Figures au fil des rues

Dans les rues, toutes sortes de figures sur les murs et ailleurs vous font signe. Voici celles que j’ai vues aujourd’hui en chemin, dont une belle fresque nouvelle signée Solus au Centre culturel irlandais, et pour finir mes photos d’identité « conformes », sans lunettes et oreilles dégagées, pour renouvellement de mon passeport.

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invader

street art

ghost

edouard vaillant

solus

figure

photo d'identitéaujourd’hui à Paris 5e, photos Alina Reyes

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Des belles-lettres aux belles lettres

Des belles-lettres de toujours aux belles lettres qui habitent aujourd’hui les rues, je traverse les « humanités », marchant dans la ville et réentrant dans ma thèse qui nourrit en partie mes cours qui nourrissent en partie ma thèse.  Ce n’est pas pour rien que j’ai fait faire un atelier écriture et dessin à mes Seconde et que je fais étudier un roman qui se passe dans le Transsibérien à mes Première. Tracer c’est avancer. Je crée dans la foulée un blog pour mes classes, pour inciter les élèves à aller plus loin dans la réflexion, on verra si ça marche, ce sera en tout cas une trace, pour d’autres aussi.

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belles lettres 5hier à Paris 13e, photos Alina Reyes

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Enseigner

 tiktoy*

Demain une formatrice académique vient juger de mon travail en classe. Je n’ai rien prévu de spécial pour cette visite, je me tiendrai à ce que j’avais prévu depuis longtemps, même si cela peut décevoir son attente. Ma tutrice du lycée m’avait dit on pourra en parler, préparer ensemble. Mais préparer quoi ? Tout ce qui compte à leurs yeux c’est de suivre une pédagogie bien reconnaissable. Le sens de ce que nous avons à enseigner est complètement oublié. Je suis allée voir dans deux de ses cours ma tutrice du lycée : en prof expérimentée, elle « gère » très bien la classe et le cours, tout s’enchaîne comme à l’usine. Mais selon moi être expérimenté n’est pas tant une affaire de gestion qu’une question d’intelligence, de sensibilité, de profondeur, face aux textes comme face à l’humanité des élèves. Lorsque, par exemple, une élève remarque que dans Première neige de Maupassant, qu’ils sont en train d’étudier, il y a un manque d’amour dans le couple, sans discuter elle lui réplique que non, ce n’est pas ça, l’amour ne manque pas – alors que le texte dit que la femme manifestait plus d’affection aux chiens de la maison qu’à son mari, puis qu’elle ne pourrait pas avoir d’enfants, puis qu’ils faisaient chambre à part. La lecture s’en tient à des considérations formelles sur le texte (sur la place qu’il accorde aux différentes saisons) et pour ce qui est du sens, sur l’égoïsme du mari qui ne veut pas acheter de calorifère et le caprice de la femme qui tombe malade pour être enfin prise en compte. Rien ou à peu près rien sur la critique sociale, et absolument rien sur la dimension philosophique de l’ennui ni sur la métaphysique de la mort qui vient compenser le manque d’amour et de vie. Voilà un cours avec des élèves calmes et disciplinés, pour ne pas dire infantilisés et mécanisés voire éteints, et des enchaînements impeccables, qui aurait été fort bien vu de toute inspection officielle. Or est-ce enseigner la littérature, que de se borner à y faire lire ce qui pourrait aussi bien s’y dire dans un bavardage ou un commérage ? Je donne cet exemple non contre ma tutrice, sympathique comme les autres par ailleurs, mais contre toute la pédagogie en cours, du moins pour ma discipline, la littérature, dans l’Éducation Nationale. Le problème étant aggravé du fait que la plupart des professeurs n’ont jamais quitté l’école, passant du statut d’écolier à celui de collégien, puis de lycéen, puis d’étudiant, puis d’enseignant (auquel on demande à l’Espé d’oublier son savoir universitaire), sans connaître d’autres possibilités, d’autres formes de penser – sauf exceptions, sans doute. De même lorsque je critique vivement la formation dispensée par l’Espé, je ne désire pas m’attaquer aux personnes chargées de cette formation, visiblement formatées et inconscientes de l’être, mais je m’emploie à dénoncer une situation néfaste pour le développement intellectuel des élèves. Une formation pour les enseignants, oui, mais alors, qu’elle ait vraiment du sens au lieu d’être le plus souvent un ramassis d’inutilité, et pire, de bêtise.

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keith haringstreet art Tiktoy et « à la Keith Haring », à Paris 5e hier, photos Alina Reyes

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Progresser

street art en face de la librairie à Paris 5e, cette semaine, photo Alina Reyes

street art en face de la librairie à Paris 5e, cette semaine, photo Alina Reyes

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Encore un dimanche passé à corriger des copies, mais quel bonheur de constater, aux résultats, à quel point nous travaillons bien. La progression de tel ou tel peut me donner, de joie, les larmes aux yeux (et la démission passagère de tel ou tel autre m’attrister), mais ce qui touche aussi c’est la dynamique générale, les résultats obtenus par l’ensemble, spécialement en atelier.

Vendredi m’a été remise une fiche sur certaine élève qui aurait des difficultés particulières pour s’exprimer à l’écrit, soi-disant atteinte de dys- divers et variés, et qui demanderait donc un « plan d’accompagnement personnalisé ». Foutaise de la médicalisation à outrance du moindre problème de tel ou tel élève envoyé se faire dépister, et qu’il faudrait ensuite traiter spécialement (tout en s’occupant de classes de 35 ou 36 élèves aux niveaux très disparates). Cette élève est l’une de celles qui obtiennent les meilleurs résultats dans mon cours. Il faut croire que mon cours lui est donc tout à fait adapté, en conséquence je ne vois pas pourquoi je devrais la traiter autrement que les autres. Les élèves connaissent le truc, l’un d’eux est venu me dire après la classe vendredi que s’il bavardait, c’est parce qu’il ne pouvait pas s’en empêcher, qu’il en était désolé mais que c’était malgré lui, sous-entendu un genre de handicap. Je lui ai répondu eh bien fais effort et tu y arriveras, il n’y a pas de déterminisme.

Un truc pire que la médicalisation de la pédagogie, c’est la culpabilisation (comme la pratique Macron pour tout le pays en insultant ses concitoyens). D’une part les profs sont implicitement culpabilisés des dysfonctionnements et des faiblesses de l’institution. D’autre part, ce qui est pire, on apprend aux profs à culpabiliser les élèves. Une formatrice de l’Espé nous a raconté la semaine dernière, toute fière, comment, un jour où elle avait écrit un titre au tableau avec une grosse faute, et l’y avait laissée une heure entière, étant prise d’un doute à la pause entre les deux heures de cours elle avait vérifié et constaté son erreur. Qu’a-t-elle alors fait ? Au lieu de corriger devant les élèves en s’excusant (cela peut arriver à tout le monde d’avoir un doute sur l’orthographe), elle les a culpabilisés en leur disant : c’est resté là une heure et vous ne l’avez même pas remarqué – comme si elle l’avait fait exprès pour les prendre en défaut. Dans mon lycée, ma tutrice m’a conseillé aussi d’interpeller le bavard depuis ma place afin de lui faire honte devant toute la classe plutôt que d’aller vers lui comme je le fais souvent. Autre exemple, le plus terrible : sur un site de pédagogie officielle, réservé aux profs, une prof présentée comme excellente pour sa gestion de classe explique tranquillement comment elle s’y prend pour obtenir le silence : quand quelqu’un bavarde ou s’agite, sans que les élèves s’en rendent compte elle s’arrange pour les mettre de son côté contre le bavard, afin qu’il se sente culpabilisé (c’est son mot) par tout le groupe. Voilà les méthodes ignobles qu’on nous donne en exemple. Comment veut-on éduquer ainsi des gens à la citoyenneté, au respect de l’autre ? C’est du microfascisme, mais tellement répété cela finit par faire énorme.

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Angot et Moix dans un sous-marin qui n’en finit pas de couler

hier à Paris 13e, photo Alina Reyes

hier à Paris 13e, photo Alina Reyes

Angot et Moix s’enferrent dans leur discours, au motif de dénoncer le discours et de promouvoir la parole. Ils n’ont aucune parole, que du discours, et du piètre, du trafiqué, du mensonger. Ils agressent une combattante, eux qui sont vendus. Quand Angot dira-t-elle qu’il ne faut pas dire une combattante mais un combattant, elle qui récuse le mot écrivaine, qui se place comme Moix du côté du plus fort, toujours du côté du plus fort, là où il y a de la position assurée, de l’argent, de la sécurité, quand diront-ils tous deux que les combattantes et les combattants doivent se taire, leur laisser la parole à eux qui n’ont pas de parole, eux qui ne s’expriment que grâce à leur soumission à l’éternelle police ?

Ils se comportent en meurtriers qui ont un meurtre sur la conscience, celui de la littérature. La littérature qu’ils ont trahie les hante, l’enfer est dans leur tête, mais la littérature est ailleurs, toujours vivante, bel et bien.

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Création en cours et philosophie communicante

hier sur le mur d'une crèche à Paris 5e, photo Alina Reyes

hier sur le mur d’une crèche à Paris 5e, photo Alina Reyes

 

Mon cours est une véritable création en cours, une pensée en action, en train de se déployer et destinée à continuer à se déployer en spirale et en fractales tout au long de l’année. J’y travaille avec un enthousiasme aussi grand que pour une création littéraire, que pour ma thèse par exemple. C’est ainsi que doit se concevoir un cours.

Voici un passage de la thèse d’Alexandre Georgandas intitulée Philosophie et communication (Université de Cergy-Pontoise, 2016) :

« Sur la question de l’actualité de la pratique philosophique et de la façon d’intervenir dans la caverne, il y a un élément intéressant au niveau méthodologique sur lequel je voudrais insister : il serait malvenu, quand on connaît l’histoire, de vouloir imposer à un système quelconque sa propre remise en question. De venir, à la manière de Socrate, perturber le confort de ceux qui séjournent dans la caverne. Il s’avère préférable de remettre en question un système qui se reconnaît déjà comme fragilisé. C’est-à-dire qu’il faut que la demande émane du système pour ne pas passer pour une simple provocation de la part du philosophe praticien, ce côté provocateur étant un des principaux travers reproché à Socrate de son vivant. Et aujourd’hui on peut dire que la situation s’y prête plutôt bien, puisque nous vivons dans une société où le système crie ou crisse, où la caverne tremble et se fissure par endroits. Le système reconnaissant ses failles, l’interrogation, la remise en question de ses propres présupposés, en suivant une méthode d’obédience ou d’origine socratique peut, dans ce cas, se révéler féconde.
Même si chacun de nous vit dans la caverne des présupposés qui lui ont été inculqués, cela n’empêche pas de pouvoir réfléchir. »

Je veux que mes élèves sachent ce qu’est réfléchir.

Voir aussi : ma traduction d’extraits de l’allégorie de la Caverne de Platon

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À la splendeur abandonnée

Ce matin à 5 heures, retour à ma thèse laissée de côté depuis la fin août pour cause d’entrée dans le métier de prof. Tout m’est bonheur. Tout est littérature, tout est poésie, à qui est en soi poésie. Splendeur de ma thèse pleine de littérature, et elle-même littérature. L’univers chante comme l’oiseau que j’entends à l’instant.

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Les athlètes de C215, photo Alina Reyes

Les athlètes de C215, photo Alina Reyes

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Athlète de la foi

à Paris ce matin en allant prendre le bus (puis le RER), photo Alina Reyes

à Paris ce matin en allant prendre le bus (puis le RER) pour la fac, photo Alina Reyes

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Nouvelle journée à l’Espé, il y a eu du mieux. Le matin un cours sur la lecture, les façons de susciter la lecture chez les élèves, où j’ai eu enfin le plaisir de voir une vidéo où l’enseignante faisait réfléchir une classe de première L au sens d’un texte. Il semble que ce soit peu habituel, puisque la professeure nous a demandé si nous trouvions cela monstrueux (alors qu’il ne s’y disait vraiment rien d’extraordinaire), et nous a « appris » que c’était une bonne chose de ne pas se limiter à leur faire repérer les genres, les registres etc. d’un texte.  Elle a demandé si nous pensions que ça pouvait marcher, et je me suis permis de témoigner en trois mots que je l’avais fait avec mes seconde et mes première et que ça avait très bien marché, que la classe chaque fois avait bien participé. L’après-midi une discussion entre néoprofs sur ce que nous avions commencé à faire les uns et les autres, sur ce que nous comptions faire, sur ce que nous pensions bon de faire etc., c’était bien intéressant. Et voilà, oui je suis toute vibrante pour ce travail, dans ce désir d’enseigner, et c’est la joie.

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Construire ses cours dans et pour la fête de l’esprit

Je prépare mes cours dans une joie intense, qui me tient éveillée tard dans la nuit et me jette hors du lit avant le jour. Ça gicle dans tout mon corps, la pulsion savante d’élaborer une année d’enseignement harmonieuse, de prévoir par petites et grandes touches les orientations déployées d’un même but en train de se réaliser à tout moment et allant à son accomplissement. Rien à voir avec la langue de l’Espé, l’organisme chargé de former les professeurs, langue toute en cases, froide et morte, décomposée, langue qui tue l’esprit. J’apporte soin au choix des œuvres et à la mise en œuvre de l’étude, mais aussi à la papeterie : un petit cahier pour noter ce qui vient à l’esprit, un grand classeur agencé de façon à ordonner les cours de façon souple et vivante.

Pour les classes de seconde et de première, le programme diffère mais reste articulé autour de quatre grands axes : le roman, le théâtre, la poésie, l’argumentation. Libre au professeur de déterminer les œuvres et la problématique qu’il veut traiter à travers l’étude de ces quatre genres. Avec des variations entre les deux classes, seconde et première, j’ai choisi de les conduire successivement dans ces sens : les rapports hommes-femmes (roman et nouvelle) ; les formes de la rébellion (théâtre) ; l’aventure extérieure-intérieure (poésie) ; la recherche de la liberté (argumentation).

Je ne m’attends pas à ce que tout marche ensuite en classe comme sur du papier à musique, toute musique demande beaucoup de travail avant d’être au point, mais comme quand je chantais dans des chœurs, je sais que pendant le travail la musique est déjà là, la musique y sera.

Voici trois petites images que j’ai faites hier en allant chercher un livre d’occasion chez Gibert, les deux dernières au coin de la librairie, en cette période pleine d’étudiants du Quartier Latin et d’ailleurs.

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objets à la rue

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backtothestreethier à Paris 5e, photos Alina Reyes

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L’Espé meurtrier

ratconditionEncore une journée éprouvante à l’Espé, décidément dédié à l’assassinat de la littérature et de l’intelligence. Je ne me conformerai pas aux méthodes nihilistes d’enseignement du français et des lettres qui nous y sont enseignées. Le seul avantage que je vois à cette immersion forcée dans cette sinistre institution (si je n’y vais pas, je ne pourrai pas continuer à enseigner), c’est de me faire découvrir cette déplorable réalité. Ce que j’y ai entendu aujourd’hui était aussi lamentable que la dernière fois. Il s’agit, a dit fièrement une formatrice en réponse à l’une de mes remarques, de « former les gens dont le monde actuel a besoin ». Orwell n’aurait pas dit mieux. Ce qu’il faudrait, lui ai-je répondu, c’est plutôt former des gens capables d’être libres et de faire le monde eux-mêmes. « Oh les grands idéaux… », elle a fait. Puis je n’ai plus dit grand chose, fatiguée et  déprimée par tout ce que j’entendais. J’ai entendu aussi qu’il fallait, pour enseigner, « faire le deuil de son savoir universitaire ». Et qu’une enseignante stagiaire comme nous avait été sanctionnée pour avoir, lors d’un cours auquel assistait une personne de l’Espé chargée de l’évaluer, fait une leçon à ses élèves de 5e sur un calligramme d’Apollinaire (car ce sont les élèves et non elle qui auraient dû en parler) et pire encore, les avoir renseignés précisément sur l’étymologie du mot calligramme. J’ai décidé de faire grève au prochain travail en groupe de construction d’une « séquence » d’enseignement. Jusque là je me suis contentée de jeter seulement  une dizaine de mots çà et là sur ma page, tout en essayant de convaincre mes partenaires jeunes agrégées (celles à qui ont été confiées comme à moi des classes de lycée et non de collège, et avec lesquelles je travaille donc) de la stupidité de ce qu’on nous faisait faire – elles m’écoutent poliment puis retournent à l’exercice demandé. Les groupes qui avaient à construire une séquence pour le collège avaient dans leur corpus de textes, voisinant avec un extrait comme toujours somptueux de Charles Perrault, un passage d’un « livre jeunesse » écrit avec les pieds (façon de parler, je ne veux pas insulter les pieds, que je respecte bien plus que l’Espé). Mais personne ne voyait que c’était comme mettre un McDo à côté d’un chef étoilé – au contraire j’ai remarqué que les profs ont l’air de raffoler de cette « littérature jeunesse ». L’une des filles de mon groupe a quand même glissé entre nous qu’elle n’était pas sûre que cette formation allait beaucoup nous servir, qu’on semblait y perdre beaucoup de temps. Aussitôt une autre lui a répliqué que ce n’était qu’une impression, car en fait grâce au « rabâchage », les choses finissent par être tout à fait intégrées. Oui, ai-je dit, au point qu’on est dans une pensée unique où personne ne semble pouvoir envisager qu’il y a d’autres façons de voir et de faire.

On fabrique là des enseignants capables de fabriquer des élèves et des futurs adultes incapables, interdits même, de comprendre le sens d’une œuvre littéraire. Ce qui est inhumain.

J’ai photographié l’œuvre #ratcondition hier à Paris

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Antigone et Ismène chez Sophocle, Jean-Michel Folon et Bom.K dans le 13e

"La porte", fresque de Jean-Michel Folon au 180 rue Nationale (1985)

« La porte », fresque de Jean-Michel Folon au 180 rue Nationale (1985)

L’une a choisi la mort pour sauver l’honneur, l’autre a choisi la vie pour sauver la vie. L’une sans l’autre ne vaudrait rien. Antigone et Ismène sont les deux faces d’une même médaille, une médaille qui ne se reçoit pas d’autrui, la médaille intérieure que chaque humain peut gagner, les deux valves d’un même cœur.

fresque de Bom.K boulevard Vincent Auriol, métro Nationale

fresque de Bom.K boulevard Vincent Auriol, métro Nationale

hier à Paris, photos Alina Reyes

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autres notes sur Antigone ;

parmi les autres fresques que j’ai photographiées dans le 13e, les récentes ; d’autres ; d’autres ; d’autres ; d’autres

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Nouvelle balade street art à la Butte aux Cailles, en 44 images

C’est un quartier, un village parisien, où je vais régulièrement marcher, parce qu’il est charmant et parce que le street art s’y renouvelle tout le temps. Les vacances n’étant pas terminées, il est encore calme, plusieurs cafés sont fermés, cela n’a pas empêché les artistes d’apposer de nouvelles œuvres sur les murs. Voici mes photos du jour.

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butte aux cailles 13la seule eau de source de Paris, c’est ici, à la fontaine

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et la piscine, intérieure et extérieure, dont l’eau est chauffée par récupération de la chaleur dégagée par des center data :butte aux cailles 44aujourd’hui à Paris 13e, photos Alina Reyes

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