acrylique sur papier coton 31×41 cm
Acrylique sur papier coton 31×41 cm
Et deux détails :


Je suis allée acheter le matériel cet après-midi. Pour ma première peinture à l’acrylique (et sur carton toilé de 41×31 cm), je me suis inspirée d’une peinture que j’avais faite à la gouache l’année dernière.
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photo Ulf Andersen, 1990

bébé Joachim, t-shirt Keith Haring, photo Marie Hennechart, 1996
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avec gouache, et coquillages, galets, bout de verre poli ramassés sur la plage, duvet de cygne, fève lune, pendentif soleil et boucle d’oreille poisson
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Une à une, gouttes
de pluie sur le pavé gris
mouillent les chaussures.
*
J’entends les nuages
leurs chapelets de mots d’eau
culbutant la terre.
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Si c’est le vent ou
le lointain bruit de la ville,
qui sait ? Cela chante.
Les saints modernes, ce sont les lanceurs d’alerte. Ceux qui, de leurs seules faibles forces, tirent ce monde des ténèbres où il s’enfonce, et sont persécutés en retour par ceux qui veulent garder la loi des ténèbres.
Ce monde est plein de morts-vivants, mais ses jeunes sont vivants, ses jeunes eux aussi si souvent sacrifiés, massivement sacrifiés, dont le sang crie justice. Chaque instant vécu en juste vaut infiniment mieux que les existences entières des goinfres du monde.
La punition des goinfres, des iniques, c’est d’avoir le cœur sec, le sang caillé, gâté, et d’aller vers la mort sans avoir connu la vie, ou en l’ayant perdue.
L’amour, celui qui rend libre et vrai, le seul qui soit, est l’unique gloire.
Au creux du jardin
parsemé de feuilles mortes
une rose fraîche.
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Le vent vient et vaque
où les seuls bras nus qu’il reste
sont ceux des statues.
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Le cuivre verdit
La verdure devient rouge
autour des sculptures







cet après-midi au Jardin des Plantes, photos Alina Reyes
Maintenant on songe à renforcer notre présence militaire au Mali. Le bourbier continue. Le soir de l’élection de François Hollande, j’avais vu le radeau de la Méduse. Élu sur la com, donc sur le néant. Le naufrage est déjà là.
La com c’est comme les prix littéraires, il n’y a rien derrière, que des misérables combines. Du côté de l’autre François, celui de Rome, comme au Drouant : sourire et bonne figure. Tout dans la com. Ne sait-on pas où ça mène ? L’orchestre a beau fanfaronner, là aussi le bateau prend l’eau et coule.
Après les affaires de pédophilie, après les enfants des Manif pour tous utilisés comme boucliers face à la police ou dressés à scander des insultes ultra-racistes, voici l’enfant entraîné pour une opération de propagande mondiale. Décidément, on penserait que les catholiques ne peuvent pas s’empêcher d’instrumentaliser les petits. Mais la façon de faire des catholiques, c’est comme la façon de penser du FN, même quand ça n’a plus l’air d’exister, ça contamine tout le champ social. Les petits ne sont pas seulement les enfants, ceux que la police va chercher à la sortie des écoles pour les expulser ou ceux dont on se sert dans la propagande, ce sont tous les êtres humains qui ne se sont pas encore transformés en singes, qui ne sont pas néantisés par cette singerie qu’est la com, façade des maisons en ruines.
Ils sont censés montrer la voie de la vérité. Le Vatican a fait le buzz dans le monde entier il y a quelques jours avec, photos et vidéos à l’appui, l’histoire du petit garçon qui, « déjouant les services de sécurité », a réussi à aller s’asseoir sur le siège du pape, à embrasser sa croix pectorale, à guider une fille plus grande que lui qui doit offrir un présent au souverain pontife, etc. Mise en scène de télé-réalité, à laquelle les fidèles sont appelés à croire. C’est à quoi se réduit la foi, maintenant ? En tout cas tout marche ainsi depuis le premier instant de cette papauté, depuis l’apparition au balcon. Restez hypnotisés, croyants, la presse y concourt, et les services de sécurité ne laisseront nulle personne inappropriée – une petite fille par exemple – approcher un instant ce siège d’opérette. Il n’y a là-bas personne.
Tempête d’automne
En plein milieu de la nuit
Les vieux os tremblent
*
Les morts qui reposent
au cimetière trempé
écoutent la pluie
*
Vivante je dors
dans les entrailles du vent
et je me réveille.
