Paris by day

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La Société des Gens de Lettres

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La maison de Gainsbourg

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Des amoureux au bord de la Seine

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Un peintre au bord de la Seine

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Un saule pleureur au bord de la Seine

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Une parole au bord de la Seine

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Un jeune homme au bord de la Seine

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Une passerelle pour le pont des Arts

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L’Institut de France, Académie française

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Plus de cadenas d’amour sur le pont des Arts !

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Le bout de l’île de la Cité

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Péniches sur la Seine

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Street Art dans le 6e

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L’un de ces passages qu’Aragon chanta

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Street Art rue de Seine

aujourd’hui, photos Alina Reyes

Journal

a b c d e fune fresque signée Baudelocque, boulevard Raspail à Paris

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L’architecture de l’écriture. L’architecture de mon esprit, corps et âme, où je vais la nuit, pénétrant toujours plus avant, ouvrant toujours de nouvelles portes.

Le jour est le rêve de la nuit, le réel vit dans la nuit, et de ce réel unique sortent, ahuris comme des nouveau-nés, les agitations et les figures mal-voyantes du jour que les hommes appellent réalité.

Ceux qui, souvent sans savoir le grec, se permettent de juger le grec de tel ou tel évangéliste parce qu’ils ont entendu dire que le grec de celui-ci était meilleur que le grec de ceux-là… Les mêmes qui disent toujours n’importe quoi, parce qu’ils répètent ce qu’ils croient savoir, ce qu’on dit. En tout cas, selon ma propre lecture des textes, le grec de Jean, âpre et brut, parfaitement singulier, est extrêmement beau.

Pétrole. Neige. Crash.

Recalée par mon éditeur. Le manuscrit que je lui ai remis n’est pas moins bon que ceux qu’il a publiés au cours des années précédentes, et grâce auxquels il a gagné beaucoup d’argent (beaucoup plus que moi). Seulement je suis blackoutée depuis trop longtemps sans doute, et puis l’éditeur a changé, le précédent me faisait confiance et me suivait – me voici maintenant comme ces ouvriers qu’on renvoie alors qu’ils ont fait tourner l’usine toute leur vie. Voilà, on n’a plus besoin d’eux, on n’a plus besoin non plus de produits de la même qualité, on en fabrique ailleurs à moindre coût et s’ils sont jetables, tant mieux, ça fait tourner l’industrie. Et chaque fois que je sors dans Paris, il me semble qu’il y a de plus en plus de pauvres dans les rues – qui y circulent, ou qui y vivent.

Nous sommes sans argent, mais nous sommes vivants et nous ne sommes pas sans ressources. Courage, et confiance.

Vers et dans le quartier chinois

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l’église Notre Dame de Chine

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cigogne, fresque de Stew

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la plus grande fresque d’Europe, par Pantonio

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l’ancienne usine Panhard

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dans le creux, la petite ceinture

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(dans cet immeuble d’ateliers-logements j’ai vécu en colocation avec un artiste)

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fresque de Maher et Aner (Alapinta Crew), artistes chiliens en terres mapuches

aujourd’hui à Paris 13e, photos Alina Reyes

voir aussi, notamment la fresque de Pantonio quand elle était en cours de réalisation : ici

Enterrement, déterrement

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photos Alina Reyes

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Je suis allée faire un tour en librairie, voir s’il sortait quelque chose. Rien vu. Que de la littérature sans poésie, c’est-à-dire de la littérature morte.

Pourtant la poésie, elle, ne peut pas mourir. C’est donc qu’elle est quelque part où on ne la voit pas toujours. Je la vois par exemple sur les murs de la ville. Et je la vois prête à refleurir aussi dans la littérature. Qui sait de quelle terre elle sortira ?