Reportage photo du jour dans le 13e

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paris 13 1C’est parti pour deux heures de balade dans le sud du 13e, côté asiatique. Comme j’ai maintes fois photographié les très nombreuses œuvres de Street Art qu’on peut y admirer, je ne les ai pas rephotographiées, sauf quelques petites œuvres nouvelles ou changées avec le temps, comme celle-ci. Pour les grandes fresques et autres, suivre le mot-clé street art.

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paris 13 4Il y avait là une fête nord-africaine avec de la bonne musique, tambour et une espèce de cornemuse.

paris 13 5En approchant de la fac de Tolbiac, la rue Nationale a été renommée rue Clément Méric.

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Père et fils cassent la croûte sur des marches, rue de Tolbiac

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C’est trop beau, un camion de pompier, non ? J’adore les voitures et les camions, en vrai comme en jouets

paris 13 9Où les restos asiatiques peuvent se fournir en chats porte-bonheur

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paris 13 12Un oiseau peint sur une feuille de journal chinois

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paris 13 15À l’entrée du parc de Choisy

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paris 13 29Place de la mairie, un jour de mariages

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Des enfants jouent aux cartes en attendant la fin de la cérémonie.

Cet après-midi à Paris 13e, photos Alina Reyes

Ensuite je suis allée marcher dans le 5e.

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Animaux vs bêtise humaine

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Qu’est-ce qu’ils nous emmerdent avec leurs hommages nationaux. Que de lourdeur, que de connerie. La bêtise humaine est en train de détruire le monde. Comme l’Office national des forêts, sous le petit banquier à qui les grands phynanciers ont prêté les clés de l’Élysée, est en train de saccager les forêts françaises pour faire du fric en vendant du bois. Il ne leur suffit plus d’aller saccager l’habitat des autres (comme BHL tenant sa fortune de la destruction de la forêt africaine et de l’exploitation des Africains), il leur faut détruire leur propre pays aussi.

Je croyais sincèrement qu’Aznavour était suisse, comme Hallyday. Y a-t-il des Suisses en Suisse, ou seulement de pauvres réfugiés fiscaux ? Le banquier a vanté sa « poésie », comme s’il savait ce que c’est, la poésie. Il l’ignore tout autant que sa prof de français, et je sais de quoi je parle.

Voyons plutôt les autres animaux. Les animaux, même les plus communs, captivent toujours mon attention. Je suis étonnée par exemple que certaines personnes puissent passer à côté de canards sans leur jeter un regard. Peut-être y a-t-il dans les autres espèces, comme dans la nôtre, des imbéciles, des traîtres, des lâches, des vendus, des misérables manipulateurs et des faibles tout prêts à se laisser manipuler – mais nous ne les connaissons pas assez personnellement pour le savoir ou pour les reconnaître, et nous pouvons donc les contempler sans le dégoût provoqué par certains tristes spécimens de notre espèce, livrés au copinage comme cochons. Les animaux des autres espèces nous rappellent singulièrement la nôtre, mais avec ce qu’il faut de distance pour nous alléger de la pensée des plus cons de nos congénères.

 

au jardin 1 canard

au jardin 2 crapaud

au jardin 3 grenouille

au jardin 4 poisson

au jardin 5 poissons

au jardin 6 grenouille

au jardin 7 corneille

au jardin 8 corneille,Ce vendredi après-midi au jardin des Plantes à Paris, photos Alina Reyes

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La science comme défrichement, restauration, traduction. L’exemple de Bayt Ras

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Dionysos et autres dieux défrichant la cité.  Julien ALIQUOT/ HiSoMA 2018

Dionysos et autres dieux défrichant la cité.
Julien ALIQUOT/ HiSoMA 2018

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« Dans le nord de la Jordanie, un tombeau peint d’époque romaine a été mis au jour par le Département des antiquités du pays. Depuis, historiens et épigraphistes essaient d’interpréter les peintures et les textes, véritables témoins de l’histoire religieuse, politique et sociale de la région. » Ainsi commence l’article du CNRS présentant les découvertes fantastiques de fresques comparées à des bandes dessinées (avec « bulles » de certains personnages commentant leurs actions à la première personne, « je »). Je renvoie à l’article, extrêmement intéressant, plutôt que de le paraphraser.

 

 

La partie de la fresque représentant Dionysos et d’autres dieux en train de défricher l’emplacement de la cité ne pourrait-elle être lue comme allégorie de l’Archéologie et des archéologues en train de défricher cet hypogée ? Voilà un splendide ruban de Möbius, tel que je l’évoque dans ma thèse, qui est elle-même une fresque.  Oui, la science peut être dionysiaque. Et Dionysos peut figurer la force qui fait sortir de la mort.

Je l’ai dit lors de la soutenance de ma thèse, je considère la traduction comme, selon son étymologie de « conduire à travers », un acte arrachant un texte de la mort (pour celui qui ne comprend pas la langue dans laquelle il est écrit, ou bien pour celui qui a une idée figée de son sens, un texte est lettre morte) à la vie, une autre vie. (Et c’est pourquoi les traductions se trouvent au mitan de ma thèse, comme passage d’un état à un autre de la pensée). La traduction est d’abord défrichement-déchiffrement, puis restauration, remise au jour, re-mise au monde, résurrection.

À Bayt Ras (« Maison du Chef », ou « du Sommet »), les archéologues font ce travail de traduction. De la langue employée dans les textes qui accompagnent les peintures, un araméen écrit en lettres grecques ; et des fresques elles-mêmes. Et c’est aussi un défrichement, une restauration, une réactualisation du sens de l’humain, comme toute science, toute recherche non figée, en constant mouvement.

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Vivre

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Rose d'automne, ces jours-ci au jardin des Plantes, photo Alina Reyes

Rose d’automne, ces jours-ci au jardin des Plantes, photo Alina Reyes

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Rien n’est meilleur que d’écrire. Rien n’est aussi bon, sinon faire l’amour, chanter, danser. On peut aussi dessiner, peindre, marcher dans une forêt pentue, ou au bord de l’océan, ou en montagne, ou arpenter la ville, étudier, faire du sport, lire dehors, respirer l’odeur des plantes et des fleurs, etc., selon là où on est, là où on aime. Rien n’est meilleur que tout ce qu’il nous est donné de pouvoir faire, gratuitement. Vivre.

Avant-hier en sortant de la bibliothèque après quelques heures d’écriture (cf note précédente), je me suis retrouvée en train de marcher dans la rue près d’une soprano qui chantait en marchant aussi, d’une voix travaillée et puissante, surprenant tous les passants et transfigurant la ville.

Faire de la musique améliore l’intelligence. Il en va de même pour la pratique de la danse. Le chant et la danse font partie de ma vie depuis mon enfance, en même temps que l’écriture. Écrire vraiment, c’est-à-dire faire chanter et danser l’être, transfigure le monde. La vie est exigeante, vaillante, sensible, inventive, désintéressée, ou elle n’est pas.

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Retour au paradis

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hier à la bibliothèque de recherche, photo Alina Reyes

hier à la bibliothèque de recherche, photo Alina Reyes

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Une après-midi de bon travail à la bibliothèque de recherche du Muséum d’histoire naturelle, à hauteur des faîtes des arbres où les oiseaux, tête en bas, ailes déployées, vont et viennent, mangeant les baies.

Je pénètre plus avant dans mon nouveau royaume d’écriture, j’y pénètre à mesure que je le construis, j’y pense la nuit avant de m’endormir, j’y pense le jour, l’aventure est neuve, intacte, royale.

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La grande ville

la grande ville

nina-berberovaSachant que j’aurais trois-quarts d’heure de battement entre deux rendez-vous, j’ai saisi dans ma bibliothèque le minuscule La grande ville de Nina Berberova et je l’ai glissé dans mon sac en partant. Un peu plus tard, assise sur un banc au fragile soleil dans la verdure de l’Allée haute de la Salpêtrière, j’ai relu lentement ces trente pages lues il y a longtemps. Toujours avec la même joie, le même transport littéraires. Voici un bref passage de ce texte tout entier dansé :

« Une chaise apparut derrière mon dos, une lampe s’alluma, un verre fut posé devant moi. Nous conversâmes de choses et d’autres, telles de vieilles connaissances. Tout y passa : la beauté et la magnificence de cette grande ville, comment trouver du travail, comment utiliser la cabine téléphonique près de l’ascenseur, où acheter le pain et le lait. Des mots précieux au sujet de choses futiles. J’avais ignoré que j’aimais ce genre de mots ; j’aimais aussi la douce voix qui les disait, la grande main qui me versait du vin, et l’expression attentive avec laquelle il m’écoutait. Je me sentais bien, au chaud, rassuré. Je lui dis que j’étais heureux de l’avoir rencontré, que ses jumelles étaient surprenantes, extraordinaires, hallucinantes, et qu’avec un petit effort on pouvait sans doute voir la pyramide de Khéops même d’ici. De nouveau, je m’approchai de la fenêtre. »

Nina Berberova, La grande ville (1952), trad. du russe par Luba Jurgenson

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paris 13

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jardin des plantes  Ces jours-ci à Paris 13e et 5e, photos Alina Reyes

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Kundalini yoga

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photo Alina Reyes

photo Alina Reyes

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C’est un corps encore un peu courbaturé, et déjà un peu aminci, qui écrit cette note, au surlendemain d’un premier cours de kundalini yoga. Un corps rassasié, après avoir eu si faim d’exercice, durant les trois mois où il en a été privé, suite aux opérations chirurgicales (seule la marche m’était permise).

Le kundalini yoga est un exercice complet du corps et de l’esprit, conjuguant postures tenues longtemps et savamment enchaînées, concentration mentale (yeux fermés tout au long de la séance, guidée par la parole de la professeure), écoute de la musique légère diffusée, chant de mantras, temps de méditation, techniques de souffle, techniques de contractions, pratique répétée de la « respiration du feu ». Pratiques qui semblent ne demander, lorsqu’on les accomplit, que très peu d’efforts, voire aucun effort, et qui s’avèrent pourtant solliciter profondément le corps – en témoignent les moments où durant la séance le sang se met à chauffer sans raison apparente, puis l’état presque second dans lequel on en sort, et, du moins pour moi après un long temps sans exercice, les courbatures du lendemain, des cuisses aux épaules en passant par les abdos.

Diagramma-chakra-kundaliniLe travail ne s’exerce pas seulement sur les muscles et les articulations, mais aussi sur les organes, la circulation du sang, l’oxygénation, notamment du cerveau. Dès le premier cours, il est clair qu’il s’agit d’une pratique puissante (d’ailleurs dangereuse pour les personnes qui ont ou ont eu des problèmes psychiatriques). Une pratique spirituelle autant que physique. Kundalini, du mot sanskrit kundala qui signifie « entouré en spirale », désigne « une puissante énergie spirituelle lovée dans la base de la colonne vertébrale », une « énergie cosmique » (article détaillé : wikipédia). Très ancien, le kundalini yoga a été aussi appelé rāja yoga, yoga royal.

J’ai pratiqué au fil des années différentes formes de gym et de danse ; celles et ceux qui sont dans ce cas et savent donc contrôler les postures pour ne pas se faire mal peuvent s’initier au yoga sur Internet, s’il n’y a pas de cours assez bon marché à proximité ; mais je recommanderais au moins quelques cours en salle pour bien se pénétrer de l’esprit du kundalini. Il n’est pas indispensable d’être particulièrement souple, la souplesse s’acquiert avec la pratique. Personnellement j’ai  perdu un peu de souplesse avec les traumatismes chirurgicaux, mais il m’en restait assez pour pouvoir réaliser toutes les postures. J’espère retrouver toute ma souplesse originelle (par exemple, je réussis encore, à très peu près, l’exercice consistant à, couchée sur le dos, lancer les jambes derrière la tête jusqu’à toucher le sol des pieds, mais je ne peux plus du tout, comme je m’amusais à le faire avant, (mais cela ne nous a pas été demandé) ramener de là mes genoux au sol de chaque côté de ma tête pour l’encadrer), j’espère même l’améliorer. En tout cas j’ai été si satisfaite que j’ai changé mon cours hebdomadaire d’une heure pour un cours d’une heure et demie. Notre corps aussi veut être savant, apprenant.

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La marque de l’humain

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ces jours-ci au jardin alpin du jardin des Plantes, photo Alina Reyes

ces jours-ci au jardin alpin du jardin des Plantes, photo Alina Reyes

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La narratrice d’Emil Ferris dans My Favorite Thing is Monsters dit qu’elle a su dessiner avant de savoir parler. J’ai évoqué cette hypothèse d’une « écriture » précédant le langage dans ma thèse ainsi :

L’homme est un être qui trace : qui suit à la trace, et qui trace ce faisant des lignes, de ses doigts sur toutes sortes de parois comme de tout son corps dans l’espace où il se déplace (j’aime spécialement l’emploi intransitif du verbe tracer pour exprimer le fait de marcher à vive allure, ou, en botanique, l’action de ce qui est traçant : des racines notamment). Ce geste immémorial et toujours actuel, dans sa pulsion sauvage comme dans sa sophistication, ce geste d’inscrire, aussi ou plus ancien peut-être que la parole, plus ancien que l’écriture et qui trouve son accomplissement dans l’écriture, signe la conscience d’être au monde, d’habiter poétiquement le monde.

(…)

Chez les poètes l’unité de la langue et du réel, de l’être, perdure. Michel Foucault, dont on connaît la thèse selon laquelle les mots et les choses se sont séparés après la Renaissance, écrit que « Vigenère et Duret disaient l’un et l’autre – et en termes à peu près identiques – que l’écrit avait toujours précédé le parlé » ; qu’à la Renaissance le langage « existe d’abord, en son être brut et primitif, sous la forme simple, matérielle, d’une écriture, d’un stigmate sur les choses, d’une marque répandue par le monde » et que, après la séparation,

de Hölderlin à Mallarmé, à Antonin Artaud -, la littérature n’a existé dans son autonomie (…) qu’en formant une sorte de “contre-discours” et en remontant ainsi de la fonction représentative ou signifiante du langage à cet être brut oublié depuis le XVIe siècle. 1

Remonter à cet être brut. Éclairer le point devenu aveugle du langage courant. Adopter le point de vue selon lequel l’écrit a précédé le parlé, c’est lever le voile sur le fait que quelque chose a précédé le langage comme fonction de communication. L’écriture n’est pas la langue, les linguistes distinguent l’une et l’autre. Tout trait, tout tracé peut être considéré comme une écriture, d’autant plus s’il est délibéré. Un stigmate sur les choses, une marque répandue par le monde.

1 Michel FOUCAULT, Les mots et les…, op.cit., p. 53, p. 54 et p. 59

Entrant hier dans une librairie, j’y ai vu, mis en avant, un petit livre d’Umberto Eco que je ne connaissais pas : Comment écrire sa thèse. Trop tard pour moi, elle est écrite et soutenue. Mais je l’ai feuilleté et j’ai vu qu’il mettait entre guillemets l’adjectif « scientifique » pour qualifier le travail de thèse en sciences humaines. C’est aussi ce que j’ai souligné notamment dans mon discours de soutenance de thèse. Il faudrait redéfinir ce qui peut être considéré comme scientifique dans une recherche littéraire, par exemple. Comment se fait-il qu’avec les méthodes « scientifiques », c’est-à-dire académiques, actuelles, les découvertes soient souvent si pauvres (du moins en littérature) ? Les découvertes que j’apporte sont si originales qu’il peut être difficile de les comprendre, ou même tout simplement de les voir. Car le lecteur peut être aveuglé par le fait de ne pas reconnaître ce qu’il a l’habitude de lire (comme dans mes livres il peut être aveuglé par l’érotisme ou par ma façon autre de construire une fiction). C’est tout à fait normal, cela arrive tout le temps dans l’histoire de l’art et de la littérature. Les inventions commencent par aveugler parce qu’on n’y reconnaît pas le connu. Mais c’est précisément leur intérêt de conduire vers l’inconnu et, ce faisant, de réveiller les esprits endormis.

Dans la même librairie, j’ai feuilleté un livre de Leïla Slimani, prix Goncourt. Une suite de phrases composées d’un sujet, d’un verbe et d’un ou deux compléments, reliées par les grosses ficelles de la narration basique. Voilà ce qu’on apprend à faire dans les ateliers d’écriture de Gallimard. Du très facile, de la non-création, du vendeur de temps de cerveau humain disponible, de l’abêtisseur d’esprits. Ainsi fabrique-t-on le fascisme d’aujourd’hui et de demain.

Le combat de l’intelligence et pour l’intelligence n’est pas seulement un combat pour la survie des sciences, de l’art, de la littérature. C’est aussi un combat politique.  La bêtise de Trump, la bêtise de Macron qui arme Benalla et se fait diriger par Mimi Marchand, sont l’illustration directe de la plus grande menace qui pèse sur nos civilisations : la réduction du cerveau de l’homme à celui d’un singeur de sciences, d’un singeur d’art, d’un singeur de pensée, d’un singeur de politique – l’annihilation du génie inventeur de l’humain.

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L’amour court les rues, voici ses traces du jour

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trottoir 1Je devais aller chercher un livre que j’avais commandé. Sur le chemin, boulevard de l’Hôpital, j’ai photographié les inscriptions sur le trottoir

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La boutique où je devais retirer mon livre était fermée, j’avais près de deux heures devant moi avant son ouverture. Je suis allée à la mairie du 13e, où je savais qu’il y avait une nouvelle exposition d’un peintre chinois.

shanping liuSa fille était en train de finir de l’installer, j’ai parlé avec elle.

shanping liu,

shanping liu 1Shanping Liu peint beaucoup, à l’encre, les cyprès, nommés en Chine arbres de vie, et qui peuvent vivre 5000 ans

shanping liu 2C’est très très beau. Et aussi la montagne, et ses monastères

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shanping liu,,

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graff

Comme il me restait encore du temps, je suis allée, de l’autre côté de la place d’Italie, jusqu’à ma friperie préférée, Guerisol, où j’ai trouvé un bon pull et un chemisier quasi neufs à 3 euros chacun

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Puis je suis retournée à la boutique où j’ai enfin récupéré mon colis. Je me suis dirigée vers le jardin des Plantes dans le but de m’y asseoir pour découvrir mon livre. En chemin, j’ai photographié des espaces végétalisés sur les trottoirs.

anarchie vegetale pour un monde moins brutalSur le petit panneau en haut de celui-ci, on pouvait lire : « anarchie végétale pour un monde moins brutal »

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Une fois au jardin, j’ai ouvert mon colis et découvert cette merveille,

monsters,,My Favorite Thing is Monsters, le roman graphique d’Emil Ferris, tout au stylo. Il vient de paraître aussi en traduction française, mais je préférais avoir la version originale. Magnifiquement dessiné, mis en page, raconté.

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Après avoir lu et contemplé les premières pages au soleil, je suis allée à la bibliothèque du jardin où je me suis assise pour dessiner « les doigts verts » dans mon carnet avec mon stylo 4 couleurs

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Hier après-midi à Paris 13e et 5e, photos Alina Reyes

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