Vie douce, parfums

vignette

Je suis allée marcher dans des jardins, respirer les odeurs des plantes et des arbres.

bob le flamant roseSur un mur dans la rue, j’ai vu une série de photos de Bob le flamant rose.

*

postit ancienDans un jardin, j’ai eu le plaisir de revoir ce PostIt  que j’avais placé là en juin, toujours là, avec quelques feuilles qui ont poussé devant.

*square rene le gall jardin partagé 1Le jardin partagé du square René Le Gall est arrangé avec joliesse et grâce, pour la vie douce

square rene le gall jardin partagé 2

square rene le gall jardin partagé 3

square rene le gall jardin partagé 4

square rene le gall jardin partagé 5

square rene le gall jardin partagé 6*

square rene le gall 1

Et dans un coin sauvage du jardin, poussent quelques fraises des bois

*

tag benallaDans la rue, j’ai photographié des tags

tag désert

street artet une œuvre de street art toute fraîche.

sethJ’ai aussi rephotographié cette œuvre de Seth et Kislow déjà ancienne.

*

conifereDans une miniforêt, j’ai ramassé quelques branchages de conifères coupés et je les ai mis dans un pot sur mon bureau, pour la bonne odeur vivifiante

*

Puis j’ai pris mes crayons et mes feutres, dont le doré et l’argenté que je venais d’acheter, et j’ai colorié une carte postale publicitaire. Voici l’image d’origine :

parfums de chineEt la voici, récupérée elle aussi comme les branchages odoriférants, et transformée :

parfum*

hier et aujourd’hui à Paris, photos et coloriage Alina Reyes,

entre pages d’écriture

*

Mon sein, construction de rêve

ballons
Un PostIt Tolkien à Edimbourg : "Ceux qui errent ne sont pas tous perdus" (sur la photo, caché dans la nuit, un jardin)

Un PostIt Tolkien la nuit dernière à Edimbourg : « Ceux qui errent ne sont pas tous perdus » (sur la photo, caché dans la nuit, un jardin)

*

Quand je me suis levée il m’a dit, attendri : « tu dormais la main sur le sein ».

Et je rêvais que je me déplaçais dans une architecture toute en structures gonflables, gonflées, multicolores, où l’on grimpait ou le long desquelles on se laissait glisser, pour passer d’un niveau à l’autre. Il y avait là des jeunes joyeux, d’enfants à grands adolescents, multicolores aussi, qui auraient pu être mes élèves. Je me déplaçais parmi eux, grimpant et glissant, et je m’installais un moment dans une forme de banquette pour lire. C’était très heureux.

Rêvant cela j’avais donc la main sur le sein, sur mon sein en reconstruction, dans lequel se trouve en ce moment un expandeur, une sorte de ballon gonflable, qui va être gonflé progressivement jusqu’à obtenir le volume voulu – et il sera alors remplacé, dans quelques mois, par une prothèse mammaire normale, en silicone.

Je n’ai jamais passé autant de temps dans la journée à masser mon sein. Je le fais pour améliorer le drainage lymphatique et assouplir le sein tendu par les suites post-opératoires. Quand je suis habillée, et même décolletée, on ne voit aucune différence entre l’un et l’autre sein. Mais je pense que je ne montrerai mon sein en reconstruction que lorsque le travail sera achevé, qu’il sera aussi beau que possible. Pour l’instant je le garde dans l’intimité, je le laisse se refaire à l’abri, comme une graine dans la terre qui va donner une belle plante. Les seins, comme les autres éléments de notre corps, sont ce que nous en rêvons.

Je prépare un nouveau fantastique roman.

*

« La rose se renouvelle »

vignette

immeuble*

L’amour et le travail rendent bienheureuse, bienheureux. Et ils ne peuvent jamais nous manquer. L’amour ne manque pas si nous savons le donner. Le travail ne manque pas si nous le faisons. Nous pouvons manquer d’un travail qui nous fasse gagner notre vie, et c’est dramatique. Mais il nous reste toujours la possibilité du travail quand même, qu’il s’agisse de jardiner, de réparer, de faire la cuisine, de faire du bénévolat, d’apprendre, de s’instruire, de faire des choses de ses mains ou de son esprit.

Malade pendant deux jours, j’ai dormi quasiment vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Et dormant, je rêvais que je travaillais à ma table, ou bien que je faisais de grands voyages à moto avec O. C’était l’amour, le travail, et j’étais bienheureuse.

*

toit

postit

roseLa citation est de Robert Maturin. Le dessin, fait en salles d’attente à l’hôpital

Ces jours-ci à Paris, photos Alina Reyes

*

Douceur et puissance (et PostIt)

vignette
J'avais appliqué un PostIt ici, parmi les autres affichettes

J’avais appliqué un PostIt ici, parmi les autres affichettes

et je l'ai retrouvé là, en hauteur sur une fenêtre

et je l’ai retrouvé là, en hauteur sur une fenêtre

postit 37,*

Le sentiment de douceur est depuis très longtemps chez moi associé à celui de puissance mentale. L’un et l’autre n’ont fait qu’augmenter avec le temps, et je me trouve dans une immense douceur, une puissance mentale ressentie dans l’absolu (non sur les autres, ce que je détesterais, car j’aime les gens libres).

Depuis l’enfance, la vie s’accomplit à mesure et à la mesure du pouvoir de se détacher des forces négatives. C’est cela, le voyage : savoir traverser ce qui est mort ou promis à la mort et en partir. C’est pourquoi, au gré de mes pérégrinations, j’applique des PostIt, des papiers détachables, porteurs de mots absolus, dans la ville.

Ils sont plusieurs dizaines maintenant, et j’ai le bonheur de voir que certains sont toujours là plusieurs jours après, quelques-uns depuis le premier jour où j’ai commencé, il y a deux semaines. Je ne peux pas repasser partout vérifier s’ils y sont encore ou n’y sont plus avant de poster leur photo ici pour une autre vie, comme j’avais commencé à le faire – mais les règles sont faites pour pouvoir être changées. En voici donc quelques-uns dont pas mal, sans doute, sont encore en place, car ces petits papiers ont une belle durée de vie au grand air. Certains sans doute ont été jetés par des nettoyeurs, mais d’autres qui n’y sont plus, qui sait ? sont peut-être chez l’un·e ou l’autre passant·e qui les aura cueillis ? Hier j’ai eu la joie de voir que l’un d’eux avait été, non pas jeté ni pris, mais déplacé par quelqu’un qui l’a appliqué dans un meilleur endroit, plus en hauteur, et j’ai eu la joie aussi de voir un passant s’arrêter pour le lire. Pour l’instant presque tous sont uniques, ce qui signifie que chaque jour ou presque je me replonge dans tel ou tel texte pour y trouver un tout petit ensemble de mots détachables – et en faisant cet exercice on se rend compte que peu de textes comportent en fait de tels si petits ensembles capables de déclencher l’imaginaire et la pensée. Il y a là quelque chose de primaire, de concentré, d’absolu, comme dans les fragments qui nous restent des penseurs présocratiques : quelque chose d’extrêmement revivifiant. Immense douceur et immense puissance mentale, disais-je.

*

postit 29,

postit 29

postit 31

postit 32

postit 32,

postit 33

postit 35

postit 36

ces jours-ci à Paris, PostIt et photos Alina Reyes

*

Celle qui voyage

vignette
L'un de mes PostIt dans le métro cette nuit

L’un de mes PostIt dans le métro cette nuit

*

Celle qui voyage
danse sur toute voie
sur les fils sur les sentiers étroits
sur les vastes avenues et dans les chemins
de hautes profondeurs encore inexistants avant qu’elle n’y passe.

Celle qui voyage danse
va, nage, court, bondit, caracole, cabriole, joue
d’un monde à l’autre
d’une vie à l’autre
d’une mort à l’autre
d’un temps à l’autre.

Celle qui voyage chante
et se gave de feuilles, de nuages et d’étoiles
les doigts de ses pieds se remuent dans la terre
font surgir d’eux des arbres immenses et des petites fleurs
les doigts de ses mains se remuent dans le ciel
y font vibrer la joie et sa grande bouche rit.

*

Pierre noire, roseraie

trois roses,

De même que nous sommes distribué·e·s en ce monde, chacun·e quelque part, en quelque lieu, en quelque temps, puis rapatrié·e·s d’où nous venons, mais pas exactement d’où nous venons et pas tous ni toutes au même endroit ou au même envers, après avoir distribué mes PostIt dans la ville, à mesure que je vois qu’ils n’y sont plus je les rapatrie ici – sinon tous, du moins certains.

postit 28,Pour l’histoire de celui-ci, voir la note d’hier

*

postit 27Celui-ci est resté plusieurs jours en place, sur cette pierre autour de laquelle il y a toujours beaucoup de monde.

postit 27,

*

Seule
Une statue
Sait où porter
Son pas
Lorsqu’elle décide
De fuir le jardin.

Issa Makhlouf

(trad. N. el-Hazan, A. Laabi, J. E. Bencheikh, éd. José Corti)

*

PostIt : habiter en poète

vignette

postit 26

postit 26,*

En continuant à appliquer mes PostIt çà et là au gré de mes déplacements, je me rends compte que cela ne va pas de soi de la même manière partout. Certains lieux appellent le PostIt, soit parce que vous les connaissez bien, vous en êtes intime (et vous vous en rendez davantage compte en vous promenant avec quelques mots de poètes dans votre sac, en les sentant désireux de venir habiter concrètement ces lieux-là), soit parce que ces lieux, moins connus (ou inconnus, sans doute) ont des affinités avec vous. Alors que d’autres lieux vous semblent d’abord à apprivoiser, moins immédiats, comme s’ils se tenaient délibérément à distance de vous, comme s’ils voulaient vous rappeler qu’ils ne sont que des objets (n’en croyons rien). Outre les lieux, ce sont les moments aussi qui font varier la capacité d’habitation des PostIt. Parfois c’est le moment – et tous les PostIt sont appliqués -, parfois c’est moins le moment – et ils restent dans le sac. Les PostIt, comme les musiques ou les chansons que vous avez en tête ou que vous chantez malgré vous, sont de bons indicateurs de votre état d’esprit.

Sur mes chemins j’ai plaisir à voir aussi de temps en temps des PostIt qui sont toujours là depuis plusieurs jours. D’autres sont partis, ont été enlevés. Je mets désormais ici des photos de ceux dont je sais qu’ils n’y sont plus. Je laisse les autres continuer à habiter là où ils habitent, avant d’être rapatriés ici.

*

postit 28

« Sur toutes les cimes
La paix. »
Goethe

Celui-ci est resté très peu de temps : deux femmes m’ayant repérée en train de le mettre attendant mon départ, mécontentes comme si j’avais commis quelque attentat, pour l’enlever de là, je l’en ai retiré moi-même et je suis allée le mettre ailleurs, où il est peut-être toujours (quand j’y repasserai, si je vois qu’il n’y est plus, je le mettrai en ligne aussi)

*

Street Art à la Butte aux Cailles et vers Beaubourg

vignette

J’ai pris les 44 premières images hier après-midi à la Butte aux Cailles, dans le 13e à Paris, où presque toutes les peintures ont été changées depuis mon précédent passage ; et les 5 suivantes (dont deux avec nouveaux Postit) ce matin dans le quartier Beaubourg.

street art butte aux cailles 2

street art butte aux cailles 1

street art butte aux cailles 3

street art butte aux cailles 4

street art butte aux cailles 5

street art butte aux cailles 6

street art butte aux cailles 7

street art butte aux cailles 8

street art butte aux cailles 9

street art butte aux cailles 10

street art butte aux cailles 11

street art butte aux cailles 12

street art butte aux cailles 13

street art butte aux cailles 14

street art butte aux cailles 15

street art butte aux cailles 16

street art butte aux cailles 17

street art butte aux cailles 18

street art butte aux cailles 19

street art butte aux cailles 20

street art butte aux cailles 21

street art butte aux cailles 22

street art butte aux cailles 23

street art butte aux cailles 24

street art butte aux cailles 25

street art butte aux cailles 26

street art butte aux cailles 27

street art butte aux cailles 28

street art butte aux cailles 29

street art butte aux cailles 30

street art butte aux cailles 31

street art butte aux cailles 32

street art butte aux cailles 33

street art butte aux cailles 34

street art butte aux cailles 35

street art butte aux cailles 36

street art butte aux cailles 37

street art butte aux cailles 38

street art butte aux cailles 39

street art butte aux cailles 40

street art butte aux cailles 41

street art butte aux cailles 42

street art butte aux cailles 43

street art butte aux cailles 44

*

Puis autour de Beaubourg ce matin j’ai fait deux nouveaux PostIt et photographié un rideau de fer et des M. Chat :

street art 1

postit 24

postit 24,

postit 25

street art 2 paris 3

street art 3 paris 3Hier et aujourd’hui à Paris 13e, 2e et 3e, photos Alina Reyes

*

Voir la note d’hier pour d’autres des nouvelles œuvres de Street Art à la Butte aux Cailles

*

Je reviens très bientôt avec des images commentées d’une autre forme d’art, de très belles œuvres de peinture aborigène d’Australie que j’ai vues dans une exposition.

*

Street Art et Postit à la Butte aux Cailles

postit 17,

J’ai bien souvent photographié le Street Art à la Butte aux Cailles. Comme chaque fois que j’y retourne, des œuvres ont disparu, d’autres sont apparues. Mais cette fois j’en ai photographié quelques-unes avec mes PostIt. Une fois, je me suis retournée, et j’ai vu une passante s’arrêter pour lire celui-ci, le premier du jour :

postit 17

postit 17,*

Puis j’ai continué, au gré du trajet :

postit 18

postit 18,

*

Je songe déjà à passer à d’autres formes de Street Art, mais rien ne presse, pour l’instant je PostIte.

postit 19

postit 19,

*

postit 20

Repérez-vous le PostIt ?

postit 20,

*

postit 21Dans une ruelle pavée tranquille

postit 21,

*

postit 22Librairie de la Commune. Rimbaud en fut de cœur, il en est !

*

postit 23

postit 23,aujourd’hui à la Butte aux Cailles, PostIt et photos Alina Reyes

*

J’ai constaté en chemin que certains PostIt d’avant-hier, ailleurs dans l’arrondissement, sont encore là, comme celui-ci :

postit passé