ce matin à Paris 15e, photos Alina Reyes
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« Les images que je dessine sont toujours celles de corps grandeur nature, sans effet de style. Elles ont dans leur fonctionnement quelque chose de l’empreinte. Ce sont comme des pas dans le sable. » Ernest Pignon-Ernest, in Europe, numéro de ce mois-ci sur Mahmoud Darwich
Verso du classeur de ma thèse en couleurs. Le recto est ici, les pages là.
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Mahmoud Darwich par Ernest Pignon-Ernest en Palestine
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« Le street art instaure un dialogue avec les habitants, questionnant tantôt l’histoire du bâti, tantôt la profusion croissante d’entraves à la liberté y étant instaurée (vidéosurveillance, omniprésence écrasante des publicités, etc.) » Fanny Crapanzano, Street Art et Graffiti : l’invasion des sphères publiques et privées par l’art urbain
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Avec ce qui se passe dans notre pays (le violeur porte plainte contre Théo et la presse rapporte sa version des faits, que je me refuse à lire – où et quand a-t-on vu la presse donner la parole aux violeurs et aux criminels ?), il est difficile de ne pas être pour le moins préoccupé. Il fallait que je marche un peu, il y avait un moment que je n’étais pas allée à la Butte aux Cailles, j’y ai souvent photographié le street art mais les œuvres sont constamment renouvelées, voici donc celles du jour.

aujourd’hui à Paris 13e, photos Alina Reyes
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J’ai commencé par une vue sur la Seine depuis le métro, en passant pont d’Austerlitz, j’ai fini par des vues de la ville depuis le bus, en rentrant. Entre les deux des conférences passionnantes sur le surréalisme à la Halle Saint-Pierre, et un tour assez rapide dans les rues de la butte, sous un ciel voilé par la pollution.
aujourd’hui à Paris, photos Alina Reyes
voir aussi mes photos des toits de Paris aujourd’hui depuis la butte
et une autre de mes balades à Montmartre, en été
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Heureusement il y a le street art, même le plus humble, et les chantiers, qui participent à rendre vivant et beau l’est du treizième arrondissement, où j’aime marcher et qui me rappelle un peu les villes d’Amérique du Nord, par son urbanisme et sa population.
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hier à Paris, photos Alina Reyes
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voir aussi mes photos des nouvelles grandes et belles fresques de street art dans ce quartier
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J’actualise cette note d’hier en y ajoutant cette fresque d’Invader que, toute à ma contemplation de la fresque d’INTI, j’avais oublié d’y ajouter, à la fin de mon parcours. Elle se trouve sur un bâtiment de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, côté boulevard Vincent Auriol. Je l’actualiserai de nouveau dès que je serai allée photographier aussi celle des deux nouvelles fresques de Shepard Fairey que j’ai manquée au début de mon parcours… en passant par ailleurs.
Invader. C’est sa plus grande réalisation, toujours en mosaïque, à ce jour. Et à côté du stéthoscope du Dr House, un petit Space Invader, bien sûr.
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Je suis allée malgré l’air pollué les admirer et les photographier. Il en manque une de Shepard Fairey, j’y retournerai et je l’ajouterai à la note. Et puis au cours du temps il y en aura d’autres, grâce aux artistes et à la politique du maire du 13e, Jérôme Coumet. J’ai beaucoup photographié depuis quelques années le street art dans le 13e, tags, graffs, fresques et autres, voir les mots-clés. Ces œuvres sont aussi visibles depuis la partie aérienne de la ligne 6 du métro, notamment le toit de l’école peinte avec les enfants.
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C215, déjà ancien (le chat) et à l’arrière-plan Shepard Fairey, alias Obey, qui en a fait une autre nouvelle, que je n’ai pas vue aujourd’hui mais que je retournerai photographier
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ces jours-ci à Paris 13e et 5e, photos Alina Reyes
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J’avais l’intention d’aller cet après-midi à Montmartre, notamment à la Halle Saint Pierre voir les films sur les Bâtisseurs de l’imaginaire présentés par Claude et Clovis Prévost à l’occasion de la réédition de leur livre (pour le côté intérieur, peut-être faudrait-il y ajouter Nathalie Lopizzo ?). Mais hier soir, au retour de la Sorbonne, j’ai marché dans Paris et à cause de l’intense pollution je suis rentrée avec une migraine tenace, qui continuait ce matin. Je vais donc éviter de marcher aujourd’hui, d’autant que quand je suis à Montmartre il faut que je me balade, que je grimpe rues et escaliers… c’est le premier quartier où j’ai vécu à Paris, c’est aussi celui où, en rêve, je me suis baladée une fois morte, bienheureux fantôme ou esprit. Quand même, la pollution tue : si c’est bon d’avoir des fantômes en ville, il faudrait aussi y conserver des vivants, et qui ne soient pas empêchés d’y faire du sport sans sacrifier leurs poumons ! Vite, de plus en plus de transports en commun et non polluants, et de moins en moins de voitures !
« Quelque part entre les chênes à Beauregard, un homme a dés-
habillé le sol de sa terre. Dix-neuf années durant, Roger Rousseau
s’est laissé guider par les formes, la profondeur et le langage de la
roche. «
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Fantastique, plein de vitalité, d’audace, de beauté, de sens – jouissif.