Le cœur battant

le gave a repris son cours, que la route lui avait pris (photo LAURENT DARD / AFP)

 

Là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur, dit aujourd’hui Jésus. Mon trésor est à Barèges, et là est mon cœur. Ils y sont un petit reste, je voudrais y être aussi, pour aider, pour y être – j’y suis par l’esprit. C’est mon corps, je le sens, c’est mon âme à qui c’est arrivé. « Je n’oublierai jamais le bruit du gave », disent des rescapés, qui témoignent aussi du miracle que constitue le fait que personne ne soit mort. « La solidarité a été énorme », disent-ils aussi. Le gave a repris le cours de son lit. Il en est de l’eau comme de la vérité, on a tort de vouloir la contraindre. On a empiété sur le cours du gave pour y construire une route, des bâtiments… le gave n’a fait que passer par où il doit passer. Maintenant tout est à réinventer, et la vie, puisqu’elle n’est pas partie, va revenir.

 

La vie

 

C’est miraculeux qu’il n’y ait pas eu d’autres morts. Nous regardons les photos, les vidéos, tout notre pays dévasté, ce pays avec lequel nous faisons corps. Est-ce lui qui souffre pour nous, ou nous qui souffrons pour lui ? Tous ces gens que nous connaissons depuis un quart de siècle et que nous aimons, et qui n’ont plus qu’un pays en ruines. Combien de mois faudra-t-il pour rétablir l’accès au village, à tous ces villages ? Les ponts sont écroulés, les routes détruites, parfois il n’en reste même pas la trace. Des maisons, des hôtels aussi paraît-il, sont effondrés. Notre grange, la maison qui fut notre maison, là où elle se trouve, en altitude, n’a rien risqué. (Mais le beau chalet du notaire qui l’a vendue pend misérablement, détruit, dans le vide qui s’est ouvert sous lui). Comment les gens vont-ils reprendre leur vie ? Nous sommes traumatisés, bien sûr. Alors il faut regarder vers les hauteurs. Vers les hauteurs il y a encore de la neige, mais surtout beaucoup de vert. De l’herbe, des troupeaux. Des montagnes debout, splendides, nos montagnes bien-aimées, égales à elles-mêmes. Nos constructions humaines, les eaux déchaînées les ont emportées comme des fétus de paille. Mais puisque c’étaient des constructions humaines, l’humain saura les reconstruire. Et c’est dans les moments de reconstruction que vient l’opportunité de se laisser refaire soi-même par ce qui est arrivé. Voilà le moment, l’heure de connaître si nous nous enfonçons, si nous nous changeons en statues de sel, ou si, même douloureusement, nous renaissons.

À Lourdes aussi, dans les Sanctuaires, ce moment peut être celui de repenser les lieux. Qui sait si le ciel ne désire pas moins de béton et davantage de toile, dans l’esprit d’Abraham et de son pèlerinage que ses enfants doivent poursuivre ? Ne nous retournons pas sur ce qui est détruit, allons vers ce qui nous attend, neuf, et que nous ignorons encore. C’est l’aventure de la vie, et nous l’aimons.

 

Notre paradis de ce jour

aujourd'hui au Jardin des Plantes, photos Alina Reyes

 

Je suis au Jardin des Plantes comme j’étais en mes montagnes, comme j’étais à l’océan, comme je fus et suis toujours et partout, au paradis. Le paradis n’a pas de fin, et il nous est chaque jour donné.

Les hommes ont un ennemi, des ennemis, mais moi je n’en ai pas, je n’en ai jamais eu.

Comment un croyant peut-il revendiquer la loi naturelle ? Il n’est de loi que celle de l’Esprit.

On peut toujours ne pas vouloir croire en quelque chose, si cela est, cela est.

L’amour que nous portons à certains êtres les aide à monter au ciel, en telle ou telle place du ciel. Puis, de là-haut, ils nous aident, sur terre. Par exemple à écrire, comme je l’ai fait tout à l’heure au jardin.

 

Perdre les eaux (actualisé)

route de Barèges

 

Tom, un ami de mes fils, est en ce moment chez son père, à l’abri des inondations. Mais impossible d’avoir des nouvelles de sa mère, notre amie Lu, qui habite à Viey, un petit village au-dessous de Barèges. Personne là-haut ne peut communiquer, les gens n’ont pas de nouvelles les uns des autres et sont inquiets. Ce matin je lis (Lourdes-infos.com) que Viey et Sers sont « totalement coupés du monde, sans aucun secours actuellement ».

À Luz et à Pierrefitte, deux personnes sont mortes, emportées par les eaux débordantes. À Barèges, la maison au-dessous de l’école où sont allés mes enfants est l’une de celles qui a été emportée. Hier soir les secours ont réussi à rouvrir la route du col du Tourmalet, encore fortement enneigée, afin d’évacuer en convoi 500 personnes de Barèges, qui se trouve dans « une situation extrêmement dangereuse ». Dans le village devenu « quasi-fantôme », sont restées 70 personnes, et les 30 militaires de la caserne, dont des gendarmes arrivés en renfort à pied depuis Luz, pour prêter main-forte aux secours, CRS et pompiers (informations divers articles de La Dépêche). Le village était hier, comme Luz et Cauterets, coupé du monde, sans eau, sans électricité, sans téléphone, communiquant par radio uniquement et ravitaillé par hélicoptère, les routes étant arrachées en maints endroits. Dans La Dépêche du Midi, Christian Vignes raconte :

« Depuis hier matin, les hélicoptères sillonnent inlassablement le ciel des Hautes-Pyrénées, façon «Apocalypse now». Mais là, ce n’est pas du cinéma, même Francis Ford Coppola n’aurait imaginé de telles scènes, tant elles semblaient irréelles. Un de nos photographes, qui a pu survoler la zone de Lourdes et du pays des Gaves pour en ramener des images d’une exceptionnelle violence, est longuement resté sonné par ce qu’il avait vu. Un véritable cauchemar… À Luz, après avoir lui aussi survolé la zone, Michel Pélieu, le président du conseil général, s’est assis à sa descente d’hélicoptère, et a pris sa tête dans ses mains pendant plusieurs minutes. Sonné, lui aussi…

Alors que dire des victimes, qui erraient parfois comme des zombies au milieu de ce spectacle de catastrophe, dans cet environnement pourtant si familier, rendu méconnaissable par cette crue exceptionnelle. Certains, les plus anciens, ravivant sans doute quelques souvenirs douloureux, parlent de «bombardement». D’autres, encore traumatisés de cette «nuit d’horreur», restent sans voix.

Par endroits, la route est soulevée, parfois littéralement partie, comme si elle n’avait jamais existé, comme broyée par une force surnaturelle. Pis, à Cauterets, le gave a créé un nouveau lit de l’autre côté de la route qu’il venait d’emporter, balayant au passage deux maisons et une grange… Un véritable spectacle de fin du monde, plusieurs routes ont été coupées, emportées ou encore submergées… » (l’article entier est ici)

 

Barèges, le camping de "Virage" (son nom dans Voyage)

 

Voici aussi le témoignage de Kitrie (lourdes-info.com), évacuée hier soir : « Bon et bien voilà tout Barèges est entièrement évacué … Plus d habitants hormis le dernier convoi avec des conseillers de Barèges qui a dû faire demi tour juste avant le col ….. Plus de grand chalet en haut de Barèges, plus de moulin, plus de pont, plus de route, plus d hôtel du Tourmalet, plus de parking, plus de route derrière l’Oncet , plus de parking couvert ou presque, plus de camping, plus de maison à Barzun et plus d’ancienne gendarmerie et HLM ou presque … Voitures emportées, caves ensevelie,s plus de route devant chez nous et à Cabadur, plus de pont à Sers et Viey … Plus de virage des dauphines ….. Bref plus rien …. On a plus rien …… On est pas prêts de pouvoir remonter chez nous … Plusieurs mois !!! Et pour retrouver quoi ?…. Plus rien !!!!! Mais une chose est importante aucune perte humaine !!!!!! »

D’ores et déjà, les entreprises sont « soudées et solidaires », rapporte La Dépêche, prêtes à s’unir pour la reconstruction. À Lourdes, dévastée aussi, la solidarité est nécessaire. Pour les Sanctuaires, voir leur page actualisée.

Les photos viennent de cette page, Flooding en France

* jeudi midi : il n’y a plus que 24 habitants à Barèges, où sept maisons sont détruites, et où les secours sont très attendus

 

 

Avant l’orage

Au Jardin des Plantes, j’ai trouvé le nid de la petite poule d’eau.

Les canetons du printemps ont bien grandi. Les deux petites canes qui restent sont toujours avec leur mère, les quatre autres ont été mangés par les corneilles. C’est l’heure de la sieste !

Sous l’arbre j’ai continué à écrire mon roman.

Une belle jardinière est passée, telle une pèlerine.

Avant de repartir, je suis repassée voir le nid, la petite poule y était.

Tout sentait divinement bon, l’air était bon à en manger.

Et maintenant c’est l’orage, qui fait encore monter les bonnes odeurs par la fenêtre ouverte, dans le chant de la pluie.

 

L’appel du 18 juin

 

Je ne savais pas, ce midi, en postant mon image de Marie au-dessus de la mer Rouge, que l’eau était en train de submerger Lourdes, et Luchon, « la reine des Pyrénées », et le village de Saint-Béat. Là-haut, de chez moi, d’où l’eau après la neige descend, les routes sont coupées. L’eau de la parole a sa raison que la raison ignore mais que le cœur connaît.

 

En lisant « Le Sceau des saints », de Michel Chodkiewicz (5)

tout à l'heure au Jardin des Plantes, photos Alina Reyes

 

Poursuivons notre lecture avec des passages du cinquième chapitre (Les héritiers des prophètes) de ce livre (éd tel gallimard) sous-titré Prophétie et sainteté dans la doctrine d’Ibn Arabî. Il faudrait citer tout le livre – je vous invite à le lire (il est publié en collection de poche). Ce chapitre est consacré plus particulièrement aux issawi, ceux qui sont dans la suite de Jésus – l’auteur précisant par ailleurs qu’au cours d’une vie, comme celle d’Ibn Arabî, il est possible de se trouver emmené spirituellement à la suite de différents prophètes.

« La qualité d’héritier d’un prophète – (…) Ibn Arabî souligne que l’héritage ainsi reçu, s’il est parfois total, peut aussi n’être que partiel – est essentiellement conformité au type spirituel particulier représenté par ce prophète. Mais la relation ainsi établie entre le saint et son modèle prophétique n’est pas un vague « patronage » et serait plutôt à comparer avec la transmission d’un patrimoine génétique. (…) Un chapitre entier des Futûhât est consacré au cas des saints « christiques », c’est-à-dire de ceux qui, à titre plénier ou non, sont les héritiers de Isâ, Jésus. » (p.83)

« Ibn Arabî y revient : « Il y a à notre époque, aujourd’hui même, des compagnons de Jésus et aussi de Jonas qui vivent à l’écart des hommes. » » (p.85)

« Nadla s’arrêta au pied d’une montagne pour y accomplir la prière de l’après-midi et lança le grand appel à la prière (adhân). Une voix mystérieuse fit écho à chacune des formules de cet appel rituel et l’interpella : « Ô Nadla, je témoigne que Muhammad est l’envoyé d’Allâh. Telle est la religion [droite], celle que nous a annoncée Jésus fils de Marie. Et c’est sur la communauté de Muhammad que se lèvera l’Heure ! »
La montagne se fend soudain et la tête du personnage invisible qui a tenu ces propos finit par apparaître. Il déclare se nommer Zurayb b. Barthalmâ. Il lui a été prescrit par Jésus dont il est « mandataire » (wasî) de demeurer en ce lieu jusqu’au jour où, à la fin des temps, le fils de Marie redescendra sur terre. » (p.86)

« Commentant ensuite ce curieux récit, le Shaykh al-Akbar [Ibn Arabî] souligne que ce personnage et tous ceux qui, comme lui, sont des « mandataires » ou des « exécuteurs testamentaires » (awsiyâ) toujours vivants des prophètes du passé font partie des saints de la communauté muhammadienne bien que le contenu de la Révélation apportée par le Prophète ne leur soit pas parvenu par la voie ordinaire : c’est de Khadir en personne – de celui qui est le maître des esseulés (afrâd) – qu’ils l’ont reçu. L’existence de tels êtres est la raison pour laquelle le Prophète a interdit de tuer les moines (ruhbân) qui s’éloignent des créatures et s’isolent avec leur Seigneur et a ordonné de les laisser s’adonner en paix à cette adoration. » (p.87)

 

Chanter

image Alina Reyes

 

Quelle joie de commencer un nouveau roman. L’inconnu qui vous attend, et vers lequel vous allez, tout frémissant de délicat désir. Les premières phrases écrites hier au jardin, dans un cahier, les voici réécrites dans un nouveau document, qui s’est rangé de lui-même dans l’hostie qui sert de tambourin à Marie, sœur de Moïse, sur cette image qui fait mon fond d’écran. En ces jours de sujets de dissertations, je vous propose celui-ci :

À partir d’une certaine lettre révélée dans la presse, imaginez que vous vous retrouvez, petit reste d’hommes, dans une société de singes. Et que ces singes, pour vous intégrer, prétendent vous apprendre leurs manières, par lesquelles leur société se tient : épouillage, sexualité et autres mimiques tour à tour d’allégeance et de domination. Vous comprenez pourquoi vous n’êtes pas de ces gens qui gouvernent ce monde, et quel privilège est le vôtre.

À moins que vous ne préfériez en faire un roman, ou un poème, ou un chant, celui de votre vie.

 

Sept passeports, suite

hier au Jardin des Plantes, photo Alina Reyes

 

« L’extrême-droite est la mort » (La Règle du Jeu) Et la tricherie est l’alliée de la mort. Sans elle la mort n’aurait aucun pouvoir. Elle n’existerait pas.

« Israël-Palestine : Rejet de l’autre » (La Règle du Jeu) Jérusalem est aux juifs, aux chrétiens et aux musulmans. La Palestine aussi. Un État fondé sur une “race”, quelle qu’elle soit, n’a aucune légitimité, et surtout pas en Terre Sainte.

« L’écrivain-diplomate a marché comme un gueux, 800 kilomètres, sur le chemin de Compostelle. Pourquoi ? On se le demande et lui aussi. » (bibliobs)

« Quand les surréalistes criaient : À bas la France ! » (bibliobs) La critique adore ça, mais quand des pauvres crient la même chose, effroi !

« Des millions de papillons de nuit envahissent Madrid ». « Marée de manifestants au Brésil, scènes de chaos à Rio ». (Le Monde)

« Voilée, elle avait été violemment agressée jeudi dernier à Argenteuil. Elle était aussi enceinte de quatre mois et elle a perdu son bébé ». (BFMTV) Qui l’a agressée, on l’ignore, mais l’enfant est mort, et il demande la vérité.

« Snowden estime que « la vérité ne pourra pas être arrêtée ». » (Le Point)

 

Des deux niveaux de l’idolâtrie

 

L’idolâtrie est un signe d’immaturité ou pire, de régression conduisant à la perversion et au crime. Le premier niveau d’idolâtrie est celui de l’illusion. Adam et Ève se laissent illusionner par le serpent, dont les insinuations jettent un brouillard sur le paysage. Dans la confusion, ils quittent la voie de la vérité, s’engagent sur un mauvais chemin. C’est ce que nous faisons quand nous gobons comme une pomme un discours faux. Or la parole fausse est légion dans le monde, et s’insinue partout.

Ce niveau d’idolâtrie est exprimé dans toutes les Écritures par le fait d’adorer des statues comme si elles étaient des divinités. Or, comme le disent aussi les Écritures, les statues ne parlent pas. Ce mutisme, cette absence du Verbe de Dieu, équivaut à l’absence de Vérité dans le discours du serpent. Seul le Vivant parle, parle Vraiment. Souvent les enfants, en jouant, prennent leurs jouets pour des personnes. Mais c’est pour eux une façon d’explorer et d’apprendre l’univers symbolique. Ainsi en est-il des peuples qui sont dans l’enfance de l’humanité – même si, au fond, comme les enfants avec leurs jouets, ils savent que leurs statues et fétiches ne sont que des représentations du Vivant. Ce comportement devient un danger, un péché, quand il s’enracine et perdure au-delà de l’enfance, dans l’âge de raison. Quand la parole illusionnante est suivie aveuglément au nom de la raison.

Alors vient l’empire des idéologies, fondées sur la mort, le non-vivant, et menant à la mort. Voilà le péché dont le Verbe de Dieu est venu libérer les hommes. Qui voit le Christ, vivant, voit la Vérité. Alors l’idolâtrie tombe d’elle-même, l’idolâtrie des innocents, celle qui les faisait errer, pécher par ignorance. Tous les péchés seront remis, est-il dit, mais pas le péché contre l’Esprit. Nous ne faisons pas assez attention à cette parole. Avant de mourir, Jésus dit : Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. » Ils sont comme des enfants, et c’est aussi pourquoi Jésus fait appel à Sa miséricorde paternelle. Mais à Judas, qu’a-t-il dit ? « Ce que tu fais, fais-le vite ». Comme agit le serpent, subreptice. Et de lui, qu’a-t-il dit ? « Il aurait mieux valu qu’il ne soit jamais né ». C’est que Judas représente la deuxième forme d’idolâtrie, celle qui pèche contre l’Esprit. Celle qui ne pèche pas par ignorance, mais délibérément.

Judas vend Jésus. Son péché n’est pas celui de qui se laisse prendre à l’illusion, de qui prend ses jouets pour des personnes – mais de qui traite les personnes comme des jouets. Le manipulateur, le corrompu. Nous ne sommes plus dans le domaine de l’immaturité, mais dans celui de la régression, son retournement : le crime à caractère pédophile, même s’il s’exerce à l’encontre d’adultes. C’est le péché de tous les abuseurs, de tous les destructeurs d’innocence. C’est le péché auquel on vient par idolâtrie de soi-même, ou du groupe auquel on appartient. C’est le péché de tous les « croyants » ou incroyants qui croient mieux savoir que Dieu ce qu’Il aurait dû faire, qui ne veulent pas admettre qu’il Lui a paru bon d’appeler les hommes et les peuples à travers différentes religions et cultures, et que, comme Il le dit dans le Coran, Il leur dira pourquoi quand l’Heure sera venue. C’est le péché de tous ceux qui, croyant en l’homme plutôt qu’en Dieu, en viennent à croire en l’homme qu’ils se sont fait eux-mêmes, dans un existentialisme qui tend à faire de soi-même un veau d’or, et à considérer les autres, ou ceux qu’on estime n’être pas à son niveau « d’or », non comme des personnes mais comme des moyens de parvenir à ses fins – et si ce n’est pas le cas, comme des choses inutiles ou gênantes, dont on peut se débarrasser d’une façon ou d’une autre.

L’idolâtrie des corrompus trouve en l’idolâtrie des ignorants l’alliée funeste qu’il lui faut pour étendre son empire.