Après avoir regardé une excellente série documentaire de dix petites épisodes sur l’histoire du graffiti, j’ai eu envie de créer mon blaze avec mes initiales, et j’ai dessiné ceci :

Puis je suis partie à Tolbiac, animer un atelier d’écriture dans l’université occupée. Pendant que les étudiants écrivaient, j’ai dessiné une variante de mon blaze dans mon carnet :

Il y avait des dizaines d’étudiants dans l’amphi d’à côté, pour une rencontre avec les cheminots et les postiers grévistes. Pendant ce temps, nous nous sommes retrouvés à sept, cinq garçons (dont un passant) et deux filles dont moi, pour un atelier tranquille et calme d’écriture à partir de ce début de citation que je leur avais donné : « Enfin la terre s’ouvrit et ». Ensuite ils et elle ont lu leurs textes, c’était beau, très beau par moments. Parlant de mines, de cendres, d’histoire engloutie, de sectes suicidaires, de déplacements humains… « du gouffre hurlant s’échappait la lumière chaude de la vie ». Je leur ai donné la citation entière : « Enfin la terre s’ouvrit et Gérard de Nerval apparut », et son auteur : Antonin Artaud. Nous avons parlé un moment des textes qui venaient d’être écrits, puis de Nerval et d’Artaud, et aussi de notre situation ici, sous terre, dans cet amphi de cette fac construite toute en niveaux serpentants et différents pour éviter les rassemblements d’étudiants, et aussi du printemps où la verdure sort de la terre.

Je suis repartie, passant entre de petits ateliers installés dehors, barbouillage d’affiches publicitaires et découpe de bois, comme à l’arrivée et comme tout le monde j’ai grimpé par-dessus la clôture et j’ai marché dans les rues, photographiant au passage les graffs et aussi quelques œuvres de street art (pas les grandes fresques du 13e que j’ai déjà photographiées, mais de petites œuvres nouvelles). Voici d’abord les graffs :







Et voici d’autres œuvres de street art et des images de la ville :








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Il faisait très doux, enfin le printemps, que berçait une petite pluie fine. Les prunus en fleur embaumaient dans certaines rues, et des enfants jouaient.

aujourd’hui à Paris 13e, photos Alina Reyes
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aujourd’hui à Paris 5e, photos Alina Reyes
ce graff fleurit sur les trottoirs (ici à Paris 13e) ces jours-ci
et là, entre deux Space Invaders : 
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ce matin à Paris 5e, photos Alina Reyes












derrière la Mutualité
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devant la fac Jussieu
un mur de la fac Censier
Je commence par ma préférée : Rosa Luxemburg par Nicolas Milhe
L’objet du doute, par Virginie Yassef (polystyrène)
Sans titre, par Vincent Mauger (tubes de PVC)
Seat of Grandeur at Villeperdue, par Haegue Yang
installation d’une oeuvre de Sean Raspet
Sans titre, par Benjamin Sabatier (bois et ciment)
Malini, par Sam Moyer (bronze et marbre)
Structure 1, par Benjamin Sabatier (bois et béton)









les boîtes aux lettres des bateaux



l’atelier d’un peintre

J’ai photographié plusieurs fois cette fresque de Seth de près (cf tag 
le camion fait sa star
Nombreux rideaux de fer baissés, vacances obligent, et graffés.


