Street Art, architecture… au bonheur des rues

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L’exploit d’@Acrobate 14 grimpant sur un toit pour enlever la banderole des identitaires cet après-midi place de la République, pendant la manif contre le racisme et les violences policières, me rappelle celui de Mamoudou Gassama escaladant aussi un immeuble, il y a deux ans, pour sauver un enfant. Vive les agiles & courageux !

J’arpente toujours la ville, voici mes images de ces jours derniers. Voir les mots-clés pour les noms des artistes.

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En passant devant l’Armée du Salut côté rue du Chevaleret, j’ai été invitée par un monsieur qui s’en occupe à rentrer à l’intérieur pour photographier cette peinture, dont j’ignore l’auteur-e.
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Voici l’immeuble, construit par Le Corbusier, côté rue Cantagrel. Je n’aime pas cet architecte, notamment du fait de ses conceptions fascistes, mais il ne manquait pas de talent.
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J’ai rephotographié toutes les grandes fresques murales de ce côté du 13e mais je les ai déjà données ici quand elles ont été peintes, je ne les redonne pas cette fois. Seulement cette image de la rue Jeanne d’Arc :

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Ces jours-ci à Paris 5e et 13e, photos Alina Reyes
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Simorgh et autres oiseaux

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"Oiseaux", acrylique sur toile 30x30 cm

« Oiseaux », acrylique sur toile 30×30 cm


"Hirondelles", acrylique sur toile 30x30 cm

« Hirondelles », acrylique sur toile 30×30 cm


"Simorgh", technique mixte sur papier, 41x31 cm

« Simorgh », technique mixte sur papier, 41×31 cm

« Lorsque tous les oiseaux eurent compris ce dont il s’agissait, ils s’adressèrent encore à la huppe en ces termes : « Toi qui te charges de nous conduire dans le chemin, toi qui es le meilleur et le plus puissant des oiseaux, sache que nous sommes tous faibles et sans force, sans duvet ni plumes, sans corps ni énergie ; comment pourrons-nous enfin arriver au sublime Simorg ? Notre arrivée auprès de lui serait un miracle. Dis-nous avec qui cet être merveilleux a de l’analogie ; car sans cela des aveugles comme nous ne sauraient chercher ce mystère. S’il y avait quelque rapport entre cet être et nous, nous éprouverions de l’inclination à aller vers lui ; mais nous voyons en lui Salomon, et nous sommes la fourmi mendiante. Vois ce qu’il est et ce que nous sommes : comment l’insecte qui est retenu au fond du puits pourra-t-il s’élever jusqu’au grand Simorg ? La royauté sera-t-elle le partage du mendiant ? Cela pourra-t-il avoir lieu avec le peu de force que nous avons ? »

La huppe répondit : « O oiseaux sans ambition ! comment un généreux amour pourrait-il surgir d’un cœur dépourvu de sensibilité ? Cette sorte de mendicité, dans laquelle vous semblez vous complaire, est pour vous sans résultat. L’amour ne s’accorde pas avec le manque de sensibilité. Celui qui aime les yeux ouverts marche à son but en jouant avec sa vie. Sache que quand le Simorg manifeste hors du voile sa face aussi brillante que le soleil, il produit des milliers d’ombres sur la terre ; puis il jette son regard sur ces ombres pures. Il déploie donc son ombre dans le monde, et alors paraissent à chaque instant de nombreux oiseaux. Les différentes espèces d’oiseaux qu’on voit dans le monde ne sont donc tous que l’ombre du Simorg. Sachez bien cela, ô ignorants ! Dès que vous le saurez, vous comprendrez exactement le rapport que vous avez avec le Simorg. Admirez ce mystère avec intelligence, mais ne le divulguez pas. Celui qui a acquis cette science est submergé dans l’immensité du Simorg ; mais, gardons-nous de dire qu’il est Dieu pour cela. Si vous devenez ce que j’ai dit, vous ne serez pas Dieu, mais vous serez à jamais submergés en Dieu. Un homme ainsi submergé est-il pour cela une transsubstantiation ? et ce que je dis à ce sujet peut-il être considéré comme superflu ? Puisque vous savez de qui vous êtes l’ombre, vous devez être indifférents à vivre ou à mourir. Si le Simorg n’eût pas voulu se manifester au dehors, il n’aurait pas projeté son ombre ; s’il eût voulu rester caché, jamais son ombre n’eût paru dans le monde. Tout ce qui se manifeste par son ombre se produit ainsi visiblement. Si tu n’as pas un œil propre à voir le Simorg, tu n’auras pas non plus un cœur brillant comme un miroir propre à le réfléchir. Il est vrai qu’il n’y a pas d’œil susceptible d’admirer cette beauté, ni de la comprendre ; on ne peut aimer le Simorg comme les beautés temporelles ; mais, par excès de bonté, il a fait un miroir pour s’y réfléchir. Le miroir, c’est le cœur. Regarde dans le cœur, et tu y verras son image. »

Farīd al-Dīn ‘Attār, MANTIC UTTAÏR ou LE LANGAGE DES OISEAUX, chap. 13, trad. du persan par J. H. Garcin de Tassy

Le texte de ce fabuleux poème contant le voyage des oiseaux vers le Simorg se trouve ici
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Ma toile « Oiseaux » est inspirée d’un dessin d’Audubon. « Hirondelles » fait référence à la symbolique de bonheur et de résurrection portée par l’hirondelle, tant dans l’Egypte antique où elle figure l’âme en cours de transformation, que dans le christianisme médiéval, notamment quand elle est représentée tête en bas. Le Simorgh, quintessence de l’esprit oiseau, est parfois associée à la végétation.

De la couleur avant toute chose

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couleurs 1-minLe pied d’O sur la table et les tournesols qu’il m’a offerts en me disant : que vas-tu en faire, Vincent ?

couleurs 2-minLes roses de la roseraie, hier au Jardin des Plantes, si belles, si odorantes, si sensuelles

couleurs 3-minLes oiseaux du paradis, si éclatants qu’on les entendrait chanter, dans le même jardin
Et les arbres, la lavande, les pavots…

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Et puis les masques que je continue à fabriquer pour tout le monde autour de moi, dans des t-shirts colorés ou à motifs devenus sans usage, des leggings, des jeans (super-protection), etc. Avec un minimum de couture, ou sans couture. En avoir suffisamment permet de ne pas toujours les laver : il suffit, s’ils ne sont pas sales, de les laisser à l’air libre deux ou trois jours pour qu’ils se désinfectent d’eux-mêmes. (J’en ai acheté un à 5 euros pour voir si c’était plus confortable : pas du tout, et il n’est pas plus sûr non plus, et j’aime mieux le style de mes propres masques fantaisie, souvent hauts en couleurs. En voici quelques-uns (non repassés mais une fois sur le visage ils se défroissent d’eux-mêmes) :

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Voir aussi : ma thèse en couleurs et bien sûr mes peintures

Le sang des femmes assassinées. Avec des collages féministes, du street art et une peinture

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"City, with a woman corpse, a subway and some rats". Acrylique sur papier et collage (de tickets de métro), 41x31 cm

« City, with a woman corpse, a subway and some rats ». Acrylique sur papier et collage (de tickets de métro), 41×31 cm

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à Paris ces jours-ci, photos Alina Reyes

« …le coquelicot dresse dans les champs sa fleur sauvage et frêle, résistante et singulière, que personne n’a plantée, dont la flamme parcourt les champs comme un message. » Marcel Proust, Jean Santeuil

Le coquelicot essaime des milliers de graines.

Cinq animaux métaphysiques

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"Tirésias"

« Tirésias »


"Le chameau de la prophétesse"

« Le chameau de la prophétesse »


"Le papillon de la dernière heure"

« Le papillon de la dernière heure »


"Phénix"

« Phénix »


"Grenouille de longue vie"

« Grenouille de longue vie »


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Les cinq sont peints en technique mixte (acrylique, gouache, feutre) sur papier 24×32 cm.

« Tirésias », muni des deux sexes, est aussi muni de deux regards, deux paires d’yeux, ceux de l’homme et ceux de la femme, donc voyant.

« Le chameau de la prophétesse » fait référence à l’histoire de la chamelle du prophète Mohammed, à qui il laissa le soin de déterminer l’endroit où construire la mosquée de Médine.

« Le papillon de la dernière heure » fait référence, entre autres, à la magnifique sourate 101 du Coran

« Phénix », comme il se doit, brûle et renaît de ses cendres

« Grenouille de longue vie » fait référence à nombre de mythologies dans le monde, dans lesquelles la grenouille est symbole de résurrection, comme dans le christianisme, et de longue vie. Par exemple à la fin de l’hymne aux grenouilles du Rig-Veda :

« Plaise aux grenouilles, lors du multiple pressurage
nous gratifiant de vaches par centaines,
de prolonger le temps de notre vie ! »

L’Homo Americanus

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homo americanus, « C’est dans le domaine des tensions raciales que l’impact du président Trump est le plus prononcé », peut-on y lire dans le texte de Jacob Maillet, prononcé il y a plus de deux ans. Reçu hier ce livre, actes d’une journée d’études à laquelle j’ai participé en 2018 au château de La Roche Guyon. Sous la direction de Claire Bourhis-Mariotti, François Pernot et Eric Vial, l’ouvrage, bellement publié par les Éditions de l’OEil, rassemble les contributions des participants – dont la mienne, sur « Edgar Poe, figures de l’Américain hanté » qu’on peut lire ici.

À l’heure de Trump et, notamment, de George Floyd, on trouvera dans ces lectures de quoi se réinterroger sur l’Américain. Voici les titres des interventions retranscrites dans ce livre :

« L’Homo americanus, des Amérindiens à Donald Trump, en passant par les pèlerins du Mayflower et John Wayne… » : introduction générale par Claire Bourhis-Mariotti et François Pernot

« L’Homo americanus est en partie un descendant de Huguenots français des XVIIe et XVIIIe siècles » : par Patrick Salin

« Toute la complexité de l’histoire en deux mots : Américains et Français, quelques considérations sur une construction identitaire » : par Roch Legault

« Inventer un Indianus americanus dans la jeune république des États-Unis : la stratégie mimétique des Indiens du Sud-Est contre l’expansionnisme dans les années 1820 : par Augustin Habran

« De Crèvecœur à Douglas, qu’est-ce qu’un Américain ? » : par Claire Bourhis-Mariotti

« Joseph Bonaparte aux États-Unis de 1815 à 1821 : comment un ancien monarque européen se transforme en bourgeois américain ? » : par Florian Coppée

« Edgar Poe, figures de l’Américain hanté » : par Alina Reyes

« Des Françai(se)s naturalisé(e)s américain(e)s : quel héritage français au cœur de la Californie depuis 1880 ? » : par Marie-Pierre Arrizabalaga

« Ernest Hemingway : l’Américain nostalgique » : par Claire Carles-Huguet

« Homo basketis americanus » : par Fabien Archambault

« Homo Americanus, vu d’URSS et de RDA » : par William Richier

« Les Américains tels qu’ils se représentent en héros au cinéma » : par Quentin Eveno

« Être américain au sein de l’OTAN » : par Jenny Raflik

« Homo conservativus : économie et tensions raciales au pays de la liberté » : par Jacob Maillet

« L’image de l’écrivain américain : l’incidence des cursus en creative writing sur les représentations » : par Anne-Marie Petitjean

Madame Terre sur la tombe d’Erik Satie à Arcueil. Avec aussi René Clair, Marcel Duchamp et Man Ray, et Matisse, et C215, et une et trois poires

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Sur la tombe de Satie à Arcueil, il y a
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une poire… pour ses « Trois morceaux en forme de poire »


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une bague figurant « La Danse » de Matisse, rappelant ses « Gymnopédies » – dont une interprétation se trouve à la fin du premier pèlerinage de Madame Terre chez Satie

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des pièces d’un jeu d’échecs, pour sa musique du film de René Clair où Marcel Duchamp et Man Ray jouent aux échecs


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Et dehors, sur une porte du cimetière, ce portrait du musicien signé C215
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Hier à Arcueil, photos O, comme toujours pour ses pérégrinations à vélo avec Madame Terre (suivre le mot-clé !)

« Danse des couleurs » et balade autour du parc de Choisy

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"Danse des couleurs", gouache et acrylique sur deux cartons collés, 23x33cm

« Danse des couleurs », gouache et acrylique sur deux cartons collés, 23x33cm

J’ai seulement ajouté quelques points-lignes blanches sur ce petit effet de couleurs peint naguère sur un carton ondulé, collé sur un autre carton d’emballage récupéré.

Je fais partie, physiquement, des poètes estropiés comme Rimbaud, Apollinaire, Cendrars, Van Gogh. Mon intérêt pour la dissymétrie dans la symétrie s’est révélé dès l’enfance, le jour où, lors de l’élection de la miss du village, j’ai éprouvé avec force que la beauté de telle belle brune avait un relief tout particulier du fait qu’elle était boiteuse (elle avait eu la polio, voilà ce qui arrivait quand les enfants n’étaient pas vaccinés). Ce détail la rendait plus belle que toutes les autres à mes yeux.
L’une des toutes premières nouvelles que j’ai écrites, bien avant de publier un roman, contait l’histoire d’un homme qui courait avec un pied chaussé, l’autre nu.
Une règle qui ne supporte pas d’exception est une règle triste. La règle de la symétrie supporte l’exception, elle est même tout entière exception, me semble-t-il. La plupart du temps notre regard trop superficiel ne discerne pas le dissymétrique dans la symétrie, mais n’y est-il pas toujours, ne serait-ce que de façon infime ? Ce qui le révèle pleinement agit comme une épiphanie, un renversement, une preuve éclatante de vie, d’interrogation, de pensée.

J’ai marché longuement aujourd’hui, voici quelques images prises au parc de Choisy et dans le quartier alentour.

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Aujourd’hui à Paris 13e, photos Alina Reyes

« Tournoi, tournoiement » et « Au milieu du chemin de notre vie »

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"Tournoi, tournoiement", acrylique et photomaton sur bois, 35×39 cm

« Tournoi, tournoiement », acrylique et photomaton sur bois, 35×39 cm


"Au milieu du chemin de notre vie", acrylique sur bois, 46x46cm

« Au milieu du chemin de notre vie », acrylique sur bois, 46x46cm

Peindre, c’est penser en couleurs. Les ennemis des humains « de couleur » sont des ennemis de la poésie et de la pensée.
Il faut apprendre à penser autrement qu’avec des mots. Il est possible de penser par la langue, mais aussi sans la langue, autrement. Je l’ai rappelé dans ma thèse, Einstein disait penser sans mots.
Il est dangereux de ne savoir penser que d’une seule façon, par un seul moyen.

Je continue à repeindre mes anciennes peintures, avec la technique des points. « Tournoi, tournoiement », peut être vue dans sa première forme ici dans les notes consacrées à Paolo Uccello.
J’ai l’intention de repeindre à la fin, quand j’aurai fait tout le reste, mon plus grand panneau, qui fait près d’un mètre quarante de longueur. Un panneau de bois encadré de fer que j’avais trouvé dans la rue.

« Fertilité ». Fougère. Maranta Fascinator

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"Fertilité", acrylique sur bois, 42 x 50 cm

« Fertilité », acrylique sur bois, 42 x 50 cm

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Maranta leuconora Fascinator. Aussi appelée « plante prieuse » parce qu’elle étend ses feuilles le jour (et les bouge) et les redresse la nuit, comme en prière dans l’ombre. Ce phénomène et la beauté de ses feuilles lui valent le nom de Fascinator.

À Coubron sur les traces de Corot et à la fontaine du frère Jean

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Jean-Baptiste-Camille Corot, « La forêt de Coubron » (1872)

Jean-Baptiste-Camille Corot, « La forêt de Coubron » (1872)


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Tandis que j’arpentais Ivry à vélo (note précédente) O partait plus loin (55 km aller-retour), à vélo aussi, en Seine-Saint-Denis, avec Madame Terre sur les traces de Corot, qui a peint de nombreuses toiles à Coubron, et dans la forêt de Bondy à la légendaire et magique « fontaine du frère Jean ». Voici ses images.
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À Ivry et au-delà

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J’ai pris mon vélo et je suis allée à Ivry en longeant la Seine. J’ai fait quelques tours dans la ville puis je suis repartie vers l’est, jusqu’à la pagode d’Alfortville et au-delà. J’ai dû rouler près de vingt kilomètres, et je me suis arrêtée à la jardinerie au retour, acheter un kalanchoë à fleurs jaunes et rouges. Voici mes images.
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La place de la Mairie et ses joueurs de pétanque :ivry 8-min

L’historique cité Gagarine, malheureusement en cours de démolition (il faudra que j’y retourne et que je descende de vélo pour voir de plus près à pied ce qu’il en est) :ivry 9-min

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« Les Terrasses de l’Atelier » sont réparties en 2 Tours réalisées de 1963 à 1967 sous la direction du célèbre Atelier de Montrouge regroupant 4 architectes qui marqueront l’histoire dans la discipline : Jean RENAUDIE – Pierre RIBOULET – Gérard THURNAUER et Jean Louis VERET.
« Les Terrasses de l’Atelier » proposent un concept de maisons superposées, et le principe de rotation des étages autour d’un noyau central offre une originalité à chaque logement et évite la superposition des terrasses ; le confort thermique et acoustique des appartements va être mis aux normes.
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Je traverse la Seine pour rejoindre l’île de l’immense pagode (hôtel Chinagora) dont je fais le tour. Tout est désert :ivry 16-min

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L’endroit où la Seine et la Marne confluent : ivry 19-min

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Je continue un peu vers l’est, à longer les bords charmants de la rivière :ivry 22-min

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Aujourd’hui à Ivry et au-delà, photos Alina Reyes
D’autres images sur le tag Ivry

Pendant ce temps, toujours à vélo, O était parti vers le nord sur les traces de Corot, avec Madame Terre. À voir, prochaine note.
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« Lucy in the sky » et « Origine du monde »

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"Lucy in the Sky", acrylique sur papier, 31x41 cm

« Lucy in the Sky », acrylique sur papier, 31×41 cm

"Origine du monde", technique mixte sur papier, 32x24 cm

« Origine du monde », technique mixte sur papier, 32×24 cm

Et quand je ne pérégrine pas à pied ou à vélo, toute à mon féroce désir de mouvement et d’exploration, je peins, plus exactement je repeins d’anciennes peintures. Aujourd’hui j’ai terminé « Origine du monde », après « Lucy in the sky ».

Puis je les vernis, comme celles-ci, peintes ces jours derniers (sur toile, bois ou papier) :

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Urbex, street art et vues dans les rues de Paris en une centaine d’images

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Je commence par les photos que j’ai faites sur les toits, puis des images de Street Art, scènes vues, architecture… prises aujourd’hui et ces tout derniers jours à la Butte aux Cailles ou dans les environs. J’ai tâché d’éviter de rephotographier les œuvres que j’avais vues et photographiées lors de mes précédents passages dans ce quartier, avant confinement (toutes les notes consacrées à ce quartier).
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Et mon comparse m’a photographiée :
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Cette fresque de Twopy se trouve tout au sud du 13e, près de la Cité universitaire internationale :
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Ces deux œuvres se trouvent au nord du 13e, près des Gobelins :
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Et nous voici à la Butte aux Cailles :
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Près de la place d’Italie, un dépôt de bus
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et sur l’avenue Auguste Blanqui, des hommes masqués jouent à la pétanque, un autre dort dans le kiosque à musique, d’autres discutent sur les bancs :
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Nous revoici à la Butte aux Cailles :
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Les gens, comme ici ces jeunes filles, s’assoient sur les trottoirs, par terre, faute de jardins ouverts :
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Ici ils remplissent leurs bouteilles de l’eau de source de Paris :
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Un tout petit garçon se fait installer sur une moto par sa grand-mère masquée pour jouer à conduire :
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J’entre dans la cour d’un immeuble privé et je photographie le charmant bazar :
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En redescendant vers le nord, je contemple ce magnifique chantier :
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Ces jours-ci à Paris 13e, photos Alina Reyes

À vélo de Paris au château de Sceaux et au-delà ! par la coulée verte

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24 kilomètres aller-retour, c’est modeste mais c’est un bon début pour m’habituer à de plus longues distances à vélo – nous avons d’autres projets de balade, plus loin. Cela m’a fait un bien fou, comme de monter sur les toits hier. Il y avait beaucoup de cyclistes et de piétons qui profitaient du déconfinement en ce dimanche radieux, mais O qui est déjà passé par là me dit que c’est beaucoup plus tranquille en semaine. Voici quelques images prises en chemin.
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On roule un bon moment sur une piste cyclable plus ou moins verte qui traverse les cités (où des petits groupes de musulmans en habit de fête se promènent pour célébrer l’Aïd, pour une fois sans célébration à la mosquée), puis dans un environnement vraiment vert.
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coulee verte 5-minL’une des maisons où ont vécu Marie et Pierre Curie, qui adoraient aussi faire des balades à vélo.

coulee verte 6-minOn roule au-delà du château de Sceaux, qu’on ne peut voir que de loin, son parc étant fermé, confinement oblige. Puis on revient, on se pose un peu dans l’herbe (et je fais une posture de yoga devant nos vélos, celle « du danseur », que je fais sans doute mieux sur mon tapis, avec un sol bien plat – qu’importe, le bonheur c’est de pouvoir jouer du yoga partout, comme un instrument de musique).
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coulee verte 8-minEn revenant, je photographie cet immeuble végétalisé, et un mur tagué le long des voies ferrées.
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Photos Alina Reyes
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