une splendide adaptation de la nouvelle d’Hemingway
une splendide adaptation de la nouvelle d’Hemingway
un très, très beau petit film (source)
Le site d’Élisabeth Daynes, avec images de ses reconstitutions d’hominidés
Et une présentation de l’artiste, suivie d’un entretien avec elle, ici
Blaise Drummond (ci-dessus et ci-dessous)



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Andrew Kearney (premier plan), Moment to Moment
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Alice Clark (premier plan ci-dessus – arrière plan : Brigitta Varadi, In Conversation) et Christine Makey ci-dessous
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Susan Leen
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Selma Makela
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Brigitta Varadi, Noel Ruane
*Ruth le Gear, ci-dessus et ci-dessous, photograph and video installation

George Bolster, vidéo

*John Gerrard, Near Landscape

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Anna Macleod
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« Cette exposition collective réunit le travail d’une quinzaine d’artistes irlandais, qui tous explorent les impacts de notre société et notre économie globalisée sur l’environnement. Et si, en mesurant le progrès par l’industrialisation, l’expansion et l’accumulation, on s’était trompé ? L’eau et la glace de l’Arctique, véritables baromètres des influences néfastes de ce « progrès », sont l’un des fils conducteurs de l’exposition. »
Oeuvres de (voir ici)
Emily Robyn Archer, George Bolster, Mark Clare, Alice Clark, Blaise Drummond, Seamus Dunbar, John Gerrard, Andrew Kearney, Susan Leen, Ruth Le Gear, Christine Mackey, Selma Makela, Anna Macleod, Seamus Nolan, Softday (Sean Taylor & Mikael Fernstrom), Brigitta Varadi
Puis flâner dans la belle cour du Centre… Avant d’aller suivre un cours au Collège de France, sur lequel j’essaierai de faire une note 
cet après-midi au Centre culturel irlandais de Paris, photos Alina Reyes
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un concert à la Sorbonne du dernier des 7 choeurs dans lesquels j’ai jusqu’ici chanté
Mazeppa,l’une des Douze études d’exécution transcendante de Franz Liszt, a été composée entre 1826 et 1852
« Twas after dread Pultowa’s day,
… le texte de Lord Byron (1819) (et sa présentation en français)
Théodore Géricault, Mazeppa, 1823
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Horace Vernet, Mazeppa et les loups, 1826
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Louis Boulanger, Le supplice de Mazeppa, 1827
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Eugène Delacroix, Mazeppa, 1828
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et en 1828 aussi, le Mazeppa de Victor Hugo :
À M. Louis Boulanger
Away ! – Away ! – BYRON, Mazeppa
En avant ! En avant !
I
Ainsi, quand Mazeppa, qui rugit et qui pleure,
A vu ses bras, ses pieds, ses flancs qu’un sabre effleure,
Tous ses membres liés
Sur un fougueux cheval, nourri d’herbes marines,
Qui fume, et fait jaillir le feu de ses narines
Et le feu de ses pieds ;
Quand il s’est dans ses nœuds roulé comme un reptile,
Qu’il a bien réjoui de sa rage inutile
Ses bourreaux tout joyeux,
Et qu’il retombe enfin sur la croupe farouche,
La sueur sur le front, l’écume dans la bouche,
Et du sang dans les yeux,
Un cri part ; et soudain voilà que par la plaine
Et l’homme et le cheval, emportés, hors d’haleine,
Sur les sables mouvants,
Seuls, emplissant de bruit un tourbillon de poudre
Pareil au nuage noir où serpente la foudre,
Volent avec les vents !
Ils vont. Dans les vallons comme un orage ils passent,
Comme ces ouragans qui dans les monts s’entassent,
Comme un globe de feu ;
Puis déjà ne sont plus qu’un point noir dans la brume,
Puis s’effacent dans l’air comme un flocon d’écume
Au vaste océan bleu.
Ils vont. L’espace est grand. Dans le désert immense,
Dans l’horizon sans fin qui toujours recommence,
Ils se plongent tous deux.
Leur course comme un vol les emporte, et grands chênes,
Villes et tours, monts noirs liés en longues chaînes,
Tout chancelle autour d’eux.
Et si l’infortuné, dont la tête se brise,
Se débat, le cheval, qui devance la brise,
D’un bond plus effrayé,
S’enfonce au désert vaste, aride, infranchissable,
Qui devant eux s’étend, avec ses plis de sable,
Comme un manteau rayé.
Tout vacille et se peint de couleurs inconnues :
Il voit courir les bois, courir les larges nues,
Le vieux donjon détruit,
Les monts dont un rayon baigne les intervalles ;
Il voit ; et des troupeaux de fumantes cavales
Le suivent à grand bruit !
Et le ciel, où déjà les pas du soir s’allongent,
Avec ses océans de nuages où plongent
Des nuages encor,
Et son soleil qui fend leurs vagues de sa proue,
Sur son front ébloui tourne comme une roue
De marbre aux veines d’or !
Son oeil s’égare et luit, sa chevelure traîne,
Sa tête pend ; son sang rougit la jaune arène,
Les buissons épineux ;
Sur ses membres gonflés la corde se replie,
Et comme un long serpent resserre et multiplie
Sa morsure et ses nœuds.
Le cheval, qui ne sent ni le mors ni la selle,
Toujours fuit, et toujours son sang coule et ruisselle,
Sa chair tombe en lambeaux ;
Hélas ! voici déjà qu’aux cavales ardentes
Qui le suivaient, dressant leurs crinières pendantes,
Succèdent les corbeaux !
Les corbeaux, le grand-duc à l’oeil rond, qui s’effraie,
L’aigle effaré des champs de bataille, et l’orfraie,
Monstre au jour inconnu,
Les obliques hiboux, et le grand vautour fauve
Qui fouille au flanc des morts où son col rouge et chauve
Plonge comme un bras nu !
Tous viennent élargir la funèbre volée ;
Tous quittent pour le suivre et l’yeuse isolée,
Et les nids du manoir.
Lui, sanglant, éperdu, sourd à leurs cris de joie,
Demande en les voyant qui donc là-haut déploie
Ce grand éventail noir.
La nuit descend lugubre, et sans robe étoilée.
L’essaim s’acharne, et suit, tel qu’une meute ailée,
Le voyageur fumant.
Entre le ciel et lui, comme un tourbillon sombre
Il les voit, puis les perd, et les entend dans l’ombre
Voler confusément.
Enfin, après trois jours d’une course insensée,
Après avoir franchi fleuves à l’eau glacée,
Steppes, forêts, déserts,
Le cheval tombe aux cris de mille oiseaux de proie,
Et son ongle de fer sur la pierre qu’il broie
Éteint ses quatre éclairs.
Voilà l’infortuné, gisant, nu, misérable,
Tout tacheté de sang, plus rouge que l’érable
Dans la saison des fleurs.
Le nuage d’oiseaux sur lui tourne et s’arrête ;
Maint bec ardent aspire à ronger dans sa tête
Ses yeux brûlés de pleurs.
Eh bien ! ce condamné qui hurle et qui se traîne,
Ce cadavre vivant, les tribus de l’Ukraine
Le feront prince un jour.
Un jour, semant les champs de morts sans sépultures,
Il dédommagera par de larges pâtures
L’orfraie et le vautour.
Sa sauvage grandeur naîtra de son supplice.
Un jour, des vieux hetmans il ceindra la pelisse,
Grand à l’oeil ébloui ;
Et quand il passera, ces peuples de la tente,
Prosternés, enverront la fanfare éclatante
Bondir autour de lui !
II
Ainsi, lorsqu’un mortel, sur qui son dieu s’étale,
S’est vu lier vivant sur ta croupe fatale,
Génie, ardent coursier,
En vain il lutte, hélas ! tu bondis, tu l’emportes
Hors du monde réel dont tu brises les portes
Avec tes pieds d’acier !
Tu franchis avec lui déserts, cimes chenues
Des vieux monts, et les mers, et, par delà les nues,
De sombres régions ;
Et mille impurs esprits que ta course réveille
Autour du voyageur, insolente merveille,
Pressent leurs légions !
Il traverse d’un vol, sur tes ailes de flamme,
Tous les champs du possible, et les mondes de l’âme ;
Boit au fleuve éternel ;
Dans la nuit orageuse ou la nuit étoilée,
Sa chevelure, aux crins des comètes mêlée,
Flamboie au front du ciel.
Les six lunes d’Herschel, l’anneau du vieux Saturne,
Le pôle, arrondissant une aurore nocturne
Sur son front boréal,
Il voit tout ; et pour lui ton vol, que rien ne lasse,
De ce monde sans borne à chaque instant déplace
L’horizon idéal.
Qui peut savoir, hormis les démons et les anges,
Ce qu’il souffre à te suivre, et quels éclairs étranges
À ses yeux reluiront,
Comme il sera brûlé d’ardentes étincelles,
Hélas ! et dans la nuit combien de froides ailes
Viendront battre son front ?
Il crie épouvanté, tu poursuis implacable.
Pâle, épuisé, béant, sous ton vol qui l’accable
Il ploie avec effroi ;
Chaque pas que tu fais semble creuser sa tombe.
Enfin le terme arrive… il court, il vole, il tombe,
Et se relève roi !
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Velazquez, Les Ménines
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« Ici le miroir ne dit rien de ce qui a été déjà dit.
(…)
[Il] restitue la visibilité à ce qui demeure hors de tout regard. Mais cette invisibilité qu’il surmonte n’est pas celle du caché : il ne contourne pas un obstacle, il ne détourne pas une perspective, il s’adresse à ce qui est invisible à la fois par la structure du tableau et par son existence comme peinture. »
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Je commence par ma préférée : Rosa Luxemburg par Nicolas Milhe
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…pour le reste, disons que je l’ai photographié pour information, en attendant que ces machins soient retirés et ne défigurent plus le jardin
L’objet du doute, par Virginie Yassef (polystyrène)
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Sans titre, par Vincent Mauger (tubes de PVC)
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Seat of Grandeur at Villeperdue, par Haegue Yang
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installation d’une oeuvre de Sean Raspet
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Sans titre, par Benjamin Sabatier (bois et ciment)
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Malini, par Sam Moyer (bronze et marbre)
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Structure 1, par Benjamin Sabatier (bois et béton)
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Il n’est pas interdit de préférer les oeuvres en citrouilles des jardiniers

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et quelques inscriptions et peintures dans les rues






aujourd’hui à Paris 5e, photos Alina Reyes
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« Richard Lee a calculé qu’un enfant bochiman est porté sur une distance de 7800 kilomètres avant de commencer à marcher par lui-même. Puisque, pendant cette phase rythmique, il sera contraint de nommer pour toujours les éléments de son territoire, il lui est impossible de ne pas devenir poète. »
traduit de l’anglais par Jacques Chabert

Rosemarie Trockel, Sans titre (Le petit roi)
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Homme sans autre titre ou petit roi lunaire
sur fond d’orage très outremer
portant le poids des âges et de travers
une couronne avec un air de déterré
ou bien d’ange vieilli, tombé d’un ciel trop blet
sans illusion de retrouver la vue superbe
deux yeux pourtant de loup avide, d’enfant
qui n’oublie rien de la gravité des comptines
frère de ceux qui ont mangé du rat, du hérisson
à l’hôpital ou en prison vu défaillir la raison
notre double et poète, vigie cherchant des mots
pour habiter une contrée davantage dansante
Jean-Claude Pinson, en Coda de son essai Habiter en poète (éd Champ Vallon), dont le Sans titre (Le petit roi) de Rosemarie Trockel est en couverture
« Chez lui, peinture, poésie et calligraphie ne font qu’un »
« De nature honnête, il parle vigoureusement et sans détours de la politique nationale », ce qui lui vaudra de passer vingt ans à la rue


exposées à la Mairie du 13e à Paris à l’occasion de la Fête de la Lune
et avec atelier pour enfants :
aujourd’hui, photos Alina Reyes
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aujourd’hui au jardin de l’Allée haute à la Pitié Salpêtrière, photos Alina Reyes
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