La bibliographie de ma thèse

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Voici les pièces du puzzle. Le plus beau est que, comme avec les lettres de l’alphabet, on peut composer une infinité de textes avec. Je laisse qui cela intéresse donner ce défi à son imagination. C’est aussi un coffre aux trésors de lecture, de contemplation, on peut aussi y trouver des choses à lire et de temps en temps à visionner en ligne. C’est un paysage aux mille et un chemins, prenez et inventez-en autant que vous voudrez. (Le copié-collé fait parfois varier les caractères)

 

Quelqu'un a gravé dans les reliefs du mur du souterrain du jardin des Plantes qui mène au Jardin alpin des formes d'animaux, comme le faisaient nos ancêtres préhistoriques dans les grottes. Ces jours-ci à Paris, photo Alina Reyes

Quelqu’un a gravé dans les reliefs du mur du souterrain du jardin des Plantes qui mène au Jardin alpin des formes d’animaux, comme le faisaient nos ancêtres préhistoriques dans les grottes. Ces jours-ci à Paris, photo Alina Reyes

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BIBLIOGRAPHIE

Pour aller voir ailleurs

Nous avons opté pour une bibliographie unique, renonçant à une classification séparant corpus littéraire et corpus critique ou scientifique : estimant, dans l’esprit de cette thèse, que toute littérature (dont par exemple la « littérature médicale ») est littéraire, ou participe de la même histoire littéraire de l’humain que nous avons souhaité tracer ou esquisser.

De même, nous n’avons pas séparé les sources en plusieurs catégories, préférant mentionner pour un même titre, en plus de l’édition originelle, éventuellement les différentes éditions que nous avons consultées, papier ou numériques. Et nous n’avons pas séparé non plus les sources de parole livresques des articles ou des enregistrements audio-vidéo (documentaires, conférences, etc.). Les œuvres d’art plastique et cinématographiques entrent aussi dans cette bibliographie.

Lorsque les auteurs sont trop anciens pour pouvoir indiquer une date de publication qui leur soit contemporaine, nous indiquons leurs dates de naissance et de mort.

Lorsque les œuvres ne sont pas signées, nous les intégrons par leur titre à cette liste alphabétique des auteurs.

ABUD Monique

« Les deux voies de transmission de la psalmodie : les bimo au sein de la tradition chamanique lignagère et de la tradition chamanique d’État », Carnets du Centre Chine (CNRS/EHESS) (en ligne), 5 mai 2017, https://cecmc.hypotheses.org/34706

AGAMBEN Giorgio

- Quel que resta di Auschwitz, Turin, Bollati Boringhieri, 1998. Traduit de l’italien par Pierre Alferi : Ce qui reste d’Auschwitz, Paris, Payot et Rivages, coll. Rivages poche / Petite bilbiothèque, 1999 ; rééd. 2003

- Stanze, La parola e il fantasma nella cultura occidentale, Turin, Einaudi, 1977. Traduit de l’italien par Yves Hersant : Stanze, Parole et fantasme dans la culture occidentale, Paris, Christian Bourgois, 1981 ; Paris, Payot et Rivages, coll. Rivages poche / Petite Bibliothèque, 1994, rééd. 1998, avec Apostille de 1993 traduite par Danièle Valin

ALEXANDRIAN Sarane

Le Surréalisme et le rêve, préface de J.-B. Pontalis, Paris, Gallimard, coll. Connaissance de l’inconscient, 1974

ANGELUS SILESIUS (1624-1677)

Cherubinischer Wandersmann, Livre I, 289. Cité par Martin HEIDEGGER, in Le principe de raison, traduit de l’allemand par André Préau, préface de Jean Beaufret, Paris, Gallimard, coll. Tel, 1962, p. 104 sq

ARISTOPHANE

Βάτραχοι [Les Grenouilles], Athènes, aux Lénéennes, 405 av. J.-C.

ARTAUD Antonin

- Œuvres, édition d’Évelyne Grossman, Paris, Gallimard, coll. Quarto, 2004

- Le Théâtre et son double, Paris, Gallimard, coll. Métamorphoses, 1938 ; in Œuvres, p. 505

- Pour en finir avec le jugement de dieu, émission conçue et réalisée par l’auteur pour la Radio diffusion française, enregistrée le 28 novembre 1947, diffusée le 11 mai 1948. Première publication du texte : Paris, K Éditeur, 1948

- Les Nouvelles Révélations de l’Être, Paris, Denoël, 1937 (publié sans nom d’auteur) ; in Œuvres, p. 789

- Correspondance avec Jacques Rivière, 25 mai 1924, in Œuvres, p. 80

- Van Gogh le suicidé de la société, Paris, K éditeur, 1947. in Œuvres, [Quarto], p. 1461-1462

AUSTER Paul

Conférence avec Isaac GEWIRTZ à la New York Public Library le 16 janvier 2014 : https://youtu.be/54nMX8i2Wbs

BACHELARD Gaston

La poétique de l’espace, Paris, Presses Universitaires de France, coll. Bibliothèque de philosophie contemporaine,1957

BANKSY

cité par Fanny CRAPANZANO, Street Art et Graffiti : l’invasion des sphères publiques et privées par l’art urbain, éditions L’Harmattan, Paris, 2015, p.14

BARTHES Roland

- S/Z, Paris, Seuil, coll. Tel Quel, 1970

- L’empire des signes, Genève, Albert Skira, 1970 ; Paris, Seuil, coll. Points Essais, 2014

BASILE DE CÉSARÉE

Homilíai ei̓s tī̀n Hexaī́meron, recueil de 9 homélies sur le récit de la création d’après la Genèse, prononcées pendant le carême à Césarée de Cappadoce en 378. Traduction en français : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/frame.html ; Homélies sur l’Hexaéméron, introduction et traduction de Stanislas Giet, Paris, Éditions du Cerf, coll. Sources chrétiennes, 1950.

BAUDELAIRE Charles

- Salon de 1859 in Œuvres complètes de Charles Baudelaire, t. II, Curiosités esthétiques, Paris, Michel Lévy Frères, 1868 ; Salon de 1859, Lettres à M. le Directeur de la Revue française , chap. II « Le public moderne et la photographie » ; https://fr.wikisource.org/wiki/Salon_de_1859

- Les Fleurs du mal, Paris, Poulet-Malassis et De Broise, 1857 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Fleurs_du_mal/1857

BEAUVOIR Simone de

Le Deuxième sexe, Paris, Gallimard, coll. NRF, 1949 ; Paris, Gallimard, coll. Folio Essais, t.2, n°38, 2003

BECKETT Samuel

- En attendant Godot, pièce en deux actes créée au Théâtre de Babylone à Paris le 5 janvier 1953. Paris, Éditions de Minuit, 1952

- Fin de partie, pièce en un acte créée le 1er avril 1957 au Royal Court Theatre. Paris, Éditions de Minuit, 1957

- Film, court-métrage écrit par Samuel BECKETT et réalisé par Alan SCHNEIDER, avec Buster KEATON, 1965

BEGOUIN Stephane, TARDIEU Vincent

Arts, Palettes-Lascaux, le ciel des premiers hommes, documentaire, Arte, 2007

BELLIER Paul-André

Revue d’histoire de la pharmacie, vol.80, no 293,‎ 1992

BENJAMIN Walter

Rédigé à Munich en novembre 1916 sous forme de lettre à Gershom Scholem, inédit du vivant de l’auteur : « Sur le langage en général et sur le langage humain », in Œuvres I, traduit de l’allemand par Maurice de Gandillac, Rainer Rochlitz et Pierre Rusch, Paris, Gallimard, coll. Folio Essais n° 372, 2000

BENVENISTE Émile

« Préliminaires » de ses notes manuscrites « sur le langage poétique », folio 80. Cité par Gérard DESSONS, « Le Baudelaire de Benveniste entre stylistique et poétique », Semen n° 33, 2012

BESSON Philippe

Arrête avec tes mensonges, Paris, Julliard, 2017

BIBLE

De nombreuses traductions de la Bible en ligne sont recensées sur le site lexilogos : https://www.lexilogos.com/bible.htm. Notamment : Bible de Jérusalem ; Nouvelle Bible Segond ; Traduction oecuménique de la Bible (TOB) ; et la Bible traduite par André Chouraqui. Passages dans la section Traductions.

BIETRY-RIVIERRE Éric

« Mexique : un trésor au bout du tunnel », Le Figaro, 30-10-2014 ; http://www.lefigaro.fr/arts-expositions/2014/10/30/03015-20141030ARTFIG00181-mexique-un-tresor-au-bout-du-tunnel.php

BLAKE William

The Marriage of Heaven and Hell, ouvrage de prose et de poésie illustré de gravures de William Blake et de sa femme Catherine, publié en Angleterre en 1793. Fragments dans la section Traductions.

BONNEFOY Yves  

- Du Mouvement et de l’immobilité de Douve, Paris, Mercure de France, coll. Poésie, 1953

- L’Inachevable, Entretiens sur la poésie, 1990-2010, Albin Michel, 2010

- Remarques sur le dessin, Paris, Mercure de France, 1993 ; La vie errante, suivi de Une autre époque de l’écriture et de Remarques sur le dessin, Paris, Gallimard, coll. Poésie n° 313, 1997

- La longue chaîne de l’ancre, Paris, Mercure de France, coll. Poésie, 2008

- L’Arrière-pays, Paris, Gallimard, coll. Poésie, 2003

- « Yves Bonnefoy : “Il faudrait jouer Shakespeare dans le noir” », Le Monde, propos recueillis par Fabienne Darge en 2014, republiés le 5-7-2016 ; https://www.lemonde.fr/livres/article/2016/07/05/yves-bonnefoy-il-faudrait-jouer-shakespeare-dans-le-noir_4964040_3260.html?xtmc=bonnefoy&xtcr=45

- « Le haïku, la forme brève et les poètes français », conférence donnée au Japon en septembre 2000 : https://terebess.hu/english/haiku/bonnefoy.html

BORGES Jorge Luis

- Œuvres complètes, trad. de l’espagnol (Argentine) par Paul Bénichou, Jean Pierre Bernès, Roger Caillois, René L.-F. Durand, Laure Guille, Nestor Ibarra, Françoise Rosset, Sylvia Bénichou-Roubaud, Claire Staub et Paul Verdevoye, édition de Jean Pierre Bernès, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1999

- « La Pesadilla », Siete Noches, Fundo de cultura económica, 1980 ; http://biblio3.url.edu.gt/Libros/borges/Siete_noches.pdf ; trad. de Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès : « Le Cauchemar », Sept Nuits, in Œuvres complètes, t. II

- « Las dos catedrales », Buenos Aires, La Nación, 18-6-1978 ; in La Cifra, Buenos Aires, Emecé Editores, 1981 ; trad. de l’espagnol (Argentine) par Roger Caillois : « Les deux cathédrales », in Treize poèmes, édition bilingue illustrée par Pierre Alechinsky, Montpellier, Fata Morgana, 1978 ; trad. par Claude Esteban : in Le chiffre in Œuvres complètes, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, éd. Jean-Pierre Bernès, t. II, 1999, p. 789

- Borges en diálogo, Barcelone, Editorial Grijalbo, 1985 ; trad. de l’espagnol par René Pons : Jorge Luis BORGES, Osvaldo FERRARI, Dialogues I, Paris, Pocket, collection « Agora  », n° 360, 2012

- « Dos que soñaron », in Revista Multicolor, supplément de la revue Critica, 22 juin 1934 ; in Obras completas, Buenos Aires, Emecé Editores, 1978, p. 338 ; http://web.mit.edu/21f702/21F702/Cuentos/DosqueSonaron.html

- « El otro tigre », in El hacedor, Buenos Aires, Emecé Editores, 1960. « L’autre tigre », texte entier en français dans la section Traductions

- Borges oral, Buenos Aires, Emecé Editores, 1979. Conférences, trad. Françoise Rosset, Paris, Gallimard, 1985 ; Folio Essais, 2006

- « Utopia de un hombre que esta cansado » in El libro de arena, Buenos Aires, Emecé Editores, 1975. Trad. Françoise Rosset : « Utopie d’un homme qui est fatigué », in Le livre de sable, Folio 2003

- Ulrica, in El libro de arena, Buenos Aires, Emecé Editores, 1975. Trad. Françoise Rosset : « Ulrica », in Le livre de sable, Folio 2003

- « El otro tigre » in El Hacedor, Buenos Aires, Emecé Editores, 1960. Poème entier en français dans la section Traductions

BOUDENOT Jean-Claude

« La vie de Wolfgang Ernst Pauli », in Reflets de la physique, n° 12, déc-janv. 2008

BOULANGER Christophe, FAUPIN Savine, PIRON François

Habiter poétiquement le monde, Lille, Musée d’Art moderne Lille Métropole, 2010

BOUVIER Nicolas

L’Usage du monde, Paris, Librairie Droz, 1963, avec illustrations de Thierry Vernet ; in Œuvres, éd. Éliane Bouvier avec la collaboration de Pierre Starobinski, préface de Christine Jordis, Paris, Gallimard, coll. Quarto, 2004

BRETON André

- Écrits sur l’art et autres textes, in Œuvres complètes, édition sous la direction de Marguerite Bonnet, tome IV, éd. Étienne Hubert, Philippe Bernier et Marie-Claire Dumas, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 2008

- « Entretien avec Roger Vitrac », Le Journal du peuple, 7 avril 1923

- Manifeste du surréalisme, Paris, Éditions du Sagittaire, 1924 ; in Œuvres complètes, t. I, édition de Marguerite Bonnet avec la collaboration de Philippe Bernier, Étienne-Alain Hubert et José Pierre Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de La Pléiade, 1988

- Nadja, Paris, Gallimard NRF, 1928

- « Langue des pierres », Le surréalisme, même, n° 3, automne 1957 ; in Œuvres complètes, [Pléiade] t. IV, 2008, p. 959

- Second manifeste du surréalisme, Paris, Éditions Kra, 1930 

- André BRETON et Philippe SOUPAULT, Les Champs magnétiques, Paris, Au sans pareil, 1920

- Flagrant délit : Rimbaud devant la conjuration de l’imposture et du truquage, Paris, Thésée, 1949

- Manifeste du Surréalisme. Poisson soluble, Paris, Éditions du Sagittaire, chez Simon Kra, 1924

BREUIL Eddie

Du Nouveau chez Rimbaud, Paris, Honoré Champion, 2014

BRUNEL Pierre

Le Mythe de la métamorphose, Paris, Librairie José Corti, coll. Les Massicotés, 2004

BURTON Robert

The Anatomy of Melancholy, What it is: With all the Kinds, Causes, Symptomes, Prognostickes, and Several Cures of it. In Three Maine Partitions with their several Sections, Members, and Subsections. Philosophically, Medicinally, Historically, Opened and Cut Up, Oxford, Henry Cripps, 1621 (sous le pseudonyme de Democritus junior). Traduit par Bernard Hœpffner et Catherine Goffaux : L’Anatomie de la mélancolie, préface de Jean Starobinski, Paris, José Corti, 2000. Traduit par un collectif de traducteurs sous la direction de Gisèle Venet : Paris, Gallimard, coll. Folio Classique n° 4255, 2005

BYATT Antonia Susan

Little Black Book of Stories, Londres, Chatto & Windus, 2003. Trad. de l’anglais par Jean-Louis Chevalier : Petits contes noirs, Paris, Flammarion, 2006

CALASSO Roberto

K., Paris, Gallimard, 2005

CAMUS Albert

Le Mythe de Sisyphe, Paris, Gallimard, coll. Les Essais, 1942

CARROLL Lewis

Through the Looking-Glass, Londres, Macmilan,1871

CASSIN Barbara

Le scepticisme antique, perspectives historiques et systématiques, actes du colloque de Lausanne, 1-3 juin 1988, éd. par André-Jean Voelke, textes de Jonathan BARNES et al., Genève, Librairie Droz, coll. Cahiers de la Revue de théologie et de philosophie

CÉLINE Louis-Ferdinand, TARDI

Voyage au bout de la nuit, Paris, Futuropolis, 1988

CENDRARS Blaise

- La Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France, Paris, Les Hommes Nouveaux, 1913

- « Tu es plus belle que le ciel et la mer », in Feuilles de route, Paris, Denoël, 1924

CHAR René

- Feuillets d’Hypnos, Paris, Gallimard, 1946 

- Fureur et mystère, préface d’Yves Berger, Paris, Gallimard, coll. Poésie n° 15

CHARCOT Jean Martin

L’hystérie, Paris, L’Harmattan, coll. Psychanalyse et civilisations, textes choisis et introduits par E. Trillat, 1998

CHATWIN Bruce

The Songlines, Londres, Jonathan Cape, 1987. Traduit de l’anglais par Jacques Chabert : Le Chant des pistes, Paris, Grasset, 1988 ; Le Livre de Poche, 1990

CHOMSKY Noam

- Reflections on Language, New York, Pantheon Books, 1975. Trad. de l’anglais (américain) par Béatrice Vautherin, Pierre Fiala, Judith Milner : Réflexions sur le langage, Paris, François Maspero, 1977 ; Paris, Flammarion, coll. Champs Essais, 2011

- « Qu’est-ce que le langage, et en quoi est-ce important ? », conférence donnée le 25-7-2013 à l’Université de Genève. En version originale (anglais) : https://www.youtube.com/watch?v=05j6fAD77ok ; en version française : https://www.youtube.com/watch?v=-wJDf9gAWW4

CHRÉTIEN DE TROYES

- Perceval le Gallois ou le Conte du Graal (1180-1181). Publié en 6 vol. d’après les manuscrits originaux par Ch. Potvin, Mons, imprimerie Dequesne-Masquillier, 1866-1871 ; http://numelyo.bm-lyon.fr/f_view/BML:BML_00GOO0100137001102684409

- Le Chevalier au Lion (1177-1181) ; Le Chevalier au Lion (Yvain), t. IV de Les romans de Chrétien de Troyes, Paris, Librairie Honoré Champion, éd. par Mario Roques d’après la copie de GUIOT (Bib. nat. fr. 794), 1982 (édition en ancien français)

CLAUDEL Camille

- Citée par Aline MAGNIEN, in Camille Claudel, Paris, Musée Rodin/Fundacion Mapfre/Gallimard, 2008

- Profonde pensée, 1900, sculpture marbre taille directe, Musée Sainte-Croix, Poitiers

- L’Âge mûr, 1898-1913, un plâtre et deux bronzes, Musée d’Orsay et Musée Rodin, Paris

CLAUDEL Paul

« Religion du signe », in Connaissance de l’Est, Vienne, Larousse, 1920 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Connaissance_de_l’Est ; édition critique établie par Gilbert Gadoffre, Paris, Mercure de France, 1973

CLOTTES, Jean, LEWIS-WILLIAMS, David

Les Chamanes de la Préhistoire : transe et magie dans les grottes ornées, Paris, Le Seuil, 1996

COELHO Paulo

O Alquimista, Rio de Janeiro, Rocco, 1988

CORAN

De nombreuses traductions du Coran en ligne sont recensées sur le site lexilogos : https://www.lexilogos.com/coran.htm. Notamment celles de Malek Chebel, d’André Chouraqui, de Dominique Penot, de Denise Masson. Passage dans la section Traductions.

CORNEILLE Pierre

Le Cid, tragi-comédie, Paris, François Targa, 1637 ; https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b86108062/f1.image

CORSO Gregory

« Writ on the Eve of My 32nd Birthday », in Long Live Man, New York, New Directions Publishing Corporation, 1962

CORTAZAR Julio

Bestiario, Buenos Aires, Editorial Sudamericana, 1951 ; https://ucaecemdp.edu.ar/wp-content/uploads/2016/09/julio-cortazar-bestiario.pdf

CREVEL René

Le Clavecin de Diderot, Paris, Éditions surréalistes, 1932 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Clavecin_de_Diderot

CURIE Ève

Madame Curie, Paris, Gallimard, 1938, ; rééd. Paris, Gallimard, coll. Folio n° 1336, 1981

DAMOUR Thibault

Si Einstein m’était conté, Paris, Cherche-Midi, 2005

DANTEC Maurice

Le Théâtre des opérations. Journal métaphysique et polémique, Paris, Gallimard, 1999

DEBORD Guy-Ernest

- Rapport sur la construction des situations et sur les conditions de l’organisation et de l’action de la tendance situationniste internationale, Paris, 1957 ; Paris, Mille et Une nuits, 2000

- In girum imus nocte et consumimur igni, film de 95 minutes réalisé en 1978, sorti en salles en 1981

DELEULE Sylvie

L’Europe des Écrivains : « l’Islande », documentaire, Arte, 2015

DESNOS Robert

« Lettres de déportation à Youki », in Œuvres, édition de M.-C. Dumas, Paris, Gallimard, coll. Quarto, 2003

DHAINAUT Pierre

Habiter poétiquement le monde, Villeneuve d’Asq, LaM/Lille Métropole Musée d’art moderne, 2010

DIDEROT Denis

- Le Neveu de Rameau, (texte écrit probablement entre 1762 et 1773) in Œuvres, t. XXI, première publication en français (après la publication en allemand par Goethe en 1805), non définitive, d’après une copie du manuscrit, par Brière en 1821. Première publication du texte correct, d’après le manuscrit autographe retrouvé : Paris, Librairie Plon, 1891  ; https://beq.ebooksgratuits.com/vents/diderot-neveu.pdf

- Eléments de physiologie, in Œuvres complètes, t. IX, Paris, Garnier, éd. Assezat et Tourneux, 1875. Texte établi, présenté et commenté par Paolo Quintili, Honoré Champion, Paris, 2004

DIDI-HUBERMAN Georges

Invention de l’hystérie, Charcot et l’Iconographie photographique de la Salpêtrière, Paris, Éditions Macula, 1982 ; édition revue, corrigée et enrichie d’une postface de Georges Didi-Huberman, 2014

DESCOLA Philippe

Par-delà nature et culture, Paris, Gallimard, 2005

DUPRONT Alphonse

Du Sacré. Croisades et pèlerinages, Images et langages, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque des Histoires, 1987

DURAND Gilbert

Les structures anthropologiques de l’imaginaire, Paris, Presses Universitaires de France, 1960 ; rééd. Paris, Bordas, 1969 ; Paris, Dunod, 10e éd., 1984

DURRELL Lawrence

Caesar’s Vast Ghost, Aspects of Provence, New York, Arcade Publishing (Little, Brown & Co.), 1990. Trad. de l’anglais par Françoise Kestsman : L’ombre infinie de César. Regards sur la Provence, Paris, Gallimard, 1994 ; rééd. coll. Folio n° 2824 , 1996

DVORAK Cordelia

John Berger ou la mémoire du regard, documentaire, Arte, 2016

ÉCHENOZ Jean

Ravel, Paris, Éditions de Minuit, 2006

ECO Umberto

Six Promenades dans les bois du roman et d’ailleurs, Paris, Grasset 1996

EIGELDINGER Marc

Mythologie et intertextualité, Genève, Éditions Slatkine, 1987

EINSTEIN Albert

cité par HADAMARD Jacques, Essai sur la Psychologie de l’invention dans le domaine mathématique, Paris, Blanchard, 1959

ELLIS Bret Easton

Lunar Park, New York, Alfred A. Knopf, 2005. Traduit par Pierre Guglielmina : Lunar Park, Paris, Robert Laffont, coll. Pavillons, 2005

ESCOUBAS Éliane

« La Bildung et le “sens de la langue” : Wilhem von Humboldt », Littérature, année 1992, volume 86n numéro 2, p. 60 ; https://www.persee.fr/doc/litt_0047-4800_1992_num_86_2_1545

FAULKNER William

Sanctuary, Londres, Jonathan Cape, 1931

FERRY Jean-Marc

Les grammaires de l’intelligence,  Paris, Éditions du Cerf, coll. Passages, 2004

FLAUBERT Gustave

Lettre à Ernest Duplan, 12 juin 1862, Correspondance, éd. par Jean Bruneau, et par Yvan Leclerc pour le dernier vol., Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1973-2007, t. III, p. 221-222 ; http://flaubert.univ-rouen.fr/article.php?id=11

FOLIE TRISTAN (fin du XIIe siècle)

Oxford, Bodleian Library, Douce, d6, f. 12vb-19A.

In Tristan et Iseut : Les poèmes français – La saga norroise, éd. bilingue et trad. de Daniel Lacroix et Philippe Walter, Le Livre de Poche, coll. Lettres Gothiques, 1989

Les deux poèmes de La Folie Tristan publiés par Joseph Bédier, Paris, Librairie de Firmin Didot et Cie, 1907 : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97872633.r=Folie%20Tristan%20%3A%20Oxford?rk=42918;4

Autres éditions recensées ici : https://www.arlima.net/eh/folie_tristan_doxford.html

FOSSIER Arnaud

« Le grand renfermement » in Tracés, Revue de Sciences humaines

FOUCAULT Michel

- Les mots et les choses : une archéologie des sciences humaines, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque des Sciences humaines 1966 ; rééd. coll. Tel, 1989

- L’Archéologie du savoir, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque des sciences humaines, 1969 ; in Œuvres, t. II, coll. Bibliothèque de la Pléiade, éd. sous la dir. de Frédéric Gros, texte établi, présenté et annoté par Martin Rueff, p. 117

- Le Courage de la vérité, Le gouvernement de soi et des autres, Cours au Collège de France 1984, Paris, EHESS/Gallimard/Le Seuil, coll. Hautes Études, éd. Frédéric Gros, 2009

- « Le corps utopique », conférence prononcée sur France Culture le 21 décembre 1966, après une première conférence prononcée dans le même cadre le 7 décembre précédent, « Les Utopies réelles ». Le texte des deux conférences a été publié sous le titre Le Corps utopique, les Hétérotopies, Fécamp, Éditions Lignes, 2009 ; puis réétabli in Œuvres, II, sous la direction de Frédéric Gros, avec la collaboration de Philippe Chevallier, Daniel Defert, Bernard E. Harcourt, Martin Rueff, Philippe Sabot et Michel Senellart, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 2015

- Folie et déraison. Histoire de la folie à l’âge classique, Paris, Plon, 1961. « Le Grand Renfermement », Histoire de la folie à l’âge classique, in Œuvres, t. I, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, édition de Frédéric Gros avec la collaboration de Jean-François Bert, Daniel Defert, Francois Delaporte et Philippe Sabot, 2015

FREUD Sigmund

Totem und Tabu : Einige Übereinstimmungen im Seelenleben der Wilden und der Neurotiker, Vienne, Hugo Heller & Cie, 1913. Traduit par Samuel Jankélévitch : Totem et tabou. Interprétation par la psychanalyse de la vie sociale des peuples primitifs‎, Paris, Payot, 1924

FURET François, OZOUF Mona

Dictionnaire critique de la Révolution française, Flammarion, 1988

GARCIA LORCA Federico

Romancero gitano (1924-1927), Madrid, Revista de Occidente, 1928

- « Romance de la Luna, luna », in Romancero gitano. « Romance de la lune, lune », texte entier en français dans la section Traductions

- « Romance Sonámbulo », in Romancero gitano.« Romance somnambule », texte entier en français dans la section Traductions

- « San Miguel », in Romancero gitano. « Saint Michel », texte entier en français dans la section Traductions

- « Romance de la Pena Negra », in Romancero gitano. « Romance de la noire peine » texte entier en français dans la section Traductions

GINZBURG Carlo

- « Spie Radici di un paradigma indiziario » in A. GARGANI (dir.), Crisi della ragione, Turin, Einaudi, 1979. « Signes, traces, pistes. Racines d’un paradigme de l’indice », Le Débat, 1980, vol. 6 n°6 p. 3-44 

- Il formaggio e i vermi, il cosmo di un mugnaio del’500, Turin, G. Einaudi, 1976. Trad. de l’italien par Monique Aymard : Le fromage et les vers. L’univers d’un meunier du XVIe siècle, Paris, Flammarion, 1980

GIONO Jean

Un roi sans divertissement, Paris, Gallimard, 1947

GIRAUDOUX Jean

Ondine, Paris, Grasset, 1939

GRÉGOIRE DE NAZIANCE

Λόγοι [Discours], 45 discours écrits entre 362 et 383, dont 5 (27-31) prononcés à Constantinople en 380, intitulés par Grégoire « Discours théologiques ». Discours 27, traduit par Pierre Gallay : http://www.migne.fr/textes/peres-eglise/35-pdf-061-gregoire-de-nazianze-premier-discours-theologique

GROTHENDIECK Alexandre

La clef des songes, manuscrit non publié sur papier à ce jour, http://matematicas.unex.es/~navarro/res/clefsonges.pdf

Esquisse d’un programme, écrit en 1984. Cambridge University Press, 10 juil. 1997 ; https://webusers.imj-prg.fr/~leila.schneps/grothendieckcircle/EsquisseFr.pdf

HADOT Pierre

Le voile d’Isis, Essai sur l’histoire de l’idée de Nature, Paris, Gallimard coll. NRF Essais, 2004

HAMSUN Knut

Sult, 1890. Traduit par Edmond Bayle : La Faim, Paris – Leipzig, Albert Langen, 1895

HEGEL Georg Wilhelm Friedrich

System der Wissenschaft. Erster Theil : Die Phänomenologie des Geistes, Bamberg/Würzburg, Goebhardt, 1807 ; trad. de l’allemand par Jean-Pierre Lefebvre : Phénoménologie de l’esprit, Paris, Flammarion, coll. Bibliothèque philosophique (Aubier), 1991. Phénoménologie de l’esprit, présentation, traduction et notes de Gwendoline Jarczyk et Pierre-Jean Labarrière, Paris, Gallimard, Bibliothèque de philosophie, 1993 ; rééd. Folio Essais, 2002

HEIDEGGER Martin

Vorträge und Aufsätze, Pfullingen, Günther Neske, 1954. Traduction d’André Préau, préface de Jean Beaufret : Essais et conférences, Paris, Gallimard, coll. « Les Essais », 1958 ; rééd. coll. Tel, 1980

HENLEY William Ernest

« Invictus », poème écrit en 1875, publié sans titre in Book of verses, Londres, David Nutt, 1888

HILDEGARDE DE BINGEN (1098-1179)

Citée par Paul MENGAL, « Quand la maladie d’amour devient hystérie : le tournant de l’âge classique », RiLUnE, Revue des Littératures Européennes, n° 7, 2/2007, Atti/Actes Eros Pharmakon

HÖLDERLIN Friedrich

« In lieblicher Bläue », 1823 ; traduit de l’allemand par André du Bouchet : « En bleu adorable », in Œuvres, édition sous la direction de Philippe Jaccottet, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1967 ; http://www.hs-augsburg.de/~harsch/germanica/Chronologie/19Jh/Hoelderlin/hoe_0801.html

HOMÈRE (VIIIe siècle av. J.-C.)

Odyssée. Différentes traductions, et des éditions bilingues : https://fr.wikisource.org/wiki/LOdyssée ; http://remacle.org/bloodwolf/poetes/homere/table.htm

HORACE

Carmina, 23-13 av. J.-C. Traduction de LECONTE DE LISLE, Odes, Paris, Alphonse Lemerre, 1873 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Livre:Horace_-_Œuvres,_trad._Leconte_de_Lisle,_I.djvu

HOUELLEBECQ Michel

La Possibilité d’une île, Paris, Fayard, 2005

HUGO Victor

- Les Contemplations, Paris, Pagnerre et Michel Lévy, 1856 ; Paris, Nelson Éditeur, 1911 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Contemplations

- « La Conscience », in La Légende des siècles, Paris, Hetzel, 1859, p.15-18 ; https://fr.wikisource.org/wiki/La_Légende_des_siècles/La_Conscience

- « Dieu », Paris, Hetzel et Quantin, 1891 (posthume ) ; https://fr.wikisource.org/wiki/Dieu_(Victor_Hugo)

- Les Misérables, Paris, Pagnerre, 1862 ; Paris, Édition Nationale, Émile Testard éditeur, 1890 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Misérables

JAKOBSON Roman 

- Closing Statement : Linguistics and Poetics, Massachusetts Institute of Technology, 1960. Essais de linguistique générale, trad. de l’anglais et préfacé par Nicolas Ruwet, Paris, Éditions de Minuit, coll. Arguments, 1963

- « Einstein et la science du langage », Débat, n° 20, mai 1982, p. 132

JAUBERT Jacques et al.

« Early Neanderthal constructions deep in Bruniquel Cave in southwestern France », Nature, n° 534, 25-5-2016

JOORDENS J.C.A. et al.

« Homo erectus at Trinil used shells for tool production and engraving » Nature, 3-12-2014 ; n° 518, 12-2-2015, p. 228–2311

JOUFFROY Alain

Manifeste de la poésie vécue, Paris, Gallimard, coll. L’Infini, 1995

JOYCE James

Ulysses, Paris, Shakespeare and Company, édité par Sylvia Beach, 1922

KAFKA Franz

- Œuvres complètes, trad. de l’allemand (Autriche) par Jean-Pierre Danès, Claude David, Marthe Robert et Alexandre Vialatte, édition de Claude David, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, t. I II, III, 1976, 1980, 1984

- « Das Urteil », Arkadia, ein Jahrbuch für Dichtkunst, édité par Max Brod au printemps 1913, P. 53-65. Traduit par Alexandre Vialatte : « Le Verdict », in Œuvres complètes t.II, p. 180-191

- Tagebücher 1909-1923. Traduit par Marthe Robert : Journaux, 27 janvier 1922, in Œuvres complètes, t. III

- « Ein Hungerkünstler » [« Un artiste de la faim »], Neue Rundschau, 1922

- Lettre à Oskar Pollack, 27 janvier 1904, in Œuvres complètes t.3, p. 575

KEROUAC Jack

Lonesome Traveller, New York, McGraw Hill, 1960. Trad. de l’anglais par Jean Autret : Le vagabond solitaire, Paris, Gallimard, coll. Du monde entier, 1969. Rééd. de deux des nouvelles de ce titre : Le vagabond américain en voie de disparition, précédé de Grand voyage en Europe, Paris, Gallimard, coll. Folio 2 € n° 3695, 2002

KHADRA Yasmina

L’Attentat, Julliard, 2005

KLEIN Étienne

Il était sept fois la révolution, Paris, Flammarion, 2005

LACAN Jacques

- Le Séminaire, Livre X, L’angoisse, édition de Jacques-Alain Miller, Paris, Seuil, 2004

- cité par Alain SOKAL, Jean BRICMONT, in Impostures intellectuelles, Paris, Odile Jacob, 1997, chap. « Les nombres imaginaires »

LA DAME QUI AVEINE DEMANDOIT POUR MOREL SA PROVENDE AVOIR 

La dame qui demandait de l’avoine pour que Morel ait sa ration, in Nouveau recueil complet des fabliaux des XIIIe et XIVe siècles, par W. Noomen et N. Van den Boogaard, Assen, 1983

LAFERRIÈRE Dany

Vers le Sud, Paris, Grasset, 2006

LAMBLIN Bianca

Mémoires d’une jeune fille dérangée, Paris, Balland, 1993

LECONTE DE LISLE

« La Légende des Nornes », in « Poèmes barbares », in Œuvres de Leconte de Lisle, Paris, Librairie Alphonse Lemerre, s. d. (1889 ?), p. 48-55 ; https://fr.wikisource.org/wiki/La_Légende_des_Nornes

LEONARD DE VINCI

Codex Arundel, cité par Daniel FABRE, Bataille à Lascaux. Comment l’art préhistorique apparut aux enfants, Paris, L’Échoppe, 2014, ill. ; et cité par Daniel FABRE, « Le poète dans la caverne », in Claudie VOISENAT, Imaginaires archéologiques, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2015, p. 98

LEOPARDI Giacomo

« Canto notturno di un pastore vagante dell’Asia », in Canti, éd. Firenze, 1831 ; http://ww2.bibliotecaitaliana.it/xtf/view?docId=bibit001021/bibit001021.xml&chunk.id=d5554e4897&toc.id=&brand=bibit

Texte en français dans la section Traductions

LEROI-GOURHAN Émile

Le Geste et la Parole, tome I et II, Paris, A. Michel, 1964 et 1965

LEVI Primo

Se questo è un uomo, Turin, De Silva, Biblioteca Leone Ginzburg,1947. Traduit de l’italien par Martine Schruoffenege : Si c’est un homme, Paris, Julliard, 1987

LÉVY Bernard-Henri

Le Siècle de Sartre, Paris, Grasset, 2000

LÉVI-STRAUSS Claude

La Pensée sauvage, Paris, Librairie Plon, 1962 ; in Œuvres, édition de Vincent Debaene, Frédéric Keck, Marie Mauzé et Martin Rueff, préface de Vincent Debaene, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, n°543, 2008

LORBLANCHET Michel

La Naissance de l’art. Genèse de l’art préhistorique, Paris, Éditions Errance, 1999

LUMINET Jean-Pierre

« Douze petites cosmologies d’Edgar Poe », Europe, août-septembre 2001, p. 158-174

LYNCH David

« Twin Peaks : l’intégralité du question-réponse de David Lynch » par Phalène de la Valette, Le Point, 10-1-2017 ; http://www.lepoint.fr/pop-culture/series/twin-peaks-l-integralite-du-question-reponse-de-david-lynch-10-01-2017-2095903_2957.php

MAGRITTE René

La Trahison des images, 1928-1929, huile sur toile 59 x 65 cm, Los Angeles County Museum of Art

MALLARMÉ Stéphane

- in Jules HURET, Enquête sur l’évolution littéraire, Bibliothèque Charpentier, Paris, 1891 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Enquête_sur_l’évolution_littéraire

- « Le tombeau d’Edgar Poe », in Poésies, Paris, La Revue indépendante, 1887, p. 74 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Tombeau_d’Edgar_Poe_(1887)

MANKELL Henning

Den vita lejoninnan, Stockholm, Ordfront vörlag, 1993. Traduit du suédois par Anna Gibson : La Lionne blanche, Paris, Éditions du Seuil, coll. Seuil Policiers, 2004

MANN Thomas

Der Zauberberg, Berlin, Samuel Fischer, 1924. Traduit par Maurice Betz : La Montagne magique, Paris, Fayard, 1931

MATURIN Charles Robert

Melmoth the Wanderer, Edimbourg, Archibald Constable and Company, 1820 

MEJIA Rafael

Cumbia sobre el Mar , chanson, Colombie, 1962 ; version originale : https://www.youtube.com/watch?v=3phGJM08vB4 ; reprise par Quantic Flowering Inferno : https://www.youtube.com/watch?v=8qamv4U-SEo

MELVILLE Herman

- Moby-Dick ; or, The Whale, New York, Harper & Brothers, 1851

- Bartleby, the Scrivener : A Story of Wall Street, New York, Putnam’s Magazine, 1853

MICHAUX Henri

- Émergences-Résurgences, Genève, Éditions d’Art Albert Skira, coll. Les sentiers de la création, 1972

- « Aventures de lignes », avant-propos au livre de Will GROHMANN Paul Klee, Éditions des Trois Collines, Genève, et Librairie Flinker, 1954 ; in Passages, Paris Gallimard, coll. L’imaginaire, 1963, rééd. 1999, p. 117

MICHEL-ANGE

Michel-Ange BUONARROTI, « Sonnet I », Poésies, édition bilingue, traduction de M.A. Varcollier, Paris, Hesse et Cie, 1826

MILLE ET UNE NUITS

« Histoire du prince Zeyn Alasnam », Les Mille et une Nuits, t. V, traduction par Antoine Galland, Paris, Le Normant, 1806, p. 59-100 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Mille_et_Une_Nuits/Histoire_du_prince_Zeyn_Alasnam

MODIANO Patrick

- Quartier perdu, Paris, Gallimard, coll. Blanche, 1985

- Dora Brüder, Paris, Gallimard, coll. Blanche, 1997

MOLIÈRE

- Le Tartuffe ou l’Imposteur, comédie en cinq actes et en vers créée le 5 février 1669 au Théâtre du Palais-Royal. Première publication : Paris, Jean Ribou, 1669 ; http://www.toutmoliere.net/le-tartuffe,33.html

- Le Festin de Pierre, comédie en cinq actes et en prose créée le 15 février 1665 au Théâtre du Palais-Royal. Première publication (amendée de plusieurs passages) sous le titre Dom Juan ou Le Festin de pierre : in Œuvres de Monsieur de Molière, t. 7, Paris 1682 ; http://www.toutmoliere.net/dom-juan,34.html

- Le Misanthrope, comédie en cinq actes et en vers créée le 4 juin 1666 au Palais-Royal. Première publication : Paris, Jean Ribou, 1666 ; http://www.toutmoliere.net/le-misanthrope,36.html

L’école des femmes, comédie en cinq actes et en vers, créée au Théâtre du Palais-Royal le 26 décembre 1662. Première publication : Paris, Jean II Guignard, 1663 ; http://www.toutmoliere.net/l-ecole-des-femmes,28.html

MOLIA Agnès

Enquêtes archéologiques. Les bâtisseurs de Stonehenge, documentaire, Arte, 2018

MONTAIGNE Michel de

Essais de M. de Montaigne, Bordeaux-Paris, Simon Millanges, Jean Richer, Abel Langelier 1580-1588. Texte original de 1580 avec les variantes des éditions de 1582 et 1587, publié par R. Dezeimeris & H. Barckhausen : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k102435w/f3.image.langFR. Édition de Bordeaux de 1595 : Essais, texte établi par P. Villey et V. L. Saulnier, Paris, P. U. F., 1965 : https://fr.wikisource.org/wiki/Essais/Édition_de_Bordeaux,_1595

NERVAL Gérard de

- « El Desdichado », in « Les Chimères », in Les filles du feu, Paris, D. Giraud, 1854, p. 329 ; Paris, Michel Lévy frères, 1856, p. 291 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Chimères/El_Desdichado

- Aurélia ou le Rêve et la Vie, in Le Rêve et la Vie in Revue de Paris, 1855. Paris, Victor Lecou, 1855 ; http://kaempfer.free.fr/oeuvres/pdf/nerval-aurelia.pdf

NIETZSCHE Friedrich

- Die Geburt der Tragödie aus dem Geiste der Musik, 1872. Traduit de l’allemand par Jean Marnold et Jacques Morland : L’Origine de la Tragédie dans la musique ou Hellénisme et Pessimisme, Paris, Mercure de France, 1906 ; https://fr.wikisource.org/wiki/L’Origine_de_la_Tragédie. Autre traduction, par Philippe Lacoue-Labarthe : La Naissance de la tragédie, Paris, Gallimard, coll. Folio Essais, 1986

- Menschliches, Allzumenschliches. Ein Buch für freie Geister, Chemnitz, Ernst Schmeitzner, 1878. Traduit de l’allemand par Henri Albert et Alexandre-Marie Desrousseaux : Humain, trop humain, in Œuvres complètes de Frédéric Nietzsche, vol. 5 et 6, Paris, Mercure de France, 1902 ;https://fr.wikisource.org/wiki/Humain,_trop_humain

- Also sprach Zarathustra. Ein Buch für Alle und Keinen, Chemnitz, Ernst Schmeitzner, 1883-1885. Traduit de l’allemand par Henri Albert : Ainsi parlait Zarathoustra, in Œuvres complètes de Frédéric Nietzsche, vol. 9, Paris, Mercure de France, 1903 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Ainsi_parlait_Zarathoustra

- Götzen-Dämmerung, Leipzig, C. G. Naumann, 1889. « Maximes et pointes » 13, Le Crépuscule des idoles, in Œuvres complètes de Frédéric Nietzsche, t. XII, Mercure de France, 1908 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Crépuscule_des_idoles/Maximes_et_pointes

NOUVEAU Germain

- Valentines et autres vers, texte établi par Ernest Delahaye, Paris, Albert Messein, 1922 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Valentines_et_autres_vers

- Poésies d’Humilis et vers inédits, texte établi par Ernest Delahaye, Paris, Albert Messein, 1924 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Poésies_d’Humilis_et_vers_inédits

- LAUTRÉAMONT, Germain NOUVEAU, Œuvres complètes, éd. de Pierre-Olivier Walzer, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1970

ÔÉ Kenzaburô

- « Shisha no ogori », 1957 ; « Hato », 1958 ; « Seventeen », 1961. Trois nouvelles rassemblées, éditées et traduites du japonais par René de Ceccatty et Ryôji Nakamura : Le Faste des morts, Paris, Gallimard, coll. Du monde entier, 2005

- M-T to mori no fushigi no monogatar, 1986. Édité et traduit du japonais par René de Ceccatty et Ryôji Nakamura : M/T et l’histoire des merveilles de la forêt, Paris, Gallimard, coll. Du monde entier, 1989

- Kojinteki na taiken, 1964. Traduit par Claude Elsen : Une affaire personnelle, Paris, Stock, 2000

ONFRAY Michel

Les consciences réfractaires. Contre-histoire de la philosophie, t. 9, Paris, Grasset, 2013

ORWELL George

Nineteen Eighty-Four, Londres, Secker and Warburg, 1949

OVIDE (43 av. J.-C.-17 ou 18 ap. J.-C.)

Metamorphōseōn librī, Rome, 1er siècle. Les Métamorphoses, traduction (du latin) nouvelle annotée par Anne-Marie Boxus et Jacques Poucet (2005) : http://bcs.fltr.ucl.ac.be/METAM/Met01/M01-Plan.html

PALISSY Bernard

Recepte veritable, par laquelle tous les hommes de la France pourront apprendre à multiplier et augmenter leurs thresors, La Rochelle, Imprimerie de Barthelemy Berton, 1563 et 1564 ; Recette véritable, éd. et préface de Franck Lestringant, Paris, Éditions Macula, 1996

PARIS Reine-Marie

Camille Claudel, éditions Gallimard, coll. Livre d’Art, 1984

PATRIKIOS Titos

H γλώσσα μου [Ma langue], in Ποιήματα, IV (1988-2002) [Poèmes, IV], Athènes, Kedros, 2002 ; in Sur la barricade du temps, Anthologie bilingue, traductions de Marie-Laure Coulmin Koutsaftis, Montreuil, Le Temps des Cerises, Collection Vivre en poésie, 2015

PARMÉNIDE (vers 514 – milieu du Ve s. av. J.-C.)

Œuvres complètes, texte grec, http://philoctetes.free.fr/parmenide.htm ; Le Poème. Fragments, texte grec, traduction, présentation et commentaire par Marcel Conche, PUF Épiméthée, 2009 ; BOLLACK, Jean : Parménide De l’étant au monde, texte grec, nouvelle traduction et interprétation, Verdier/Poche, 2006

Voir aussi l’entrée « PENSEURS GRECS »

PASCAL Blaise

Pensées de M. Pascal sur la religion et sur quelques autres sujets, dite édition de Port-Royal, Paris, 1670 

Les numéros des fragments selon les différentes éditions savantes sont répertoriés pour chaque fragment sur le site http://www.penseesdepascal.fr/index.php

« Misère » n° 102, Pensées, éd. de Philippe Sellier, Paris, Classiques Garnier Poche, 1991, p. 189

PAYEN Guillaume

« Racines et combat chez Martin Heidegger », in O. LAZZAROTTI et P-J OLAGNIER, L’identité, entre ineffable et effroyable, Paris, Armand Colin, 2011, p. 210-222

PERNOUD Régine

Hildegarde de Bingen, Monaco, Éditions du Rocher, 1994 ; Le Livre de Poche, 1995

PINSON Jean-Claude

Habiter en poète, Seyssel, Champ Vallon, 1995

PIZAN Christine de

Le Livre du duc des vrays amans (1403-1405). London, British Library, Harley, 4431, f. 143rb-177vb (A2 [Roy], R ; Paris, Bibliothèque nationale de France, français, 836, f. 65ra-98ra (A1 [Roy], D) ; Le Livre du duc des vrais amants, 1404-1405, éd. bilingue, publication, traduction, présentation et notes par Dominique Demartini et Didier Lechat, Paris, Honoré Champion, coll. Classiques Moyen Âge, 2013

PLATH Sylvia

«  An Appearance », in The Collected Poems, édité, annoté et introduit par Ted Hughes, New York, Harper and Row, 1981 (posthume), p. 189

PLATON (vers 428 – vers 348 av. J.-C.)

Gorgias, in Œuvres, t. III, trad. Victor Cousin, Paris, Bossange Frères, 1822 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Gorgias_(trad._Cousin)

La République, trad. Victor Cousin, Paris, Rey et Gravier, 1833 ; https://fr.wikisource.org/wiki/La_République_(trad._Cousin)

Apologie de Socrate, Criton, Phédon, Paris, Garnier-Flammarion, 1965 ; https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3784q/f1.image

PLUTARQUE (vers 46 – vers 125)

De la superstition. En bilingue grec-français (trad. D. Richard) : http://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/supestition.htm

POE Edgar Allan

- Complete Tales & Poems, New York, Toronto, Random House, Vintage Books Edition, 1975

- Traductions de ses œuvres par Charles Baudelaire, Stéphane Mallarmé, William Little Hughes, Émile Hennequin, Maurice Rollinat, Félix Rabbe : https://fr.wikisource.org/wiki/Auteur:Edgar_Allan_Poe

- « MS found in a Bottle », Baltimore, Saturday Visiter, octobre1833 ; https://en.wikisource.org/wiki/The_Works_of_the_Late_Edgar_Allan_Poe/Volume_1/MS._found_in_a_Bottle ; in Complete Tales and Poems, [Vintage Books Edition], p. 123

- « A Descent into the Maelström », Philadelphie, Graham’s Magazine, vol. XVIII n° 5, 1841, p. 235-241 ; https://en.wikisource.org/wiki/Tales_(Poe)/A_Descent_into_the_Maelström

- « The Fall of the House of Usher ». Philadelphie, Burton’s Gentleman’s Magazine, sept. 1839. (Texte entier en français dans la section Traductions)

- « The Black Cat », Philadelphie, The Saturday Evening Post, 19 août 1843

- The Narrative of Arthur Gordon Pym of Nantucket, New York, Harper & Brothers, 1838

- « William Wilson », Philadelphie, Burton’s Gentleman’s Magazine, 1839

- Tales of the Grotesque and Arabesque, Philadelphie, Lea & Blanchard, 1840

- « The Purloined Letter », Philadelphie, The Gift for 1845, 1844

PRÉSOCRATIQUES et autres PENSEURS GRECS

HÉRACLITE (576 – 480 av. J.-C. environ) ; THALÈS (625-546 av. J.-C. environ) : ; PARMÉNIDE (514 – milieu du Ve s. av. J.-C.) ; EPICTÈTE (50-125 ou 130) ; EMPÉDOCLE (490 430 av. J.-C. Environ) DÉMOCRITE (460 – 370 av. J.-C. environ)

La classification retenue ici pour les fragments des penseurs grecs présocratiques cités est celle de Hermann DIELS, Walther KRANZ, Die Fragmente der Vorsokratiker griechisch und deutsch, Berlin, Weidmann, 1903 

Ces fragments (dont ceux qui sont traduits par nous dans cette thèse), sont disponibles en ligne dans cette même édition, en grec : http://remacle.org/bloodwolf/philosophes/thales/table.htm

Voir aussi : SOPHOCLE ; PLATON ; PLUTARQUE ; ARISTOPHANE

PROUST Marcel  

À la recherche du temps perdu, 13 vol., Paris, Grasset & NRF, 1913-1927 ; https://fr.wikisource.org/wiki/À_la_recherche_du_temps_perdu ;https://beq.ebooksgratuits.com/vents/proust.htm

Le Temps retrouvé, édition de Pierre-Edmond Robert, préface de Pierre-Louis Rey et Brian G. Rogers, édition annotée par Jacques Robichez avec la collaboration de Brian G. Rogers, Paris, Gallimard, coll. « Folio » n° 2203, 1990

QUÉTEL Claude

Histoire de la folie, De l’Antiquité à nos jours, Paris, Tallandier, 2012

RAMUZ Charles-Ferdinand

- La pensée remonte les fleuves, Plon, coll. Terre humaine, 1979 

- Remarques, Lausanne, L’Âge d’Homme, 1987

RENART Jean

Le Roman de la Rose ou de Guillaume de Dole (1025-1031). Paris, Librairie Honoré Champion, 1962

REVERDY Paul

Plupart du temps, Paris, Gallimard, coll. Blanche, 1945

REYES Alina

- « Chanson du poète à l’aurore », in Voyage, alinareyes.net, 2013, p. 453-454

- La jeune fille et la Vierge, Paris, Bayard, 2008

- La Chasse amoureuse, Paris, Robert Laffont, 2004

RICARDOU Jean

Problèmes du nouveau roman, Paris, Seuil, coll. Tel Quel, 1967

RIMBAUD Arthur

- « Le Bateau ivre », Poésies complètes, préface de Paul Verlaine et notes de l’éditeur, Paris, Vanier, 1895, p. 17-22 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Poésies_(Rimbaud)/éd._Vanier,_1895/Le_Bateau_ivre

- Illuminations, texte établi par Félix Fénéon, notice par Paul VERLAINE, Paris, Publications de la Vogue, 1886 ; publication partielle complétée in Poésies complètes, avec préface de Paul VERLAINE et notes de l’éditeur, Paris, Léon Vanier, 1895 ; première et autre édition : https://fr.wikisource.org/wiki/Illuminations

- Lettre à Paul Demeny, dite « Lettre du Voyant », 15 mai 1871 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Lettre_de_Rimbaud_À_Paul_Demeny_-_15_mai_1871

- Une saison en enfer, Bruxelles, Alliance typographique (M.-J. Poot et compagnie), 1873 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Une_saison_en_enfer

- Un cœur sous une soutane, intimités d’un séminariste, avant-propos de Louis Aragon et André Breton, Paris, Ronald Davis, 1924

RITSOS Iannis

« Λαός » [« Peuple »] in Δεκαοχτώ λιανοτράγουδα της πικρής πατρίδας [Dix-huit petites chansons de la patrie amère], écrites en prison le 16 septembre 1968 pour seize d’entre elles (dont « Peuple », la quatrième), en novembre 1969 pour les deux dernières, à la demande de Mikis Theodorakis qui les a mises en musique en 1973. Chantée par Maria Farantouri : https://youtu.be/XeFoCVYnPKc

ROCHE Denis

Le Mécrit, Paris, Seuil, 1972

RONSARD Pierre de

- Les Amours de P. de Ronsard vandomois, nouvellement augmentées par lui, & commentées par Marc Antoine de Muret. Plus quelques Odes de L’auteur, non encor imprimées, Avec privilege du Roy, Paris, Chez la veuve Maurice de la Porte, 1553 ; https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k700023.image ;https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Amours_(1553)

- Les Amours et Les Folastries, 1552, édition établie, présentée et annotée par André Gendre, Le Livre de poche, coll. Les Classiques de poche, 1993

ROSA António Ramos

Antologica Poética, Lisbonne, Dom Quixote,1999

ROTH Joseph

Radetzkymarsch, Berlin, Gustav Kiepenheuer Verlag, 1932. Traduit par Blanche Gidon : La Marche de Radetzky, Paris, Plon et Nourrit, 1934 ; Paris, Le Seuil, coll. Points, 1982 ; édition revue par Alain Huriot avec une présentation de Stéphane Pesnel et l’avant-propos de 1932 traduit par Stéphane Pesnel, Paris, Éditions du Seuil, 2013

RÛMÎ Djalâl-od-Dîn (1207-1273)

Mathnawî. La Quête de l’Absolu, trad. Éva de VITRAY MEYEROVITCH et Djamchid MORTAZAWI, Paris, Éditions du Rocher, 1990 ; rééd. 2004

SAND Shlomo

La fin de l’intellectuel français ? De Zola à Houellebecq, Paris, La Découverte, 2016

SHAKESPEARE William

- Œuvres en anglais : https://en.wikisource.org/wiki/Author:William_Shakespeare

- Œuvres complètes, édition bilingue, établie sous la direction de Michel Grivelet et Gilles Monsarrat, texte anglais établi sous la direction de Stanley Wells et Gary Taylor, Paris, Robert Laffont, coll « Bouquins », 1995

- The Winter’s Tale, Londres, in-folio de 1623 ; Le Conte d’hiver in Œuvres complètes t.2 ; Conte d’hiver, trad. d’Yves Bonnefoy, in Œuvres complètes de Shakespeare, t. VII, Paris, Club français du Livre, 1961 ; Le Conte d’hiver, préface d’Yves Bonnefoy, Paris, Gallimard, coll. Folio Théâtre, 1996

- Shake-speares Sonnets, Londres, G. Eld (imprimeur), Thomas Thorpe (éditeur), 1609 ; http://shakespeares-sonnets.com/all.php

- The Tragedy of Hamlet, Prince of Denmark, Londres, 1603

SCHWOB Marcel

- Œuvres, texte établi et présenté par Sylvain Goudemare, Paris, Phébus, coll. Libretto, 2002

- Spicilège, Paris, Société du Mercure de France, 1896 

- Marcel SCHWOB et Georges GUIEYSSE, Étude sur l’argot français, Paris, Imprimerie nationale, 1889 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Étude_sur_l’argot_français

- Le Livre de Monelle, Paris, Léon Chailley, 1894 ; in La lampe de Psyché, Paris, Société du Mercure de France, 1906 : https://fr.wikisource.org/wiki/La_Lampe_de_Psyché/Le_Livre_de_Monelle

- La Croisade des enfants, Paris, Mercure de France, 1896 ; in La lampe de Psyché : https://fr.wikisource.org/wiki/La_Lampe_de_Psyché/La_Croisade_des_enfants

- « La mort d’Odjigh », in Le Roi au masque d’or, Paris, Ollendorf, 1892 ; in Œuvres, p. 239

- « Le conte des œufs », in Cœur double, Paris, Ollendorff, 1891 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Conte_des_œufs

SHIROW Masamune

Ghost in the Shell, Tokyo, Young Magazine, 1989 ; Tokyo, Kōdansha, 1991 ; Grenoble, Glénat, 1996

SIMON Claude

L’Acacia, Paris, Les Éditions de Minuit, 1989 ; postface de Patrick Longuet, Paris, Les Éditions de Minuit, coll. Double, n° 26, 2003

SOPHOCLE

Antigone, tragédie, 441 av. J.-C. ; traduction de LECONTE DE LISLE, Antigonè, Alphonse Lemerre, 1877 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Antigonè ; même traduction accompagnée du texte en grec : http://remacle.org/bloodwolf/tragediens/sophocle/Antigone.htm

SOROKINE Vladimir

Лёд, 2002. Trad. du russe par Bernard Kreise : La Glace, Paris, Éditions de l’Olivier, 2005

STENDHAL

Le Rouge et le Noir, Paris, Levasseur, 1830

THOREAU Henry David

Walden ; or, Life in the Woods, Boston, Ticknor and Fields, 1854

TOLKIEN J.R.R.

The Lord of the Rings, Londres, Allen & Unwin, 1954-1955

TOMASI DI LAMPEDUSA Giuseppe

Il Gattopardo, Milan, Feltrinelli, 1958. Traduit de l’italien par Fanette Pézard : Le Guépard, Paris, Seuil, 1959 ; trad. par Jean-Paul Manganaro, Paris, Seuil, coll . Points n° 260, 2007

TORGA Miguel

Diário XV, Coimbra, Edição do Autor, 1990

L’universel, c’est le local moins les murs, traduit du portugais par Claire Cayron, Bordeaux, William Blake & Co, 2012

TOURNEUX Maurice

Gérard de Nerval, prosateur et poète, Paris, Monnier, 1887

VALÉRY Paul

- L’homme et la coquille, Paris, Gallimard, 1937

- L’enseignement de la poétique au Collège de France, in Œuvres complètes, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade t.1, éd. Jean Hytier, introduction biographique par Agathe Rouart-Valéry, 1957, p. 1439

- « Première leçon de cours de poétique », Leçon inaugurale du cours de poétique du Collège de France, in Variété V, Gallimard, coll. Nrf, 1944 

- « Au sujet d’Eurêka » 1921 ; in Œuvres complètes, t. 1, p. 857

VAN GOGH Vincent

- Les premiers pas (d’après Millet), 1890, huile sur toile, 91,2 x 72,4 cm, The Metropolitan Museum of Art, New York

- La chaise de Gauguin, 1888, huile sur toile 90,5 x 72,5 cm, Van Gogh Museum, Amsterdam

VELASQUEZ Diego

Las Meninas, 1656, huile sur toile 318 x 276 cm, Musée du Prado, Madrid

VERNANT Jean-Pierre

Les origines de la pensée grecque, Paris, Presses Universitaires de France, coll. Mythes et Religions, 1962 ; rééd. Paris, PUF, coll. Quadrige, 1992

VESSIER Maximilien

La Pitié-Salpêtrière, Quatre siècles d’histoire et d’histoires, Assistance Publique Hôpitaux de Paris, 1999

WILDE Oscar

- Salomé, Paris, Librairie de l’Art indépendant, 1893 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Salo

- The Picture of Dorian Gray, Philadelphie, Lippincott’s Monthly Magazine, 1890

WOOLF Virginia

L’Art du roman, conférences et articles divers (dont inédits) réunis et traduits de l’anglais par Rose Celli, Paris, Éditions du Seuil, 1979 ; rééd. avec une préface d’Agnès Desarthe, Paris, Éditions du Seuil, coll. Points Signatures, 2009

XENAKIS Mâkhi

Les folles d’enfer de la Salpêtrière, Arles, Actes Sud Beaux-Arts, Hors collection, 2004

ZAMIATINE Evgueni

- Пещера, 1920 ; traduit du russe par Marie-Chantal Masson-Beauchet et Jacques Catteau, préface de Jacques Catteau : La Caverne, Lausanne, L’Âge d’Homme, coll. Classiques slaves, 1990

- Мы, 1920 ; traduit par B. Cauvet-Duhamel : Nous autres, Paris, Gallimard, coll. Les Jeunes Russes, 1929

ZWEIG Stefan

Die Welt von Gestern. Traduction de Serge Niemetz : Le Monde d’hier, Paris, Belfond, 1944. Traduit de l’allemand (Autriche) par Dominique Tassel : Paris, Gallimard, coll. Folio Essais n°616, 2016

vignette,*

Sein de Schrödinger

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En hommage à mon sein, à la fois parti au paradis des seins et toujours là, tendre et doux, par la grâce d’un ouvrage d’art chirurgical, voici le début du chapitre consacré aux seins dans mon livre Corps de femme (1999). Depuis longtemps, chaque fois que se présente dans ma tête la phrase de Rimbaud « Le combat spirituel est aussi brutal que la bataille d’hommes, mais la vision de la justice est le plaisir de Dieu seul », elle se présente légèrement changée en « Le combat spirituel est plus rude… » En tout cas, n’étant pas Dieu mais sachant être de ses combattant·e·s, je jouis pleinement de la vision de la justice : imparfaite en ce monde et pourtant parfaite.

Work in progress, sous bandage et brassière de sport... à suivre. Ce matin dans le miroir, photo Alina Reyes

Work in progress, sous bandage et brassière de sport… à suivre. Ce matin dans le miroir, photo Alina Reyes

*

« (…) Sécurité, chaleur, délice vital, toute gorge gonflée nous ramène à ce fantasme où le désir se mêle à la béatitude.

Le retour à la poitrine pigeonnante, à l’aide de Wonderbra ou de silicone, n’est autre qu’un retour au pigeonnier, à l’abri d’un repaire protecteur. Ce qui pourrait se traduire politiquement par un repli sur soi, par la société de l’assistance, où chacun ne rêve plus que de s’accrocher aux mamelles de l’État, ou, selon les cas, de la religion, de la nation, de la tradition, etc.

Mais ne boudons pas complètement notre plaisir : le sein pigeonnant, c’est aussi le triomphe du désir. Même si ce dernier s’avoue plus corseté qu’en certaines périodes révolutionnaires où Marianne, fièrement dépoitraillée, entraînait le peuple ; ou encore qu’en ces années 70 où, pour fêter le relâchement du corps social et l’affranchissement du corps individuel, les femmes libéraient leurs seins de l’oppression du soutien-gorge.

Depuis toujours, les seins furent les symboles de la victoire de la vie, comme en attestent ces deux histoires de la mythologie grecque, où l’allaitement permet de remonter le temps, d’aller contre sa force mortifère :

le nouveau-né qui buvait au sein de la morte…

En donnant le jour à son fils, Aéropé mourut. Le père de l’enfant, qui n’était autre qu’Arès, fit en sorte que le nouveau-né pût continuer à boire au sein de la morte.

et la fille qui allaita son père

Tectaphos, prince indien, avait été fait prisonnier par Dériadès. Enfermé dans un souterrain, il était condamné à mourir de faim. Sa fille Éérié, qui venait d’être mère, réussit à persuader les gardes de la laisser entrer. Elle avait les mains vides et voulait simplement, leur dit-elle, rendre une dernière visite à son père. Une fois dans la prison, elle donna le lait de son sein à son père. Ayant appris ce trait de piété, Dériadès, touché, libéra son ennemi.

Mamelle mystiques

Les mystiques, qui ne craignent pas d’érotiser leur rapport à Dieu, l’imaginent volontiers comme une sucée divine. Ainsi sainte Thérèse d’Avila compare-t-elle l’âme à un enfant à la mamelle. Les âmes, dit-elle, appliquées aux divines mamelles, ne savent plus que jouir.

Et saint François de Sales écrit : Notre Seigneur, montrant le très aimable sein de son amour à l’âme dévote, il la ramasse, et, par manière de dire, il replie toutes les puissances d’icelle dans le giron de sa douceur plus que maternelle. Il serre l’âme, il la joint, il la presse et colle sur ses lèvres de suavité ses délicieuses mamelles, la baisant du sacré baiser de sa bouche et lui faisant savourer ses tétins meilleurs que le vin.

Le sein de l’amazone et le téton des hommes

Plus loin dans notre imaginaire, au-delà de la figure primitive d’une poitrine abondante, le sein détourné de sa fonction nourricière peut se révéler plus troublant encore. Les amazones, qui choisissent de se couper un sein pour mieux manier l’arc et la lance, ne sont-elles pas terrifiantes ? Terrifiantes et fascinantes, comme en attestent nombre de héros grecs tombés sous leur charme étrange.

Séduisant aussi, le charme impertinent des petits seins, le charme pointu et léger de ces femmes qui ont sur garder dans leur poitrine un zeste d’enfance, signe d’une sensualité peut-être plus fantaisiste…

Mais bien sûr, celle que je préfère, c’est la poitrine ferme des hommes, avec ses délicieux petits tétons, si sensibles, si agréables à pincer et à déguster, en accompagnement d’autres caresses… Ceci est une autre histoire… »

corps de femme

Ma réponse aux catholiques

la-jeune-fille-et-la-vierge.big

la-jeune-fille-et-la-vierge.bigVoici la réponse que je viens d’envoyer à un metteur en scène qui voulait adapter La jeune fille et la Vierge pour le théâtre à Avignon. Je préserve l’esprit de Bernadette, que l’Église a envoyée à la mort quand elle était en chair et en os, comme je prends soin aujourd’hui de mes élèves, qui ont son âge et celui de Rimbaud.

Monsieur,

J’ai parcouru votre projet.

J’ai quitté le catholicisme car FONDAMENTALEMENT il est négatif, destructeur, nihiliste. J’ai essayé de le changer, de lui apporter la vie. Il ne sait pas changer, il ne sait que mourir. Je le laisse donc mourir seul.

Votre adaptation se termine de façon sinistre quoique voilée, comme tout dans cette religion adoratrice d’un cadavre aux plaies apparentes et au sexe caché. Ce faisant, elle trahit l’esprit de mon livre, dont les derniers mots sont une ouverture sur, de nouveau, la lumière, la vie. Je pense que nous ne pouvons pas nous rencontrer. L’abîme est là, et je sais par expérience que vous resterez toujours ses prisonniers. Vous n’êtes pas la religion qui peut tirer les hommes de l’abîme, mais celle qui les y attire. Ceux qui en sortent n’y retournent pas, ils ne sont plus de ce monde mortel qui est le vôtre.

Je dois donc vous dire que je vous refuse le droit d’adapter mon livre La jeune fille et la Vierge, je vous refuse le droit de le jeter dans la Géhenne avec tout ce et tous ceux que vous récupérez abusivement, selon votre habitude séculaire.

Alina Reyes

*

Et voici ces derniers mots de mon livre, que le metteur en scène en question voulait trahir en les occultant et en les remplaçant par d’autres :

« C’est ainsi, il faut que tout finisse, afin que rien ne meure. »

(N’est-ce pas la philosophie de Dom Juan, que je commence à enseigner avec tant de bonheur ?)

Puis il y a un saut de ligne, et ces phrases finales :

« Il arrive que, par un petit matin d’hiver, vous partiez, misérable, ramasser vos os et votre bois mort, et que vous rencontriez la vie.

De nouveau, là où vous ne l’attendiez pas, et dans une lumière que vous ne lui connaissiez pas encore. »

*

Si vous voulez lire le livre, il est ICI. (J’ai fait la photo de la couverture un jour de neige à Lourdes)

*

Objets à la rue

accordéon,

Ils ont été laissés là, oubliés, perdus, jetés ou abandonnés. Séparés de leur fonction usuelle, ils en deviennent singulièrement visibles, ou invisibles. Comme les bouteilles à la mer ils portent un message au gré des flots des passants, mais sans que personne n’ait envoyé délibérément ce message. Inanimés, aveugles, muets, ils le portent d’eux-mêmes, sans le vouloir nous adressent la parole, nous regardent. Témoignant de l’être vivant auquel ils ne sont plus attachés, que nous ne connaissons pas, que nous pouvons imaginer, auquel nous pouvons les rattacher, jusque auquel nous pouvons, par eux, remonter en pensée. Exposant, hors de leur cadre, leur étrangeté, renvoyée en miroir à l’humanité : c’est nous qui les avons faits, et voilà que, comme des créatures, ils se retournent vers nous et nous demandent : que fais-tu de ta vie ? où sont les êtres à qui je te relie ? où es-tu ?

« Tout est permis au théâtre : incarner des personnages mais aussi matérialiser des angoisses, des présences intérieures. Il est donc non seulement permis, mais recommandé de faire jouer les accessoires, faire revivre les objets, animer les décors, concrétiser les symboles. De même que la parole est continuée par le geste, le jeu, la pantomime qui, au moment où la parole devient insuffisante, se substituent à elle, les éléments scéniques matériels peuvent l’amplifier à leur tour. » Eugène Ionesco, Notes et contre-notes

 

 

accordéon

chaussette bébé

sac de couchage

demi vélo

tongue

doudou,

street art involontaire

street art caisse livres

chaise

à Paris, photos Alina Reyes

Ce que disent les mosquées

mosquee-jaune-pakistan-minUne petite mosquée jaune dans la région de Sindh au Pakistan. Source : Trouve ta mosquée

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mosquee-sans-toit-minUne mosquée quelque part en Afghanistan. Source

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mosquee-kyrgyz-minMosquée kirghize au pied des montagnes Pamirs à l’ouest de la région autonome Ouïgoure du Xinjiang, en Chine. Source

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Dans une mosquée la lumière ne tombe pas d’en haut, comme quelque chose qu’on attend dans un ici-bas de souffrance. Dans une mosquée, la lumière est.

La mosquée n’a pas besoin de représentations de visages ou de corps saisis par la grâce ou la sagesse, elle est elle-même espace et temps de grâce et de sagesse.

Dans l’islam le monde entier est une mosquée. Les mosquées sont là pour apprendre à le comprendre, et à le vivre.

La mosquée n’est pas un lieu de culte. Il n’y a rien à révérer dans une mosquée. Aucune offrande n’y est faite. La mosquée est le lieu du don accompli, de l’union réalisée, parfaite.

La mosquée est un lieu de saisie, sans violence aucune, de la lumière qui saisit, massivement, entièrement, et purement.

La mosquée dit que l’islam, en vérité, n’est pas une religion (et ne devrait pas être vécu comme une religion), mais le lieu de la vie pacifiée, de la liberté accomplie, de la foi (l’accord, la confiance) absolue.

Les mosquées comprennent souvent des cours, des jardins, des salles d’étude, bibliothèque, lieux conviviaux et autres, des points d’eau, des passages, des ouvertures. L’extérieur et l’intérieur y sont unis, la lumière et la vie y circulent, y vont toujours à l’altérité. Elles font rencontrer l’autre en soi et l’accueillir.

La mosquée est « absolument moderne » (ou a tout pour l’être, quand l’islam sera modernisé).

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lumiere-mosquee-delhi-minUne prière dans une mosquée à New-Delhi en Inde. Source

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la-mosquee-de-touba-senegal-minMosquée de Touba, au Sénégal. Source : Le Petit Futé

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Alexandra David-Néel sur le toit du monde

L’idolâtrie occidentale envers le Dalaï-lama témoigne d’un romantisme, d’un aveuglement, pour tout dire d’une bêtise consternante. Je réédite cette note du 23 février dernier en supprimant la vidéo d’un film médiocre sur la voyageuse et en la remplaçant par des enregistrements extrêmement intéressants où elle parle du Tibet et de son histoire. Y sont évoqués notamment Gurdjieff, qui fut précepteur du dalaï-lama, les guerres et les férocités séculaires entre Chine et Tibet et aussi entre Tibétains, qu’elle appelle « grotesque et sanglante comédie », la doctrine bouddhiste, la vie des moines tibétains.

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Voici un documentaire tourné dans sa dernière maison, où on la voit notamment parler à l’âge de 101 ans avec une parfaite vivacité intellectuelle. Elle devait mourir quelque temps après, alors qu’elle venait de faire renouveler son passeport.

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« Féministe, anarchiste, cantatrice à ses débuts, théosophe, écrivain et journaliste… Le plus grand explorateur du XXème siècle est une femme ! Alexandra David-Néel, exploratrice, féministe, anarchiste, bouddhiste, première femme lama, premier européen à être entré au Tibet en 1914… » Ainsi la présente le site qui lui est consacré.

Je l’ai lue il y a très longtemps avec bonheur. Et je fus ermite en montagne moi aussi – à une moindre altitude, mais véritablement seule (elle, était accompagnée de son serviteur). « Je suis ce qui fut, ce qui est et ce qui sera et nul n’a jamais levé mon voile », disait-elle.

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Luisa Coomaraswami, « Le Pont Périlleux du bonheur »

al-khidr-le-verdoyant

Al-Khidr, Le Verdoyant, sorte d’ange ou d’être totalement accompli, commun à plusieurs traditions, serait présent notamment au centre du Coran comme guide de Moïse

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Je donne quelques passages du texte que Luisa Runstein Coomaraswami publia dans le numéro 8 du Harvard Journal of Asiatic Studies en 1944 (texte repris dans La Porte du Ciel, d’Ananda Coomaraswami, traduction de l’anglais par Jean Annestay). Il s’agit d’une étude comparative sur le thème du Pont Périlleux, qui s’exprime à travers toutes les traditions, soit dans les livres sacrés, soit dans le folklore. À méditer en ce temps de passage d’une année à l’autre.

*

« Quand le Pèlerin aura atteint le « Bout du Monde », il n’y aura « plus de mer » (Apocalypse, XXI. I). Le « fleuve » ou la « mer » que le « pont » enjambe sépare le commencement de la fin.
Il est à la fois le temps et l’espace car « l’Année, en vérité, est l’Espace » (Shatapatha Brâhmana VIII. 4. I. II (…)

… et les « eaux » du cum transierit anima nostra aquas, quae sunt sine substantia [quand notre âme aura traversé les eaux qui sont dénuées de substance »] des Confessions (XIII. 7) de Saint Augustin et sur lesquelles seuls ceux qui sont « en esprit » peuvent avancer en toute impunité comme s’ils marchaient sur la terre ferme alors que les autres ont besoin d’un pont ou d’un bateau.

(…)

Cette « ancienne voie qui s’étend au loin (Brihadâranyaka Upanishad, IV. 4. 8) fut découverte et suivie par le Bouddha (Samyutta Nikâya, II. 100) comme elle le fut par les anciens brahmanes qui savaient que « Celui qui fait de l’Esprit (âtman) son Trouveur de Voie (cf. Brihadâranyaka Upanishad, I. 4. 7) n’est plus du tout souillé par la mauvaise action (Taittirîya Brâhmana, III. 12. 9. 8)

(…)

Tout ceci trouve un parallèle dans le Mabinogion (L’Histoire de Branwen) où se trouve la sentence suivante : « Celui qui veut être le Chef, qu’il soit le Pont » et où ce Bendigeid Vran, en fait, « s’étend à travers le fleuve et des claies furent placées sur lui en sorte que l’armée, par suite, passa au-dessus ».
On retrouvera la base naturelle de la symbolique du Pont, bien entendu, dans la traversée réelle d’un pont d’une rive à l’autre ou d’un abîme sur la terre. Triompher d’une difficulté revient, en réalité, à la traverser ; ainsi, si nous faisons une erreur, quiconque nous corrige devient notre pontife (Aitareya Brâhmana III. 35) ; et de plus, l’édification de ponts terrestres en tant qu’acte de charité symbolise la construction du pont de l’immortalité et « les constructeurs de ponts sont destinés au ciel » (setukârakâ […] sagga-gâmino, Samyutta Nikâya, I. 33)

(…)

C’est parce que le Fil de l’Esprit est à la fois si ténu et d’une métallique solidité que le Pont est si souvent décrit, dans la littérature traditionnelle, aussi bien comme un rayon de lumière qu’ayant la consistance d’un fil ou d’un cheveu, ou encore aussi tranchant qu’un rasoir ou le fil d’une épée, ou, s’il est en bois, comme constitué d’une poutre unique, extrêmement glissante et susceptible de s’enrouler ou de se dresser.

(…)

Darmetester cite ces lignes d’un anonyme français sur le Pont menant de la Terre au Paradis :

Ceux qu’sauront la raison de Dieu
Par dessus passent ;
Ceux qu’la sauront pas
Au bout mourront

(…)

Nous n’avons pas besoin d’envisager maintenant le cas de ceux qui, ayant atteint la plus lointaine rive, peuvent aller à volonté d’un côté à l’autre (en tant que kâmâcârin) ; étant dans l’esprit, ceux-ci peuvent marcher sur les eaux ou voler dans les airs, devenir ponts, échelles ou vaisseaux pour les autres, ne plus avoir besoin d’autre moyen de locomotion. Ils possèdent le pouvoir de « se mouvoir à volonté dans tous les mondes » (Chândogya Upanishad, VIII. 4. 1. 3). Ceux-là peuvent aller et venir en toute impunité, sans être affectés par le fait que quelque forme qu’ils puissent prendre sous le soleil sera périssable. Mais pour ceux qui n’ont pas encore déjà atteint la rive lointaine, retourner est fatal ; il n’y a qu’une seule direction où poursuivre notre chemin : « de l’obscurité à la lumière, du non-être à l’être, de la mort à l’immortalité (Brihadâranyaka Upanishad I. 3. 28).

Qu’un symbole doive avoir des sens opposés selon les contextes est, bien entendu, parfaitement normal ; la polarité relève de la relativité de toutes les valeurs.

Le Pont étant notre Voie vers un but désiré, ceux qui le brisent sont manifestement des imbéciles.

(…)

Ainsi s’attarder sur le pont ou se cramponner au passé se fait-il au péril de chacun. Ce pont, tout bien considéré, n’est pas celui qui doit être atteint à la fin de notre vie mais celui que nous commençons à traverser à notre naissance dès notre premier souffle. Bien que notre pèlerinage soit temporel, le pont lui-même ne se situe pas dans le temps tel que nous l’entendons ; il est aussi étroit qu’un instant et comparable à un « tranchant de rasoir » car cet instant est un point sans dimension, divisant le passé du futur, les seuls temps que notre expérience nous permet de connaître ici. Cet instant, par conséquent, est l’heure fixée, et tout pas sur la Voie revient à marcher sur une corde raide. »

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Le fruit défendu des religions et des idéologies

adam-eve-wenzel-peterAdam et Eve au paradis terrestre, par Johann Wenzel Peter

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Les religions (toutes) et les idéologies, figeant la pensée et dévorant raison et liberté, sont comme des cancers auxquels cèdent les individus ou les communautés quand le désespoir les prend.

Les politiques ont la responsabilité de ne pas jeter les peuples dans le désespoir. Car une fois que les religions ou les idéologies ont pris le relais du politique, le politique est menacé de mort comme le peuple.

Les religions sont aussi comme certaines plantes qui peuvent aider à guérir, à condition d’être savamment connues, composées et dosées, sans quoi elles peuvent intoxiquer et tuer. Les religions et les idéologies sont le fruit défendu tendu par les serpents. Le fruit défendu ne donne pas la connaissance du bien et du mal, il précipite dans le mal et la mort – tout en disqualifiant les bons fruits. Seule une solide et fine connaissance préalable du bien et du mal permet une relation et une interaction saines et salutaires avec tous les éléments et les fruits du monde.

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Actualité de « Totem et Tabou », au prisme de la Bible et du Coran

image-20160816-13028-196kroa« Le Sacrifice d’Abraham », Charles Le Brun, vers 1650-1655 (détail). Louvre Lens, exposition « Charles Le Brun, peintre du Roi Soleil ». Gregory Lejeune/Flickr

Alina Reyes, Université Paris-Sorbonne – Sorbonne Universités

Les religions abrahamiques reposent sur le sacrifice consenti par Abraham de son fils. La fin heureuse rapportée au chapitre 22 de la _Genèse _, avec le remplacement in extremis de l’enfant par un bélier (objet de remplacement qui évoque davantage un mâle mûr, un père tyrannique, qu’un enfant), ne suffit pas à apaiser les consciences.



Anthony van Dyck Crucifixion.


Le christianisme viendra apporter une justification supplémentaire à celles déjà données par la Torah en réaffirmant avec force que le sacrifice du fils, bel et bien « agneau » et non bélier, est la volonté de Dieu lui-même, identifié au père. L’islam reprend l’histoire biblique (Coran 37, 102-111) et tout en refusant vigoureusement son développement chrétien, la crucifixion de Jésus, trouve un autre moyen de racheter le geste d’Abraham, hautement loué dans le Coran comme acte de soumission à Dieu mais continuant à travailler souterrainement les consciences.



Matthias Stomer (1600-1650) : le sacrifice d’Abraham.


Abraham sacrifiant son fils est l’anti-Oedipe. Ces deux pôles du psychisme et de la pensée permettent de mesurer l’écart entre l’esprit sémitique et l’esprit grec. On ne peut considérer le meurtre involontaire de son père par Oedipe en faisant abstraction du sacrifice délibéré de sa fille par Agamemnon.



Frans de Jong. Le sacrifice d’Iphigénie (vers 1700).


La tragédie grecque, telle une Dikè, équilibre les mythes et les fautes des hommes, égarements dont elle les purifie en leur enjoignant d’en assumer les conséquences, tout en les dédouanant de l’énormité de la culpabilité par la mise en avant du rôle des dieux dont ils sont les jouets – autrement dit le poids de la condition humaine, où l’horreur se compense par la grandeur, et où l’insoumission ou la soumission au destin se dépassent par l’affirmation de l’humain, de sa pensée, de sa volonté, de son aspiration à la lumière par-delà ses aveuglements.

Freud et le meurtre du père originaire

Freud a développé sa version du péché originel dans _Totem et Tabou _ :

« Un jour, les frères qui avaient été chassés se coalisèrent, tuèrent et mangèrent le père, mettant ainsi fin à la horde paternelle. […] Le père originaire tyrannique avait certainement été le modèle envié et redouté de chacun des membres de la troupe des frères. Dès lors, dans l’acte de le manger, ils parvenaient à réaliser l’identification avec lui, s’appropriaient chacun une partie de sa force. Le repas totémique, peut-être la première fête de l’humanité, serait la répétition et la commémoration de ce geste criminel mémorable qui a été au commencement de tant de choses, organisations sociales, restrictions morales et religion. »



Saturne (Francisco Goya).


Ce tableau saisissant, digne d’un Goya, tel un repentir de son Saturne dévorant un de ses enfants, n’est étayé par aucune étude anthropologique à ce jour, et plus que jamais largement contesté par la communauté scientifique. Il s’agit en fait d’une profession de foi.

Ce fantasme spectaculaire est l’aveu d’une croyance en la culpabilité de l’homme, indépassable car inscrite à jamais dans sa chair à travers les générations (rien à faire, le père a été mangé, la victime de ses fils, nous, habite dans notre chair, un peu comme, dirait Hugo, « l’œil était dans la tombe et regardait Caïn »), doublée d’un assentiment au crime qui a été commis : puisqu’il a permis le développement de la culture.

La faute liée à la connaissance

Comme dans la Bible, la faute est liée à la science et au progrès. Adam pèche en goûtant, après Ève, le fruit défendu de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Le premier meurtre de l’histoire sera commis par l’un de leurs enfants. L’assassinat d’Abel par le cultivateur Caïn est un fratricide. La civilisation est désormais en marche, comme Caïn condamnée à courir le monde.



Caïn tuant Abel par Rubens.


En déplaçant la culpabilité sur tous les fils alliés, Freud perpétue en sous-main le rejet de la faute originelle sur la femme (les frères agissant selon lui pour la possession des femelles, nous pouvons en conclure que le crime est la faute des femmes… comme le viol est la faute des minijupes), et élimine la possibilité du juste, de l’innocent (Abel) ou même, comme le figurent les Évangiles, du bon larron – le pécheur que son bon cœur rachète.

Alors que sa dernière fille était adolescente, Freud s’est-il résolu à inventer ce mythe originel jusque-là tenu caché sous son complexe d’Oedipe pour échapper à sa culpabilité de père ? A-t-il préféré s’investir dans la posture du père (de la psychanalyse) « mangé » par ses disciples ? Et plus largement, se reconnaître coupable, et avec lui toute l’humanité, d’un crime justifiable, commis en tant que fils envers un père tyrannique, plutôt que d’assumer les erreurs commises par tout parent envers ses enfants faibles et innocents, erreurs qui sont parfois des fautes, voire des crimes ?

Au cœur de la sourate de La Caverne

Le Coran, troisième ensemble d’écrits découlant du mythe abrahamique fondateur, a perçu ce risque fatal, cette chute de l’homme dans le nihilisme intégral, cette vision de l’homme comme indépassablement marqué par et pour la mort – nihilisme dans lequel, au nom de ces mêmes écrits, des hommes n’ont cessé ou ne cessent de tomber, en contradiction avec les solutions de guérison apportées par leurs textes.

Au centre phonologique du Coran, le verset 74 de la sourate La Caverne raconte le meurtre, par le guide de Moïse, sans raison apparente, d’un jeune homme rencontré en chemin. La situation est a priori l’inverse de celle présentée par Freud. Ici c’est un idéal de père, le « guide », l’esprit du patriarche, qui tue un jeune homme.

L’heureux dénouement du sacrifice abrahamique n’ayant pas suffi à libérer l’homme de sa culpabilité, au lieu d’essayer de l’en délivrer comme Freud en inversant le sens du sacrifice et en diffusant la faute dans toute l’humanité, ce qui revient à la fois à la condamner spirituellement et à lui éviter d’en assumer la responsabilité, comme dans les systèmes de délégation totalitaires, le Coran soudain la regarde en face et laisse au lecteur, via Moïse, le temps de la stupeur puis de la révolte devant une si monstrueuse iniquité.

Avant de dérouler une explication laborieuse, dont Voltaire se moquera de façon détournée : la mise à mort du jeune homme était destinée à l’empêcher de commettre les crimes qu’il aurait commis s’il avait vécu.

Le désir du meurtre (de qui ?)



Andrea del Sarto, Sacrifice d’Abraham (vers 1528).
Art Gallery ErgsArt — by ErgSap/Flickr

D’un point de vue psychanalytique, nous retombons parfaitement sur nos pieds : le désir originel de meurtre ne vient pas du fils, mais du père. C’est lui qui, par conviction paranoïaque que l’enfant est habité par ses propres pensées criminelles, et par désir de les cacher au monde et à lui-même, tend à vouloir l’éliminer.

Voilà une leçon politique pour tous les âges : pris dans les rets du mensonge originel, qu’il soit religieux ou athée, des hommes réagissent en décidant de vouer l’humanité à la mort. De jardin et pour la vie, le monde est changé en cimetière. Aux jardiniers de débroussailler l’affaire, afin de la rendre vivable en neutralisant ses effets dévastateurs, pour les hommes et plus encore pour les femmes, éternelles suspectes à mettre sous voile ou tutelle.

The Conversation

Alina Reyes, Doctorante, littérature comparée, Maison de la Recherche, Université Paris-Sorbonne – Sorbonne Universités

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.