C’est parti

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Avec Madame Terre du côté de chez Beckett

Avec Madame Terre du côté de chez Beckett

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Un million deux cent soixante-et-un mille quatre cent douze signes. La version papier, imprimée aujourd’hui en cinq exemplaires, est partie ce matin, une semaine après la version numérique, à laquelle manquaient encore quelques numéros de pages dans les notes – j’ai passé une partie de l’après-midi d’hier en bibliothèque pour les compléter.

Bon, voilà, c’est tout à fait fini cette fois. Il n’y a plus qu’à la soutenir, une fois que les membres du jury, les pauvres, auront lu ces 745 pages. J’espère ne pas trop gâcher leurs vacances, ou leur rentrée.

Heureuse d’avoir fait ce travail littéraire qui sort de l’ordinaire par rapport à l’écriture de fictions, d’essais, etc. Encore que j’essaie de sortir de l’ordinaire à chacun de mes écrits, de mes livres. Moins par désir de faire du neuf que par horreur d’entrer dans les cadres. J’écris comme je respire, et si on n’inspirait pas chaque fois un air frais, on serait vite asphyxié. En ce monde asphyxié de mensonge, une œuvre littéraire doit transfuser de grands jets de vérité dans les corps.

 

Hier au Jardin des Plantes, photo Alina Reyes

Hier au Jardin des Plantes, photo Alina Reyes

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Mon sein, construction de rêve

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Un PostIt Tolkien à Edimbourg : "Ceux qui errent ne sont pas tous perdus" (sur la photo, caché dans la nuit, un jardin)

Un PostIt Tolkien la nuit dernière à Edimbourg : « Ceux qui errent ne sont pas tous perdus » (sur la photo, caché dans la nuit, un jardin)

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Quand je me suis levée il m’a dit, attendri : « tu dormais la main sur le sein ».

Et je rêvais que je me déplaçais dans une architecture toute en structures gonflables, gonflées, multicolores, où l’on grimpait ou le long desquelles on se laissait glisser, pour passer d’un niveau à l’autre. Il y avait là des jeunes joyeux, d’enfants à grands adolescents, multicolores aussi, qui auraient pu être mes élèves. Je me déplaçais parmi eux, grimpant et glissant, et je m’installais un moment dans une forme de banquette pour lire. C’était très heureux.

Rêvant cela j’avais donc la main sur le sein, sur mon sein en reconstruction, dans lequel se trouve en ce moment un expandeur, une sorte de ballon gonflable, qui va être gonflé progressivement jusqu’à obtenir le volume voulu – et il sera alors remplacé, dans quelques mois, par une prothèse mammaire normale, en silicone.

Je n’ai jamais passé autant de temps dans la journée à masser mon sein. Je le fais pour améliorer le drainage lymphatique et assouplir le sein tendu par les suites post-opératoires. Quand je suis habillée, et même décolletée, on ne voit aucune différence entre l’un et l’autre sein. Mais je pense que je ne montrerai mon sein en reconstruction que lorsque le travail sera achevé, qu’il sera aussi beau que possible. Pour l’instant je le garde dans l’intimité, je le laisse se refaire à l’abri, comme une graine dans la terre qui va donner une belle plante. Les seins, comme les autres éléments de notre corps, sont ce que nous en rêvons.

Je prépare un nouveau fantastique roman.

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Vivre

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J’ai fait de nouveau cette nuit ce rêve récurrent dans lequel je découvre de nouvelles pièces à mon habitation. Des pièces de très grande hauteur sous plafond, avec des escaliers en bois, très chaleureuses, intimes, débouchant sur une chambre lumineuse avec vue surplombante sur de vastes espaces montagneux.

Privée d’exercices physiques en tous genres par ma convalescence, je sens mon désir de faire du sport et plus largement de retourner à une vie physique intense s’exacerber chaque jour. La pensée du renouveau qui viendra dans ce sens m’aide à patienter.

J’ai retiré les marque-pages des livres dans lesquels ils étaient glissés pendant que je travaillais à ma thèse. Maintenant elle est finie, je l’ai envoyée sous forme électronique aux membres du jury, il me reste seulement à aller en bibliothèque pour compléter quelques notes où manquent les numéros de page, puis à l’imprimer et à la leur envoyer par la poste – ce sera fait en début de semaine prochaine.

Je continue à lire le splendide Kalevala. Quand le vieux barde, magicien de la parole, Väinämöinen, est blessé, c’est par barques et tonneaux entiers qu’il perd son sang ; il voyage longtemps et pour guérir il lui faut d’abord, pendant des pages et des pages, raconter l’histoire du fer – puisqu’il a été blessé par le fer – son origine, ses conflits avec son frère le feu etc. J’ai téléchargé le texte sur gallica.bnf.fr, une mine.

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La bibliographie de ma thèse

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Voici les pièces du puzzle. Le plus beau est que, comme avec les lettres de l’alphabet, on peut composer une infinité de textes avec. Je laisse qui cela intéresse donner ce défi à son imagination. C’est aussi un coffre aux trésors de lecture, de contemplation, on peut aussi y trouver des choses à lire et de temps en temps à visionner en ligne. C’est un paysage aux mille et un chemins, prenez et inventez-en autant que vous voudrez. (Le copié-collé fait parfois varier les caractères)

 

Quelqu'un a gravé dans les reliefs du mur du souterrain du jardin des Plantes qui mène au Jardin alpin des formes d'animaux, comme le faisaient nos ancêtres préhistoriques dans les grottes. Ces jours-ci à Paris, photo Alina Reyes

Quelqu’un a gravé dans les reliefs du mur du souterrain du jardin des Plantes qui mène au Jardin alpin des formes d’animaux, comme le faisaient nos ancêtres préhistoriques dans les grottes. Ces jours-ci à Paris, photo Alina Reyes

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BIBLIOGRAPHIE

Pour aller voir ailleurs

Nous avons opté pour une bibliographie unique, renonçant à une classification séparant corpus littéraire et corpus critique ou scientifique : estimant, dans l’esprit de cette thèse, que toute littérature (dont par exemple la « littérature médicale ») est littéraire, ou participe de la même histoire littéraire de l’humain que nous avons souhaité tracer ou esquisser.

De même, nous n’avons pas séparé les sources en plusieurs catégories, préférant mentionner pour un même titre, en plus de l’édition originelle, éventuellement les différentes éditions que nous avons consultées, papier ou numériques. Et nous n’avons pas séparé non plus les sources de parole livresques des articles ou des enregistrements audio-vidéo (documentaires, conférences, etc.). Les œuvres d’art plastique et cinématographiques entrent aussi dans cette bibliographie.

Lorsque les auteurs sont trop anciens pour pouvoir indiquer une date de publication qui leur soit contemporaine, nous indiquons leurs dates de naissance et de mort.

Lorsque les œuvres ne sont pas signées, nous les intégrons par leur titre à cette liste alphabétique des auteurs.

ABUD Monique

« Les deux voies de transmission de la psalmodie : les bimo au sein de la tradition chamanique lignagère et de la tradition chamanique d’État », Carnets du Centre Chine (CNRS/EHESS) (en ligne), 5 mai 2017, https://cecmc.hypotheses.org/34706

AGAMBEN Giorgio

- Quel que resta di Auschwitz, Turin, Bollati Boringhieri, 1998. Traduit de l’italien par Pierre Alferi : Ce qui reste d’Auschwitz, Paris, Payot et Rivages, coll. Rivages poche / Petite bilbiothèque, 1999 ; rééd. 2003

- Stanze, La parola e il fantasma nella cultura occidentale, Turin, Einaudi, 1977. Traduit de l’italien par Yves Hersant : Stanze, Parole et fantasme dans la culture occidentale, Paris, Christian Bourgois, 1981 ; Paris, Payot et Rivages, coll. Rivages poche / Petite Bibliothèque, 1994, rééd. 1998, avec Apostille de 1993 traduite par Danièle Valin

ALEXANDRIAN Sarane

Le Surréalisme et le rêve, préface de J.-B. Pontalis, Paris, Gallimard, coll. Connaissance de l’inconscient, 1974

ANGELUS SILESIUS (1624-1677)

Cherubinischer Wandersmann, Livre I, 289. Cité par Martin HEIDEGGER, in Le principe de raison, traduit de l’allemand par André Préau, préface de Jean Beaufret, Paris, Gallimard, coll. Tel, 1962, p. 104 sq

ARISTOPHANE

Βάτραχοι [Les Grenouilles], Athènes, aux Lénéennes, 405 av. J.-C.

ARTAUD Antonin

- Œuvres, édition d’Évelyne Grossman, Paris, Gallimard, coll. Quarto, 2004

- Le Théâtre et son double, Paris, Gallimard, coll. Métamorphoses, 1938 ; in Œuvres, p. 505

- Pour en finir avec le jugement de dieu, émission conçue et réalisée par l’auteur pour la Radio diffusion française, enregistrée le 28 novembre 1947, diffusée le 11 mai 1948. Première publication du texte : Paris, K Éditeur, 1948

- Les Nouvelles Révélations de l’Être, Paris, Denoël, 1937 (publié sans nom d’auteur) ; in Œuvres, p. 789

- Correspondance avec Jacques Rivière, 25 mai 1924, in Œuvres, p. 80

- Van Gogh le suicidé de la société, Paris, K éditeur, 1947. in Œuvres, [Quarto], p. 1461-1462

AUSTER Paul

Conférence avec Isaac GEWIRTZ à la New York Public Library le 16 janvier 2014 : https://youtu.be/54nMX8i2Wbs

BACHELARD Gaston

La poétique de l’espace, Paris, Presses Universitaires de France, coll. Bibliothèque de philosophie contemporaine,1957

BANKSY

cité par Fanny CRAPANZANO, Street Art et Graffiti : l’invasion des sphères publiques et privées par l’art urbain, éditions L’Harmattan, Paris, 2015, p.14

BARTHES Roland

- S/Z, Paris, Seuil, coll. Tel Quel, 1970

- L’empire des signes, Genève, Albert Skira, 1970 ; Paris, Seuil, coll. Points Essais, 2014

BASILE DE CÉSARÉE

Homilíai ei̓s tī̀n Hexaī́meron, recueil de 9 homélies sur le récit de la création d’après la Genèse, prononcées pendant le carême à Césarée de Cappadoce en 378. Traduction en français : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/frame.html ; Homélies sur l’Hexaéméron, introduction et traduction de Stanislas Giet, Paris, Éditions du Cerf, coll. Sources chrétiennes, 1950.

BAUDELAIRE Charles

- Salon de 1859 in Œuvres complètes de Charles Baudelaire, t. II, Curiosités esthétiques, Paris, Michel Lévy Frères, 1868 ; Salon de 1859, Lettres à M. le Directeur de la Revue française , chap. II « Le public moderne et la photographie » ; https://fr.wikisource.org/wiki/Salon_de_1859

- Les Fleurs du mal, Paris, Poulet-Malassis et De Broise, 1857 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Fleurs_du_mal/1857

BEAUVOIR Simone de

Le Deuxième sexe, Paris, Gallimard, coll. NRF, 1949 ; Paris, Gallimard, coll. Folio Essais, t.2, n°38, 2003

BECKETT Samuel

- En attendant Godot, pièce en deux actes créée au Théâtre de Babylone à Paris le 5 janvier 1953. Paris, Éditions de Minuit, 1952

- Fin de partie, pièce en un acte créée le 1er avril 1957 au Royal Court Theatre. Paris, Éditions de Minuit, 1957

- Film, court-métrage écrit par Samuel BECKETT et réalisé par Alan SCHNEIDER, avec Buster KEATON, 1965

BEGOUIN Stephane, TARDIEU Vincent

Arts, Palettes-Lascaux, le ciel des premiers hommes, documentaire, Arte, 2007

BELLIER Paul-André

Revue d’histoire de la pharmacie, vol.80, no 293,‎ 1992

BENJAMIN Walter

Rédigé à Munich en novembre 1916 sous forme de lettre à Gershom Scholem, inédit du vivant de l’auteur : « Sur le langage en général et sur le langage humain », in Œuvres I, traduit de l’allemand par Maurice de Gandillac, Rainer Rochlitz et Pierre Rusch, Paris, Gallimard, coll. Folio Essais n° 372, 2000

BENVENISTE Émile

« Préliminaires » de ses notes manuscrites « sur le langage poétique », folio 80. Cité par Gérard DESSONS, « Le Baudelaire de Benveniste entre stylistique et poétique », Semen n° 33, 2012

BESSON Philippe

Arrête avec tes mensonges, Paris, Julliard, 2017

BIBLE

De nombreuses traductions de la Bible en ligne sont recensées sur le site lexilogos : https://www.lexilogos.com/bible.htm. Notamment : Bible de Jérusalem ; Nouvelle Bible Segond ; Traduction oecuménique de la Bible (TOB) ; et la Bible traduite par André Chouraqui. Passages dans la section Traductions.

BIETRY-RIVIERRE Éric

« Mexique : un trésor au bout du tunnel », Le Figaro, 30-10-2014 ; http://www.lefigaro.fr/arts-expositions/2014/10/30/03015-20141030ARTFIG00181-mexique-un-tresor-au-bout-du-tunnel.php

BLAKE William

The Marriage of Heaven and Hell, ouvrage de prose et de poésie illustré de gravures de William Blake et de sa femme Catherine, publié en Angleterre en 1793. Fragments dans la section Traductions.

BONNEFOY Yves  

- Du Mouvement et de l’immobilité de Douve, Paris, Mercure de France, coll. Poésie, 1953

- L’Inachevable, Entretiens sur la poésie, 1990-2010, Albin Michel, 2010

- Remarques sur le dessin, Paris, Mercure de France, 1993 ; La vie errante, suivi de Une autre époque de l’écriture et de Remarques sur le dessin, Paris, Gallimard, coll. Poésie n° 313, 1997

- La longue chaîne de l’ancre, Paris, Mercure de France, coll. Poésie, 2008

- L’Arrière-pays, Paris, Gallimard, coll. Poésie, 2003

- « Yves Bonnefoy : “Il faudrait jouer Shakespeare dans le noir” », Le Monde, propos recueillis par Fabienne Darge en 2014, republiés le 5-7-2016 ; https://www.lemonde.fr/livres/article/2016/07/05/yves-bonnefoy-il-faudrait-jouer-shakespeare-dans-le-noir_4964040_3260.html?xtmc=bonnefoy&xtcr=45

- « Le haïku, la forme brève et les poètes français », conférence donnée au Japon en septembre 2000 : https://terebess.hu/english/haiku/bonnefoy.html

BORGES Jorge Luis

- Œuvres complètes, trad. de l’espagnol (Argentine) par Paul Bénichou, Jean Pierre Bernès, Roger Caillois, René L.-F. Durand, Laure Guille, Nestor Ibarra, Françoise Rosset, Sylvia Bénichou-Roubaud, Claire Staub et Paul Verdevoye, édition de Jean Pierre Bernès, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1999

- « La Pesadilla », Siete Noches, Fundo de cultura económica, 1980 ; http://biblio3.url.edu.gt/Libros/borges/Siete_noches.pdf ; trad. de Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès : « Le Cauchemar », Sept Nuits, in Œuvres complètes, t. II

- « Las dos catedrales », Buenos Aires, La Nación, 18-6-1978 ; in La Cifra, Buenos Aires, Emecé Editores, 1981 ; trad. de l’espagnol (Argentine) par Roger Caillois : « Les deux cathédrales », in Treize poèmes, édition bilingue illustrée par Pierre Alechinsky, Montpellier, Fata Morgana, 1978 ; trad. par Claude Esteban : in Le chiffre in Œuvres complètes, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, éd. Jean-Pierre Bernès, t. II, 1999, p. 789

- Borges en diálogo, Barcelone, Editorial Grijalbo, 1985 ; trad. de l’espagnol par René Pons : Jorge Luis BORGES, Osvaldo FERRARI, Dialogues I, Paris, Pocket, collection « Agora  », n° 360, 2012

- « Dos que soñaron », in Revista Multicolor, supplément de la revue Critica, 22 juin 1934 ; in Obras completas, Buenos Aires, Emecé Editores, 1978, p. 338 ; http://web.mit.edu/21f702/21F702/Cuentos/DosqueSonaron.html

- « El otro tigre », in El hacedor, Buenos Aires, Emecé Editores, 1960. « L’autre tigre », texte entier en français dans la section Traductions

- Borges oral, Buenos Aires, Emecé Editores, 1979. Conférences, trad. Françoise Rosset, Paris, Gallimard, 1985 ; Folio Essais, 2006

- « Utopia de un hombre que esta cansado » in El libro de arena, Buenos Aires, Emecé Editores, 1975. Trad. Françoise Rosset : « Utopie d’un homme qui est fatigué », in Le livre de sable, Folio 2003

- Ulrica, in El libro de arena, Buenos Aires, Emecé Editores, 1975. Trad. Françoise Rosset : « Ulrica », in Le livre de sable, Folio 2003

- « El otro tigre » in El Hacedor, Buenos Aires, Emecé Editores, 1960. Poème entier en français dans la section Traductions

BOUDENOT Jean-Claude

« La vie de Wolfgang Ernst Pauli », in Reflets de la physique, n° 12, déc-janv. 2008

BOULANGER Christophe, FAUPIN Savine, PIRON François

Habiter poétiquement le monde, Lille, Musée d’Art moderne Lille Métropole, 2010

BOUVIER Nicolas

L’Usage du monde, Paris, Librairie Droz, 1963, avec illustrations de Thierry Vernet ; in Œuvres, éd. Éliane Bouvier avec la collaboration de Pierre Starobinski, préface de Christine Jordis, Paris, Gallimard, coll. Quarto, 2004

BRETON André

- Écrits sur l’art et autres textes, in Œuvres complètes, édition sous la direction de Marguerite Bonnet, tome IV, éd. Étienne Hubert, Philippe Bernier et Marie-Claire Dumas, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 2008

- « Entretien avec Roger Vitrac », Le Journal du peuple, 7 avril 1923

- Manifeste du surréalisme, Paris, Éditions du Sagittaire, 1924 ; in Œuvres complètes, t. I, édition de Marguerite Bonnet avec la collaboration de Philippe Bernier, Étienne-Alain Hubert et José Pierre Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de La Pléiade, 1988

- Nadja, Paris, Gallimard NRF, 1928

- « Langue des pierres », Le surréalisme, même, n° 3, automne 1957 ; in Œuvres complètes, [Pléiade] t. IV, 2008, p. 959

- Second manifeste du surréalisme, Paris, Éditions Kra, 1930 

- André BRETON et Philippe SOUPAULT, Les Champs magnétiques, Paris, Au sans pareil, 1920

- Flagrant délit : Rimbaud devant la conjuration de l’imposture et du truquage, Paris, Thésée, 1949

- Manifeste du Surréalisme. Poisson soluble, Paris, Éditions du Sagittaire, chez Simon Kra, 1924

BREUIL Eddie

Du Nouveau chez Rimbaud, Paris, Honoré Champion, 2014

BRUNEL Pierre

Le Mythe de la métamorphose, Paris, Librairie José Corti, coll. Les Massicotés, 2004

BURTON Robert

The Anatomy of Melancholy, What it is: With all the Kinds, Causes, Symptomes, Prognostickes, and Several Cures of it. In Three Maine Partitions with their several Sections, Members, and Subsections. Philosophically, Medicinally, Historically, Opened and Cut Up, Oxford, Henry Cripps, 1621 (sous le pseudonyme de Democritus junior). Traduit par Bernard Hœpffner et Catherine Goffaux : L’Anatomie de la mélancolie, préface de Jean Starobinski, Paris, José Corti, 2000. Traduit par un collectif de traducteurs sous la direction de Gisèle Venet : Paris, Gallimard, coll. Folio Classique n° 4255, 2005

BYATT Antonia Susan

Little Black Book of Stories, Londres, Chatto & Windus, 2003. Trad. de l’anglais par Jean-Louis Chevalier : Petits contes noirs, Paris, Flammarion, 2006

CALASSO Roberto

K., Paris, Gallimard, 2005

CAMUS Albert

Le Mythe de Sisyphe, Paris, Gallimard, coll. Les Essais, 1942

CARROLL Lewis

Through the Looking-Glass, Londres, Macmilan,1871

CASSIN Barbara

Le scepticisme antique, perspectives historiques et systématiques, actes du colloque de Lausanne, 1-3 juin 1988, éd. par André-Jean Voelke, textes de Jonathan BARNES et al., Genève, Librairie Droz, coll. Cahiers de la Revue de théologie et de philosophie

CÉLINE Louis-Ferdinand, TARDI

Voyage au bout de la nuit, Paris, Futuropolis, 1988

CENDRARS Blaise

- La Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France, Paris, Les Hommes Nouveaux, 1913

- « Tu es plus belle que le ciel et la mer », in Feuilles de route, Paris, Denoël, 1924

CHAR René

- Feuillets d’Hypnos, Paris, Gallimard, 1946 

- Fureur et mystère, préface d’Yves Berger, Paris, Gallimard, coll. Poésie n° 15

CHARCOT Jean Martin

L’hystérie, Paris, L’Harmattan, coll. Psychanalyse et civilisations, textes choisis et introduits par E. Trillat, 1998

CHATWIN Bruce

The Songlines, Londres, Jonathan Cape, 1987. Traduit de l’anglais par Jacques Chabert : Le Chant des pistes, Paris, Grasset, 1988 ; Le Livre de Poche, 1990

CHOMSKY Noam

- Reflections on Language, New York, Pantheon Books, 1975. Trad. de l’anglais (américain) par Béatrice Vautherin, Pierre Fiala, Judith Milner : Réflexions sur le langage, Paris, François Maspero, 1977 ; Paris, Flammarion, coll. Champs Essais, 2011

- « Qu’est-ce que le langage, et en quoi est-ce important ? », conférence donnée le 25-7-2013 à l’Université de Genève. En version originale (anglais) : https://www.youtube.com/watch?v=05j6fAD77ok ; en version française : https://www.youtube.com/watch?v=-wJDf9gAWW4

CHRÉTIEN DE TROYES

- Perceval le Gallois ou le Conte du Graal (1180-1181). Publié en 6 vol. d’après les manuscrits originaux par Ch. Potvin, Mons, imprimerie Dequesne-Masquillier, 1866-1871 ; http://numelyo.bm-lyon.fr/f_view/BML:BML_00GOO0100137001102684409

- Le Chevalier au Lion (1177-1181) ; Le Chevalier au Lion (Yvain), t. IV de Les romans de Chrétien de Troyes, Paris, Librairie Honoré Champion, éd. par Mario Roques d’après la copie de GUIOT (Bib. nat. fr. 794), 1982 (édition en ancien français)

CLAUDEL Camille

- Citée par Aline MAGNIEN, in Camille Claudel, Paris, Musée Rodin/Fundacion Mapfre/Gallimard, 2008

- Profonde pensée, 1900, sculpture marbre taille directe, Musée Sainte-Croix, Poitiers

- L’Âge mûr, 1898-1913, un plâtre et deux bronzes, Musée d’Orsay et Musée Rodin, Paris

CLAUDEL Paul

« Religion du signe », in Connaissance de l’Est, Vienne, Larousse, 1920 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Connaissance_de_l’Est ; édition critique établie par Gilbert Gadoffre, Paris, Mercure de France, 1973

CLOTTES, Jean, LEWIS-WILLIAMS, David

Les Chamanes de la Préhistoire : transe et magie dans les grottes ornées, Paris, Le Seuil, 1996

COELHO Paulo

O Alquimista, Rio de Janeiro, Rocco, 1988

CORAN

De nombreuses traductions du Coran en ligne sont recensées sur le site lexilogos : https://www.lexilogos.com/coran.htm. Notamment celles de Malek Chebel, d’André Chouraqui, de Dominique Penot, de Denise Masson. Passage dans la section Traductions.

CORNEILLE Pierre

Le Cid, tragi-comédie, Paris, François Targa, 1637 ; https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b86108062/f1.image

CORSO Gregory

« Writ on the Eve of My 32nd Birthday », in Long Live Man, New York, New Directions Publishing Corporation, 1962

CORTAZAR Julio

Bestiario, Buenos Aires, Editorial Sudamericana, 1951 ; https://ucaecemdp.edu.ar/wp-content/uploads/2016/09/julio-cortazar-bestiario.pdf

CREVEL René

Le Clavecin de Diderot, Paris, Éditions surréalistes, 1932 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Clavecin_de_Diderot

CURIE Ève

Madame Curie, Paris, Gallimard, 1938, ; rééd. Paris, Gallimard, coll. Folio n° 1336, 1981

DAMOUR Thibault

Si Einstein m’était conté, Paris, Cherche-Midi, 2005

DANTEC Maurice

Le Théâtre des opérations. Journal métaphysique et polémique, Paris, Gallimard, 1999

DEBORD Guy-Ernest

- Rapport sur la construction des situations et sur les conditions de l’organisation et de l’action de la tendance situationniste internationale, Paris, 1957 ; Paris, Mille et Une nuits, 2000

- In girum imus nocte et consumimur igni, film de 95 minutes réalisé en 1978, sorti en salles en 1981

DELEULE Sylvie

L’Europe des Écrivains : « l’Islande », documentaire, Arte, 2015

DESNOS Robert

« Lettres de déportation à Youki », in Œuvres, édition de M.-C. Dumas, Paris, Gallimard, coll. Quarto, 2003

DHAINAUT Pierre

Habiter poétiquement le monde, Villeneuve d’Asq, LaM/Lille Métropole Musée d’art moderne, 2010

DIDEROT Denis

- Le Neveu de Rameau, (texte écrit probablement entre 1762 et 1773) in Œuvres, t. XXI, première publication en français (après la publication en allemand par Goethe en 1805), non définitive, d’après une copie du manuscrit, par Brière en 1821. Première publication du texte correct, d’après le manuscrit autographe retrouvé : Paris, Librairie Plon, 1891  ; https://beq.ebooksgratuits.com/vents/diderot-neveu.pdf

- Eléments de physiologie, in Œuvres complètes, t. IX, Paris, Garnier, éd. Assezat et Tourneux, 1875. Texte établi, présenté et commenté par Paolo Quintili, Honoré Champion, Paris, 2004

DIDI-HUBERMAN Georges

Invention de l’hystérie, Charcot et l’Iconographie photographique de la Salpêtrière, Paris, Éditions Macula, 1982 ; édition revue, corrigée et enrichie d’une postface de Georges Didi-Huberman, 2014

DESCOLA Philippe

Par-delà nature et culture, Paris, Gallimard, 2005

DUPRONT Alphonse

Du Sacré. Croisades et pèlerinages, Images et langages, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque des Histoires, 1987

DURAND Gilbert

Les structures anthropologiques de l’imaginaire, Paris, Presses Universitaires de France, 1960 ; rééd. Paris, Bordas, 1969 ; Paris, Dunod, 10e éd., 1984

DURRELL Lawrence

Caesar’s Vast Ghost, Aspects of Provence, New York, Arcade Publishing (Little, Brown & Co.), 1990. Trad. de l’anglais par Françoise Kestsman : L’ombre infinie de César. Regards sur la Provence, Paris, Gallimard, 1994 ; rééd. coll. Folio n° 2824 , 1996

DVORAK Cordelia

John Berger ou la mémoire du regard, documentaire, Arte, 2016

ÉCHENOZ Jean

Ravel, Paris, Éditions de Minuit, 2006

ECO Umberto

Six Promenades dans les bois du roman et d’ailleurs, Paris, Grasset 1996

EIGELDINGER Marc

Mythologie et intertextualité, Genève, Éditions Slatkine, 1987

EINSTEIN Albert

cité par HADAMARD Jacques, Essai sur la Psychologie de l’invention dans le domaine mathématique, Paris, Blanchard, 1959

ELLIS Bret Easton

Lunar Park, New York, Alfred A. Knopf, 2005. Traduit par Pierre Guglielmina : Lunar Park, Paris, Robert Laffont, coll. Pavillons, 2005

ESCOUBAS Éliane

« La Bildung et le “sens de la langue” : Wilhem von Humboldt », Littérature, année 1992, volume 86n numéro 2, p. 60 ; https://www.persee.fr/doc/litt_0047-4800_1992_num_86_2_1545

FAULKNER William

Sanctuary, Londres, Jonathan Cape, 1931

FERRY Jean-Marc

Les grammaires de l’intelligence,  Paris, Éditions du Cerf, coll. Passages, 2004

FLAUBERT Gustave

Lettre à Ernest Duplan, 12 juin 1862, Correspondance, éd. par Jean Bruneau, et par Yvan Leclerc pour le dernier vol., Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1973-2007, t. III, p. 221-222 ; http://flaubert.univ-rouen.fr/article.php?id=11

FOLIE TRISTAN (fin du XIIe siècle)

Oxford, Bodleian Library, Douce, d6, f. 12vb-19A.

In Tristan et Iseut : Les poèmes français – La saga norroise, éd. bilingue et trad. de Daniel Lacroix et Philippe Walter, Le Livre de Poche, coll. Lettres Gothiques, 1989

Les deux poèmes de La Folie Tristan publiés par Joseph Bédier, Paris, Librairie de Firmin Didot et Cie, 1907 : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97872633.r=Folie%20Tristan%20%3A%20Oxford?rk=42918;4

Autres éditions recensées ici : https://www.arlima.net/eh/folie_tristan_doxford.html

FOSSIER Arnaud

« Le grand renfermement » in Tracés, Revue de Sciences humaines

FOUCAULT Michel

- Les mots et les choses : une archéologie des sciences humaines, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque des Sciences humaines 1966 ; rééd. coll. Tel, 1989

- L’Archéologie du savoir, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque des sciences humaines, 1969 ; in Œuvres, t. II, coll. Bibliothèque de la Pléiade, éd. sous la dir. de Frédéric Gros, texte établi, présenté et annoté par Martin Rueff, p. 117

- Le Courage de la vérité, Le gouvernement de soi et des autres, Cours au Collège de France 1984, Paris, EHESS/Gallimard/Le Seuil, coll. Hautes Études, éd. Frédéric Gros, 2009

- « Le corps utopique », conférence prononcée sur France Culture le 21 décembre 1966, après une première conférence prononcée dans le même cadre le 7 décembre précédent, « Les Utopies réelles ». Le texte des deux conférences a été publié sous le titre Le Corps utopique, les Hétérotopies, Fécamp, Éditions Lignes, 2009 ; puis réétabli in Œuvres, II, sous la direction de Frédéric Gros, avec la collaboration de Philippe Chevallier, Daniel Defert, Bernard E. Harcourt, Martin Rueff, Philippe Sabot et Michel Senellart, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 2015

- Folie et déraison. Histoire de la folie à l’âge classique, Paris, Plon, 1961. « Le Grand Renfermement », Histoire de la folie à l’âge classique, in Œuvres, t. I, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, édition de Frédéric Gros avec la collaboration de Jean-François Bert, Daniel Defert, Francois Delaporte et Philippe Sabot, 2015

FREUD Sigmund

Totem und Tabu : Einige Übereinstimmungen im Seelenleben der Wilden und der Neurotiker, Vienne, Hugo Heller & Cie, 1913. Traduit par Samuel Jankélévitch : Totem et tabou. Interprétation par la psychanalyse de la vie sociale des peuples primitifs‎, Paris, Payot, 1924

FURET François, OZOUF Mona

Dictionnaire critique de la Révolution française, Flammarion, 1988

GARCIA LORCA Federico

Romancero gitano (1924-1927), Madrid, Revista de Occidente, 1928

- « Romance de la Luna, luna », in Romancero gitano. « Romance de la lune, lune », texte entier en français dans la section Traductions

- « Romance Sonámbulo », in Romancero gitano.« Romance somnambule », texte entier en français dans la section Traductions

- « San Miguel », in Romancero gitano. « Saint Michel », texte entier en français dans la section Traductions

- « Romance de la Pena Negra », in Romancero gitano. « Romance de la noire peine » texte entier en français dans la section Traductions

GINZBURG Carlo

- « Spie Radici di un paradigma indiziario » in A. GARGANI (dir.), Crisi della ragione, Turin, Einaudi, 1979. « Signes, traces, pistes. Racines d’un paradigme de l’indice », Le Débat, 1980, vol. 6 n°6 p. 3-44 

- Il formaggio e i vermi, il cosmo di un mugnaio del’500, Turin, G. Einaudi, 1976. Trad. de l’italien par Monique Aymard : Le fromage et les vers. L’univers d’un meunier du XVIe siècle, Paris, Flammarion, 1980

GIONO Jean

Un roi sans divertissement, Paris, Gallimard, 1947

GIRAUDOUX Jean

Ondine, Paris, Grasset, 1939

GRÉGOIRE DE NAZIANCE

Λόγοι [Discours], 45 discours écrits entre 362 et 383, dont 5 (27-31) prononcés à Constantinople en 380, intitulés par Grégoire « Discours théologiques ». Discours 27, traduit par Pierre Gallay : http://www.migne.fr/textes/peres-eglise/35-pdf-061-gregoire-de-nazianze-premier-discours-theologique

GROTHENDIECK Alexandre

La clef des songes, manuscrit non publié sur papier à ce jour, http://matematicas.unex.es/~navarro/res/clefsonges.pdf

Esquisse d’un programme, écrit en 1984. Cambridge University Press, 10 juil. 1997 ; https://webusers.imj-prg.fr/~leila.schneps/grothendieckcircle/EsquisseFr.pdf

HADOT Pierre

Le voile d’Isis, Essai sur l’histoire de l’idée de Nature, Paris, Gallimard coll. NRF Essais, 2004

HAMSUN Knut

Sult, 1890. Traduit par Edmond Bayle : La Faim, Paris – Leipzig, Albert Langen, 1895

HEGEL Georg Wilhelm Friedrich

System der Wissenschaft. Erster Theil : Die Phänomenologie des Geistes, Bamberg/Würzburg, Goebhardt, 1807 ; trad. de l’allemand par Jean-Pierre Lefebvre : Phénoménologie de l’esprit, Paris, Flammarion, coll. Bibliothèque philosophique (Aubier), 1991. Phénoménologie de l’esprit, présentation, traduction et notes de Gwendoline Jarczyk et Pierre-Jean Labarrière, Paris, Gallimard, Bibliothèque de philosophie, 1993 ; rééd. Folio Essais, 2002

HEIDEGGER Martin

Vorträge und Aufsätze, Pfullingen, Günther Neske, 1954. Traduction d’André Préau, préface de Jean Beaufret : Essais et conférences, Paris, Gallimard, coll. « Les Essais », 1958 ; rééd. coll. Tel, 1980

HENLEY William Ernest

« Invictus », poème écrit en 1875, publié sans titre in Book of verses, Londres, David Nutt, 1888

HILDEGARDE DE BINGEN (1098-1179)

Citée par Paul MENGAL, « Quand la maladie d’amour devient hystérie : le tournant de l’âge classique », RiLUnE, Revue des Littératures Européennes, n° 7, 2/2007, Atti/Actes Eros Pharmakon

HÖLDERLIN Friedrich

« In lieblicher Bläue », 1823 ; traduit de l’allemand par André du Bouchet : « En bleu adorable », in Œuvres, édition sous la direction de Philippe Jaccottet, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1967 ; http://www.hs-augsburg.de/~harsch/germanica/Chronologie/19Jh/Hoelderlin/hoe_0801.html

HOMÈRE (VIIIe siècle av. J.-C.)

Odyssée. Différentes traductions, et des éditions bilingues : https://fr.wikisource.org/wiki/LOdyssée ; http://remacle.org/bloodwolf/poetes/homere/table.htm

HORACE

Carmina, 23-13 av. J.-C. Traduction de LECONTE DE LISLE, Odes, Paris, Alphonse Lemerre, 1873 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Livre:Horace_-_Œuvres,_trad._Leconte_de_Lisle,_I.djvu

HOUELLEBECQ Michel

La Possibilité d’une île, Paris, Fayard, 2005

HUGO Victor

- Les Contemplations, Paris, Pagnerre et Michel Lévy, 1856 ; Paris, Nelson Éditeur, 1911 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Contemplations

- « La Conscience », in La Légende des siècles, Paris, Hetzel, 1859, p.15-18 ; https://fr.wikisource.org/wiki/La_Légende_des_siècles/La_Conscience

- « Dieu », Paris, Hetzel et Quantin, 1891 (posthume ) ; https://fr.wikisource.org/wiki/Dieu_(Victor_Hugo)

- Les Misérables, Paris, Pagnerre, 1862 ; Paris, Édition Nationale, Émile Testard éditeur, 1890 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Misérables

JAKOBSON Roman 

- Closing Statement : Linguistics and Poetics, Massachusetts Institute of Technology, 1960. Essais de linguistique générale, trad. de l’anglais et préfacé par Nicolas Ruwet, Paris, Éditions de Minuit, coll. Arguments, 1963

- « Einstein et la science du langage », Débat, n° 20, mai 1982, p. 132

JAUBERT Jacques et al.

« Early Neanderthal constructions deep in Bruniquel Cave in southwestern France », Nature, n° 534, 25-5-2016

JOORDENS J.C.A. et al.

« Homo erectus at Trinil used shells for tool production and engraving » Nature, 3-12-2014 ; n° 518, 12-2-2015, p. 228–2311

JOUFFROY Alain

Manifeste de la poésie vécue, Paris, Gallimard, coll. L’Infini, 1995

JOYCE James

Ulysses, Paris, Shakespeare and Company, édité par Sylvia Beach, 1922

KAFKA Franz

- Œuvres complètes, trad. de l’allemand (Autriche) par Jean-Pierre Danès, Claude David, Marthe Robert et Alexandre Vialatte, édition de Claude David, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, t. I II, III, 1976, 1980, 1984

- « Das Urteil », Arkadia, ein Jahrbuch für Dichtkunst, édité par Max Brod au printemps 1913, P. 53-65. Traduit par Alexandre Vialatte : « Le Verdict », in Œuvres complètes t.II, p. 180-191

- Tagebücher 1909-1923. Traduit par Marthe Robert : Journaux, 27 janvier 1922, in Œuvres complètes, t. III

- « Ein Hungerkünstler » [« Un artiste de la faim »], Neue Rundschau, 1922

- Lettre à Oskar Pollack, 27 janvier 1904, in Œuvres complètes t.3, p. 575

KEROUAC Jack

Lonesome Traveller, New York, McGraw Hill, 1960. Trad. de l’anglais par Jean Autret : Le vagabond solitaire, Paris, Gallimard, coll. Du monde entier, 1969. Rééd. de deux des nouvelles de ce titre : Le vagabond américain en voie de disparition, précédé de Grand voyage en Europe, Paris, Gallimard, coll. Folio 2 € n° 3695, 2002

KHADRA Yasmina

L’Attentat, Julliard, 2005

KLEIN Étienne

Il était sept fois la révolution, Paris, Flammarion, 2005

LACAN Jacques

- Le Séminaire, Livre X, L’angoisse, édition de Jacques-Alain Miller, Paris, Seuil, 2004

- cité par Alain SOKAL, Jean BRICMONT, in Impostures intellectuelles, Paris, Odile Jacob, 1997, chap. « Les nombres imaginaires »

LA DAME QUI AVEINE DEMANDOIT POUR MOREL SA PROVENDE AVOIR 

La dame qui demandait de l’avoine pour que Morel ait sa ration, in Nouveau recueil complet des fabliaux des XIIIe et XIVe siècles, par W. Noomen et N. Van den Boogaard, Assen, 1983

LAFERRIÈRE Dany

Vers le Sud, Paris, Grasset, 2006

LAMBLIN Bianca

Mémoires d’une jeune fille dérangée, Paris, Balland, 1993

LECONTE DE LISLE

« La Légende des Nornes », in « Poèmes barbares », in Œuvres de Leconte de Lisle, Paris, Librairie Alphonse Lemerre, s. d. (1889 ?), p. 48-55 ; https://fr.wikisource.org/wiki/La_Légende_des_Nornes

LEONARD DE VINCI

Codex Arundel, cité par Daniel FABRE, Bataille à Lascaux. Comment l’art préhistorique apparut aux enfants, Paris, L’Échoppe, 2014, ill. ; et cité par Daniel FABRE, « Le poète dans la caverne », in Claudie VOISENAT, Imaginaires archéologiques, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2015, p. 98

LEOPARDI Giacomo

« Canto notturno di un pastore vagante dell’Asia », in Canti, éd. Firenze, 1831 ; http://ww2.bibliotecaitaliana.it/xtf/view?docId=bibit001021/bibit001021.xml&chunk.id=d5554e4897&toc.id=&brand=bibit

Texte en français dans la section Traductions

LEROI-GOURHAN Émile

Le Geste et la Parole, tome I et II, Paris, A. Michel, 1964 et 1965

LEVI Primo

Se questo è un uomo, Turin, De Silva, Biblioteca Leone Ginzburg,1947. Traduit de l’italien par Martine Schruoffenege : Si c’est un homme, Paris, Julliard, 1987

LÉVY Bernard-Henri

Le Siècle de Sartre, Paris, Grasset, 2000

LÉVI-STRAUSS Claude

La Pensée sauvage, Paris, Librairie Plon, 1962 ; in Œuvres, édition de Vincent Debaene, Frédéric Keck, Marie Mauzé et Martin Rueff, préface de Vincent Debaene, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, n°543, 2008

LORBLANCHET Michel

La Naissance de l’art. Genèse de l’art préhistorique, Paris, Éditions Errance, 1999

LUMINET Jean-Pierre

« Douze petites cosmologies d’Edgar Poe », Europe, août-septembre 2001, p. 158-174

LYNCH David

« Twin Peaks : l’intégralité du question-réponse de David Lynch » par Phalène de la Valette, Le Point, 10-1-2017 ; http://www.lepoint.fr/pop-culture/series/twin-peaks-l-integralite-du-question-reponse-de-david-lynch-10-01-2017-2095903_2957.php

MAGRITTE René

La Trahison des images, 1928-1929, huile sur toile 59 x 65 cm, Los Angeles County Museum of Art

MALLARMÉ Stéphane

- in Jules HURET, Enquête sur l’évolution littéraire, Bibliothèque Charpentier, Paris, 1891 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Enquête_sur_l’évolution_littéraire

- « Le tombeau d’Edgar Poe », in Poésies, Paris, La Revue indépendante, 1887, p. 74 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Tombeau_d’Edgar_Poe_(1887)

MANKELL Henning

Den vita lejoninnan, Stockholm, Ordfront vörlag, 1993. Traduit du suédois par Anna Gibson : La Lionne blanche, Paris, Éditions du Seuil, coll. Seuil Policiers, 2004

MANN Thomas

Der Zauberberg, Berlin, Samuel Fischer, 1924. Traduit par Maurice Betz : La Montagne magique, Paris, Fayard, 1931

MATURIN Charles Robert

Melmoth the Wanderer, Edimbourg, Archibald Constable and Company, 1820 

MEJIA Rafael

Cumbia sobre el Mar , chanson, Colombie, 1962 ; version originale : https://www.youtube.com/watch?v=3phGJM08vB4 ; reprise par Quantic Flowering Inferno : https://www.youtube.com/watch?v=8qamv4U-SEo

MELVILLE Herman

- Moby-Dick ; or, The Whale, New York, Harper & Brothers, 1851

- Bartleby, the Scrivener : A Story of Wall Street, New York, Putnam’s Magazine, 1853

MICHAUX Henri

- Émergences-Résurgences, Genève, Éditions d’Art Albert Skira, coll. Les sentiers de la création, 1972

- « Aventures de lignes », avant-propos au livre de Will GROHMANN Paul Klee, Éditions des Trois Collines, Genève, et Librairie Flinker, 1954 ; in Passages, Paris Gallimard, coll. L’imaginaire, 1963, rééd. 1999, p. 117

MICHEL-ANGE

Michel-Ange BUONARROTI, « Sonnet I », Poésies, édition bilingue, traduction de M.A. Varcollier, Paris, Hesse et Cie, 1826

MILLE ET UNE NUITS

« Histoire du prince Zeyn Alasnam », Les Mille et une Nuits, t. V, traduction par Antoine Galland, Paris, Le Normant, 1806, p. 59-100 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Mille_et_Une_Nuits/Histoire_du_prince_Zeyn_Alasnam

MODIANO Patrick

- Quartier perdu, Paris, Gallimard, coll. Blanche, 1985

- Dora Brüder, Paris, Gallimard, coll. Blanche, 1997

MOLIÈRE

- Le Tartuffe ou l’Imposteur, comédie en cinq actes et en vers créée le 5 février 1669 au Théâtre du Palais-Royal. Première publication : Paris, Jean Ribou, 1669 ; http://www.toutmoliere.net/le-tartuffe,33.html

- Le Festin de Pierre, comédie en cinq actes et en prose créée le 15 février 1665 au Théâtre du Palais-Royal. Première publication (amendée de plusieurs passages) sous le titre Dom Juan ou Le Festin de pierre : in Œuvres de Monsieur de Molière, t. 7, Paris 1682 ; http://www.toutmoliere.net/dom-juan,34.html

- Le Misanthrope, comédie en cinq actes et en vers créée le 4 juin 1666 au Palais-Royal. Première publication : Paris, Jean Ribou, 1666 ; http://www.toutmoliere.net/le-misanthrope,36.html

L’école des femmes, comédie en cinq actes et en vers, créée au Théâtre du Palais-Royal le 26 décembre 1662. Première publication : Paris, Jean II Guignard, 1663 ; http://www.toutmoliere.net/l-ecole-des-femmes,28.html

MOLIA Agnès

Enquêtes archéologiques. Les bâtisseurs de Stonehenge, documentaire, Arte, 2018

MONTAIGNE Michel de

Essais de M. de Montaigne, Bordeaux-Paris, Simon Millanges, Jean Richer, Abel Langelier 1580-1588. Texte original de 1580 avec les variantes des éditions de 1582 et 1587, publié par R. Dezeimeris & H. Barckhausen : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k102435w/f3.image.langFR. Édition de Bordeaux de 1595 : Essais, texte établi par P. Villey et V. L. Saulnier, Paris, P. U. F., 1965 : https://fr.wikisource.org/wiki/Essais/Édition_de_Bordeaux,_1595

NERVAL Gérard de

- « El Desdichado », in « Les Chimères », in Les filles du feu, Paris, D. Giraud, 1854, p. 329 ; Paris, Michel Lévy frères, 1856, p. 291 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Chimères/El_Desdichado

- Aurélia ou le Rêve et la Vie, in Le Rêve et la Vie in Revue de Paris, 1855. Paris, Victor Lecou, 1855 ; http://kaempfer.free.fr/oeuvres/pdf/nerval-aurelia.pdf

NIETZSCHE Friedrich

- Die Geburt der Tragödie aus dem Geiste der Musik, 1872. Traduit de l’allemand par Jean Marnold et Jacques Morland : L’Origine de la Tragédie dans la musique ou Hellénisme et Pessimisme, Paris, Mercure de France, 1906 ; https://fr.wikisource.org/wiki/L’Origine_de_la_Tragédie. Autre traduction, par Philippe Lacoue-Labarthe : La Naissance de la tragédie, Paris, Gallimard, coll. Folio Essais, 1986

- Menschliches, Allzumenschliches. Ein Buch für freie Geister, Chemnitz, Ernst Schmeitzner, 1878. Traduit de l’allemand par Henri Albert et Alexandre-Marie Desrousseaux : Humain, trop humain, in Œuvres complètes de Frédéric Nietzsche, vol. 5 et 6, Paris, Mercure de France, 1902 ;https://fr.wikisource.org/wiki/Humain,_trop_humain

- Also sprach Zarathustra. Ein Buch für Alle und Keinen, Chemnitz, Ernst Schmeitzner, 1883-1885. Traduit de l’allemand par Henri Albert : Ainsi parlait Zarathoustra, in Œuvres complètes de Frédéric Nietzsche, vol. 9, Paris, Mercure de France, 1903 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Ainsi_parlait_Zarathoustra

- Götzen-Dämmerung, Leipzig, C. G. Naumann, 1889. « Maximes et pointes » 13, Le Crépuscule des idoles, in Œuvres complètes de Frédéric Nietzsche, t. XII, Mercure de France, 1908 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Crépuscule_des_idoles/Maximes_et_pointes

NOUVEAU Germain

- Valentines et autres vers, texte établi par Ernest Delahaye, Paris, Albert Messein, 1922 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Valentines_et_autres_vers

- Poésies d’Humilis et vers inédits, texte établi par Ernest Delahaye, Paris, Albert Messein, 1924 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Poésies_d’Humilis_et_vers_inédits

- LAUTRÉAMONT, Germain NOUVEAU, Œuvres complètes, éd. de Pierre-Olivier Walzer, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1970

ÔÉ Kenzaburô

- « Shisha no ogori », 1957 ; « Hato », 1958 ; « Seventeen », 1961. Trois nouvelles rassemblées, éditées et traduites du japonais par René de Ceccatty et Ryôji Nakamura : Le Faste des morts, Paris, Gallimard, coll. Du monde entier, 2005

- M-T to mori no fushigi no monogatar, 1986. Édité et traduit du japonais par René de Ceccatty et Ryôji Nakamura : M/T et l’histoire des merveilles de la forêt, Paris, Gallimard, coll. Du monde entier, 1989

- Kojinteki na taiken, 1964. Traduit par Claude Elsen : Une affaire personnelle, Paris, Stock, 2000

ONFRAY Michel

Les consciences réfractaires. Contre-histoire de la philosophie, t. 9, Paris, Grasset, 2013

ORWELL George

Nineteen Eighty-Four, Londres, Secker and Warburg, 1949

OVIDE (43 av. J.-C.-17 ou 18 ap. J.-C.)

Metamorphōseōn librī, Rome, 1er siècle. Les Métamorphoses, traduction (du latin) nouvelle annotée par Anne-Marie Boxus et Jacques Poucet (2005) : http://bcs.fltr.ucl.ac.be/METAM/Met01/M01-Plan.html

PALISSY Bernard

Recepte veritable, par laquelle tous les hommes de la France pourront apprendre à multiplier et augmenter leurs thresors, La Rochelle, Imprimerie de Barthelemy Berton, 1563 et 1564 ; Recette véritable, éd. et préface de Franck Lestringant, Paris, Éditions Macula, 1996

PARIS Reine-Marie

Camille Claudel, éditions Gallimard, coll. Livre d’Art, 1984

PATRIKIOS Titos

H γλώσσα μου [Ma langue], in Ποιήματα, IV (1988-2002) [Poèmes, IV], Athènes, Kedros, 2002 ; in Sur la barricade du temps, Anthologie bilingue, traductions de Marie-Laure Coulmin Koutsaftis, Montreuil, Le Temps des Cerises, Collection Vivre en poésie, 2015

PARMÉNIDE (vers 514 – milieu du Ve s. av. J.-C.)

Œuvres complètes, texte grec, http://philoctetes.free.fr/parmenide.htm ; Le Poème. Fragments, texte grec, traduction, présentation et commentaire par Marcel Conche, PUF Épiméthée, 2009 ; BOLLACK, Jean : Parménide De l’étant au monde, texte grec, nouvelle traduction et interprétation, Verdier/Poche, 2006

Voir aussi l’entrée « PENSEURS GRECS »

PASCAL Blaise

Pensées de M. Pascal sur la religion et sur quelques autres sujets, dite édition de Port-Royal, Paris, 1670 

Les numéros des fragments selon les différentes éditions savantes sont répertoriés pour chaque fragment sur le site http://www.penseesdepascal.fr/index.php

« Misère » n° 102, Pensées, éd. de Philippe Sellier, Paris, Classiques Garnier Poche, 1991, p. 189

PAYEN Guillaume

« Racines et combat chez Martin Heidegger », in O. LAZZAROTTI et P-J OLAGNIER, L’identité, entre ineffable et effroyable, Paris, Armand Colin, 2011, p. 210-222

PERNOUD Régine

Hildegarde de Bingen, Monaco, Éditions du Rocher, 1994 ; Le Livre de Poche, 1995

PINSON Jean-Claude

Habiter en poète, Seyssel, Champ Vallon, 1995

PIZAN Christine de

Le Livre du duc des vrays amans (1403-1405). London, British Library, Harley, 4431, f. 143rb-177vb (A2 [Roy], R ; Paris, Bibliothèque nationale de France, français, 836, f. 65ra-98ra (A1 [Roy], D) ; Le Livre du duc des vrais amants, 1404-1405, éd. bilingue, publication, traduction, présentation et notes par Dominique Demartini et Didier Lechat, Paris, Honoré Champion, coll. Classiques Moyen Âge, 2013

PLATH Sylvia

«  An Appearance », in The Collected Poems, édité, annoté et introduit par Ted Hughes, New York, Harper and Row, 1981 (posthume), p. 189

PLATON (vers 428 – vers 348 av. J.-C.)

Gorgias, in Œuvres, t. III, trad. Victor Cousin, Paris, Bossange Frères, 1822 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Gorgias_(trad._Cousin)

La République, trad. Victor Cousin, Paris, Rey et Gravier, 1833 ; https://fr.wikisource.org/wiki/La_République_(trad._Cousin)

Apologie de Socrate, Criton, Phédon, Paris, Garnier-Flammarion, 1965 ; https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3784q/f1.image

PLUTARQUE (vers 46 – vers 125)

De la superstition. En bilingue grec-français (trad. D. Richard) : http://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/supestition.htm

POE Edgar Allan

- Complete Tales & Poems, New York, Toronto, Random House, Vintage Books Edition, 1975

- Traductions de ses œuvres par Charles Baudelaire, Stéphane Mallarmé, William Little Hughes, Émile Hennequin, Maurice Rollinat, Félix Rabbe : https://fr.wikisource.org/wiki/Auteur:Edgar_Allan_Poe

- « MS found in a Bottle », Baltimore, Saturday Visiter, octobre1833 ; https://en.wikisource.org/wiki/The_Works_of_the_Late_Edgar_Allan_Poe/Volume_1/MS._found_in_a_Bottle ; in Complete Tales and Poems, [Vintage Books Edition], p. 123

- « A Descent into the Maelström », Philadelphie, Graham’s Magazine, vol. XVIII n° 5, 1841, p. 235-241 ; https://en.wikisource.org/wiki/Tales_(Poe)/A_Descent_into_the_Maelström

- « The Fall of the House of Usher ». Philadelphie, Burton’s Gentleman’s Magazine, sept. 1839. (Texte entier en français dans la section Traductions)

- « The Black Cat », Philadelphie, The Saturday Evening Post, 19 août 1843

- The Narrative of Arthur Gordon Pym of Nantucket, New York, Harper & Brothers, 1838

- « William Wilson », Philadelphie, Burton’s Gentleman’s Magazine, 1839

- Tales of the Grotesque and Arabesque, Philadelphie, Lea & Blanchard, 1840

- « The Purloined Letter », Philadelphie, The Gift for 1845, 1844

PRÉSOCRATIQUES et autres PENSEURS GRECS

HÉRACLITE (576 – 480 av. J.-C. environ) ; THALÈS (625-546 av. J.-C. environ) : ; PARMÉNIDE (514 – milieu du Ve s. av. J.-C.) ; EPICTÈTE (50-125 ou 130) ; EMPÉDOCLE (490 430 av. J.-C. Environ) DÉMOCRITE (460 – 370 av. J.-C. environ)

La classification retenue ici pour les fragments des penseurs grecs présocratiques cités est celle de Hermann DIELS, Walther KRANZ, Die Fragmente der Vorsokratiker griechisch und deutsch, Berlin, Weidmann, 1903 

Ces fragments (dont ceux qui sont traduits par nous dans cette thèse), sont disponibles en ligne dans cette même édition, en grec : http://remacle.org/bloodwolf/philosophes/thales/table.htm

Voir aussi : SOPHOCLE ; PLATON ; PLUTARQUE ; ARISTOPHANE

PROUST Marcel  

À la recherche du temps perdu, 13 vol., Paris, Grasset & NRF, 1913-1927 ; https://fr.wikisource.org/wiki/À_la_recherche_du_temps_perdu ;https://beq.ebooksgratuits.com/vents/proust.htm

Le Temps retrouvé, édition de Pierre-Edmond Robert, préface de Pierre-Louis Rey et Brian G. Rogers, édition annotée par Jacques Robichez avec la collaboration de Brian G. Rogers, Paris, Gallimard, coll. « Folio » n° 2203, 1990

QUÉTEL Claude

Histoire de la folie, De l’Antiquité à nos jours, Paris, Tallandier, 2012

RAMUZ Charles-Ferdinand

- La pensée remonte les fleuves, Plon, coll. Terre humaine, 1979 

- Remarques, Lausanne, L’Âge d’Homme, 1987

RENART Jean

Le Roman de la Rose ou de Guillaume de Dole (1025-1031). Paris, Librairie Honoré Champion, 1962

REVERDY Paul

Plupart du temps, Paris, Gallimard, coll. Blanche, 1945

REYES Alina

- « Chanson du poète à l’aurore », in Voyage, alinareyes.net, 2013, p. 453-454

- La jeune fille et la Vierge, Paris, Bayard, 2008

- La Chasse amoureuse, Paris, Robert Laffont, 2004

RICARDOU Jean

Problèmes du nouveau roman, Paris, Seuil, coll. Tel Quel, 1967

RIMBAUD Arthur

- « Le Bateau ivre », Poésies complètes, préface de Paul Verlaine et notes de l’éditeur, Paris, Vanier, 1895, p. 17-22 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Poésies_(Rimbaud)/éd._Vanier,_1895/Le_Bateau_ivre

- Illuminations, texte établi par Félix Fénéon, notice par Paul VERLAINE, Paris, Publications de la Vogue, 1886 ; publication partielle complétée in Poésies complètes, avec préface de Paul VERLAINE et notes de l’éditeur, Paris, Léon Vanier, 1895 ; première et autre édition : https://fr.wikisource.org/wiki/Illuminations

- Lettre à Paul Demeny, dite « Lettre du Voyant », 15 mai 1871 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Lettre_de_Rimbaud_À_Paul_Demeny_-_15_mai_1871

- Une saison en enfer, Bruxelles, Alliance typographique (M.-J. Poot et compagnie), 1873 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Une_saison_en_enfer

- Un cœur sous une soutane, intimités d’un séminariste, avant-propos de Louis Aragon et André Breton, Paris, Ronald Davis, 1924

RITSOS Iannis

« Λαός » [« Peuple »] in Δεκαοχτώ λιανοτράγουδα της πικρής πατρίδας [Dix-huit petites chansons de la patrie amère], écrites en prison le 16 septembre 1968 pour seize d’entre elles (dont « Peuple », la quatrième), en novembre 1969 pour les deux dernières, à la demande de Mikis Theodorakis qui les a mises en musique en 1973. Chantée par Maria Farantouri : https://youtu.be/XeFoCVYnPKc

ROCHE Denis

Le Mécrit, Paris, Seuil, 1972

RONSARD Pierre de

- Les Amours de P. de Ronsard vandomois, nouvellement augmentées par lui, & commentées par Marc Antoine de Muret. Plus quelques Odes de L’auteur, non encor imprimées, Avec privilege du Roy, Paris, Chez la veuve Maurice de la Porte, 1553 ; https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k700023.image ;https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Amours_(1553)

- Les Amours et Les Folastries, 1552, édition établie, présentée et annotée par André Gendre, Le Livre de poche, coll. Les Classiques de poche, 1993

ROSA António Ramos

Antologica Poética, Lisbonne, Dom Quixote,1999

ROTH Joseph

Radetzkymarsch, Berlin, Gustav Kiepenheuer Verlag, 1932. Traduit par Blanche Gidon : La Marche de Radetzky, Paris, Plon et Nourrit, 1934 ; Paris, Le Seuil, coll. Points, 1982 ; édition revue par Alain Huriot avec une présentation de Stéphane Pesnel et l’avant-propos de 1932 traduit par Stéphane Pesnel, Paris, Éditions du Seuil, 2013

RÛMÎ Djalâl-od-Dîn (1207-1273)

Mathnawî. La Quête de l’Absolu, trad. Éva de VITRAY MEYEROVITCH et Djamchid MORTAZAWI, Paris, Éditions du Rocher, 1990 ; rééd. 2004

SAND Shlomo

La fin de l’intellectuel français ? De Zola à Houellebecq, Paris, La Découverte, 2016

SHAKESPEARE William

- Œuvres en anglais : https://en.wikisource.org/wiki/Author:William_Shakespeare

- Œuvres complètes, édition bilingue, établie sous la direction de Michel Grivelet et Gilles Monsarrat, texte anglais établi sous la direction de Stanley Wells et Gary Taylor, Paris, Robert Laffont, coll « Bouquins », 1995

- The Winter’s Tale, Londres, in-folio de 1623 ; Le Conte d’hiver in Œuvres complètes t.2 ; Conte d’hiver, trad. d’Yves Bonnefoy, in Œuvres complètes de Shakespeare, t. VII, Paris, Club français du Livre, 1961 ; Le Conte d’hiver, préface d’Yves Bonnefoy, Paris, Gallimard, coll. Folio Théâtre, 1996

- Shake-speares Sonnets, Londres, G. Eld (imprimeur), Thomas Thorpe (éditeur), 1609 ; http://shakespeares-sonnets.com/all.php

- The Tragedy of Hamlet, Prince of Denmark, Londres, 1603

SCHWOB Marcel

- Œuvres, texte établi et présenté par Sylvain Goudemare, Paris, Phébus, coll. Libretto, 2002

- Spicilège, Paris, Société du Mercure de France, 1896 

- Marcel SCHWOB et Georges GUIEYSSE, Étude sur l’argot français, Paris, Imprimerie nationale, 1889 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Étude_sur_l’argot_français

- Le Livre de Monelle, Paris, Léon Chailley, 1894 ; in La lampe de Psyché, Paris, Société du Mercure de France, 1906 : https://fr.wikisource.org/wiki/La_Lampe_de_Psyché/Le_Livre_de_Monelle

- La Croisade des enfants, Paris, Mercure de France, 1896 ; in La lampe de Psyché : https://fr.wikisource.org/wiki/La_Lampe_de_Psyché/La_Croisade_des_enfants

- « La mort d’Odjigh », in Le Roi au masque d’or, Paris, Ollendorf, 1892 ; in Œuvres, p. 239

- « Le conte des œufs », in Cœur double, Paris, Ollendorff, 1891 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Conte_des_œufs

SHIROW Masamune

Ghost in the Shell, Tokyo, Young Magazine, 1989 ; Tokyo, Kōdansha, 1991 ; Grenoble, Glénat, 1996

SIMON Claude

L’Acacia, Paris, Les Éditions de Minuit, 1989 ; postface de Patrick Longuet, Paris, Les Éditions de Minuit, coll. Double, n° 26, 2003

SOPHOCLE

Antigone, tragédie, 441 av. J.-C. ; traduction de LECONTE DE LISLE, Antigonè, Alphonse Lemerre, 1877 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Antigonè ; même traduction accompagnée du texte en grec : http://remacle.org/bloodwolf/tragediens/sophocle/Antigone.htm

SOROKINE Vladimir

Лёд, 2002. Trad. du russe par Bernard Kreise : La Glace, Paris, Éditions de l’Olivier, 2005

STENDHAL

Le Rouge et le Noir, Paris, Levasseur, 1830

THOREAU Henry David

Walden ; or, Life in the Woods, Boston, Ticknor and Fields, 1854

TOLKIEN J.R.R.

The Lord of the Rings, Londres, Allen & Unwin, 1954-1955

TOMASI DI LAMPEDUSA Giuseppe

Il Gattopardo, Milan, Feltrinelli, 1958. Traduit de l’italien par Fanette Pézard : Le Guépard, Paris, Seuil, 1959 ; trad. par Jean-Paul Manganaro, Paris, Seuil, coll . Points n° 260, 2007

TORGA Miguel

Diário XV, Coimbra, Edição do Autor, 1990

L’universel, c’est le local moins les murs, traduit du portugais par Claire Cayron, Bordeaux, William Blake & Co, 2012

TOURNEUX Maurice

Gérard de Nerval, prosateur et poète, Paris, Monnier, 1887

VALÉRY Paul

- L’homme et la coquille, Paris, Gallimard, 1937

- L’enseignement de la poétique au Collège de France, in Œuvres complètes, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade t.1, éd. Jean Hytier, introduction biographique par Agathe Rouart-Valéry, 1957, p. 1439

- « Première leçon de cours de poétique », Leçon inaugurale du cours de poétique du Collège de France, in Variété V, Gallimard, coll. Nrf, 1944 

- « Au sujet d’Eurêka » 1921 ; in Œuvres complètes, t. 1, p. 857

VAN GOGH Vincent

- Les premiers pas (d’après Millet), 1890, huile sur toile, 91,2 x 72,4 cm, The Metropolitan Museum of Art, New York

- La chaise de Gauguin, 1888, huile sur toile 90,5 x 72,5 cm, Van Gogh Museum, Amsterdam

VELASQUEZ Diego

Las Meninas, 1656, huile sur toile 318 x 276 cm, Musée du Prado, Madrid

VERNANT Jean-Pierre

Les origines de la pensée grecque, Paris, Presses Universitaires de France, coll. Mythes et Religions, 1962 ; rééd. Paris, PUF, coll. Quadrige, 1992

VESSIER Maximilien

La Pitié-Salpêtrière, Quatre siècles d’histoire et d’histoires, Assistance Publique Hôpitaux de Paris, 1999

WILDE Oscar

- Salomé, Paris, Librairie de l’Art indépendant, 1893 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Salo

- The Picture of Dorian Gray, Philadelphie, Lippincott’s Monthly Magazine, 1890

WOOLF Virginia

L’Art du roman, conférences et articles divers (dont inédits) réunis et traduits de l’anglais par Rose Celli, Paris, Éditions du Seuil, 1979 ; rééd. avec une préface d’Agnès Desarthe, Paris, Éditions du Seuil, coll. Points Signatures, 2009

XENAKIS Mâkhi

Les folles d’enfer de la Salpêtrière, Arles, Actes Sud Beaux-Arts, Hors collection, 2004

ZAMIATINE Evgueni

- Пещера, 1920 ; traduit du russe par Marie-Chantal Masson-Beauchet et Jacques Catteau, préface de Jacques Catteau : La Caverne, Lausanne, L’Âge d’Homme, coll. Classiques slaves, 1990

- Мы, 1920 ; traduit par B. Cauvet-Duhamel : Nous autres, Paris, Gallimard, coll. Les Jeunes Russes, 1929

ZWEIG Stefan

Die Welt von Gestern. Traduction de Serge Niemetz : Le Monde d’hier, Paris, Belfond, 1944. Traduit de l’allemand (Autriche) par Dominique Tassel : Paris, Gallimard, coll. Folio Essais n°616, 2016

vignette,*

Macron et en même temps Benalla. Macron vs la République, et toujours le mensonge

Screenshot_2018-07-27 Pour Benalla, C'est exactement le même geste que j’ai fait à Macron quand il a pris un œuf - YouTube

4-8-2018

Ajoutons le coffre-fort subtilisé, le passeport diplomatique et l’immunité qui va avec… Macron et Benalla étant en vacances, il fallait bien punir quelqu’un de tant de forfaitures accumulées. C’est fait : Booba et Kaaris sont en prison. Ils sont artistes, noirs de peau, des remplaçants idéaux pour l’institution judiciaire qui n’ose juger les représentants de la banque et de la violence d’État.

2-8-2018

En fait il apparaît de plus en plus que Benalla se conduisait et continue à se conduire en chef de tout un tas d’actions souterraines illégales. Et que Macron, entre autres, se laissait manipuler par lui. Ce n’est pas si étonnant. Tant de gens, y compris parmi ceux qui paraissent forts, se laissent manipuler crapuleusement.

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Aux dernières nouvelles : En Marche et l’Elysée version milices, ça se confirme. Macron se prend pour un Dalton. Note retrouvée prouvant que Benalla préparait bien une réorganisation de la sécurité. Armes non déclarées retrouvées au siège de LREM ; et après le coffre-fort et les armes subtilisées par Benalla à son domicile, sa clé USB cachée, pour faire chanter l’Élysée ?

Par ailleurs,  contredisant l’Elysée sur le rôle de Benalla, dans leurs procès-verbaux d’audition consultés par « Le Monde », les trois policiers mis en examen dans l’affaire évoquent des liens directs entre le chef de l’Etat et son ex-collaborateur.  

Pour voir ou revoir les auditions des commissions d’enquête de l’Assemblée et du Sénat : Taranis News

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31-7-2018 On apprend ce soir que Benalla a utilisé deux fois son badge pour entrer à l’Assemblée, les 16 et 17 mai, pendant sa période de suspension (du 4 au 19). Son avocat avait affirmé que ses tickets de carte bleue attestaient qu’il était en Bretagne pendant toute cette période. Le monde du mensonge sans fin.

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Manipulation des réseaux sociaux. Il y a eu l’affaire de la vidéo illégalement mise en ligne par des comptes LREM. Et ce matin, une suspicion du côté de Twitter, qui a bloqué cette nuit un grand nombre de comptes qui dénonçaient l’affaire Macron-Benalla.

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LIVE : COMMISSION D’ENQUÊTE PARLEMENTAIRE SUR L’AFFAIRE BENALLA (SÉNAT) : https://youtu.be/ldocX9c8GgE

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La commission d’enquête parlementaire du Sénat continue ce mardi. Pour mémoire : en vidéo, le best-of de la semaine passée 30-7-2018 Sur cette vidéo de Taranis News, on voit Benalla avec la police le 1er mai, au coin du jardin des Plantes et du McDo.

Voici aussi la nouvelle vidéo, publiée par France Info et Médiapart, qui après une première vidéo publiée par Libé l’autre jour, confirme que Benalla et Crase se sont livrés à d’autres violences le 1er mai, avant la Contrescarpe. Notamment contre un couple qui, du fait des violences, quittait la manif par le Jardin des Plantes. Ils ont alors croisé ceux qu’ils ont pris pour des flics et qui, parce que la jeune femme apeurée filmait, se sont mis à les molester, ont plaqué le jeune homme face contre terre, ont effacé le film sur le portable de la jeune femme. Le parquet de Paris a ouvert une enquête sur les chefs d’accusation de violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique, d’usurpation de signes réservés à l’autorité publique, d’immixtion dans l’exercice d’une fonction publique, d’atteinte arbitraire à la liberté individuelle, de dégradation volontaire d’un bien en l’espèce d’une vidéo et d’introduction frauduleuse dans un système de traitement de données personnelles. D’autres ont-ils été victimes du sadisme de Benalla lors de cette manif, ou d’autres manifestations où il s’est trouvé aussi (le 17 avril par exemple) ? Cette nouvelle vidéo montre au passage que Benalla a éhontément menti sur son rôle lors de ce 1er mai au JDD qui lui a complaisamment servi la soupe. Macron protège (et arme jusqu’aux dents, voir ci-dessous après les vidéos) un type qui se fait plaisir en violentant ses concitoyens.

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Le colonel Lionel Lavergne qui dirige le GSPR a comme les autres esquivé les questions, mais les sénateurs font un très bon travail en mettant en évidence patiemment les contradictions dans les déclarations qui lui sont faites. Je viens d’entendre le colonel dire que l’arme que Benalla possédait était d’après les déclarations de ce dernier un Glock 43, une arme différente de celles du GSPR. Or je lis maintenant dans Le Point que Benalla est allé remettre ses armes à la justice, comme il y était obligé : des Glock 17, 26 et 19 – les deux premiers étant utilisés par le GSPR, le dernier par les gendarmes, les trois par le GIGN. Benalla possédait aussi un fusil à pompe. Et, selon le Point, encore une autre arme qu’il n’a pas encore remise, une arme en dotation – alors que le colonel Lavergne vient d’affirmer qu’il n’avait pas d’arme en dotation. Résumons : Benalla était lourdement armé (d’après le colonel, personne d’autre que les gens du service de sécurité n’a d’arme à l’Élysée ; or Benalla, officiellement, n’appartient pas au service de sécurité) ; il avait accès au secret défense ; il avait accès à l’Assemblée ; il avait sa propre voiture de police sophistiquée ; il avait une autorisation pour diriger un service de sécurité privé ; il avait aussi une habilitation à transporter des fonds ; il était surprotégé par l’Élysée, au point que des membres des forces de l’ordre ont témoigné qu’ils n’osaient pas lui désobéir, quoiqu’il n’eût pas à leur donner d’ordres. Voilà de quoi s’acheminer avec Macron vers un joli putsch sur la République.

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Taranis News retransmet la Commission d’Enquête Parlementaire sur l’affaire Alexandre Benalla au Sénat, en direct, REPRISE : https://youtu.be/JvIG-8C7m8k

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29-7-2018 Benalla : « mon père a essayé de m’enlever trois fois ». Un peu comme font les méchants Français avec Macron (« qu’ils viennent me chercher »). Ces deux-là en ont, des malheurs en commun ! on comprend qu’ils aient envie de jouer les bons papas l’un de l’autre – tout en se victimisant éhontément, et même en se donnant des airs de martyrs, quand ils sont coupables.

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Excellent (ne pas oublier que Benalla a été jugé en 2016, après qu’une femme, « probablement membre de sa famille », l’avait accusé en 2015 de « violences volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail (ITT) supérieure à 8 jours – il a finalement été relaxé « sans que les motifs du jugement en explicitent les raisons ») :

  * « Les mille et une tâches d’Alexandre Benalla à l’Élysée », titre Le Point. Autant que les nuits de Shéérazade. Voici tous les médias courant après la brute orientale. Une fascination pour une inquiétante et familière étrangeté qui ne date pas d’hier et qui se perpétue  à l’encontre de personnages aussi bien à la Nabilla qu’au Benalla, donc, en passant par son aboutissement d’épouvante, le tueur terroriste. Qu’importe qu’il mente comme un arracheur de dents – et comme tous les autres politiques autour de lui. On finira peut-être par comprendre quel attrait il a pu exercer sur le petit blanc Macron, le « seul responsable » qu’on finit par oublier – il ne fait pas le poids de sex-appeal pour colons à côté de son jeune protégé grassouillet à la lèvre bien ourlée.

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28-7-2018

Haha. Benalla a eu un badge H pour pour pouvoir entrer à l’Assemblée nationale seulement parce qu’il voulait profiter de la salle de sport, raconte-t-il. Or il se trouve que les salles de sport de l’Élysée où il travaillait sont bien meilleures, celle de Matignon aussi, celle de l’Assemblée étant la pire de toutes, explique cet article. Qu’il ait eu besoin de mentir pour justifier ce badge dit assez que Macron, qu’il protège, le lui a fait avoir pour un tout autre usage, pas du tout démocratique.

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Benalla impliqué dans une autre arrestation violente de manifestants quittant paisiblement la manif nassée et gazée par le Jardin des Plantes, révèle Libé. Par ailleurs, plusieurs photos sur lesquelles un barbu de la même corpulence que Benalla apparaît derrière le couple Macron lors de son long week-end du 12 mai à Brégançon et à Porquerolles, jettent un sérieux doute : il serait bon de vérifier si Benalla était bel et bien avec eux en ces jours où il était censé être mis à pied et parti en Bretagne. La République de Macron est donc une France où n’importe quelle barbouze protégée et privilégiée par le président a le droit de violenter les Français. Quelle que soit la suite donnée à cette affaire, il restera que Macron, aux yeux des Français comme à ceux des étrangers, a définitivement salement sali, défiguré, ridiculisé sa présidence.

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27-7-2018 Sur Twitter

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* Screenshot_2018-07-27 Pour Benalla, C'est exactement le même geste que j’ai fait à Macron quand il a pris un œuf - YouTubeBenalla protégeant Macron après un jet d’œuf au Salon de l’Agriculture   Le fait d’évoquer ce moment hier dans Le Monde n’était-il pas pour Benalla une façon de transmettre un message comme : je te protège encore, je ne parlerai pas, ce que je dirai ne te fera pas de mal ?

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26-7-2018 « Notre commission est entravée par la volonté d’un homme : Emmanuel Macron et par ses relais à l’Assemblée nationale aux ordres de l’Élysée » Ce qui se passe est la continuation de ce qui était en train de se passer, ce dont l’affaire Benalla est le symptôme : une tentative de court-circuiter la République et ses instances démocratiques. « L’État est pris en otage par un clan, dirigé par Emmanuel Macron, (qui) donne des ordres pour essayer d’étouffer la vérité », dit aussi Guillaume Larrivé, qui ajoute : « Depuis plus d’un an, s’est installé progressivement un système, que j’appelle l’État-Macron, qui veut museler les libertés des Français et museler les institutions. Et ce qui se joue aujourd’hui à l’Assemblée est vraiment très grave. La tentative de verrouillage de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale est un scandale. »

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25-7-2018 J’ai deux questions à poser.
Premièrement : comment se fait-il que depuis quelques jours, chaque fois que j’actualise cette note, instantanément Google Analytics m’annonce que quelqu’un situé à Antony est en train de la lire, juste actualisée donc ?
Deuxièmement : comment se fait-il que Macron, qui se complaît à s’appeler « chef », soit pour commencer si peu maître de ses pulsions politico-sexuelles morbides qui lui ont fait former l’affaire Benalla ? * Dégoûtée par la réaction faux-cul et plaintive de Macron (« trahi », « qu’ils viennent me chercher »), je ne voulais même plus parler de cette affaire qui s’avère chaque jour plus grave, pourrie de mensonges et d’atteintes à la démocratie et à la République. Benalla après avoir « trahi » donc, a été prétendument mis à pied quinze jours… tout en continuant à percevoir son salaire complet, dont l’Élysée refuse de dire le montant. Je ne vais pas reprendre toutes les nouvelles de cette affaire digne d’un régime fasciste, tant dans les faits que dans l’esprit. Ce qui m’a décidée à reprendre cette note, c’est la lecture d’un article de L’Obs racontant les autres violences policières de ce jour-là : le comportement de voyous de la police s’avère ahurissant. Cela ne fait qu’empirer depuis ces dernières années, il faut savoir que n’importe qui (pas seulement les « casseurs », qui servent à justifier la violence en retour de la police) passant près d’une manifestation ou manifestant pacifiquement peut être l’objet de brutalités démesurées de la police. Quand les citoyens ont des raisons d’avoir peur de la police, ça va mal. Quand ils ont des raisons d’avoir peur d’une police parallèle, sans foi ni loi, irresponsable, protégée par le chef de l’État, comme l’illustre Benalla et ses sbires, le pire est là. LREM criminelle de freiner les auditions des responsables et du premier d’entre eux, comme il le dit avec grandiloquence, comme si c’était la gloire du « chef », comme il s’appelle lui-même  : Macron.

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24-7-2018

Ce soir je vois que BHL et Macron, chacun à leur façon guignolesque, sortent les violons. Pitoyable. Nous assistons en direct à la manifestation de bassesse de privilégiés, les uns prêts à tout accepter du pouvoir pourvu qu’ils restent privilégiés, les autres prêts à tricher encore et se déshonorer jusqu’au tréfonds pour garder le pouvoir. Observons, c’est une bonne façon de mieux comprendre l’Histoire. * « Dans le bus des Bleus, par exemple, c’est sorti dans la presse, il était très agité ». Très agité ? Drogué ? Benalla imposé par passe-droit de l’Élysée : « Il était plus une nuisance qu’autre chose », dit Rocco Contento, secrétaire départemental Paris du syndicat de police Unité SGP Police FO.  Interview. Par ailleurs Benalla avait fait entrer plusieurs barbouzes à l’Elysée, qui gênaient aussi le travail des professionnels (et comment faire confiance à ces gens ?)

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Pour mémoire ce matin : ce n’est pas un, mais deux appartements qui avaient été octroyés à Benalla quai Branly (avec 180 000 euros payés par les contribuables pour les relier en un vaste duplex de 200 m2) ; et le port d’armes qui lui a été délivré par le préfet sur demande de l’Élysée après plusieurs refus des ministères, l’a été de manière illégale – et des témoignages révèlent qu’au moins plusieurs mois avant d’obtenir par passe-droit ce permis, il portait déjà une arme. Chaque jour apporte son lot de révélations sur les privilèges invraisemblables accordés à ce personnage par le président de la République. Certains internautes suggèrent (comme me semble-t-il un dessin de Plantu) que la raison de cette folie est qu’il avait les moyens de faire chanter Macron ; d’autres, plus souvent, voient en lui un amant couvert de cadeaux par Macron. Il n’est pas impossible d’envisager les deux raisons « en même temps ». L’une ou l’autre, ou les deux à la fois, constituent une atteinte gravissime à la République. * Les deux personnes agressées par Benalla à la Contrescarpe étaient en fait un couple de presque trentenaires présents sur la place, et qui, dégoûtés de voir la police charger des gens pacifiques, ont lancé deux objets (une carafe et peut-être un verre pris sur une table du café) en direction des CRS. Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est ce que chacun sait s’il a participé à des manifestations, ou s’il y a assisté : la police a très souvent ce genre de comportement qui consiste à  charger un rassemblement pacifique. Comme si elle cherchait à provoquer les violences. Inévitablement, certaines personnes répliquent à l’agression, et c’est l’escalade. Les violences policières blessent gravement et tuent. Exciter la violence dans les manifestations est une façon d’affaiblir ou de réduire à néant la contestation. Une tactique politique indigne, qui s’est si bien installée dans notre pays que l’agression du couple à la Contrescarpe, bien que filmée et diffusée sur les réseaux sociaux, n’a provoqué nulle réaction des médias le 1er mai. Car oui, c’est vrai, on y est habitué, la police fait parfois bien pire. Et la police, en étant ainsi instrumentalisée, participe à réduire la démocratie. Qu’un Benalla qui n’en fait même pas partie puisse impunément se comporter comme elle et même prétende la gouverner, voilà ce qui nous menait tout droit à la fascisation du régime, avec un président et son brutal protégé s’octroyant des pouvoirs démesurés. Il était vraiment temps que les contre-pouvoirs réagissent, il est vraiment temps qu’ils aillent jusqu’au bout de leur action.

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23-7-2018 colonne macronAprès l’audition du ministre de l’Intérieur et du préfet de Paris, qui tous deux renvoient les responsabilités vers l’Élysée, les députés d’opposition demandent l’audition d’Emmanuel Macron. On avance. Puisque c’est bien du fait de l’Élysée, et plus précisément par Macron, qu’ont été non seulement autorisés mais ordonnés, au mépris des règles et des institutions, tous les dysfonctionnements qui ont donné à Benalla toutes ses prérogatives indues, y compris apprend-on maintenant, une habilitation « secret défense ». * On se moque de Gérard Collomb parce qu’il affirme que jusqu’ici il ne connaissait pas l’omniprésent Benalla. Mais le pauvre homme, qui vient d’une ville très pieuse, veut peut-être juste dire par là qu’il ne le connaît pas bibliquement, lui.   C’est drôle comme en France on ne cesse de se vanter d’être des gens libérés sexuellement, alors qu’on est tétanisé, comme dirait Libé, face à la dimension sexuelle de cette affaire : aucun média, aucun responsable n’ose poser ouvertement la question de la nature de la relation avec Macron qui a valu à Benalla tant de protection et de cadeaux. Des allusions dans les images, c’est tout ce qu’on ose.  En parler, c’est tabou. Tant que la vérité ne sera pas cherchée tout entière, personne ne sera satisfait. Outre la pensée politique pourrie de Macron, il y a une raison, une source à cette affaire. Il faut aller au bout. * Cette grosse colonne veinée en Une de Libération aujourd’hui évoque si subtilement une bite en érection, n’est-il pas ? Mais après le coït, l’hypocrite est plus que triste. * On n’entend pas les lécheurs qui parlaient d’un « roman français » à propos des amours de Macron, faisant allusion au goût de jeunes hommes pour des femmes plus âgées dans L’Éducation sentimentale de Flaubert ou dans Le Rouge et le Noir de Stendhal, rectifier leurs références. Pourquoi pas Éden Éden Éden de Guyotat, par exemple ? La conseillère « littéraire » de Macron, l’écrivante Leïla Slimani, formée à prix d’or dans les ateliers d’écriture de Gallimard, devenu industriel en casseroles, si elle avait un peu lu pourrait conseiller ce texte pour sa valeur politique, ou encore ceux d’Hervé Guibert pour leur valeur sociale – enfin, les références moins usées et moins fausses que celles du dix-neuvième siècle, quoique malheureusement toujours valables pour tout un monde bourgeois, ne manquent pas pour éclairer l’affaire Macron. Macron est cramé, la seule bonne nouvelle dans cette situation déplorable est que les contre-pouvoirs fonctionnent encore dans notre pays. Jusqu’à quel point ? C’est ce que nous verrons.

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22-7-2018

On apprend que Benalla pilotait un projet de services secrets pour l’Élysée. Macron lui avait donné les moyens d’écouter toutes les communications du GSPR, et il était question de lui donner, pour ces services spéciaux, la salle qui avant que Macron ne la ferme, ne voulant plus de journalistes au palais, avait été la salle de presse de l’Elysée. Difficile de faire symbole plus éclatant de la confiscation de l’information, du pouvoir, de la démocratie. * L’examen de la révision constitutionnelle suspendu jusqu’à nouvel ordre. Cette affaire devrait faire réfléchir d’autant plus avant de donner ses chances à une constitution qui renforcerait les pouvoirs du président de la République. Népotisme, abus en tous genres, la porte ouverte à un régime dictatorial où des barbouzes pourraient se voir propulsés aux plus hautes fonctions, court-circuitant les institutions. C’est exactement ce que Macron était en train de faire. Les aventuriers de son genre sont dangereux en politique. Il est salutaire que la presse se réveille, étonnant qu’elle ait accepté si longtemps tant de signaux de communication alarmants, tels Jupiter ou Versailles (y compris, Macron le dit, le Versailles de Thiers), symboles d’arriviste et de parvenu grisé par le pouvoir au point de perdre tout discernement et de se croire tout permis, comme si notre pays n’était pas une démocratie de longue date. * Actualisations du 21-7-2018 Je reposte ce tweet, sans commentaire :


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Nouvelle révélation qui a provoqué une suspension de séance à l’Assemblée : Benalla avait un badge d’accès du plus haut niveau à l’Assemblée nationale, où normalement il n’a rien à faire. Le droit et la démocratie sont constamment bafoués dans cette affaire de fous.

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Emmanuel Macron et Alexandre Benalla au salon de l'agriculture le 24 mars 2018. — WITT/SIPA Emmanuel Macron et Alexandre Benalla au salon de l’agriculture le 24 mars 2018. — WITT/SIPA

Ce que les médias ne disent pas en paroles, ils le disent en images. Alors qu’on ne pouvait quasiment pas voir une image d’Emmanuel Macron sans Brigitte Macron, maintenant, avec Emmanuel Macron, c’est Alexandre Benalla qu’on voit, partout, tout le temps, (jusqu’à ces tout derniers jours, lors du 14 juillet mais aussi lors d’une sortie à Giverny, quoique l’Élysée ait menti en prétendant que Benalla ne sortait plus du palais). En fait il était là mais on ne le voyait pas parce que Brigitte Macron faisait écran. Maintenant les médias montrent que l’affaire Benalla est en fait l’affaire Macron. Que le responsable direct et très impliqué est Macron. Puis, par certaines images de regards humides ou comme celle-ci, sur 20 minutes ce matin, où apparaît la deuxième alliance de Macron, son alliance de la main droite (son fameux « en même temps »), que le problème prend sa source dans la relation étroite, trop étroite, entre les deux hommes. Trop étroite au sens où elle confère au garde du corps des privilèges complètement exorbitants et antidémocratiques. Que François Mitterrand ait logé Anne et Mazarine Pingeot aux frais du contribuable là où Macron a maintenant logé Benalla suggère un parallèle en forme de vieux secret des familles bien moisi. Mais Mme Pingeot, autant qu’on sache, ne disposait pas en plus d’un salaire de 10 000 euros par mois, d’une voiture de police suréquipée, d’armes, d’avancements inouïs dans la hiérarchie, etc., et ne se permettait pas de tabasser les journalistes ou les jeunes dans la rue. Macron devrait partir.
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J’actualise cette note chaque fois que je trouve un témoignage qui vaut d’être connu.

Le jeune homme à terre reçoit des coups de pied dans le ventre, se fait écraser la main
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« il lui met un coup de poing dans la nuque »
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Comme si c’était d’hier, je me souviens du soir du 1er mai où S., rentrant de répétition, m’a montré, écœuré et en colère, la vidéo qu’il venait de découvrir sur fb du tabassage place de la Contrescarpe. Lui-même, pacifique, depuis le lycée a été plus d’une fois violenté sans mesure par des flics pour être intervenu alors qu’ils violentaient une jeune femme. Cela lui est arrivé avant-hier encore. Cela m’a beaucoup peinée.

Il faut juste ARRÊTER ça. Il est grave que la police tabasse les jeunes, les gens. Il est gravissime que des gens qui ne sont pas de la police, comme Benalla, le privilégié façon république bananière, puissent violenter impunément les citoyens, journalistes, manifestants ou autres. Macron affiche sa loi du fric, par laquelle on se permet tout, on violente la démocratie. Cette affaire est malheureusement aussi significative que celle du vieux prêtre qui gifla un bébé qu’il devait baptiser.

La République me rappelle l’église catholique, ses abus, ses violences sur les gens, sur les jeunes en particulier, et son incapacité à les admettre, à voir leur gravité et à en sortir. Mais à force d’abus, que reste-t-il de l’église catholique ? Peut-être Macron et Benalla abusent-ils parce qu’ils ont été eux aussi abusés, d’une façon ou d’une autre. Quoi qu’il en soit, ce n’est évidemment pas une raison. Il faut arrêter le cercle vicieux, mortel. Le Monde et les médias qui couvrent l’affaire font œuvre salutaire pour la République et pour la démocratie.

 

Emmanuel Macron le jour de sa profession de foi (il a été élève dans une institution jésuite)

 Emmanuel Macron le jour de sa profession de foi (il a été élève dans une institution jésuite)

Résumés de ma thèse terminée

12e jour

ÉCRIRE

Tracer pour habiter le monde, de la Préhistoire à nos jours

Résumé :

Que signifie « habiter poétiquement le monde », selon la formule de Hölderlin ? Cette thèse se propose d’étudier comment le fait d’écrire ou d’inscrire des traces, dans un geste préexistant à l’écriture au sens moderne du terme, permet à l’humain de s’inscrire dans le monde, de faire du monde un monde habité de représentations comme d’autant de repères pour baliser le chemin et en faire une habitation possible. Une habitation vivable malgré toutes les forces de mort à l’œuvre, que l’écriture sous toutes ses formes conjure.

À travers les structures anthropologiques de l’imaginaire, et à travers certains faits historiques, apparaissent, dès avant Homo sapiens et jusqu’à nos jours, des invariants et des variations de ce qui fonde notre humanité, telle qu’elle s’exprime à travers ses constructions et élaborations poétiques. Qu’il s’agisse d’un cercle de stalactites dressées par des Néandertaliens dans la grotte de Bruniquel ou de mystères que nous éclairons dans les Illuminations de Rimbaud, qu’il s’agisse de l’expérience de dépassement de l’humain par l’humain dont témoignent une Vénus préhistorique, un sonnet de Shakespeare, des textes de Victor Hugo ou d’Edgar Poe, l’Odyssée ou les Mille et une nuits, une peinture de Vélasquez ou un tableau de Magritte…

De très nombreuses productions de l’imaginaire humain sont convoquées, analysées, comparées, à la lumière notamment de la pensée des Présocratiques, et de toutes disciplines et sciences susceptibles d’éclairer cette recherche. Sont interrogés successivement les mythes convoqués aussi bien par Freud que dans la Bible ou le Coran, comme en écho à la découverte de très anciens carnages anthropophages ; puis, à travers des exemples choisis, diverses formes du mal à l’œuvre dans l’Histoire, passée ou contemporaine, comme dans la littérature de nombreux siècles ; enfin les explorations de poètes aptes à transcender la malédiction de la violence par illuminations et bonds « hors du rang des meurtriers », selon la formule de Kafka.

Ce travail aboutit à une mise en évidence et en action de la relation entre écriture et lecture, par une deuxième partie constituée de lectures sous forme de traductions de divers textes (du grec, de l’hébreu, du latin, de l’anglais, de l’allemand, de l’espagnol, de l’italien, du portugais, de l’ancien français) ; et par des textes de fiction de l’auteure qui reprennent la recherche sous une autre forme, témoignant que le fond et formes s’associent étroitement dans la quête et la découverte.

12e jourPhoto Alina Reyes, prise aujourd’hui, treize jours après l’opération (mastectomie + reconstruction). Le chirurgien interviendra encore, mais j’ai déjà regagné un beau décolleté. Merci aux chirurgiens, médecins, soignants hommes et femmes, qui font un beau métier et du bon travail !

Dépôt électronique de ma thèse effectué. En train de finir de compléter les notes et la bibliographie, avant de l’imprimer et d’envoyer ses 750 pages aux membres du jury. Soutenance le 24 septembre prochain.

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Summary :

What does it mean to « inhabit the world poetically », according to Hölderlin’s words ? This thesis shows how writing allows humans to make the world their home.

Through the anthropological structures of the imaginary, and through some historic facts and events, even before Homo sapiens to these days, invariants and variations of what makes our humanity, as it is expressed through the poetic constructions, appear. Whether it be a circle of stalactites erected by Neanderthals in Bruniquel’s cave or mysteries we can highlight in the Illuminations of Rimbaud, or what is meant by a prehistoric Venus, a Shakespeare sonnet, texts by Victor Hugo or Edgar Poe, Kafka or Borges, Homer or from Sacred Books, a painting by Velasquez or by Magritte… as well as the story of an hospital or of a recent revolutionary movement.

Numerous examples of the human imagination and history are analyzed and compared, in the light also of the Presocratics, and of several disciplines and sciences which are likely to enlighten this research, which concludes with translations (from greek, hebrew, latin, english, spanish, italian, deutch, portuguese, ancient french) and an original creation by the author.

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Lotus

vignette

« Quiconque dans l’action dédie ses œuvres à l’Esprit Suprême, en écartant tout intérêt égoïste dans leur résultat, n’est pas plus atteint par le péché que la feuille de lotus n’est affectée par l’eau. » Bhagavad-Gîtâ, 5.10

Les champs de lotus présentent tous les états de la plante à la fois : en bouton, en fleur épanouie, en graines. C’est pourquoi elle représente, entre autres, la concomitance, la réunion, du passé, du présent et du futur. L’accomplissement spirituel.

Je les photographie tous les ans au jardin des Plantes, cela me fait du bien. Cela me parle. Aujourd’hui je les ai visités à la lumière d’une jeune fille en fleur nommée Asia et championne en art martial.

 

fleur de lotus

feuille de lotus

fleur de lotus 4

fleur de lotus 2

coeur de lotus

fleur de lotus 3aujourd’hui à Paris au jardin des Plantes, photos Alina Reyes

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Sein de Schrödinger

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En hommage à mon sein, à la fois parti au paradis des seins et toujours là, tendre et doux, par la grâce d’un ouvrage d’art chirurgical, voici le début du chapitre consacré aux seins dans mon livre Corps de femme (1999). Depuis longtemps, chaque fois que se présente dans ma tête la phrase de Rimbaud « Le combat spirituel est aussi brutal que la bataille d’hommes, mais la vision de la justice est le plaisir de Dieu seul », elle se présente légèrement changée en « Le combat spirituel est plus rude… » En tout cas, n’étant pas Dieu mais sachant être de ses combattant·e·s, je jouis pleinement de la vision de la justice : imparfaite en ce monde et pourtant parfaite.

Work in progress, sous bandage et brassière de sport... à suivre. Ce matin dans le miroir, photo Alina Reyes

Work in progress, sous bandage et brassière de sport… à suivre. Ce matin dans le miroir, photo Alina Reyes

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« (…) Sécurité, chaleur, délice vital, toute gorge gonflée nous ramène à ce fantasme où le désir se mêle à la béatitude.

Le retour à la poitrine pigeonnante, à l’aide de Wonderbra ou de silicone, n’est autre qu’un retour au pigeonnier, à l’abri d’un repaire protecteur. Ce qui pourrait se traduire politiquement par un repli sur soi, par la société de l’assistance, où chacun ne rêve plus que de s’accrocher aux mamelles de l’État, ou, selon les cas, de la religion, de la nation, de la tradition, etc.

Mais ne boudons pas complètement notre plaisir : le sein pigeonnant, c’est aussi le triomphe du désir. Même si ce dernier s’avoue plus corseté qu’en certaines périodes révolutionnaires où Marianne, fièrement dépoitraillée, entraînait le peuple ; ou encore qu’en ces années 70 où, pour fêter le relâchement du corps social et l’affranchissement du corps individuel, les femmes libéraient leurs seins de l’oppression du soutien-gorge.

Depuis toujours, les seins furent les symboles de la victoire de la vie, comme en attestent ces deux histoires de la mythologie grecque, où l’allaitement permet de remonter le temps, d’aller contre sa force mortifère :

le nouveau-né qui buvait au sein de la morte…

En donnant le jour à son fils, Aéropé mourut. Le père de l’enfant, qui n’était autre qu’Arès, fit en sorte que le nouveau-né pût continuer à boire au sein de la morte.

et la fille qui allaita son père

Tectaphos, prince indien, avait été fait prisonnier par Dériadès. Enfermé dans un souterrain, il était condamné à mourir de faim. Sa fille Éérié, qui venait d’être mère, réussit à persuader les gardes de la laisser entrer. Elle avait les mains vides et voulait simplement, leur dit-elle, rendre une dernière visite à son père. Une fois dans la prison, elle donna le lait de son sein à son père. Ayant appris ce trait de piété, Dériadès, touché, libéra son ennemi.

Mamelle mystiques

Les mystiques, qui ne craignent pas d’érotiser leur rapport à Dieu, l’imaginent volontiers comme une sucée divine. Ainsi sainte Thérèse d’Avila compare-t-elle l’âme à un enfant à la mamelle. Les âmes, dit-elle, appliquées aux divines mamelles, ne savent plus que jouir.

Et saint François de Sales écrit : Notre Seigneur, montrant le très aimable sein de son amour à l’âme dévote, il la ramasse, et, par manière de dire, il replie toutes les puissances d’icelle dans le giron de sa douceur plus que maternelle. Il serre l’âme, il la joint, il la presse et colle sur ses lèvres de suavité ses délicieuses mamelles, la baisant du sacré baiser de sa bouche et lui faisant savourer ses tétins meilleurs que le vin.

Le sein de l’amazone et le téton des hommes

Plus loin dans notre imaginaire, au-delà de la figure primitive d’une poitrine abondante, le sein détourné de sa fonction nourricière peut se révéler plus troublant encore. Les amazones, qui choisissent de se couper un sein pour mieux manier l’arc et la lance, ne sont-elles pas terrifiantes ? Terrifiantes et fascinantes, comme en attestent nombre de héros grecs tombés sous leur charme étrange.

Séduisant aussi, le charme impertinent des petits seins, le charme pointu et léger de ces femmes qui ont sur garder dans leur poitrine un zeste d’enfance, signe d’une sensualité peut-être plus fantaisiste…

Mais bien sûr, celle que je préfère, c’est la poitrine ferme des hommes, avec ses délicieux petits tétons, si sensibles, si agréables à pincer et à déguster, en accompagnement d’autres caresses… Ceci est une autre histoire… »

corps de femme