblique du serpent distillant sa fausse connaissance dans l’esprit de la femme et, via la femme, dans celui de l’homme (le Coran, moins sexiste, voit l’homme et la femme se laissant également et en même temps tromper par le serpent).
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Ci-dessus, un tag sur un mur de l’École nationale de chimie, physique et biologie. En haut de la note : école des Arts et Métiers. Hier à Paris, photos Alina Reyes

Littéralement physique : Point Reyes Ligthhouse, work in progress et work in promesse

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"Point Reyes Lighthouse", acrylique sur bois, 46x30 cm (d'après le phare du même nom)

« Point Reyes Lighthouse », acrylique sur bois, 46×30 cm (d’après le phare du même nom)

Excellente annonce hier, que j’attendais ardemment : la Bibliothèque nationale va rouvrir. Le 6 juillet pour les chercheur·e·s, dont je suis, le 15 pour tout le monde. Car le travail d’écriture m’appelle de plus en plus fort. Je ne peux pas écrire à la maison – pas assez d’isolement – et toutes les bibliothèques, publiques, universitaires… sont fermées depuis mars. J’en ai d’autant plus désir, un désir littéralement physique, que je vois O écrire nuit et jour depuis le déconfinement, dans un formidable élan créateur. Moi je peins sans me lasser, avec grand bonheur. En attendant donc le 6 juillet j’ai ressorti hier soir ma plus grande peinture, que j’ai commencé à repeindre, après avoir repeint toutes les autres. Je l’ai mise sur un vieux drap pour ne pas tacher le sol et voilà, réinventons ! Quand je serai de retour à mes manuscrits et recherches, je vais faire des étincelles !

work in progress-min Aussitôt fini de repeindre « Point Reyes Ligthhouse », je m’installe pour repeindre « Apocalypse » et termine « Z », petite peinture carrée réalisée avec les restes de peinture de ma palette, comme précédemment « Clock » (et j’ai couvert de Gesso un calendrier dépassé pour utiliser à mesure les restes de peinture de mon nouveau work in progress).

"Z", gouache et acrylique sur papier, 21x21 cm

« Z », gouache et acrylique sur papier, 21×21 cm

Le monde d’après

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Vénus masquée, une nouvelle œuvre de Street Art sur le mur d'une librairie à Paris 5e

Vénus masquée, une nouvelle œuvre de Street Art sur le mur d’une librairie à Paris 5e

J’ai vu dans un demi-sommeil, avant de m’endormir cette nuit, des groupes de grandes allumettes, dressées dans la lumière, à bout blanc (et non rouge). La signification de la vision venait en même temps que la vision : il s’agissait des peuples du monde, pacifiés. Je vois ce matin que certains déplorent que le monde d’après ne soit pas réalisé. Ont-ils si peu de temps à vivre, pour être si pressés ? À vin nouveau, il faut outres nouvelles, comme dit Jésus. Attendons un peu, les vieilles règnent encore. J’ai mille et trois ans devant moi. Avant de m’endormir j’ai ensuite évolué dans un univers de peinture vivant. Dans la nuit, j’ai rêvé que je faisais du yoga. Au réveil le matin, j’en ai fait, comme toujours.

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Et la nouvelle signalisation à la Grande Mosquée :
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Hier à Paris 5e, photos Alina Reyes
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« Aurore », prélude en do mineur, toute fraîche composition d’un jeune pianiste proche

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29 juin 2020 : voir aussi « Le monde d’après, suite«